Indymedia Grenoble

Pourquoi nous somme entre autre antifasciste ! Partie 2. La situation actuelle

Sunday 15 April 2012 par Section Nazihunter RASH-Lyon/Grenoble <komanche (a) riseup.net>

[Infos locales] [Antifascisme]
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Depuis l’été 2011 les fascistes ont eu de nombreuses occasions de faire parler d’eux.

A Lyon, comme on pouvait malheureusement s’y attendre, de nombreuses agressions ont eu lieu. Un nouveau pas a été franchi puisque les fascistes n’hésitent plus à s’en prendre aux gens chez eux, à attaquer des commerces comme ce fut le cas lors de "la marche des cochons", ou cet été lors de l’attaque d’un bar par des hooligans Lyonnais.

Ces événements témoignent d’une montée en puissance de l’extrême droite radicale, qui se sent désormais en confiance et multiplie ses exactions dans un climat de passivité généralisée.

Alors que l’UMP poursuit sa course vers l’extrême-droite, tirée en cela par les néo-reacs de la "droite populaire" et des ministres de l’intérieur toujours plus outranciers dans leurs paroles et leurs directives.

Alors que quelques retouches cosmétiques auront suffit à faire du FN un parti "respectable" pour beaucoup de médias, il ne fallait pas s’attendre à ce que les "éléments virulents" restent sagement à la niche.

La multiplication des discours et des provocations fascistes au quotidien facilite le passage à l’acte de l’extrême droite violente (attaque à Lyon, ratonnade à St Pan et Grenoble, re-création de groupuscules nationalistes-révolutionnaires violents comme le GUD, 3ème voie, Jeune Nation...).

Ces agressions sont pour l’extrême-droite le moyen de s’imposer physiquement dans la rue et d’instaurer un climat de crainte à leur égard, dans le but de mieux faire passer leur message de haine. A Lyon d’une part, ville qui, à elle seule concentre une grosse partie des nervis fasciste de la région, mais aussi à Grenoble...

On sait depuis longtemps (épisode SOS tout-pourri en 2009...) que les fascistes lyonnais et grenoblois entretiennent des rapports étroits. On en a une confirmation l’été dernier et au cours de l’année quand à plusieurs reprises des fascistes lyonnais sont venus prêter main forte à leurs homologues grenoblois (descente sur le campus, "barbecue nationaliste", ratonnade en ville faisant plusieurs blessés).

Encore une fois nous réaffirmons notre solidarité avec les victimes. Nous nous sentons particulièrement concerné-e-s du fait que ces événements se passent près de chez nous, mais cela ne doit pas nous faire oublier que ce genre d’événements arrive de partout dans le monde.

Vers une internationale fasciste.

Partout où les fascistes prennent pied, nous nous sentons concerné-e-s. Que ce soit parce nous ressentons cela comme une agression tant leurs idées sont aux antipodes des aspirations à une société égalitaire, mais aussi parce ce sont systématiquement nos camarades et des personnes dont le seul tort est d’être différend (que ce soi de par leurs origines ou leurs orientations sexuelles) qui font les frais de leurs exactions.

Nous sommes solidaires des antifascistes russes et des victimes aux traits trop caucasiens dont les meurtres sauvages ne font même plus la une des journaux.

Nous sommes solidaires (malgré le fossé idéologiques qui nous sépare) des jeunes socialistes d’Utoyea, victimes non pas d’un coup de folie, mais du mode opératoire dit du "loup solitaire", très prisé des fascistes.

Nous sommes solidaires des anarchistes grecs et biélorusses tout comme des émeutiers anglais condamnés pour l’exemple, comme l’avaient été les fusillés de la Commune...

La liste est longue, trop longue, et ne reste malgré tout que la partie émergée de l’iceberg.

