par jean jaurés
Manifestation des Lycées (lycéens, profs, personnels et autres)
Mardi 24 novembre, 10h Gare de Grenoble
Nous, lycéen-ne-s avons toute les raisons de lutter contre cette casse généralisée de l’éducation. En effet, notre lutte doit s’appuyer sur 3 axes :
Tout d’abord, avant de parler de la réforme Chatel du lycée, nous allons parler de la réforme des BEP et des Bac Pro. Les BEP ont été (presque) tous supprimés, et le Bac Pro se fait désormais en 3 ans. Du coup, cela réduit le nombre de personnes qui auront un diplôme (la moitié des lycéens s’arrêtait au BEP et n’allait pas jusqu’au bac Pro), ce qui augmentera la précarité sur le marché de l’emploi, au grand bénéfice du patronat qui aura de la main d’œuvre bon marché. Le Bac Pro en 3 ans au lieu de 4 va mener à une déqualification du diplôme puisqu’on ne peut faire en 3 ans ce qu’on faisait en 4, et le gouvernement en profite ainsi pour rajouter des stages dans le Bac Pro, ce qui veut dire que le Bac Pro n’aura plus du tout la même valeur qu’avant.
Parlons désormais de la réforme Chatel (ministre de l’Education Nationale) du lycée, dont Sarko a annoncé les grandes lignes.
Après la mobilisation massive des lycéen-ne-s l’année dernière, on nous avait promis que la réforme était définitivement aux oubliettes et qu’on allait nous consulter.
Pourtant, la réforme annoncée par Sarko est, bien que moins frontale, tout aussi dangereuse pour les lycées.
Elle est composée de 3 axes :
L’individualisation des parcours : le gouvernement veut mettre en place des modules complémentaires (des sortes d’options) qui dépendrait de l’établissement d’origine et des secteurs d’activités de la zone géographique.
Du coup, en fonction de son établissement et de l’endroit d’où on vient, on aura pas le même diplôme. C’est la casse du Bac national, et si on a pas tous les mêmes diplômes, on devra se demmerder tout seul devant un employeur, un président de fac, etc. Quand nos droits sont assurés par des conventions collectives, c’est quand même beaucoup plus facile.
La sélection/orientation : le gouvernement veut permettre les réorientations en cours d’année. C’est la fin de la seconde chance. Si on est mauvais en cours, on pourra se faire réorienter à chaque trimestre vers une filière de moins bonne qualité, qui offre des diplômes ayant moins de valeur. En plus, avec les heures d’accompagnement personnalisé, pendant que les « bon-ne-s » feront de l’approfondissement, les moins « bon-ne-s » auront le droit à toutes les explications pour se faire réorienter au plus vite.
En plus de ça, le gouvernement dit qu’il veut faire des filières L et STI des filières d’élite. Attention cela ne veut pas dire qu’il y aura plus de lycéen-ne-s à sortir avec des diplômes ayant pas mal de valeur : ça veut simplement dire que l’élite va rester numériquement égale à aujourd’hui, mais qu’elle sera plus diversifié, pendant que l’immense majorité des lycéen-ne-s se débattrons dans leur merde…
L’autonomie financière : Du fait du manque de moyen pour l’Education, et de la plus grande autonomie que laissera cette réforme aux chefs d’établissements, ceux-ci chercheront surement des financements ailleurs, par exemple dans les entreprises privées. Cela va mener à un contrôle de notre avenir par le patronat dès le lycée…
Ensuite les suppressions de postes. Malgré les effectifs de plus en plus nombreux dans les classes (une majorité de classe entre 35 et 40 élèves) le gouvernement continue de supprimer des postes. Cela va nous conduire à des classes de plus en plus nombreuses, donc à des difficultés scolaires encore plus grandes, et à des diplômes de moins bonne qualité puisque les enseignements dispensés seront forcement moins bons à 40 qu’à 25…
Enfin les mesures sécuritaires. En mettant des flics dans nos lycées, le gouvernement veut mater toute possibilité de révolte chez les lycéen-ne-s. Il fait également une offensive idéologique, en défonçant l’héritage de mai 68, afin d’instaurer plus de discipline.
Cela nous montre que le gouvernement est prêt à dépenser de l’argent quand c’est pour les flics et pour la répression, mais ne lâche pas une tune quand il s’agit d’éducation.
Nous revendiquons :
Le retrait immédiat de la réforme Chatel
L’arrêt des suppressions de postes
La fin des mesures sécuritaires
Le retour des BEP et du Bac Pro en 4 ans
C’est pourquoi nous appelons tous les lycéen-ne-s de France à se mobiliser le 24 novembre
il semblerait que la fsu et les autres syndicats appel plutot la manif à 14h30 (place de la gare). mais deux manifs c’est peut etre bien aussi !
ils doivent venir pêcher leurs infos ici vu qu’ils annoncent aussi la manif à 10h ! sans faire de pub, grenews à fait une petit investigation pour tâter le terrain à propos d’un futur mouvement. qui sait, peut être qu’un jour ils quitteront le coté obscur de la force et leur papa le Daubé.
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Tuesday 24 November 2009
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