Friday 21 October 2011 par mary Curry <mary.curry (a) laposte.net>
[Sciences / Nécrotechnologies] [Féminisme / Genres / Sexualités] [Autres infos][MANIA ATOMICA] CONTRE LE VIOL NUCLEAIRE
1- INTRODUCTION : ÊTRE TOUT CONTRE LE NUCLEAIRE ? 2- MINIMISATION DE LA PLACE DES FEMMES DANS LES LUTTES. 3- VISIONS FEMINISTES DES LUTTES ANTI-ATOMIQUES. 4- LE NUCLEAIRE VU COMME UN VIOL ? 5- THEMES ABORDES PAR LES FEMINISTES ANTI-NUCLEAIRES. 6- CONTRE LA BUREAUCRATIE DU POUVOIR ATOMISTE. 7- MASCULINISME EN MILIEU MILITANT ANTI NUCLEAIRE.
Lors d’une récente rencontre contre les techniques nucléaires, le nombre des femmes présentes et les rôles qu’elles s’étaient donnés dans la répartition des tâches, était étonnement plus importants que ce que l’on constate dans d’autres mouvements militants. Quelques jours plus tôt, s’était posée la question de l’implication et de la position des femmes contre le nucléaire, en tant que classe sociale exploitée et opprimée, c’est-à-dire de classe de genre. L’idée n’est pas ici de dresser un panégyrique des luttes féministes contre l’atome et son monde. C’est plutôt de soulever quelques questions sur la manière dont les luttes contre le nucléaire s’articulent à la domination masculine, et ce en quoi ces luttes proposent des dépassements à la situation actuelle. Pour reprendre le titre ci-dessus, peut être pour tenter d’offrir un peu d’espoir au bord du gouffre. Une recherche bibliographique sur « genres et atome » ne relève que peu de traces marquantes sur le rapprochement des genres et des technologies atomiques.
Pourtant, de nombreux textes féministes analysent bien la teneur genrée des sciences, en général ou par catégorie technique. Pour la biologie, un manifeste cyborg propose un blasphème rieur mettant en défaut les mythes et leurs porte flambeaux.
Pour la neurologie, plusieurs féministes démontent les croyances dans les différences physiologiques du cerveau humain. Loin des invitations au retour à la chandelle, Scum prône l’automatisation des tâches fastidieuses, dans une alternative à la division sexuée du travail. Même l’informatique avait droit à son chapitre, renvoyant hors de la pensée straight, loin de la binarité calquée sur les normes hétérosexuelles, ces normes ayant servi d’outil autant que d’argument à l’informatique : les prétentions humanistes ou universalistes autour du logiciel libre s’y trouvent contredites, renvoyées à leurs contradictions.
Toutefois, on constate que les femmes sont en général plus radicales et plus engagées en faveur de la cessation des industries nucléaires, commerciales ou militaires (pour autant que cette distinction ait un sens).
CONTACT : mary.curry [à]laposte.net
PS : hier, nous avions attaché la brochure en PDF, mais ça n’a pas marché. faute de mieux, pour quelques temps, elle est là : http://www.mon-nuage.com/uploads/ MMManiaAtomicaNucleaireGenresBrochure NB 111019.pdf
hey salut,
alors je me pose la question de la pertinence de ce texte, pour être claire, je suis féministe et pas franchement pour le nucléaire et je pense que les luttes sont reliées entre elles.
Toutefois, ce texte me semble un peu poussé. Il parle de nature féminine qui serait en lien profond avec la nature et du viol de la terre par l’éjaculation nucléaire, mais ce n’est pas qu’une métaphore c’est très sérieux.
Alors que répondre si ce n’est que je préfère penser en terme de constructions sociales que de "nature" féminine, que non, je ne suis pas liée intrinsèquement aux arbres et à la terre par mon ovaire droit (pendant que le gauche serait "naturellement" prédisposé au tricot et à la cuisine), que non, il n’y a pas de qualités relatives à une essence féminine, ce sont des comportements appris dans une société genrée, et que les faire passer pour naturels ne fait que légitimer la domination des femmes douces et fragiles.
Et surtout je ne vois ce que ça fout ici de dire à tour de bras que les femmes sont des matrices, et sont donc particulièrement responsables de la survie de l’espèce et des petites plantounettes. Foutez la paix à mon pauvre utérus !
Qu’est-ce qu’on fait de la liberté de choix, de la libre disposition de son corps, de l’autodéfinition (est-ce qu’un appareil génital femelle suffit pour se définir femme? Ya-t-il d’autres choix possibles?)
Et puis cette histoire de sources qui ne sont pas citées pour laisser le lecteur faire son chemin, ça fait juste des textes illisibles et incompréhensible. Ce n’est pas orienter la penser que de fournir ces sources, c’est laisser au lecteur le choix de se documenter, et d’éclairer voire d’avoir une autre parole que celle qui lui est donnée. De plus, c’est un peu pédant, de dire "nous on a lu tout ça et si toi tu veux savoir d’où ça sort t’as qu’à être assez malin pour trouver tout seul".
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