Le plus souvent, cette solidarité ne peut s’exprimer en actes, du moins en apparence : il ne faut pas perdre de vue que les groupes les plus violents n’agissent que lorsqu’ils se sentent en confiance, quand les mentalités sont suffisamment imprégnées pour que, à défaut de cautionner ces actes, la masse condamne plus que mollement. Aussi tragique que cela paraisse, le sort des sans-papiers ne suscite plus autant d’indignation qu’il y a quelques années, tout comme cela choque de moins en moins quand des politiciens ou des éditorialistes se permettent des amalgames douteux entre délinquance et immigration, entre islam et terrorisme...

Il ne faut non plus perdre de vue que les mouvements néo-fascistes et néo-nazis ont aujourd’hui une grande longueur d’avance sur nous dans le domaine de la coordination que ce soit à l’échelle européenne ou mondiale. En témoigne la participation de nombreux fascistes étrangers à des événement comme les "Assises contre l’Islamisation" le 18 décembre 2010 à Paris, à la "marche des cochons" le 14 Mai dernier à Lyon (1) où, les Assises de Nationalité-Citoyenneté-Identité le 10 mars derniers à Paris.

Ainsi faces à des groupes néo-nazi comme le Blood&Honnor (2) organisés à une échelle mondiale et aux mouvances identitaires et néo-fascistes européennes (3) les antifascistes des régions de l’est de la France, d’Italie, d’Allemagne mais aussi les RASH (Red and Anarchist Skin-Head) de Russie et d’Amérique du Nord luttent de façon isolée les uns des autres, contre des réseaux internationaux voire parfois des membres d’une même organisation.

C’est à l’émergence d’une véritable internationale fasciste que nous assistons. Cela doit nous rappeler que les lutte antifascistes, antiracistes et antisexistes sont elles aussi internationales !

Vers un totalitarisme technologique

« Les camps de concentration, les génocides, les guerres mondiales et les bombes atomiques ne sont pas des rechutes dans la barbarie, mais les résultats effrénés des conquêtes modernes de la technique et de sa domination. » Herbert Marcuse

Ce qui différencie l’époque que nous vivons des années 30, ce sont les moyens technologiques mis en oeuvre. Certains réseaux de surveillance inutiles au moment de leur mise en service ont pu se faire oublier (le réseau échelon est, jusqu’à preuve du contraire, toujours en place), mais d’ici quelques années peut-être disposera-t-on de la puissance de calcul nécessaire pour effectivement surveiller toutes les communications terrestres. Les caméras de vidéo-surveillance (4) de Londres, longtemps inutiles, ont littéralement été oubliées par les émeutiers. Si bien que beaucoup ont découvert trop tard que chacun de leur faits et gestes étaient épiés, et que cela pouvait se retourner contre eux à la moindre occasion. Un autre élément, moins souvent cité, mais qui pourtant est peut-être le plus révélateur de la mauvaise pente sur laquelle on s’engage, est l’ensemble des mesures "hygiénistes" qui pleuvent, et cette fâcheuse tendance de l’état à vouloir prendre soin de nous, y compris contre notre gré.

On noteras la référence fréquente (surtout dans les milieux militants) à Georges Orwell, et à son fameux "Big Brother is watching you" pour dénoncer la société de surveillance. En partie à cause d’une erreur courante qui fait que l’on traduit généralement par "Big Brother vous surveille". Or la lecture de "1984" laisse entendre qu’une traduction plus fidèle serait "Big Brother veille sur vous". Si le roman dénonce effectivement la société de fichage et de surveillance, il insiste davantage sur l’image bienveillante qu’affiche le régime, sur la figure rassurante qu’est Big Brother. Il met bien en exergue que chaque privation de liberté est faite pour notre bien.

Que penser alors des campagnes contre le tabac, l’alcool, la "malbouffe". Que dire quand on nous impose (à nos frais qui plus est) un nouveau compteur EDF ou un détecteur de fumée. Ou même lorsqu’on nous interdit de nous loger en yourte, en camion, ou qu’on tue dans l’oeuf toute initiative populaire par la mise en place de normes souvent absurdes, ne laissant plus de place qu’aux initiatives officielles, seules à même d’aligner le budget nécessaire. Tout cela évidemment "pour notre bien". Le propre des régimes totalitaire c’est de confisquer toute liberté individuelle, et si la peur est un outil essentiel, l’infantilisation de la population reste l’outil dominant.

