Indymedia Grenoble

La grevue de presse (27 février - 13 mars)

Thursday 15 March 2012 par piliers de comptoir

[Infos locales] [Média]

Tous les lundi, nous sommes quelques grenoblois à nous réunir dans un café pour lire la presse locale qui nous tombe sous la main, s’informer un peu sur ce qui se passe dans notre ville, échanger nos impressions.

Nous vous proposons ici une petite sélection des informations qui nous ont marquées, entre le 27 février et le 13 mars dernier, dans le Dauphiné Libéré, Grenews et la revue de presse de l’ADES. Toutes les phrases entre guillemets sont extraites de ces médias, la source étant indiquée en fin de paragraphe.

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UN AIR POURRI

Chaque jour, le réseau de surveillance de la qualité de l’air en Rhône Alpes, dont l’ASCOPARG à Grenoble, calcule un indice de la qualité de l’air, l’indice ATMO. L’indice ATMO prend en compte quatre polluants, le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, l’ozone et les particules fines inférieures à 10 microns. Cet indice est calculé quotidiennement sur une période de 24 heures. Le résultat est un nombre compris entre 1 et 10. Au dessus du niveau 5, la qualité de l’air devient médiocre ou mauvaise. Voici les pourcentages des jours d’une année où l’indice ATMO est supérieur à 4 à Grenoble :

- 2005 : 30%
- 2006 : 30%
- 2007 : 42%
- 2008 : 29%
- 2009 : 35%
- 2010 : 30%
- 2011 : 37%

(Revue de presse ADES, 10/03/12)

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BILAN DE LA CHAINE HUMAINE DU 11 MARS

Le Dauphiné Libéré consacre une page entière plutôt élogieuse à la chaîne antinucléaire Lyon-Avignon du 11 mars dernier, sous le titre « Une mobilisation historique ». Bilan : 60 000 participant-e-s selon le réseau Sortir du Nucléaire, 31 000 selon la police. Satisfaction de Christine Hasse, l’une des organisatrices : « Tout s’est déroulé sans le moindre problème, en parfaite collaboration avec la gendarmerie. » La plupart des partis politiques officiellement de gauche étaient officiellement représentés, sauf le PS. (DL, 12/03/12)

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ACTIONS DIRECTES NO TAV

Dimanche 11 mars dans la nuit, deux camions de la société Spie Batigolles Pétavit ont été incendiés, avec l’inscription « Collabos du TAV » sur le mur du parking. Le directeur de l’entreprise affirme que sa société n’intervient pourtant pas dans le chantier du TGV Lyon-Turin. (DL, 13/03/12) Samedi 3 mars, des câbles électriques ont été incendiés sur la ligne SNCF près de Bourgneuf, en Savoie, avec l’inscription NO TAV sur une armoire électrique. (DL, 05/03/12)

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22 RUE DES ALPES

Les demandeurs et demandeuses d’asile du 22 rue des Alpes organisaient, quelques jours avant leur procès pour occupation illégale, un petit-déjeuner devant le groupe scolaire Anatole-France, pour rencontrer la population, expliquer leurs situations et échanger. Sur leur tract on pouvait lire : « Nous ne cherchons ni la pitié, ni la charité, mais la solidarité. » (DL, 28/02/12)

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EKATERINA C’EST GAGNÉ, MAIS PAS LES AUTRES

L’animatrice de la maison culturelle de la poésie, Ekaterina Bouchoueva, a vu sa situation régularisée par l’État français, probablement suite aux mobilisations et à la médiatisation dont elle a été l’objet. Le concert de soutien du 8 mars à la Bobine a été maintenu, en soutien à toutes les autres personnes dans des situations similaires. (DL, 02/03/12)

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NOS CHERCHEURS SONT FORMIDABLES

Le Daubé publie régulièrement une page « Sciences/Innovations » à la gloire du CEA et de ses dérivés, 100% com, 0% esprit critique. Le message est assez simple : la science grenobloise est sympa, écolo, altruiste. L’édition du 28 février s’intéresse à trois start-up made in Minatec. On voit six photos de chercheurs joyeux, lunettes fashion, peau blanche et sourires satisfaits. Que font-ils ? La start-up Heliodel développe des leds à base de nanos, moins consommatrices en électricité. Apix des micro-analyseurs de gaz, des sortes de nanopuces pour détecter les pollutions gazeuses. Advanced Liquid Logic des nanopuces pour détecter rapidement cinq maladies chez le sang des nouveaux-nés, et bientôt le virus du sida pour les populations en Afrique. (DL, 28/02/12) On attend toujours un article du Daubé sur les innovations utilisées et développées par la Délégation Générale à l’Armement au sein de Minatec.

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MOBILISATION CONTRE BASE-ELEVES

En Isère les écoles ont toutes fini, après intimidation et répression, par renseigner Base Elèves, à une exception près, la petite école de Montagne, près de St Marcellin. Le Conseil d’Etat a pourtant rétabli le droit d’opposition, et le procureur de Paris a adressé un rappel à la loi au ministère de l’Education Nationale, au sujet de l’absence d’informations des parents d’élèves sur Base Elèves. Depuis a été réalisée la saisie d’un juge d’instruction pour reconsidérer le classement sans suite des 2103 plaintes contre X au sujet de Base Elèves et des recours en Tribunal Administratif contre le refus de l’administration de respecter le droit d’opposition s’enchaînent. Les recours juridiques de directeurs sanctionnés se poursuivent. Certains gagnent, d’autres perdent. Plusieurs conseils régionaux dont celui de Rhône-Alpes et de nombreuses municipalités ont émis des vœux contre le fichage.

