Indymedia Grenoble

Festival intersquat "Attaque frontale", du 20 au 28 mars

écrit le 20/03/2010, actualisé le 20/03/2010

La fin de l’hiver signifie souvent le retour des expulsions, le texte de présentation du festival "Attaque frontale" le rappelle, et la mairie de (Saint-)Martin-d’Hères est passée à la pratique il y a quelques jours, à l’instar de tous les propriétaires, "privés" ou "publics", de droite comme de gauche.

Plusieurs squats de l’agglomération organisent en ce début de printemps un festival proposant différentes activités ouvertes à toutes et tous, de manière à mettre en avant des formes de solidarité collective pour lutter contre les expulsions et la propriété privée, pour se réapproprier la ville.
- Le site du festival :
- Le programme de la semaine, sur squat.net et en PDF à télécharger.

Du 20 au 28 mars, il y aura au moins un événement par jour, notamment :
- Le mercredi 24 au Kremlin’s, à 18h, une soirée "historique" sur les squats grenoblois des années 2000, avec l’idée d’enrichir le mouvement squat des expériences passées, récentes et actuelles, de faire découvrir environ une cinquantaine de squats à celles et ceux qui voudraient en savoir plus...
- Le lendemain, jeudi 25, à la Pelletueuse, projection-débat sur le mouvement "No TAV" en Italie, contre la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin.
- Samedi 27, petite balade-manif pour se réapproprier la ville, rendez-vous à 16h place (Saint-)Bruno.
- Et le soir-même, détente à la Pelletueuse ou Chez Paulette.

Par ailleurs, la lutte continue. A (Saint-)Martin-d’Hères (encore), un squat a été ouvert par le "groupe femmes" de Défends-toit, un appartement dont l’OPAC38 est propriétaire.

Pour se tenir au courant des infos concernant les squats en France et ailleurs, il y a la page d’actualités de squat.net et la liste de diffusion liée au même site, à laquelle il est possible de s’inscrire en envoyant un mail à cette adresse : squats-fr-diffusion[AT]squat.net.

Destot et sa clique installent des caméras en douce

écrit le 05/02/2010, actualisé le 13/03/2010

De nouvelles caméras de vidéosurveillance ont été posées en janvier 2010 sans que la municipalité ne le signale. Il suffit de lever un peu les yeux. En effet, plus d’un an et demi après l’avoir annoncé, la municipalité grenobloise installe des caméras « dôme 360° » sur le parcours des manifestations sans en informer la population. La bande à Destot qui jusque là rechignait à développer la vidéosurveillance à outrance, projette d’installer également des caméras dans le centre-ville, au quartier Capuche et au Village Olympique. Gênée aux entournures sur ce sujet sensible, elle prend ces décisions dans la plus grande opacité et communique dessus avec parcimonie...

Cet article est paru dans le dernier numéro du Postillon. Pour lire l’intégralité de cet article, ainsi que les compléments d’information fort intéressants, c’est ici.

Pour lire la suite de cet article et voir de nouvelles photos c’est ici. Et enfin, après les photos, un plan des 12 caméras 360° grenobloises....

Le 11 mars, Destot est interpellé sur ces caméras de videosurveillance et, pour changer, se lance dans une manipulation politique pour noyer le poisson.

Le 20 février à Dijon, des habitants ont battu le pavé contre la vidéosurveillance. On peut aussi s’informer sur le site de l’association « Souriez vous êtes filmés ». A lire ou relire : « Schneider/Merlin-Gerin, le modèle grenoblois, leader mondial de la vidéosurveillance »

Féministes, tant qu’il le faudra...

écrit le 11/03/2010, actualisé le 13/03/2010

Malgré les luttes féministes des 40 dernières années et les améliorations de leur condition que les femmes ont obtenues, la domination des hommes sur les femmes reste une réalité aujourd’hui. Cette domination s’inscrit dans un système social, le patriarcat, qu’il s’agit de détruire, comme toute injustice sociale.