Face à tous ces éléments, il devient difficile de nier la montée totalitaire en France, et plus généralement en Occident. Les éléments se mettent en place les uns après les autres profitant de l’amnésie et de la passivité collectives. Le dernier crime glauque suffit à faire oublier la précédente mesures sécuritaire, tout en justifiant la suivante. A mesure que les craintes (construites comme celle l’immigré, ou légitimes comme celle du chômage) montent dans l’opinion la société totalitaire progresse.

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Vers une progressive perte de conscience

« Dans le devenir marchand, tel que nous le voyons s’accomplir sous nos yeux, il n’y a pas de place pour la personne humaine mais seulement pour cette créature réunissant sous le nom d’homme la double infortune de se croire le produit des dieux et d’en être le producteur. Car le sort de l’Etre issu de l’Economie Divinisée est de retourner, pour s’accomplir, dans l’Etre de l’Economie Divinisée.» Raoul Vaneigem

A la peur de l’immigré et aux tentations de repli communautaire s’ajoutent la tendances à un retour à l’ordre moral conservateur. Nous vivons dans une société malade et les charlatans ne manquent pas...

Si les technocrates utilisent les moyens technologiques pour renforcer un système de domination de l’Homme sur l’Homme, on assiste également sur le plan spirituel et moral à un retours en force du religieux et du conservatisme. Les systèmes fascistes ont su par le passé allier la domination par la contrainte physique (la discipline des corps poussée à son paroxysme), à travers différend systèmes de coercition technico-militaro-policier, et la domination par la contrainte psychologique, basée sur l’aliénation des masses à travers l’endoctrinement religieux ou patriotique, la hiérarchisation de la société et la sanctification du pouvoir. Cela se voit sur différents plans. La surmédiatisation des faits-divers glauques, et des effets d’annonce contribue à renforcer l’idée d’une société hostile et, en opposition, d’un état protecteur. Les mesures de surveillance, la criminalisation de toute opposition efficiente au pouvoir, l’alourdissement des peines n’est plus imposée mais réclamée par une frange de la société abrutie. Si le phénomène touche comme on pouvait s’y attendre les franges bourgeoises et vieillissante de la société, il touche également les jeunes. L’organisation verticale des rapports sociaux et l’emprise croissante de la marchandise dans ces derniers aboutissent de manière logique à une société de contrôle consentie. La déshumanisation dont font l’objet les individus réduits à l’état de marchandises, et qui perdent peu à peu le contrôle sur leur vie et l’espace dans lequel ils évoluent, les dispose tout entiers à accepter le totalitarisme marchand et l’abandon de leur vie à ce dernier. A travers l’illusion du bonheur matérialiste le mensonge capitaliste perdure et s’amplifie. Et quand bien même la mondialisation capitaliste et la financiarisation ont mené à la pire crise économique de l’histoire, cette dernière ne fait que jeter dans les bras du nationalisme et de la réaction les classes populaires. La différenciation et la mise en concurrence des individus sur des critères absurdes, en lieu et place de l’analyse des rapports de domination sape jour après jour les efforts du mouvement social et laisse en revanche la part belle aux théories différentialistes.

Il semble que le nombre des personnes à même d’avoir conscience de la nécessité de la lutte des classes ne cesse de décliner.

