Indymedia Grenoble

Inauguration du laboratoire sécuritaire grenoblois.

Saturday 25 December 2010 par anonyme

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ça y est, c’est fait :

Jeudi 23 novembre, Hortefeux s’est rendu à Grenoble pour l’inauguration (quel magnifique mot !) ou plutôt la présentation de la nouvelle force répressive de l’Etat : l’Unité mixte d’intervention rapide (Umir).

Cette charmante "police de proximité" vouée à sévir dans les quartiers dits sensibles (ils ne s’en cachent pas), en cas d’émeutes urbaines, est totalement inédite en France et s’inscrit dans la lignée des mesures sécuritaires engagées par le gouvernement.

Grenoble, anoblie par l’extraordinaire discours xénophobe de sarkophage Ier, se trouve à nouveau mise en avant, taxée aujourd’hui de "laboratoire" sécuritaire, "ville pilote en matière de sécurité". Qui sommes-nous citoyens grenoblois, pour jouer les cobayes de cette mascarade ?

La nouvelle "police de proximité", gadjet du préfet Le Douaron, a pour finalité de "s’adapter à la nouvelle géographie criminelle" pour pouvoir au mieux gérer les émeutes et protéger les pompiers.

Cette milice est mixte, car rassemble "pour la première fois" des policiers et des gendarmes. Elle se compose de six policiers en civil de la BAC, quinze policiers en tenue de la compagnie d’intervention, de deux maîtres chiens et de quinze gendarmes. Quelques images, filmées par grenews de cette fine équipe qui se "veut très réactive" (on remarquera sur la vidéo que lors de l’entrainement, les flics supposés jouer les rôles des émeutiers semblent doués de qualités pour la mise en scène auparavant insoupçonées)

Destot, maire du "laboratoire" sécuritaire, s’est comme toujours montré de l’avis du gouvernement invoquant la nécessité de la présence d’une "police de terrain". Pourtant, en fouinant un peu sur le site de l’Assemblée nationale, on remarque que le bonhomme avait réagit au "discours de grenoble", de la manière qui suit à l’article de loi sur la "déchéance de la nationalité française" : "Il s’agit d’une énième mesure de circonstance dictée par l’actualité, comme nous en avons malheureusement pris l’habitude avec votre Gouvernement." Ce beau discours, oublié. Destot citait également Cocteau disant qu’il fallait "passer d’un regard qui dévisage à un regard qui envisage". D’une certaine manière, nous y sommes :
- non seulement les caméras nous dévisagent.
- mais maintenant, c’est une nouvelle répression edurcie, aguerrie qui est envisagée.

Ils sont Vichy, soyons pirates. Résistons.



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