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Contre les violences faites aux femmes, manifestation de nuit en non-mixité femmes/gouines/trans à Lyon

Wednesday 9 November 2011 par anonyme

[Féminisme / Genres / Sexualités] [Autres infos]

Contre les violences sexistes, une manifestation de nuit en non-mixité femmes/gouines/trans est organisée le 26 novembre à l’appel d’individues, de collectifs et d’organisations féministes de Lyon.

Rendez-vous à 19h place Du Pont (métro Guillotière). Venez nombreuses !

Les vio­len­ces, toutes les femmes les connais­sent : elles peu­vent aller cres­cendo, de l’insulte au meur­tre, en pas­sant par le viol, du sexisme ordi­naire au crime…

* C’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue * C’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix ; * C’est la femme menacée d’un mariage forcé ; * C’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et qui regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit ; * Ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, et le viol par le conjoint ; * C’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai » ; * C’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui. * Ces derniers mois, l’affaire DSK a connu une très large couverture médiatique qui relève au fond de quelque chose de banal mais d’insupportable quand au traitement des violences faites aux femmes et au sexisme ambiant de notre société : la parole de la femme est systématiquement mise en doute, ses propos minimisés et décrédibilisés, l’agresseur est présenté comme une victime. Plus largement les violences sexuelles sont minimisées voire légitimées par une série de discours transférant systématiquement la responsabilité sur la victime et non l’auteur, accusée d’avoir « provoqué », « suscité » celles-ci. A l’agression elle- même ou au viol s’ajoute ainsi une autre violence, celle du stigmate de la part de la société, parfois de l’entourage, mais aussi de la part de l’institution judiciaire. Ce stigmate et cette suspicion s’accroit pour les femmes des classes populaires lorsque l’agresseur appartient à la bourgeoisie, celles-ci étant à priori suspectées de mentir pour soutirer de l’argent.

La honte ne chan­gera pas de camp si l’on ne remet pas en cause l’ensem­ble de ce sys­tème sans atten­dre qu’une solu­tion vienne d’un pou­voir poli­ti­que aux mains d’une classe diri­geante bour­geoise et for­te­ment sexiste. La honte ne chan­gera pas de camp si l’on ne s’atta­que pas aux dis­cours, aux repré­sen­ta­tions et à l’éducation sexis­tes qui mini­mi­sent et légi­ti­ment les vio­len­ces sexuel­les, encou­ra­gent les agres­seurs et stig­ma­ti­sent les vic­ti­mes.

Les vio­len­ces faites aux femmes sont les mani­fes­ta­tions du sys­tème patriar­cal qui main­tient une orga­ni­sa­tion sociale, économique et poli­ti­que de domi­na­tion d’un genre sur un autre. La Coordination des Groupes Anarchistes affirme son oppo­si­tion au sys­tème patriar­cal, racine des vio­len­ces faites aux femmes. Nous consi­dé­rons que le capi­ta­lisme et le patriar­cat sont deux sys­tè­mes de domi­na­tion « qui se nour­ris­sent l’un l’autre » et qu’il faut abolir.



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