Indymedia Grenoble

L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Du mercenariat fasciste au Bloc Identitaire

Monday 21 May 2012 par Les Komanche <komanche (a) riseup.net>

[Infos locales] [Antifascisme]

Aider le Bloc-Identitaire à crever!

Dans l’article consacré au fasciste Grenoblois Jean-Marc Vivenza, le nom d’un autre militant revenait à plusieurs reprise. Celui d’André-Yves Beck.

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A l’heure où le Bloc identitaire est sur le point de s’éffondrer (le dernier évenement en date étant l’investiture par le FN de Catherine Blein (ex?) attachée de presse du BI pour les legislative à Guimgamp et la scission de la tendance Philippe Millau regroupant Jeune-Bretagne, Alsace-d’Abord et la Ligue-du-Midi) il n’est pas anodin de s’interesser à ce personnage. André-Yves Beck est aujourd’hui membre du bureau directeur du Bloc Identitaire dont il a participé à la création.

Sur la situation chaotique du BI lire en premier lieu: la brève Que la bête meure … de la revue REFLEXes du 20 janvier 2012 et l’article Lors des Assises du 10 mars 2012, il n’y avait pas que la France en danger... de REFLEXes du 13 mars 2012 ainsi que les articles du blog Droite-extrême: Bloc identitaire: Philippe Vardon sur le banc de touche?, Assises « la France en danger »: une défection et du bris de vitres et Philippe Milliau est débarqué du Bloc identitaire, la rançon d’un putsch manqué

Cet article a pour but d’apporter quelque éclaircissement sur l’origine du BI à travers l’éxemple d’un de ses membre Grenoblois.

Au début était le militantisme natonalisme-révolutionnaire

Après un passage au FN qui débute à la fin des années 70 André-Yves Beck rentre en 1986 à Troisième-Voie à l’époque dirigé par Jean-Gilles Maliarakis, il y passera cinq ans (au coté de Jean-Marc Vivenza) et fait parti du bureau politique de cette organisation. En 1991 c’est la fin de Troisième voie. Elle est due à la scission entre la tendance de JJM qui prône un rapprochement avec le FN et les adversaires d’un tel rapprochement, "Les Tercéristes Radicaux" d’Alternative Tercériste, tendance à laquelle appartiennent André-Yves Beck et Jean-Marc Vivenza.

Après l’éclatement de TV, les "Tercéristes Radicaux" fondent Nouvelle Résistance premier, André-Yves Beck appartient au bureau exécutif de l’organisation au coté de Christian Bouchet (également ancien membre du bureau politique de TV), Bruno Gayot et Thierry Mudry.

Nouvelle-Resistance est un groupuscule méconnu de l’extrême-droite française mais dont les acteurs grenoblois de l’époque ont eu une certaine importance. Il vaut le coup que l’on s’attarde dessus :

Extrait de l’article « La Dialectique néo-fasciste, de l’entre-deux-guerres à l’entre-soi » de Nicolas Lebourg :

"Récusant le racisme pour l’ethnodifférencialisme, rejetant le nazisme comme le national-populisme au profit d’une lutte de libération nationale et sociale, les NR expriment ce positionnement avec une formule qui est la somme de slogans racistes nationaux-populistes et nationaux-socialistes… Nouvelle Résistance (NRE) naît d’une scission de TV (1991) qui se dit NB ; elle cite aussi bien Niekisch, Strasser, Yockey et Thiriart que Proudhon ou la Gauche Prolétarienne. Elle use aussi de ce slogan dans son discours ethnopluraliste anti-américain, mais l’une de ses principales sections édite un autocollant « A Grenoble comme à Rostock ! l’Europe aux Européens ! ». Le glissement s’est donc fait du géopolitique à l’ethnique, piste que suit NRE en se transformant en Unité Radicale (1998)."

Il sera reconduit dans ses fonctions au bureau politique de Nouvelle-Résistance en 1995 avant d’être exclut en 1996.

Puis vint la guerre de civilisation et le mercenariat

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Mais que faisait tout ce beau monde grenoblois du MNR et de Nouvelle Resistance au début des années 90 et de Nouvelle-Résistance?

Une dixaine de Grenoblois NR dont André-Yves Beck se sont rendu en 1991 en Croatie et se sont engagé comme mercenaire dans les Brigade spéciale anti-terroriste où "Légion-Noire Croate"...

Extrait de l’article « Les phalanges du désordre noir » de la revue REFLEXes de novembre 1993 (une autre version a depuis été publiée en Janvier 2007 intitulée "Ex-Yougoslavie : les phalanges":

Fin 1991, des mercenaires français s’engagent dans la Légion noire croate (ou Brigade spéciale anti-terroriste) dirigée et financée par un Croate, Mladen (surnommé Mladen le Noir). La Légion et son chef tirent leur surnom de la couleur de leurs uniformes. Mladen aurait vécu sept ans en Suède où il tenait un restaurant avant de rentrer en 1990 en Croatie à Zagreb où il créa une agence de voyage et une entreprise d’import-export de fruits et légumes. Il aurait vendu l’ensemble de ses biens 550 000 DM pour financer son groupe militaire.

