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OGM : des flics dans nos assiettes écrit le 08/05/08 
Le 9 avril 2008, après de multiples débats, l'Assemblée nationale adoptait une nouvelle loi sur les OGM.
Cette nouvelle loi ouvre la voie des cultures transgéniques en pleins champs. Elle renforce également le "délit de fauchage", désormais passible de 2 ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende, le double en cas de destruction d'une parcelle destinée à la recherche. Le but est clair : faucher les 6700 faucheurs volontaires français et tous les autres faucheurs autonomes.
Pourtant, les OGM personne n'en veut, sauf les industriels. L'État français nous impose par la police une agriculture que nous ne voulons pas, au mépris de notre santé, de notre liberté et de notre environnement.
Qu'en est-il des OGM en Isère ? En 2003, la chambre d'agriculture, tenue par la FDSEA, avait pris une motion contre les OGM. Mais en 2007, 90 hectares de Maïs transgénique MONSANTO ont été semés dans le département, sur des lieux tenus secrets ( rappel des faits)... Un Collectif Isérois de Résistance aux OGM a été lancé, il a besoin de bras.
Le mouvement lycéen repart ! écrit le 07/05/08 

Le 6 mai, de nouveau, plus d'un millier de lycéen.ne.s ont défilé dans les rues de Grenoble. Ici, un récit du déroulement de la manif et des affrontements avec la police qui ont suivi.
Le 2 mai, le lycée Marie Curie à été débloqué par la police : récit et lettre ouverte à la proviseure.
Plus d'un millier de lycéen.ne.s ont défilé dans les rues de Grenoble mardi 29 avril. Au rectorat, la police a, comme à son habitude, dispersé les manifestants à coup de lacrymo. Trois personnes ont été arrêtées. Un cortège de 250 personnes est reparti en manif sauvage. Des récits de la journée ici et là. Voir des photos.
Les lycéen-ne-s s’organisent pour défier le gouvernement et son ministre de l'éducation nationale. Depuis le début du mouvement, Grenoble fait partie des villes les plus mobilisées. Des blocages de lycées ont eu lieu fin mars dans l'agglomération. Depuis début avril les blocages et manifestations s'enchaînent (1er, 2, 3 , 4 ).
De source officielle, 6500 lycéen-ne-s étaient dans la rue jeudi 10 avril (1|2|3). Rassemblés, en fin de manif, devant un rectorat sous haute surveillance, les lycéen-ne-s ont essuyé des tirs de grenade lacrymogène.
Si la contestation porte d'abord sur la réforme Darcos qui prévoit la suppression de postes de professeurs à la rentrée prochaine, des revendications plus larges se font entendre dans les cortèges. L'école semble devenir en effet "à la fois le lieu central et le prétexte d'une colère qui va bien au delà des revendications sur les suppressions de postes"
Quelques textes de réflexion :
- "Vers une grève féconde et générale"
- "Modestes réflexions d'un lycéen sur le mouvement en cours."
- "Education on t'aime, et on veut te garder.En finir avec la défense inconditionnelle de l’école publique."
- "La Police te réprime sur tes blocages, le S.O te flique dans les manifs !"
Pour suivre le mouvement dans d'autres villes : Chambéry (1|2), Vizille (1|2), Paris.
Sans-papiers : la traque se poursuit écrit le 25/04/08 
Mardi 22 avril, plus de 70 militant-e-s ont occupé les locaux du CROUS de Grenoble pour dénoncer les responsabilités de cette institution dans la chasse aux sans-papiers (lire ci-dessous). L'occupation a duré de 14h à 20h. Ensemble, les occupant.e.s ont préféré quitter les lieux lors de l'arrivée de la police appelée par la direction du CROUS. A lire, les communiqués de RUSF ici et là. Pendant l'occupation, des fumigènes ont été brûlés. Un texte explique pourquoi.
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La France de Sarkozy intensifie la chasse aux sans-papiers. Pour remplir les quotas (25 000 expulsions par an), le ministre de l’intérieur et ses préfets accélèrent le rythme des arrestations sauvages et des rafles organisées.
À Grenoble, la police et ses collaborateurs n’ont pas manqué de zèle ces dernières semaines. On arrête les sans-papiers à leur domicile, dans les transports en commun, dans les résidences universitaires. Le 13 mars au soir, lors d’un contrôle voyageur sur le réseau SEMITAG, une sans-papière et un militant de RUSF sont arrêtés (lire le récit). La collaboration entre les contrôleurs et la police fonctionne à plein régime pour réprimer les pauvres et les migrants.
Quant au CROUS, il ouvre sans renâcler les portes de ses résidences aux agents de police qui viennent faire leur sale besogne. Régis, un étudiant gabonais en a fait les frais le 8 avril. Il s’est fait cueillir au réveil dans sa chambre de la Résidence Olympique grâce au concours des agents du CROUS (1- 2). Interpellée par le RUSF 38, la direction de l’établissement public a refusé de défendre Régis et de prendre position sur les rafles qui ont lieu à l’intérieur de ses murs (Lire le communiqué). Les étudiants étrangers n’ont qu’à bien se tenir. Les délateurs veillent au grain et la préfecture se fait juge du sérieux et de l’assiduité dans leurs études. Un pas de côté et c’est bien souvent l’expulsion. Une épée de Damoclès en permanence au-dessus de la tête.
Une semaine après Régis c’était au tour de Najib d’être arrêté chez lui et envoyé en centre de rétention. Cet étudiant algérien, père d’un enfant de deux ans né en France, avait lui aussi reçu son OQTF (pour « Obligation à quitter le territoire français » en langue administrative) alors même qu’une décision de justice lui avait confié la garde de son fils.
