lundi 27 avril 2009 par Billy
[Mouvements lycéens / Etudiants] [Autres infos]A Lyon 2 la mobilisation étudiante et prof dure depuis dix semaines. Si le président de Lyon 2 avait plus ou moins (plutôt moins que plus) "soutenu" le mouvement, il a montré son vrai visage. En effet, passant outre le vote des AG ; l’équipe présidentielle à décidé, sous la pression de groupes réactionnaires (stop la grève, UNI...) d’instaurer un vote à bulletin secret. Appliquant à sa manière la démocratie, l’équipe présidentielle a appelé a voter "pour ou contre le maintien d’un blocage". Face à une telle démagogie, les mobiliséEs ont décidés de manière unilatérale d’appeller au boycott de ce vote (même l’UNEF a ce qui paraît). Mais la présidence à décidé de camper sur ses positions, et le vote a eu lieu aujourd’hui. Les étudiants présent pour informer les étudiants-votants ont étés pris à parti par la milice privée embauché par la fac, et tout à dégénéré.
La suite par http://www.Rebellyon.info
Aujourd’hui, lundi était organisé par la présidence de Lyon 2 un vote à bulletin secret sur la question du blocage, y étaient convié-e-s tou-te-s les étudiant-e-s ainsi que les membres du personnel de l’université. Plusieurs étudiant-e-s, ne l’entendant pas cette oreille, ont décidé de perturber le bon déroulement du vote. La réaction des vigiles privés engagés par la présidence a été disproportionnée : de nombreux étudiant-e-s (toutes orientations politiques confondues) ont été frappé-e-s et gazé-e-s par ces vigiles. Trois étudiant-e-s ont été attrappé-e-s puis séquestré-e-s dans le bureau de vote où ils/elle ont été copieusement frappé-e-s et gazé-e-s.
Devant la résistance des étudiant-e-s qui commençaient à s’organiser, les vigiles se sont barricadés dans les bureaux de vote pour contrer les assauts des étudiant-e-s, ont empilé tables et chaises devant la porte d’entrée et ont fermé les volets de toutes les fenêtres tout en continuant à gazé lorsque les étudiant-e-s arrivaient à ouvrir la porte. Les étudiant-e-s ont alors utilisé une barrière, des chaises et un extincteur pour tenter de défoncer la barricade et de libérer leurs camarades retenu-e-s. Lorsque les vigiles pointaient leur nez, ils se prenaient caillasses et mousse d’extincteur.
Suite à la rumeur grossissante de l’arrivée de la police et à la libération de nos camarades par la porte de secours des bureaux de vote, les étudiant-e-s cessent l’assaut. Lorsque les étudiant-e-s se rassemblent dans la cour de l’université pour se remettre et discuter des évènements, ils constatent la présence d’une petite dizaine de policiers (BAC et nationnale). Leur nombre allant croissant (jusqu’à 30), et contrôlant toutes les issues de l’université, les étudiant-e-s décident de s’organiser et se rassemblent dans l’amphi Laprade. Là sont discutées les suites à donner à l’action et à la présence policière. C’est alors que l’on apprend la volonté policière d’arrêter des "têtes" (grandes gueules ou leader syndicaux) à la sortie de l’université, suite aux dénonciations des vigiles privés et peut-être de quelques étudiant-e-s.
Dans l’amphi Laprade, la décision est prise collectivement de sortir de l’université en bloc afin d’empêcher les arrestations ciblées et d’éviter les contrôles d’identité au faciès. Après une demi-heure d’attente, les étudiant-e-s, au nombre de 200, sont sorti-e-s de la fac en bloc se tenant tou-te-s les bras les un-e-s les autres. La tension est à son comble, le cortège s’engouffre dans la rue Chevreul en direction de Jean Macé. La BAC s’est positionnée sur les deux flancs de la manif sauvage et des policiers nationaux, à pieds et en voiture encadraient le cortège.
Encore une fois nous sommes confrontés à une violence policière à outrance et à des arrestations arbitraires. A 21h ce soir un rassemblement de soutien est organisé au commissariat du 8ème Marius Barliet. Demain à 10h un rassemblement aura lieu à l’IEP afin de récolter les témoignages, et toutes informations concernant les arrestations.
Nous avons de nouveau besoin de soutien. La répression policière ne nous fera pas taire, tou-te-s solidaires.
Communiqué de Presse
Arrestation d’étudiants de Lyon 2 : halte à la répression politique !
Aujourd’hui lundi 27 avril 2009, la présidence de l’université Lyon 2 a organisé un vote concernant le blocage. Pour en assurer la sécurité, elle a décidé d’avoir recours à des vigiles privés plutôt qu’à des personnels de l’université. Nous considérons que ce vote, qui a eu lieu sans débats préalables, sans concertations avec les syndicats et les étudiants, est illégitime et passe par-dessus la démocratie des assemblées générales. L’appel au boycott de ce vote contresigné par les syndicats Unef et Fse et par le collectif du personnel et des enseignants Pau a été censuré. Alors que les assemblées générales de Bron, des Quais et des doctorants se sont prononcées pour le boycott. Dans ce contexte, les grévistes qui se battent depuis deux mois pour la sauvegarde de l’enseignement supérieur ont voulu manifester devant les bureaux de vote afin de protester. C’est à ce moment-là que les vigiles privés ont utilisé la violence contre les étudiants en les gazant. Les forces de police sont intervenues et ont poursuivi les grévistes dans une véritable embuscade aux alentours de Jean Macé afin d’arrêter de manière ciblée cinq étudiants connus de la mobilisation. Deux des étudiants sont des syndicalistes. C’est une arrestation politique puisque les personnes arrêtées n’étaient pas présentes lors des échauffourées. Nous condamnons le choix de la présidence de Lyon 2 de recourir à des vigiles dans l’université, ainsi que les violences auxquelles ils se sont livrés, en perdant leur sang-froid. Plusieurs étudiants ont été frappés. Nous condamnons la violence policière et les arrestations préméditées de grévistes connus afin de casser le mouvement de grève. Nous ne cèderons pas face à la répression. La mobilisation continue et nous appelons à la manifestation du mardi 28 avril et du vendredi 1er mai. Libérez nos camarades.
Coordination des groupes anarchistes – lyon, CNT Superieur-Recherche 69, UNEF,FSE,UPC,fédération PCF rhône,UEC,JC,JCML,étudiants mobilisés, Sud etudiant, .
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