Indymedia Grenoble

REISER EST MORT, CABU EST VIVANT, C’EST UN DOUBLE MALHEUR POUR LA CARICATURE POLITIQUE !

mardi 13 février 2007 par Hyma la hyène

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Cet article est refusé :

Cet article entretient l’éternel polémique sur le sujet en utilisant un ton insultant, agressif et tendancieux.

La UNE du dernier Charlie est une merveilleuse illustration de la dérive d’un hebdo qui a été la fierté de la presse contestataire il y a 30 ans et qui est devenu la honte de la presse tout court aujourd’hui.

Le glissement s’est rapidement fait sous la houlette du führer du nouvel hebdo, Philippe Val, au début des années 90, mais il avait déjà commencé avec le passage de Cabu au Canard enchaîné, qui correspondait plus à sa vision d’une contestation soft et bien encadrée.

Le Canard lui-même avait connu la même dérive, passant de la dénonciation de la guerre (ce qui avait été sa raison d’être à ses débuts) au soutien inconditionnel de l’Etat le plus militariste de la planète (on trouvera dans les archives notamment les traces de son soutien à la guerre “préventive” de 1967, traitant de “munichois” ceux qui ne se rangeaient pas derrière l’Etat raciste).

C’était bien contre cette dérive du Canard que s’était créé Charlie Hebdo après Mai 68, contre la récupération des révoltes par les organisations de gauche et d’extrême gauche et même d’un certain nombre de “libertaires”. C’est en effet à ce moment-là qu’on a vu fleurir cette dérive mortifère que certains ont dénommée anarcho-sionisme, dont la lutte légitime contre l’antisémitisme a été détournée et a plus servi à parler du CAPITAINE Dreyfus que du BAGNARD Marius Jacob.

L’actuel Charlie Hebdo est allé encore plus loin que le Canard de l’époque en apportant le talent de ses dessinateurs au service d’un populisme raciste qui nous rappelle les torchons fascistes des années 30. Seule la cible a changé, le ton et les arguments sont les mêmes.

Que certains dessinateurs restent à Charlie et cautionnent ainsi leur employeur néocon et raciste, c’est déjà suffisamment triste. Mais d’autres le font par vocation, comme Cabu, dont la carrière est un exemple de ce que la contestation peut devenir quand elle se met au service de la pensée dominante contre les plus faibles.

Un bon exemple, c’est quand des militants pour la défense des prisonniers politiques ont demandé à des caricaturistes renommés de dessiner des affiches pour la libération des prisonniers d’Action directe, ce que beaucoup ont fait, y compris même de Charlie. Le refus le plus net est venu de Cabu, qui en plus a profité de l’occasion pour faire un dessin contre AD publié par Charlie.

La UNE du dernier Charlie, dessinée par Cabu, est un véritable monument de jésuitisme qui résume bien la pensée néocons et ce qu’ils entendent en réalité par blasphème, laïcité et liberté d’expression.

Alors que les symboles de 2 religions (qui sont aussi ceux des Etats qui s’en réclament) sont bien apparents, par contre l’étoile de David est remarquablement absente du juif caricatural, qui n’est visiblement là que pour compléter le tableau et atténuer la partialité de l’ensemble.

Quand on veut rigoler un peu du judaïsme, le plus qu’on peut se permettre, c’est le juif en papillotes, mais la kippa, l’étoile de David ou le chandelier, c’est tabou, ils sont déjà utilisés par l’Etat le plus raciste de la planète, et la moindre allusion serait de l’antisémitisme.

Peut-être que si certain humoriste s’était contenté du chapeau noir et des papillotes au lieu d’y ajouter le treillis militaire des colons juifs criminels, ça lui aurait évité le lynchage médiatique et politique, et de sombrer lui-même dans une dérive d’extrême droite, pour y rejoindre ceux qui l’avaient condamné.

Voilà où en sont arrivés aujourd’hui ceux qui prétendent représenter la libre pensée, le droit au blasphème et l’impertinence religieuse. A défendre au nom de la laïcité un Etat qui a érigé le racisme au statut de religion d’Etat et à traiter d’antisémites ceux qui lui résistent. Aidés en cela par leurs représentants dans les médias alter (ceux d’Indymedia se reconnaîtront), petits racistes minables, supplétifs bénévoles de la pensée unique, apportant leur pierre à la mesure de leur piètre talent.