Le soutien à Régis et à Najib s’est très vite organisé et plusieurs rassemblements devant le commissariat et la Préfecture ont eu lieu dans la foulée. Les deux étudiants ont bénéficié d’un sursis supplémentaire puisque le juge des libertés les a libéré peu après leur arrivée au centre de rétention. Sous le coup d’une expulsion imminente, la vie de Régis et de Najib est, comme celle de tous les sans-papiers, en suspens.
La mobilisation doit continuer et s’amplifier jusqu’à la régularisation de tous les sans-papiers !
Big Brother à l'école écrit le 08/04/08 
Une manifestation a eu lieu mercredi 2 avril à Grenoble, contre la mise en place sur l’ensemble du territoire du fichier Base-élèves. Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre d’une mobilisation nationale décentralisée contre le fichage des enfants.
La Base-élèves est un fichier national centralisé [voir le très bon dossier de la LDH Toulon]. Ce fichier prévoit que toutes les données (familiales, sociales, scolaires et identitaires) concernant les 7 millions d’élèves inscrits en écoles maternelles et élémentaires soient conservées pendant toute leur scolarité. Autrement dit, il s’agit d’un casier scolaire, à l’image du casier judiciaire, qui suivra chaque enfant dès l’âge de 2 ans en faisant état de ses difficultés scolaires et psychologiques. Expérimenté depuis 2004, le fichier Base-élèves s’étend depuis la rentrée 2007 à l’ensemble des écoles françaises. À l’heure actuelle, 300 écoles du département de l'Isère sont déjà entrées dans Base-élèves.
Heureusement une résistance existe tant au niveau local que national. Depuis plusieurs mois des parents d’élèves, des enseignants, et des personnels administratifs moins dociles se sont unis pour s’opposer à Base-élèves. A Grenoble, cette mobilisation a débouché sur la création du CIRBE (Collectif Isérois pour le retrait de Base-élèves) et d’une intersyndicale (GIRAFF).
Même le conseil municipal de Grenoble s’est insurgé en demandant officiellement « l’abandon du fichier informatique centralisé, bases élève ». Des réunions d’information et des perturbations de formation à Base-élèves ont eu lieu à Grenoble (1/2). La mobilisation s’intensifie même si l’administration tente de passer outre les protestations et les problèmes de conscience en usant de diverses mesures de rétorsion à l’encontre du personnel et des directeurs récalcitrants (menace de retenue de salaire, etc.). Bien sur, les protestations ont permis que soit retirée de la Base-élèves les champs les plus polémiques (nationalité, date d’entrée sur le territoire...) qui entretenaient les amalgames racistes et la stigmatisation des jeunes des quartiers populaires. Mais le combat ne doit pas s’arrêter à cette mesure cosmétique. Il faut désobéir pour en finir définitivement avec Base-élève (qui vient d’être primé aux Big Brother Awards).
Il est urgent de réagir. Parce qu’il s’agit d’un outil de plus au service d’une vaste entreprise de contrôle des populations qui intervient de plus en plus tôt. On pense aux rapports INSERM et Benisti qui préconisaient le dépistage précoce (dès la crèche) des comportements déviants. Avec la loi sur la prévention de la délinquance du 5 mars 2007, les difficultés d’ordre social et scolaire sont autant de critères permettant de « dépister la délinquance potentielle » dès le plus jeune âge. Fichier mouchard, Base-élèves est bien le produit de cette loi scélérate qui implique que les travailleurs et travailleuses de l’éducation se transforment en auxiliaires de renseignements au prétexte de lutter contre l’absentéisme. Grâce à la culture du « secret partagé » entre les services scolaires, municipaux et de police, le maire peut désormais sanctionner les parents en suspendant le versement des prestations familiales.
Base-élèves ne passera pas! Signez la pétition!
Risques nucléaires : alerte à Fontaine écrit le 21/04/08 
Simulation d'accident nucléaire à Grenoble et Fontaine le 8 Avril 2008
J'aime bien une certaine forme de risque. Le frisson du vide au bout de quelques mètres d'escalade, l'incertitude d'un lendemain loin du train-train, le défi de se lancer dans un projet un peu fou. Un risque choisi, appréhendé, stimulant.
Un risque opposé à d'autres, subis, mal connus et angoissants. Le genre de risques que l'on prend quand on habite dans la cuvette grenobloise.
Habiter dans la cuvette grenobloise, ça veut dire vivre près d'un site nucléaire en activité, de 11 sites Seveso (travaillant avec des matières dangeureuses, comme l'usine AZF de Toulouse), et de 3 laboratoires P3 (labos de recherche au niveau de confinement 3, où les manipulations peuvent provoquer des dangers pour la santé humaine).
Habiter dans la cuvette grenobloise, ça veut dire être à tout moment à la merci d'une défaillance technique ou humaine entrainant un accident grave. Perdre la vie, un ami, de la famille, son toit, ses voisins.Habiter dans la cuvette grenobloise, c'est donc être un cobaye du développement techno-industriel et un spectateur de la culture du risque.
Mais n'ayons crainte ! Les autorités – qui ont tout prévu - organisent des exercices de simulation afin de s'entrainer à la catastrophe. Le 8 avril prochain, une faux accident nucléaire aura lieu à l'Institut Laue-Langevin (ILL, comportant un réacteur nucléaire à haut flux) afin de tester le plan de secours sur les communes de Fontaine et de Grenoble. Prenons le risque d'étudier ceci de plus près...(Lire la suite)
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