lundi 19 janvier 2009 par anonyme
[Infos locales] [Non classé]Dauphiné Libéré : quand les faits divers servent la dérive sécuritaire, on ne peut plus parler de neutralité.
La recette est simple : on prend un fait divers sans le contextualiser, on le généralise et on s’en sert pour justifier tel ou tel outil répressif. Ça marche à chaque fois avec le lecteur moyen. Allons-nous rester dupe encore longtemps ?
DL du Mardi 6 janvier 2009, page 4 « Elle voulait s’asperger d’essence et allumer un briquet » c’est l’histoire d’une pauvre femme qui menace de se suicider en s’immolant. Un fait divers tristement banale parmi tant d’autres, perdu entre car-jackings, braquages et accidents de la route, qui montre simplement le degré de désespoir et de solitude dans lequel se trouve beaucoup de français. La faute à la crise économique ou au réchauffement climatique ? Non ! La faute au capitalisme ! Pourtant le DL se saisit de l’histoire car il y a eu intervention des valeureux guerriers du GIPN qui ont utilisé leurs TASER (pistolet électrique en gros) pour neutraliser la femme. Et hop on en profite pour vanter les mérite de cette arme « à létalité réduite », qui n’est pour l’instant pas très bien vu par la population. On oubli au passage de parler des dizaines de mort cause du TASER au etats unis.
DL du Vendredi 16 janvier 2009, page 4 « Lutter contre les violences dans les transports en commun » autour d’un histoire d’agression d’un jeune mineur sur un autre jeune, on plébiscite la vidéo surveillance dans les trams,qui à parmi de résoudre l’affaire. On apprend quand même que ce sont plutôt les salariés de la semitag et surtout les contrôleurs, qui sont victime d’agressions. A leur place je n’en déduirais pas qu’il faut plus de caméra, pour résoudre plus de délit, mais qu’il faut plus de transport gratuit, pour qu’il y ai moins de fraude donc moins de conflit donc moins de contrôleurs agressés (et moins de contrôleurs tout court).
Vous avez dit média objectif et indépendant ? Mais quand les faits divers servent la dérive sécuritaire, peut on parler de neutralité ? Alors soyons nos propres média et à l’occasion montrons aux journalistes de la presse bourgeoise qu’on cours plus vite qu’eux/elles. Parce que nous on a la RAGE !
le pire, dans le premier exemple, c’est que le Daubé ose qualifier la femme qui a fait ce geste de "forcenée" (c’est dans le texte de l’article) : elle est forcément débile, folle, elle emploie la force, elle est dangereuse, elle bloque l’entendement ! Comme si le mot "forcenéE" renvoyait à l’animal : qu’on mette en cage ces "créatures" qui mordent ! Ca rappelle Antonin Artaud et son discours sur l’humain mis en cage dans les asiles dits-"d’aliénés". Le Daubé juge juge et fait sa propre justice de comptoir pour tenir les poivrots des comptoirs qui le lisent en laisse - et je fais partie de ces poivrots
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