REISER, REVIENS ! ILS SONT TOUS DEVENUS FACHOS !



Compléments d'informations :
bourré d’erreurs
par anonyme,
le 13 février 2007

1 - on ne peut pas parler de Charlie sans parler d’Harakiri. Ca prouve que tu ne connais rien à l’histoire du journal.

Au moins un petit tour sur wikipedia t’aurait évité des bourdes http://fr.wikipedia.org/wiki/Hara-K...

2 - les rabbins ne portent pas de kippa lorsqu’ils portent leurs habits religieux. Encore une fois tu n’y connais rien

3 - tu aurais certainement préféré voir une étoile de David cousu sur l’habit ?

4 - s’il y a un croissant et une étoile sur le turban, c’est pour qu’on ne confonde pas l’imam avec un hindou qui porte aussi un turban.

Décidément, ton texte ne vaut pas tripette, bourré d’erreurs.

Tabou
par Hyma la hyène,
le 17 février 2007

Je crois que c’est pas la peine de répondre au plaisantin répétitif anonyme de 21:28 :

“s’il y a un croissant et une étoile sur le turban, c’est pour qu’on ne confonde pas l’imam avec un hindou qui porte aussi un turban.”

Ha, ha, elle est bien bonne !

Pour le modérateur, je ferai une remarque : en quoi est-il “dangereusement tendancieux” de souligner ce qui fait précisément la raison d’être de cet article : l’absence d’étoile pour caricaturer un juif alors qu’on met une croix et un croissant pour caricaturer un chrétien et un musulman ?

Pourquoi certains symboles sont-ils plus tabous que d’autres ? Pourquoi ferait-on un lien entre terrorisme et islam et pas entre judaïsme, apartheid et nettoyage ethnique ?

Bientôt, on ne pourra plus caricaturer aucun symbole autre que ceux du tiers-monde.

erreur bis
par anonyme,
le 21 février 2007

- Le meurtre des non-musulmans par les musulmans : sourate II verset 190-191 : "Dieu n’aime pas les transgresseurs – Tuez-les partout où vous les rencontrerez…" - les transgresseurs étant les juifs et les chrétiens qui ont reçu le message divin mais l’ont transgressé. "Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades." IX, 5. "O vous qui croyez ! Combattez ceux des incrédules qui sont près de vous. Qu’ils vous trouvent durs. Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent." IX, 123 - les incrédules étant tous ceux qui ne reconnaissent par Mahomet comme prophète (les polythéistes, les juifs et les chrétiens).

A part ça, l’islam est une religion d’amour.

Le judaïsme n’est pas religion d’état en Israël et n’est pas une religion qui prône l’apartheid et l’épuration ethnique, tel que ne cesse de le répéter hyma.

Ce qui se passe en israël/palestine du fait du gouvernement israélien et de son armée est à examiner non pas d’un point de vue religieux, mais bien impérialiste.

Ecrire : " ? Pourquoi ferait-on un lien entre terrorisme et islam et pas entre judaïsme, apartheid et nettoyage ethnique ?" est nul et non avenu.

Injures et bêtises ne sont pas des éléments de débat
par Hannibal Lecteur,
le 25 mars 2007

Encore un article qui confond "information" et "injures".

Pour en arriver à transformer le Canard Enchaîné en un valet des "Sionistes", il faut le faire.

Passons sur les injures en rafales. CertainEs peuvent se laisser abuser, et confondre un tissu d’insultes avec l’expression de la Juste Colère du Peuple en Révolte. Mais les insultes remplacent-elles l’absence d’idées, d’arguments ?

C’est surtout la bêtise du texte qui laisse pantois : opposer le CAPITAINE Dreyfus au BAGNARD Jacob, par exemple, montre simplement que l’auteurE ignore que Dreyfus a aussi été BAGNARD, en Guyane. C’est la cassation du premier jugement qui l’a ramené en France, pour être rejugé. Ces informations sont pourtant fort faciles à trouver sur la Toile (pour ceux qui ont oublié leurs lectures scolaires).

Et encore je suis gentilLE, j’opte pour l’ignorance, plutôt que pour la falsification pure et simple de l’Histoire...


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