lundi 9 février 2009 par Comité de soutien au Dauphiné Libéré
[Infos locales] [Non classé]Un article de Grenews.com à propos des affrontements entre pro et anti-IVG de samedi dernier a déclenché une avalanche de réactions particulièrement virulentes envers Grenews et le Daubé (son papa). Dans les commentaires, de nombreux internautes accusent les journalistes, qui de prendre position pour les anti-IVG, qui de diaboliser les pro-IVG, qui de raconter n’importe quoi. En tous cas, de mal faire leur travail.
Injuste critique. Les journalistes du Daubé-Grenews ont très bien fait leur travail. Ils ont décroché leur téléphone avec professionalisme. Ont composé - avec rapidité et précision - le numéro de leur correspondant au poste de police. L’ont cordialement salué. Ont noté scrupuleusement toutes les informations qu’il leur donnait sur l’action de samedi. L’ont parfaitement retranscris dans le Daubé du lendemain, sans trahir une seule fois la parole policière.
Quand certaines mauvaises langues prétendent qu’un travail journalistique sérieux oblige à ne pas se contenter des informations de la police, à chercher à comprendre un peu plus les raisons des manifestants, à ne pas se cacher derrière une supposé neutralité, nous ne pouvons que rappeler la triste réalite.
Aujourd’hui, la situation économique ne permet plus à la presse quotidienne de faire un travail de qualité. Au Daubé, les rares "journalistes" courent d’un sujet sans importance à un autre et les pigistes, non-formés et payés au lance-pierres, ne font que rarement du bon travail. Dès lors on ne peut que remercier la Police de fournir quotidiennement et gratuitement des informations précises, permettant au Daubé de maintenir l’illusion qu’il retranscrit la réalité locale.
Comité de Soutien au Dauphiné Libéré
Alors ça c’est assez drôle, voilà le texte que l’on peut lire à la place des commentaires de l’article de grenews sur la manif anti- anti ivg(http://www.grenews.com/actu/eveneme...)
"Devant le nombre croissant d’insultes, d’appels à la haine, à la violence, de commentaires racistes et dégueulasses, et on en passe, et des pires encore, la rédaction a décidé de supprimer tous les commentaires concernant ce sujet. Désolé pour celles et ceux dont les commentaires faisaient avancer le débat. Car oui, il y en avait !]".
On peut se poser la question suivante : ils ont décidé de censurer les commentaires à causes d’appel à la haine de la part des groupes fasciste, ou parce que ce torchon se fesait tailler pour "l’objectivité" de son article ? Et puis on peut aussi se demander quel est la notion de débat de "l’équipe de redaction". Ce n’était pas lancer de débat que de poser la question de la pertinence de l’article ? Ce n’est pas lancer de débat que de répondre aux nombreux commentaires des fafs ? Peut-être qu’on aurait du gentiment répondre comme des gentils citoyens. On a manqué de tolérance ? Mais le fasciste ne se tolère pas. Il s’écrase.
cette semaine j’suis passée voir la milo, sur la table basse y’avait l’daubé qui décrivait à sa façon le rassemblement du samedi devant le Centre d’IVG de grenoble. son contenu m’a brusqué. puis après j’me suis dit que c’était juste logique que l’auteur de l’article écrive ainsi, nous ne sommes pas éduquéEs par cette société pour penser autrement. alors j’ai eu envie d’lui écrire, d’lui apporter de l’information qui éclaire les enjeux de l’avortement aujourd’hui. lui dire qu’une femme dans l’monde meurt en moyenne toutes les 7 minutes des suites d’un avortement clandestin, c-a-d dans les pays où cet acte est interdit. lui dire que dans les pays où cet acte est légalisé il n’est pourtant pas libre car soumis à une législation en prise à des considérations morales, des logiques économiques... ah pour info : le Canada est le seul pays au monde à ne plus avoir de loi sur l’avortement, ainsi il démontre que l’avortement peut se passer de législation et être traité comme n’importe quelle autre intervention médicale (et les IVG s’y passent dans de bonnes conditions sanitaires, sans trafic financier). bref, que d’écrire qlq chose comme « la gueguerre entre les pro et anti IVG a encore sonnée » c’est être complètement désaxé d’une réalité sociale complexe. c’est omettre que les anti IVG s’opposent à une liberté fondamentale : celle de disposer librement de son corps quel que soit le sexe que t’as entre les jambes. c’est taire le fait que les anti IVG veulent imposer leurs modèles de vie à touTEs les individuEs d’la planète, cela s’appelle du fascisme. comme l’écrit yani, je ne suis pas « pour ou contre l’avortement », j’suis pour que chaque femme puisse choisir ce qui est bon pour elle. qu’elle puisse poursuivre sa grossesse ou l’interrompre dans de bonne conditions sanitaires et psychologique. que personne ne décide à sa place ou ne la force contre sa volonté : obliger une femme à enfanter comme à avorter est violent. ces comportements font parti de la longue liste de violences à l’encontre des femmes.
je pense, c’qui m’a le plus fait mal au coeur (la nausée m’vient souvent dans c’monde pourri) c’est que son article a été en toute logique bien integré par ma milo qui, du coup, s’moquait gaiement d’ce rassemblement... j’vous jure que là j’avais la rage et en même temps plutôt rassurée de pouvoir leur raconter un autr point d’vue. m’enfin, j’pouvais pas m’empĉher d’penser à toutes les autres qui ont lu cet article, maintenues dans un système de pensée patricarcale, impérialiste et totalitaire.
allez, l’avortement est un moyen de gestion d’sa fécondité. de tout temps les femmes ont avorté, voici une réalité sociale avec laquelle il s’agit de composer avec intelligence. et puis, bien souvent c’qui l’a amené à avorté ce sont des pratiques sexuelles non affranchies de l’héritage chrétien : le coït, c-a-d la pratique sexuelle la plus fécondante et la moins orgasmique pour les femmes. c’est aussi la non possibilité de négocier un préservatif, le manque d’information sur la contraception – sujet encore tabou – pour qlqs exemples pas drôles. bordel, foutez-nous la paix ! ou bien si vous souhaitez avoir une info claire et précise demandez aux premières concernées.
que vive des lieux comme Indymédia pour transmettre d’autres points de vue !
et qu’on n’vienne pas nous dire qu’nous sommes recluEs dans un pti milieu fermé, si ça n’tenait qu’à moi j’diffuserai nos analyses féministes et l’info d’nos actions dans tout lieu public. et ce n’est pas faute d’avoir essayé, seulement, dans les bibliothèques municipales pour exemple, j’ne peux pas laisser de flyer car nos collectifs « ne sont pas subventionnés » – entendez par là contrôlés – par les institutions qui les financent.
— http://grenoble.indymedia.org/2009-... http://tahin-party.org/publications.html
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