Parallèlement, l’État est en train de reconstituer en dehors de Base Elèves de nouveaux fichiers recueillant des données nominatives, notamment sur les compétences avec le Livret Personnel de Compétences électronique (LPC). Ce LPC est un terrible outil de traçabilité, de déterminisme, de tri précoce, d’exclusion et de contrôle de la population, au service de la politique de compétitivité dans l’Education Nationale. Le LPC est déjà en place dans le secondaire, et expérimenté dans des écoles où sa généralisation est prévue pour l’année scolaire prochaine. L’existence de l’Identifiant National Elève (INE) et de la Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE) permet la mise en relation des différents fichiers.

Dans ce contexte le Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves propose une réunion de lutte contre le LPC le mercredi 21 mars à 18h30 à la salle du parking Vallier-Catane, au croisement de la rue Ampère et du boulevard Joseph Vallier.

(Revue de presse ADES, Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves, 03/03/12)

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COMBIEN DE CAMÉRAS À GRENOBLE ?

En 2010, Grenoble comptait une trentaine de caméras de vidéosurveillance, le long des voies de tramway, de circulation et sur des espaces publics. En 2012, officiellement, on devrait en dénombrer 18 de plus, installées dans les secteurs Jardin de Ville, Square La Fleur et au Village Olympique, si l’on s’en tient aux déclarations de la majorité municipale. L’ ADES émet des doutes : « on constate combien, dès l’origine, la question de la vidéo surveillance et de l’installation de caméras sur l’espace public a été traitée en petit comité qui n’a fini par informer de ses intentions que sous la pression des habitants ». L’ADES constate que « le bilan de « l’expérimentation » promis par J. Safar l’adjoint en charge des finances et de la sécurité, se fait toujours attendre, sans parler du fameux Collège d’Ethique. ». « Rien ne nous dit aujourd’hui que le nombre de caméras installées est conforme aux 18 annoncées et à la demande d’autorisation faite par la ville à l’Etat. Rien, car contrairement au décret 96-926 du 17 octobre 1996 qui, dans son article 1 indique que « le pétitionnaire (en l’occurrence la ville) doit dans sa demande d’autorisation préalable à l’installation d’un système de vidéosurveillance préciser les modalités de l’information du public. », il n’existe à Grenoble aucun panneau d’information sur l’espace public, auquel le citoyen pourrait se référer. Le préfet de l’Isère qui a donné une autorisation préalable sait-il que la ville est en infraction et qu’ainsi elle fait obstacle à l’exercice des droits de ses habitants ? » (Revue de presse ADES, 03/02/12)

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BOUM BOUM

Un homme encagoulé a braqué un camion transportant des explosifs à la sortie du dépôt de la société Titanobel à Veurey-Voroize. 150 kg d’explosifs ont été volés. En 2001, plus d’une tonne de dynamites avait été volée à la même société. (Grenews, 7-13 mars 2012)



Compléments d'informations :
la grevue et le nucléaire
par anonyme,
le 17 March 2012

Selon la grevue de presse, le Dauphiné Libéré qui consacrait une page plutôt élogieuse à la chaîne humaine, nous dit que la plupart des partis politiques de gauche étaient officiellement représentés. Mais parmi ces partis de gauche qui seront représentés aux élections présidentielles et qui étaient présents à cette chaîne humaine (le PS et Lutte Ouvrière étaient absents puisqu’ils ne sont pas contre le nucléaire, mais chacun à leur façon envisage une gestion différente), regardons ce que leurs candidats aux élections présidentielles entendent par « sortir du nucléaire » :

Pour Philippe Poutou et le NPA , il s’agit de sortir du nucléaire en 10 ans. Pour Eva Joly la candidate d’EELV « beaucoup plus réaliste » envisage la sortie sur une durée de 20 ans. Pour Jean-Luc Mélenchon et son Front de Gauche, ce n’est pas simple puisque le PCF qui fait partie de ce Front de Gauche reste favorable à une combinaison énergétique comprenant le nucléaire.

Et d’une seule voix ces partis de gauche se sont retrouvés main dans la main pour cette manifestation très photogénique sans même jamais remettre en question le programme nucléaire qui par exemple envisage cette nouvelle usine d’enrichissement d’uranium George Besse II à Tricastin qui est construite actuellement pour produire du combustible nucléaire pendant au moins 40 ans…

Nous devons sortir du nucléaire immédiatement. N’attendons pas qu’une nouvelle catastrophe nous y oblige ; le Japon a dû se passer du nucléaire brutalement : sur les 58 réacteurs existant seulement deux sont en service actuellement.

Le seul débat sur le nucléaire acceptable serait celui qui nous propose de discuter sur le comment sortir du nucléaire dans le mois qui vient. Soyons réaliste demandons l’impossible !

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