Indymedia Grenoble

Ils veulent rendre les taules plus humaines: Attaquons-les!

Sunday 15 November 2009 par anonyme

[Répression / Contrôle social] [Autres infos]

Dans la nuit du 13 au 14 novembre à Paris, nous avons rendu visite à deux chantres de la répression humaniste.

Dans un premier temps, et dans la volonté d’aménager notre peine car nous avons été de méchants déviants, nous avons opté pour des travaux d’intérêt généraux: en l’occurrence repeindre la façade de la librairie Publico de le Fédération Anarchiste (145, rue Amelot, 11e arrdt).
Voici ce que l’on pouvait y lire après notre passage: "FA Collabos", "FA Sales Traitres" et "La FA veut des taules plus humaines, qu’elle crève avec".
En effet, cette organisation supposément anarchiste a diffusé un tract (le 8 novembre à la manifestation anti-carcérale à Bastille) qui ne l’était pas, dans lequel on pouvait lire entre autres des propositions d’alternatives à la prison-mur pour les "déviants" (psychiatrie, travaux pour la communauté, réhabilitation par le travail et autres horreurs). Puisqu’ils aiment le travail, nous leur laissons le soin de nettoyer. Qu’ils sachent qu’il n’y aura ni prescription ni oubli.

Ensuite, nous avons rendu visite à la Croix-Rouge (41 rue Lucien Sampaix, 10e arrdt) qui elle aussi prêche pour une humanisation des prisons à coup de torture, de la zone d’attente de Roissy aux prisons pour étrangers en Italie (sans compter les centaines de camps qu’elle gère à travers le monde). Nous y avons inscrit: "Croix-Rouge Collabos", "Feu aux CRA".

Ces deux actions entrent dans le cadre de la lutte contre tout les enfermements qui ne saurait se réduire à une semaine symbolique.

Promis, nous purgerons nos peines,
Quelques déviants offensifs.



Compléments d'informations :
Motion contre l’enfermement
par anonyme,
le 16 November 2009

Motion du 66e Congrès de la FA - Besançon - 2009

Motion contre l’enfermement

vendredi 5 juin 2009

Tout anarchiste est contre l’enfermement, qu’il soit carcéral, psychiatrique, sexiste, raciste, homophobe, économique ou politique.

C’est pourquoi nous revendiquons l’abolition de la prison (motion du Congrès de Rouen, en 1988).

Aucun enfermement n’est légitime. Par conséquent, nous refusons la distinction entre prisonnier politique et prisonnier de droit commun ; ce qu’avaient fait les prisonniers en lutte des années 1980 en créant le concept de : Prisonnier Social !

Tout prisonnier est politique, en raison des conditions psychologiques, sociales, ethniques, religieuses, économiques et politiques qui sont à l’origine de son enfermement.

La gestion de la délinquance et de la criminalité par l’enfermement est aussi une question de choix politique. C’est un crime d’Etat !

La prison doit être détruite. Elle a fait son temps. QU’ELLE CREVE !

Fédération anarchiste

les tracts horribles de la FA !!!
par mecano,
le 16 November 2009

Le tract de la Fédération anarchiste diffé à la manif :

http://nantes.indymedia.org/attachments/nov2009/tract_8_novembre_prisons_.pdf

Le tract 4 pages du groupes Idées noires de la FA diffé à cette même manif :

http://nantes.indymedia.org/attachments/nov2009/download.pdf

On se calme
par dd,
le 17 November 2009

Je ne comprends pas comment ce post passe. On peut être en désaccord avec la FA, je n’ai pas lu le texte, il est peut-être puant et peu m’importe, mais revendiquer un bombage sur une librairie d’une orga anar, je me demande où on va ? Rien ne justifie cela. Un texte bien senti de désaccord, un tractage à l’entrée (plus courageux qu’un bombage anonyme) des débats houleux, soit, mais ce genre d’action, je ne comprends pas, des infiltrés d’en face ? Des prétendus totos qui se croient plus puristes que les puristes, l’avant-garde qui guidera le peuple ? Des soi-disant déviants en mal de reconnaissance narcissique ?