De concerts en manifs non mixtes, des frasc à Dégenrée*, à Grenoble et alentour, des femmes (et parfois aussi des hommes) luttent toute l’année de différentes manières contre le patriarcat. Elles n’attendent pas les journées de défense des droits des femmes pour se rassembler et combattre au quotidien.

Pour autant, peut-être pour rebondir sur l’hypocrisie de la bonne conscience des journées « institutionnalisées », les actions se sont multipliées début mars.
- des affiches ont été collées à Grenoble, en réaction à "la journée de LA femme" du 8 mars (ici, des photos supplémentaires)
- une maison a été occupée par un groupe de femmes de Défends-toit qui lutte depuis des mois pour accéder à des logements.

Le 12 mars, trois événements invitent à prendre à bras le corps le sexisme sous toutes ces formes. Faites votre choix.
- une projection suivi d’un concert pour promouvoir la musique et la politique queer et féministe.
- une discussion entre hommes sur les moyens qu’ont les hommes de lutter contre le sexisme
- une soirée discussion sur les femmes et le mouvement anarchiste.

Et sur infokiosques.net, y a pleins de textes sur le sexisme, sur le féminisme, sur les questions de genre mais pas que.

*DégenréE - l’émission pour déranger ! : une émission féministe : actualité, analyses, témoignages, infos, débats, points de vue, musiques etc. de femmes, de lesbiennes, de trans et de monstres ! de 18h30 à 20h les 2ème et 4ème mercredis du mois (rediffusion les lundis suivants à 19h) sur 97 fm à grenoble ou sur www.radio-kaleidoscope.net

La campagne de promotion du nanomonde enterrée jusqu’au bout

écrit le 01/11/2009, actualisé le 06/03/2010

Pour célébrer l’échec fracassant de la campagne gouvernementale de promotion des nanotechnologies, les opposant.e.s au nanomonde et à la tyrannie technologique organisaient une réunion publique, le mardi 23 février à Paris. Ce débat, qui avait lieu le soir du dernier faux-débat de la CNDP, a été un succès et a réuni plus de 200 personnes. En guise de compte rendu, et pour se moquer encore une fois des promoteurs du nanomonde, les opposant-e-s ont publié le communiqué (presque authentique), dans lequel la CNDP explique pourquoi elle n’a pas participé au débat des opposant-e-s.

Le lendemain, les opposant-e-s à la tyrannie technologique ont occupé Thalès, une entreprise spécialisée dans les technologies sécuritaires et militaires.

Le message est clair : la lutte continue, même une fois achevé le sabotage de la campagne de la CNDP nanos.

Petit rappel :

Le gouvernement, via la CNDP (la Commission Nationale du Débat Public), a lancé en octobre dernier sa caravane publicitaire des nanos : une série de 17 « consultations publiques » sur les nanotechnologies dans toute la France. Le but ? Blablater pour apporter une caution démocratique à l’imposition des nanos, et laisser les réfractaires se défouler pour les épuiser. Il n’échappera à personne que les dés sont pipés. Sinon comment expliquer que les centres de recherches sur les nano et biotechnologies prolifèrent déjà ? Les autorités ne s’en cachent d’ailleurs pas, comme la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui a demandé au CEA « de faire des nanotechnologies une priorité » ou encore Sarkozy tapant du poing :« la France va mettre en place une stratégie d’innovation dans les nanotechnologies » .

L’appareil de propagande est en marche pour nous faire gober leurs couleuvres et accepter les conséquences mortifères de leurs recherches, tout comme ils l’ont fait pour l’amiante et les OGM. Mais, partout en France, des opposant-e-s se mobilisent et refusent de participer à cette mascarade. Voir le site nanomonde plein de ressources et d’informations critiques.

