Indymedia Grenoble

je présente ma candidature à l’UPMF

Thursday 23 February 2012 par Olivier Ihl

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Cet article est refusé :

Hormis un lien en début d’article vers un autre article d’Indymedia, l’article ne délivre aucune information relative à des luttes sociales mais relaye au contraire le discours de candidature d’Olivier Ihl. Une analyse de ce personnage à l’aune de cette candidature serait utile.

Vous vous souvenez de moi ? oui ? Non ? allez, un ptit rappel : http://grenoble.indymedia.org/2007-11-29-Decouvrons-l-Olivier-Ihl

Je présente ma candidature pour les élections des trois conseils de l’UPMF du 2 et 3 avril prochain.

Professeur de science politique (CE), après une thèse en histoire à l’EHESS, je me suis très tôt engagé au service du collectif (comme président d’une association professionnelle, l’Association nationale des chercheurs et enseignants de Science Politique, puis au CNU ou au Comité national du CNRS). Agé de 46 ans, marié, père de trois enfants dont une petite fille polyhandicapée, j’ai connu une expérience militante qui fût très formatrice, quinze ans à la Ligue des Droits de l’Homme. Puis la direction de l’IEP de Grenoble pendant sept ans est venue compléter ce parcours. Je suis porteur depuis 6 ans de la mention de master «Politiques publiques et changement social» de l’UPMF qui, avec ses sept spécialités, regroupe plus de 450 étudiants. Cette mention complète le champ des disciplines de l’UPMF en l’ouvrant dans une logique pluridisciplinaire vers les sciences politiques, l’économie, le droit et la sociologie. Elu au CA de l’UPMF en 2007, j’ai pu m’impliquer dans la vie collective de l’établissement. Présent dans le Bureau du PRES au titre des membres fondateurs depuis 5 ans, participant au Plan Campus et aux multiples discussions sur l’évolution du site, j’ai acquis une bonne connaissance des interlocuteurs de l’Université (ministère, collectivités locales, organismes de recherche, milieux socio-économiques). Animateur du cluster 12 «dynamiques sociales et territoriales : les dispositifs de lutte contre l’exclusion», les questions de développement de la recherche à l’échelle régionale me sont familières.

Désigné à l’occasion d’un scrutin à bulletin secret par un collectif de collègues décidé à s’investir dans l’avenir de leur Université, j’ai décidé de me présenter à la présidence de l’Université Pierre Mendès France. Très attaché aux missions de service public de l’Université (enseignement et recherche, création et transmission des savoirs et de la culture), je suis persuadé que l’UPMF peut jouer un rôle central dans la structuration des sciences sociales et humaines du site comme dans la construction de la nouvelle Université Grenoble Alpes. C’était déjà l’intuition de Jean Louis Quermonne, ancien directeur de l’IEP, puis premier président de l’Université des Sciences sociales de Grenoble, en 1970. Cette politique ambitieuse a aussi été celle du président Alain Spalanzani, comme de ses prédécesseurs, Claude Courlet, François Petit, Guy Romier ou Bernard Pouyet. Grâce à eux, notre Université est devenue un acteur majeur de la vie scientifique, économique et sociale.

Cette candidature tient à une démarche et à un contexte. Une démarche tout à d’abord. Un collectif informel d’une trentaine de collègues de tous les horizons disciplinaires intitulé UPMF 2020 s’est réuni dès novembre dernier, groupe auquel il m’a été donné de participer dès le début : son but était de réfléchir à l’avenir de l’UPMF, convaincu que le retour à l’enfermement facultaire serait une régression. Pour tous ces collègues, seule la grande Université des Alpes avec des sciences sociales respectées et reconnues constitue un avenir réaliste. D’où cette candidature dont je mesure la responsabilité. Un contexte ensuite. L’UPMF est à la croisée des chemins. Jamais depuis mai 1968, notre Université n’avait été confrontée à des changements aussi importants, en un délai aussi court. Les politiques publiques conduites depuis cinq ans ont dessiné un nouveau paysage fondé sur la spécialisation et la hiérarchisation. Elles ont mis en péril les Universités, avec des risques considérables que l’on mesure chaque jour. Il suffit de regarder autour de nous, avec la mise en concurrence des établissements et des formations, une gouvernance universitaire ultra concentrée, les disettes budgétaires aboutissant à des mises sous surveillance de plusieurs Universités, des politiques de ratios aveugles et mal négociées…. Pour faire face à ce nouvel environnement, il importe d’avoir une stratégie ambitieuse comme ce fut le cas avec la présidence précédente. Loin d’une vision technocratique ou managériale, moins pressé par le temps politique imposé ces quatre dernières années par le Ministère, il faut aujourd’hui l’amplifier, la rendre plus collégiale, avec la participation de tous les membres de notre communauté. Sans chacun d’entre nous, cette grande ambition ne pourra être portée avec la force nécessaire. Trois impératifs sont clairement au cœur de cette stratégie.

Se préparer à l’Université unique de Grenoble-Alpes Lire la suite : http://uneambitionpourtous.fr/?page_id=513




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