La prochaine fois c’est quoi, un tabassage de militants organisés ou d’une autre orga parce que tel tract a dit telle chose ? Une attaque d’un squat parce que des totos qui y vivent ont publié tel post sur indy ? C’est n’importe quoi !

Les débats sont nécessaires sur les buts, les moyens, les stratégies, nous n’avons pas tous les mêmes positions et pratiques dans le milieu libertaire au sens large, il peut y avoir des désaccords profonds, mais ce genre d’actions d’éclats stupides ne fait rire que nos ennemis. A croire que certains ne sont là que pour créer la division.

Ce serait bien qu’on pose les armes et qu’on discute !

SAVOIR DE QUOI L’ON PARLE
par anonyme,
le 17 November 2009

Déviance en société libertaire, texte intégral :

http://www.atelierdecreationlibertaire.com/IMG/pdf/Deviance_en_societe_libertaire.pdf

Texte de présentation de la brochure "Déviance en société libertaire" :

Nous avons choisi volontairement de situer ce débat dans un cadre précis, celui d’une réflexion assez peu abordée aussi bien aujourd’hui que jadis: les formes de la déviance et ses traitements en société libertaire. Ce débat se place délibérément en parallèle avec les luttes qui sont menées au quotidien par de nombreux prisonniers.

Reprenons, à cet égard, l’appel à cette rencontre paru dans le numéro de l’été 1991 du Monde libertaire ayant pour titre « La prison en société anarchiste, mythe ou réalité » ?

Pour avoir tâté aussi bien de la paille humide des cachots d’antan que de l’univers électronique et informatisé d’aujourd’hui, les anarchistes n’ont jamais été en reste dans la dénonciation de l’univers carcéral. S’ils ont une idée précise et juste de la prison, il faut reconnaître qu’en matière de propositions alternatives, ils n’ont jamais fait preuve d’un grand esprit d’initiative... Mais, après tout, était-ce leur rôle?

"La question de la prison en société anarchiste reste posée. Là, comme ailleurs, l’angélisme n’est pas de mise. Il ne sert à rien de chercher à éluder des questions (qui nous sont posées dès aujourd’hui) en espérant que, en société libertaire, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Au-delà de la condamnation (par principe) de toutes les formes d’enfermement, il nous faut réfléchir à la gestion de la déviance (concept plus large que celui de délinquance et de crime) dans le contexte d’une société sans classes ni Etat, une société fondée sur des principes d’égalité, de liberté et... d’entraide, où toutes formes de domination, d’exploitation de l’homme par l’homme auront disparu.

"Nous partons du principe que toute société sécrète sa propre déviance et qu’une société plus libre et plus juste n’échappera pas à cette règle. De plus, nous pensons qu’une caractéristique de la société libertaire sera sa faculté à admettre cette déviance puis sa capacité à en faire un des éléments moteur d’une évolution permanente.

"Alors? Alors, nous devons nous poser en cascades toutes sortes de questions et tenter d’y répondre tout en sachant que nous sommes encore, malgré toutes les prises de conscience politiques et toutes les connaissances sur la psychologie de l’homme, au début d’une vaste réflexion qui engage sur bien des points la crédibilité de ce que d’aucuns nomment l’utopie.

"Existe-t-il une éthique de l’homme qui puisse prétendre à une adhésion suffisante pour que ses transgressions soient minimes et supportables par la collectivité, le groupe, l’individu? L’éthique anarchiste faite de contrats libres et de solidarités peut-elle être celle là?

"A partir de quel moment, celui qui refuse tout, ou partie des règles de vie, devient-il une menace pour la collectivité qui l’accepte en son sein? Quels types de traitement, au sens large, peut mettre en place une société basée sur des principes libertaires sans se renier elle-même ? Et, malgré tout, quelles délinquances, quels crimes, quels délits engendrera la société libertaire chez ceux qui la composeront?

"Ces questions et toutes celles qui en découlent, les anarchistes doivent se les poser dès aujourd’hui, sans hypocrisie ou faux-fuyants, sous peine de rester aux marges du monde de demain..."

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