La plupart des débats ont été bordélisés ou tout bonnement annulés. En réponse aux opposant.e.s aux nanotechnologies qui ont joyeusement perturbés, depuis le début, la bonne marche de la campagne pro-nanos, la CNDP se victimise (petite histoire de Tom et Jerry) et sombre lamentablement dans la mauvaise foi et le complotisme. Face à celles et ceux qui contestent la légitimité de tels "consultations publiques", la CNDP invente le débat sans public, et organise des "débats" où les "experts" sont tenus à distance du public : une salle pour la plèbe et une autre pour les "experts" dans leur bunker.

Pour une petite réflexion sur l’éthique et les nanos, c’est ici.

— -

Petite chronologie des événements :

Les mois de janvier et de février ont été chargés en débats publics annulés :
- devant avoir lieu à Montpellier, Nantes et Paris courant du mois de février, les 3 derniers débats progammés ont été annulés dès début février.
- à Paris (Orsay) : lire les explications de l’annulation du débat.
- à Marseille, lire ici et .
- à Rennes, récit ici et .
- à Lyon, récit ici et vidéo .

Le 13 janvier, contrairement à France Nature Environnement et la Frapna-Isère, l’association Les Amis de la Terre décide enfin de boycotter le faux débat sur les nanos, alors qu’elle en a été la garante "certifiée écolo" jusqu’alors. Plus d’infos ici.

Le 10 décembre, une quarantaine de personnes sont interdites de "débat" à Caen.

Le 1er décembre à Grenoble des opposants aux nanotechnologies ont annulé la mascarade participative de la CNPD et du gouvernement. Jean Bergougnoux, le président de ladite commission n’a pas eu le temps de prononcer plus de cinq mots que la moitié de la salle s’est mise à applaudir et chanter sous les yeux des flics et vigiles venus en masse épauler les chercheurs pour défendre les nanos.

Lire des comptes rendus : ici, et . Voir des photos.

Lire la suite de la chronologie ici.

Solidarité avec les révoltés de Vincennes

écrit le 20/01/2010, actualisé le 08/02/2010

Le Centre de rétention administrative de Vincennes était la plus grande prison pour sans-papiers de France. le 21 juin 2008, un retenu y est mort. Le lendemain, le 22 juin, au cours d’une révolte collective, le centre est parti en fumée. 10 personnes sont inculpées pour cette révolte.

Leur procès commence le 25 janvier. Lire quelques compte-rendus.
- 27 janvier (3ème audience). un autre ici
- 1er février (4ème audience)
- 3 février (6ème audience)

Une semaine de solidarité est organisée en janvier 2010 autour du procès des inculpés de la révolte de Vincennes (voir l’affiche, la brochure, et pour trouver des brochures récentes, c’est ici). Des débats, projections, manifs et actions ont lieu un peu partout en France. Voir le programme. A Grenoble, en plus d’une émission de radio sur les centres de rétention et d’un "Infokiosk de solidarité", plusieurs actions ont été menées cette semaine. Lire des compte-rendu d’action ici, , et encore . Au marché de Mens, dans le Trièves (près de Grenoble), une banderole est hissée.

Depuis deux mois, des actions contre la machine à expulser ont lieu comme à Bordeaux, ou à Paris : lire ici, , et . Pour celles et ceux qui souhaitent agir contre les intérêts des profiteurs du marché de l’enfermement, quelques adresses utiles ici, et pour les infos les plus récentes.

Pendant que la justice travaille à condamner ceux qui ont voulu détruire leurs cages, l’enfermement continue de produire souffrance et colère : dernièrement, il y a encore eu deux tentatives de suicides à Vincennes, et une mort suspecte à Liège.

Etre solidaire des inculpés de l’incendie de Vincennes, c’est être solidaire de toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se révoltent contre un monde où des millions de vies sont suspendues à des bouts de papiers.

RELAXE DE TOUS LES INCULPÉS ! LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! FERMETURE DES CENTRES DE RÉTENTION ! PLUS DE PAPIERS DU TOUT !


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