Les médias marchands, largement dominants par leur nombre et leur moyens financiers, cèdent peu à peu à la facilité, laissant de côté l’analyse de fond et la recherche de la création artistique au profit d’un traitement spectaculaire de l’information et la promotion d’une culture de supermarché, recyclable à l’envi. Cette culture de l’instantané et de l’éphémère se retrouve désormais dans les politiques d’éducation et de recherche. A l’école l’acquisition de savoirs automatiques est privilégiées au détriment de la réflexion personnelle, la réduction du nombre de professeurs, les classes surchargées, et la négation de l’enfant en tant qu’individu à part entière avec ses envies propres, contribuent à une perte de repères des jeunes générations et de la pertinence de leur bagage culturel et scientifique. Les alternatives ne manquent pourtant pas, mais on leur préfère une vision autoritaire et uniformisante de l’enseignement. Dans la recherche, les crédits sont désormais orientés vers des technologies rentables à court terme, en particuliers celles liées au contrôle des population, que ce soit dans son volet techno-policier, ou socio-économique.

Sur le retours en force du religieux lire:

L’implantation des intégriste catholiques fascistes à Grenoble

Catholiques-intégristes & néo-fascistes hors de nos vies !!! Les fanatiques anti-avortement à Grenoble.

L’implantation des intégriste et des fanatiques anti-avortement à Grenoble (suite). Mouvements évangeliques et fondamentalistes

Le fascisme à toujours su s’adjoindre les architectes de ces prisons cérébrales. La guerre d’apparat qui se livre en ce moment profite aux discours les plus réducteurs, auxquels une armée d’experts autoproclamés se chargent d’apporter un vernis de crédibilité.

La situation en France et à Grenoble

Le mouvement social pâtit de cet état de fait tandis que l’extrême droite en tire un profit certain. En France cela se traduit en particulier par la résurgence des mouvances d’ultra-droite.

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A l’heure actuelle le phénomène fasciste en France n’est pas homogène tant sur le plan politique (nationalistes/identitaires) que géographique. Il se concentre dans l’est du pays (Nord, Alsace, Lorraine, Franche-Comté, région lyonnaise et niçoise, Dauphiné…). Suivant leur doctrine basée sur la métapolitique (5) les néo-fasciste tentent là ou il s’implantent d’investir tout les aspects de la vie (associatifs, caritatifs, sportifs, culturels…), s’inspirant des "Casapound" italiens (6) ils ouvrent même des lieux. Certaines localités comme la ville de Nice sont d’ores et déjà considéré comme perdues.

A moins d’une heure de Grenoble, Lyon confirme jour après jour sa réputation de "laboratoire de l’extrême droite". Le Vieux-Lyon et les quais de Saone sont entre les mains des nervis fascistes de même que le quartier de Gerland certains jours, ces derniers qui malgrès la fermeture du "Bunker Korps" disposent à présent de deux locaux (« La traboule, maison de l’identité lyonnaise » à Saint-Jean et celui de Jeune Nation à La Guillotière), ont également multiplié les incursion à la Croix-Rousse et dans le reste de l’agglomération ces derniers temps. Depuis deux an maintenant les agression de militants se sont multipliées, le mouvement social doit constamment faire face aux attaques toujours plus sauvages contre les militants, les piquets de grève, les lieux, les concerts...

Etant à Lyon en territoire conquis les fascistes n’hésite à présent plus à descendre à Grenoble prêter main forte à leurs équivalents locaux. Dès lors qu’ils cherchent à s’étendre Grenoble devient un objectif stratégique. D’une part par sa proximité, et d’autre part parce qu’elle reste une ville avec une forte tradition de gauche. Ce n’est pas nouveau, cependant jusqu’à peu les fascistes lyonnais fraîchement débarqués à Grenoble avaient tendance à repartir aussi sec. De même les quelques incursions de nazi sur la facs se soldaient généralement par leur fuite en ordre dispersé. Aujourd’hui les fascistes viennent plus ou moins régulièrement sur le campus profitant de l’effet de surprise que cela provoque, les dernières descentes de fascistes dans le centre-ville de Grenoble se sont faites en compagnie de nervis lyonnais, ce qui, à plusieurs reprises, a inversé le rapport de force en défaveur des anti-fascistes.

