mardi 24 mars 2009 par brigade d’intervention mobile
[Infos locales] [Révoltes / Luttes sociales] [Mouvements lycéens / Etudiants]
Campus :
Le blocage a commencé vers 6h du matin. Rappelons que certains bâtiments (stendhal, arsh,...) sont bloqués de fait par l’opération "printemps des chaises" et "printemps des tables" qui consiste à tout sortir dehors ou à enfermer le mobilier a clef dans une salle. La galerie des amphis était également bloqué à grand renforts de fermé poubelles, palettes, rondins,... Le bâtiment était aussi administrativement pour la journée. Idem pour science Po ou certain-e-s chantées "olivier Ihl, elle est ou ta poubelle ?"
La journée à aussi été banalisé au DLST (science) même si quelques partielles avaient lieu. L’administration de L’ujf a aussi été bloqué quelques heures.
En il y’a peu de cours, et les rares qui on lieu sont perturbés par un groupes mobile d’une vingtaine de personnes qui sillonnent le campus à la recherche de cours "clandestins". l’ufr de maths est ainsi déménagé, comme l’ufr d’éco ou des alarmes sont déclenchées. Le Bshm est aussi visité (fausse alerte). Notons qu’il y a eu une petite visite de courtoisie à L’UNEF qui tient pendant 3 jours son "congrès local". D’après ce que nous avons compris, la tendance "majorité" tente de reprendre... la majorité pour imposé sa nouvelle (et unique) revendication : un 10eme mois de bourse pour les étudiant-e-s ! Ce qui signifie en gros qu’ils veulent lâcher le mouvement et ses revendications actuelles. Nous somme donc aller leur rappeler l"avertissement au direction syndicale" qui a été prononcé à Nanterre. Ils n’ont pas pris la chose avec humour. Nous non plus.
AG : que dire de plus que Grenews ce soir ? il n’y a avait pas énormément de monde (peut être 600) dans l’amphi Weil, malgré le petit déjeuner et les intervention qui tendent à se radicaliser. Je laisse à d’autres le soin de parler de ce moment ou j’ai choisit de récupérer ma nuit.
Manif : A la fin de cette (courte) AG une manif part en direction du rectorat pour rejoindre le rassemblement "de la maternel à l’université". 50 kilos de tomates avariés seront jetées sur sa façade et ses vitres, à la mesure du dégout que nous portons pour cette institution, qui applique les reformes à la lettre.
Caterpillar : pendant la manif nous apprenons que les ouvriers en grève (et bientôt au chômage) bloque la gare, ce que les gentils mouvements étudiants, en 4 ans , n’ont jamais réussi sur Grenoble. nous les rejoignons à quelques uns. Ils bloquent donc les rails pendant 30 minutes puis s’en vont sous la pression de a police et des syndicats. Ils partent en cortège sur les quais, bloquant la circulation et lançant rageusement pétards et slogans, ainsi que crachats sur les quelques automobilistes hostiles.
Ensuite les deux manifs on convergé mais je n’étais plus là.
N’hésitez pas à rajouter des infos en complément d’information.
" ce mouvement c’est comme de la guimauve, il est long, mou, mais il est bon. Et quand on y rajoute un peu de flamme, il a encore plus de saveur."
suite de la journée : les 2 manifs ont donc convergé (étudiants et cater) place de Verdun. Il a fallu décider d’une action : en raison du succes de l’auto réduc a carrefour de la semaine dernière, on a voulu faire la meme chose à Monop. Hélas, l’info répandue par le meneur syndicaliste au mégaphone a eu pour conséquence que, quand nous sommes arrivés, l’entrée du monop était bloquée par une petite dizaine de nationaux équipés. Résultat : on demande juste à parler au directeur,et ce dernier refuse (sans surprise) de lâcher quelques dizaines d’euros de bouffe. apparemment Cater (en tout cas le mec au mégaphone) ne voulait pas tenter une action de force pour ne pas nuire à l’image de la lutte (ça se comprend, mais en même temps, on aurait rien eu a carrefour si on avait pas fait de forcing contre les vigils / quelques uns diront que là c’était pas des vigils mais des flics, dautres répondront qu’on était pas 100 étudiants mais entre 200 et 300, donc certains gros bras, bref, chacun son point de vue, le résultat a été la : abandon de l’opération monop) Le "mot d’ordre" suivant, enfin, toujours celui du mec au mégaphone, a été : "merci les étudiants de nous avoir rejoint, maintenant nos chemins se séparent, tchao !!") ce qui n’a pas empeché les étudiants de continuer le cortege avec eux, en direction, je crois, de Caterpillar " ceux qui ont plus de précision sur la suite vous en diront plus...
Sinon, demain, rendez vous tot (6h-6h30), cf message de la présidence qui veut débloquer la galerie des amphis, alors levez vous !!!!!!!!!!!!!
Le bâtiment administratif de l’UPMF n’était bloqué qu’en apparence. De nombreux cours ont été organisé dans les salles réquisitionné de l’espace Europe. Il en est de même dans le Bâtiment Eco-G ou les salles servent au Master 1 et 2 qui, du coup, ne peuvent pas participer au AG, Manifs, actions, etc...
