Friday 16 October 2009 par anonyme
[Sciences / Nécrotechnologies] [Autres infos]Ce jeudi 15 octobre avait lieu à Strasbourg le premier rendez-vous du grand débat national sur les nanotechnologies.
Une fois les encravatés (mais néanmoins charmants) installés sur leurs places réservées des premiers rangs, trois énergumènes décidés mais néanmoins sympathiques se sont permis de monter sur la belle scène bien agencée pour y faire un discours (cf pjIntervention_Nano_20091015.pdf) non prévu initialement. Nous en avons profité pour agrémenter la scène avec une belle banderole: « Débat pipeau, nanos imposées ».
Les encravatés du premier rang baissaient la tête, sans doute honteux d’être mis en présence de tels individus si rétrogrades et imperméables aux merveilleux progrès que vont nous apporter les nanotechnologies.
Les 150 à 200 personnes présentes ont été très attentives, les nombreuses caméras high-tech aussi, j’ai même eu droit à un micro gentiment tendu, ce qui m’a permis d’épargner ma voix. Un geste magnanime qui a permis une fois de plus de démontrer l’ouverture et le sens du débat et de la démocratie des charmants organisateurs.
Cerise inattendue sur le gâteau, une bonne moitié de la salle a applaudi à la fin de notre intervention.
A notre départ, les charmants organisateurs étaient très curieux de savoir qui nous étions, et la réponse de « citoyens inquiets » ne semblait pas leur convenir. Devant l’insistance de la charmante dame chargée du compte-rendu officiel, nous lui avons remis le texte de notre intervention et nous sommes présentés comme sympathisants de PMO. C’est bizarre, il y avait plusieurs charmants organisateurs, qui n’avaient pas perdu leur cravate et qui n’avaient que ces trois lettres à la bouche: « PMO, PMO, PMO ? Mais dites-le, c’est pour le compte-rendu... ». Il semble bien que ce qui les inquiète le plus, ce soit de ne pas pouvoir mettre d’étiquettes sur les énergumènes... La prochaine fois, nous resterons donc de « simples citoyens inquiets », histoire de provoquer quelques nuits blanches.
Le charmant journaliste des Dernières Nouvelles d’Alsace, notre quotidien régional, ne semblait pas connaître ce sigle,lui. Il a quand même eu droit au texte de notre intervention, preuve de notre ouverture et de notre sens du débat et de la démocratie.
Bref, vous l’aurez compris, ce fut une charmante soirée.
Je me permets de donner une info technique quand aux puce RFID (j’ai travaillé 1 an sur cette technologie). La plupart de ces puces (et surtout celle destinées à remplacer le code barre) n’émettent pas de radiofréquences toute seules. Elles ont besoin du "lecteur RFID" qui, lui, émet des ondes. Les puces RFID utilisent les ondes du "lecteur RFID" en faisant varier l’onde réfléchie pour renvoyer ses informations.
Pour imager cela, c’est comme si la puce était un "simple" miroir (qui n’émet donc aucune lumière) et en bougeant le miroir, cela permet de communiquer avec la source lumineuse.
Je vous donne cette info pour être plus crédible devant les technocrates.
Le danger vient des ondes émises en permanence par les lecteurs RFID (comme dans les bus...). Et surtout par le principe de tout vouloir marquer...
Les puces RFID actuelles, qui émettent effectivement des ondes, sont beaucoup plus rares car elles sont infiniment plus chères (plus grosses, besoin de batterie).
Cela dit, il y a des recherches sur des techniques de récupération d’énergie (chaleur, mouvement corporel...) qui pourraient un jour être utilisées pour rendre ces puces émettrices...
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