L’été derniers semblerait que nos néo-fascistes locaux se soient quelque peu senti pousser des ailes oubliant qu’ils évoluent dans cette ville en territoire hostile. Tout commence avec le « grand barbecue nationaliste » qui a réunis le 2 Juin au parc Karl Marx de Fontaines plus de 70 néo-nazis parmi lesquels une délégation du « Bunker-Korps-Lyon » (local des néo-nazis du « Blood&Honnor-Lugdunum » situé dans le quartier de Gerland et géré par l’association « Lyon Dissident ») ainsi que d’autres nervis lyonnais. Les fasciste ont par la suite multiplié les sortie en villes allant jusqu’à y convier leurs amis lyonnais.

Début aout suite à des expéditions punitives de nervis fascistes à Saint Pancrasse une bagarre vas faire un blessé chez les bas-du-front, le 8 Aout.

La nuit du 12 au 13 aout, les fascistes grenoblois et lyonnais vont se livrer à une véritable ratonnade en plein centre ville de Grenoble. Les nervis fascistes ont parcouru les rues du centre ville chantant la marseillaise et agressant les personnes de couleurs sur leur route. L’amitié entre fascistes lyonnais et grenoblois n’est pourtant pas nouvelle, tout au long de l’année dernière Alexandre Gabriac et sa troupe ont multiplié les déplacements à Lyon : soutien au local néo-nazi de Gerland, perturbations en marge de la Gay-Pride…

Dans la nuit du 16 au 17 Septembre, un groupe d’individu d’extrême-droite vas se livrer à nouveau une ratonnade devant le club "Le George V" réputé gay friendly. Ils vont s’en prendre violemment aux personnes présentent en raison de leurs orientations sexuelles, faisant un blessé grave.

A Grenoble ; l’association spontanée ou non de personnes issues de différents milieux militants, déterminées à ne pas lâcher un millimètre de terrains aux fascistes en leur opposant une réponse ferme sur des bases révolutionnaires autogestionnaires et anti-autoritaires a permis, à chaque foi, de contenir, si ce n’est d’étouffer dans l’œuf, chacune de ses initiatives et de tenir le pavé grenoblois.

Les bas-du-front grenoblois menées par Alexandre Gabriac se sont donc consacrés à un militantisme hors-sol, notamment et surtout à Lyon. Les antifascistes grenoblois se sont pour leur part montrés solidaire de leurs camarades libertaires et antifascistes des Voraces et de la RAFAL chaque foi que cela a été nécessaire.

Grenoble est une ville ou se croisent de nombreuses culture, c’est là ce qui fait sa richesse. Les grenoblois aiment leur ville et ils l’aiment métissée et populaire !

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Cette situation ne doit laisser personnes indifférent : nous avons tous à y perdre, et ce serait une erreur que de laisser sereinement venir plus longtemps les fascistes dans nos rues. Si la situation à Grenoble est sans commune mesure avec celle de Lyon, les nervis lyonnais trouvent de plus en plus d’occasions de se pointer à Grenoble, nous laissant souvent au dépourvu. Cela s’explique par le fait que les fascistes se considèrent désormais en terrain conquis à Lyon, c’est donc à la racine qu’il faut s’attaquer !

Note:

1. A propos de la marche des cochons du 14 mai à Lyon lire : http://reflexes.samizdat.net/spip.p..., http://rebellyon.info/A-Lyon-dans-l..., sur les violence qui ont suivie : http://rebellyon.info/Rassemblement..., http://rebellyon.info/Temoignage-de..., http://rebellyon.info/Temoignage-de..., http://rebellyon.info/Enfin-Des-com...