Un point à régler si on veut être beaucoup dans les jours à venir...
Sur le site du Dauphiné Libéré, on trouve un article daté du 25 mars, intitulé "Des militants anarcho-libertaires ont tenté une "autoréduction" à Monoprix" !
Encore une illustration du n’importe quoi daubesque...
La tentative d’autoréduction a été lancée sur la place de Verdun lors du regroupement des manifs des grévistes de Caterpillar et des étudiant-e-s. Sachant qu’il n’y avait pas que des grévistes de Cater’ et des étudiant-e-s, il y avait effectivement d’autres gens en lutte, pas nécessairement anarchistes. En tout cas, dire que cette "tentative d’autoréduction" était lancée par des anarchistes (toujours nommés "anarcho-libertaires" par les médias locaux), c’est totalement mensonger... Comme bien souvent, vous me direz, notamment lorsqu’il s’agit des "anarcho-libertaires" dans le Daubé.
Sur la place de Verdun, donc, le "chef" représentant syndical CGT de Caterpillar a annoncé au micro que la manif Cater’-étudiants-ensemble allait réquisitionner gratuitement des marchandises au Monoprix, sans violence parce qu’on n’est pas des voyous ni des casseurs, on est des pères de familles, etc.
Donc, forcément, les flics y étaient avant les manifestant-e-s puisqu’ils avaient été ainsi clairement prévenus.
Mais les flics étaient une vingtaine, pour deux entrées du Monoprix, tandis que les manifestant-e-s étaient environ 200 (à Carrefour, l’autre jour, il y avait tout au plus 60 gueux pour l’autoréduc’, effectivement sans gros bras ni "représentants" de la CGT avec toute leur puissance...). Entrer "en force", même sans violence, aurait été faisable. Tentable, en tout cas. Mais le "chef" en a décidé autrement, annonçant au micro (à se demander si cette personne se balade toujours avec un micro, parlant toujours au micro, etc.) que personne n’allait tenter d’entrer dans Monoprix, qu’on allait leur demander gentiment quelques victuailles... Monop’ a laissé traîner quelques minutes, histoire de laisser planer un vague espoir tout en s’organisant tranquillement avec la police, pour finir par dire "bah non, on vous file rien".
Comme si les autoréducs réussissaient sur simple demande. Héhéhé.
Voilà, donc cette autoréduc’ a foiré, à tel point qu’il ne s’agissait en réalité pas d’une autoréduc’, mais bien d’une demande, depuis le trottoir, de marchandises gratuites, par la CGT-Caterpillar, accompagnée de nombreux-euses manifestant-e-s de divers horizons.
Quelques mainfestant-e-s ont gueulé, notamment sur le "chef", face au sentiment de foutage de gueule par rapport à cette action, et surtout parce qu’après l’échec évident de cette action, monsieur "micro-CGT" a annoncé :
"bon, maintenant les étudiants vous partez par là, et nous, Cater’, on part de l’autre côté, allez salut !".
Alors que des dizaines de personnes sont allées prêter main forte aux ouvrier-e-s de Cater’ sur les piquets de grève depuis plusieurs semaines, alors qu’on parle toujours et encore de "convergence de luttes", comment ne pas prendre les propos de monsieur "micro-CGT" comme une offense à tou-te-s ?
D’ailleurs, de nombreuses discussions ont suivi ces événements, entre ouvrier-e-s, étudiant-e-s, chômeur-e-s et autres manifestant-e-s sans étiquettes (y compris des "anarcho-machins-trucs", si vous y tenez)... Si un sentiment d’impuissance régnait, il y avait aussi une colère assez forte due aux comportements ultra-corporatistes et légalistes de monsieur "micro-CGT", la façon dont beaucoup de monde a pu se sentir "mouton" dans cette histoire.
Soutenir les ouvrier-e-s en grève de Cater’, oui,
mais pas les chefs / représentants syndicaux qui dirigent la lutte d’une manière bureaucratique et autoritaire.
Vive l’autonomie des luttes, dehors les syndicats ("partenaires sociaux" de l’Etat et du Medef) !
je proposerai une version un peu différente de ce qui s’est passé à monop’ :
moi ce que j’ai vu c’est
des ouvriers bien contents qu’on se joigne une fois de plus à eux
une action réunissant réellement pour la premiere fois les ouvriers et les étudiants
des ouvriers qui sont kan même revenu en soutien, et ce malgrès leur énervemment (cf le tiret d’après) pour soutenir (aider, affronter...) la bac qui s’en prennait a l’un de nous. je rajoute au passage ke c’est surement grace à eux ke le copain s’est pas fait embarqué.
et une situation qui a mal tournée non pas à cause du corporatisme des syndicats ou d’un mec de cat’, mais a cause de kelkes personnes (coté étudiants) qui ont rien compris à ce que représente la lutte des ouvriers, à son fonctionnement, à comment raisonnent les ouvriers,... et qui ont avec leur conneries mis un gros bordel dans ce k’on avait réussi à construire avec les ouvriers. et qui ont au passage encore agit sous l’oeil de la bac et de big brother (grenews, fr3)..
à ceux là je leur dis : "allez crever"
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