2. Le Blood&Honnor est un réseau néo-nazi d’envergure mondiale sur son implantation dans l’Est de la France lire : le dossier du Collectif de Vigilance 69 sur le Bunker-Korps-Lyon ainsi que celui du Comité de Vigilance Antifasciste Franc-Comtois sur le concert nazi du 19 mars et le Front Comtois

3. Cette mouvance comprend de nombreux groupuscules en France les principaux composants la mouvance identitaire sont le Bloc Identitaire, Alsace d’Abord, la Ligue du Midi, Nissa Rebella, le Front Comtois, la NDP (Nouvelle Droite Populaire) la revue Terre&Peuple, elle entretient des relation avec de nombreuses autres organisation européenne qui lui apportent leur soutien comme le Vlaams Belang flammand, la Ligue du Nord italienne, l’EDL (English Defense League) anglaise mais aussi avec des groupes ouvertement néo-fascistes et violent comme le GUD (Groupe Union Défense) en France ou le Casapound en Italie.

Sur l’extrême-droite en Europe voir aussi les deux documentaires, « L’Europe ascenseur pour les fachos (http://www.dailymotion.com/video/x8..., http://www.dailymotion.com/video/x8..., http://www.dailymotion.com/video/x8..., http://www.dailymotion.com/video/x8..., http://www.dailymotion.com/video/x8... )

et « La déferlante anti-Islam »(http://www.dailymotion.com/video/xj..., http://www.dailymotion.com/video/xj... )

4. Sur les cameras de surveillance et sur la situation grenobloise en particulier voir : http://grenoble.indymedia.org/2011-...

5. « La métapolitique est une conception idéologique et une pratique politique qui vise à s’inscrire dans les rapports de force sociaux et économiques en déployant des concepts au niveau culturel pour influencer la sphère politique et y faire progresser ses idées. Il s’agit de considérer que la vision que la société porte sur elle même doit être modifiée préalablement à une tentative de changement de société. Vision politique adaptée au contexte social actuel, la métapolitique est une des formes d’action politique » Sur la métapolitique théorisé par le communiste italien Gramsci et récupéré par le GRECE (Groupement de Réflexion et d’Etude pour la Civilisation Européenne), lire la brochure « Métapolitique et stratégies des droites radicales »

6. Sur le mouvement des Casapound en Italie lire la brochure « Sortir des égouts : de l’égémonie culturelle de droite au fascistes du troisième millénaire » édité par Tatanka, et voir le documentaire d’Arte « Casa Pound une maison occupée par l’extrême droite » (http://videos.arte.tv/fr/videos/ita...)



Compléments d'informations :
Message d’un vieux con
par anonyme,
le 17 April 2012

Ou comment justifier l’absence d’activité antifasciste sur Grenoble, et le fait de militer sur le terrain uniquement sur Lyon... Tout le monde sait que, contrairement à ce qu’affirme cet article, le rapport de force n’a jamais été en faveur des antifa, pourtant à chaque fois au moins 4 fois plus nombreux que les fafs ; d’où un déplacement du militantisme à Lyon, et un militantisme grenoblois désormais cantonné à des articles sur Indy, où on montre sa maîtrise de Facebook et des méthodes de balance pas plus reluisantes que celles des fafs.

Il est loin le temps de la vraie lutte antifasciste...

entierement d’accord
par anonyme,
le 23 April 2012

Et puis franchement, est-ce qu’un seul faf a arrêté d’être faf après que vous ayez publié sa fiche ? Tant qu’à faire intéressez-vous plutôt au nouveau FN en Isère, personne ne sait qui c’est et vu l’actualité récente, ils me semblent plus dangereux que des adolescents qui font leur (trop longue ?) crise...

Unissons nous!!!
par anonyme,
le 2 May 2012

Ce qui fait le plus de mal a notre "milieu antifa, libertaire, feministe, ect...", c’est nous meme!!! Plutot que de se tirer dans les pattes, pour quelques différences, dans nos 4 ou 5 lieux ou tout le monde croise tout le monde; plutot que d’écrire des commentaire comme ci dessus ou, au fond, une ou un antifasciste critique d autres antifascistes, encourageons nous, unissons nous, et un peu de tolérance entre nous nous fera a toutes et a tous le plus grand bien. Contre toute les formes de discriminations, donc forcément antifasciste. Longue vie au RASH rhone alpes, longue vie a tout nos squats, longue vie a nos groupes a nos syndicats a nos associations...

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