Parmi les Français engagés dans cette Légion noire croate, des militants de l’organisation nationaliste-révolutionnaire Nouvelle Résistance : Nouvelle Résistance était en pleine création pendant l’été 1991, lorsque des militants de la région Rhône-Alpes et de Nice partirent chez les Croates. Les premiers à partir ont été deux Lyonnais : un militant NR Damien Lamotte et un militant NS Stéphane Pezon (alias Le Fauconnier). Ensuite, un groupe de Grenoblois s’est rendu à l’automne en Croatie, dont le leader local de Nouvelle Résistance André-Yves Beck. Des militants du Sud-Est et d’Angers ont aussi combattu dans les rangs croates. Nouvelle Résistance aurait maintenu une présence chez les Croates depuis ce temps-là, même si ses militants ne sont restés pour la plupart que quelques mois. Fin 1991, un de leurs militants, « Pierre André B. » fut grièvement blessé par l’explosion d’un obus et un militant nationaliste-révolutionnaire britannique « David C. » capturé par les troupes serbes, fut torturé et exécuté. En juillet 1992, le membre du bureau exécutif de NR chargé de ce secteur (il aurait combattu lui aussi en Croatie) [1] fait sa tournée d’inspection parmi ses camarades ; à son retour, il est interrogé et gardé à vue pendant seize heures. Il précisera plus tard que chez les militants de Nouvelle Résistance engagés dans les combats en Croatie, certains ont été para, certains ont déjà combattu et l’un d’entre eux se serait même engagé dans le mouvement de guérilla anticommuniste angolais l’UNITA. Des militants tercéristes espagnols et italiens se trouveraient aussi en Croatie dont Alemano (ex-secrétaire général du Front de la Jeunesse, un partisan de la tendance Rauti) [2]. Les militants nationaux-révolutionnaire participent aussi au soutien humanitaire : en effet, deux des principaux dirigeants de Forum Provence, Thierry Mudry et sa femme Christiane Pigace (par ailleurs prof à l’Institut d’Études politiques d’Aix-Marseille) organisent depuis le début de l’année 1993 des convois humanitaires (pour ramener des blessés) à travers l’association Secours Ambulancier de France et l’association Bosnia qui a participé pendant l’été 1993 à l’opération Mir Sada (la Paix Maintenant) avec l’association lyonnaise Équilibre.

[1] C’est vraisemblablement André-Yves Beck de Grenoble.

[2] Le quotidien La Truffe avait à l’automne 1991 découvert que les mercenaires italiens utilisaient des journaux de petites annonces. Le recrutement des activistes passaient par le mouvement Renaissance Nationale, 71 Palombara Sabina à Rome, dirigé par un néo-fasciste Andrea Insabato.

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Cette obsession des fasciste grenoblois pour l’ex-Yougoslavie et les Balkans comme avant poste d’une supposée "guerre de civilation" (comme d’autres sont mono-maniaques du conflit israelo-palestiniens) s’est poursuivi jusqu’à aujourd’hui à Grenoble.

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En témoigne le soutien qu’avait exprimmé Alexandre Gabriac au criminel de guerre serbe Radislav Krstić en Mai 2010 dans un article intitulé « Un général serbe égorgé dans une geôle britannique » publié sur le blog du FNJ (Front National Jeunesse). Radislav Krstić est responsable durant la Guerre de Bosnie-Herzégovine en juillet 1995 du massacre de 8000 personnes bosniaques musulmanes dans la région de Srebrenica. Le 2 août 2001, le « Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie » l’a reconnu coupable de génocide et l’a condamné à 46 ans de prison pour son rôle dans le massacre. Il est retrouvé égorgé et battu dans sa cellule le 7 mai 2010. Pour Alexandre Gabriac quand on parle d’une condamnation pour le massacre de Srebrenica qu’il cite entre guillemet il faut « comprendre : pour avoir défendu son peuple contre les islamistes alliés de l’Occident ». Gabriac parle du général Krstić comme de « celui qui est pourtant considéré comme un héros dans son pays comme tous les autres chefs de guerre serbes de cette époque » et qui avait en repoussant les Bosniaques « sauvé de fait des dizaines de milliers de civils serbes d’une mort certaine ».

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Ou encore l’association humanitaire hyper-active et pro-serbe "Solidarité-Kosovo" du Bloc Identitaire. Dirigée par le grenoblois Arnaud Gouillon alias Borella, l’association a été créée en 2004 par des militants des Jeunesse-Identitaires. Arnaud Gouillon dirigeant effectivement cette structure depuis Grenoble et ayant par exemple été impliqué dans les violences commises par des militants JI à Nice le 3 avril 2005. Il est par ailleurs le gestionnaire de la BP de l’association située d’abord à Jarrie puis à Vizille . Arnaud Gouillon est issu d’une famille de l’extrême-droite Grenobloise, ses parents furent même sur les liste du MNR local et son frêre, Gouillon Bertrand , qui appartenait au JI niçoise, a dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2005, après une réunion publique, à Nice, avec un groupe d’individus, équipés de diverses armes, a agressé successivement deux personnes d’origine africaine en raison de leur race. Le tribunal de Nice l’avait condamné le 26 juin 2006.

Pour mieux comprendre l’actualité de cette implicationde l’extrême-droite dans la cause Serbe lire l’article de decembre 2006 de la revue RFLEXes "Extrême droite : les pro-serbes".

Dans l’entretien avec André-Yves Beck (MNR) qui a été publié dans le livre « Les Nouveaux nationalistes » du fasciste Christian Bouchet (ex Unité Radicale, MNR, FN…), AYB s’éxprimme à propos de la "guerre ethnique":

- On parle beaucoup dans certains milieux de “ guerre ethnique ”; qu’en pensez-vous ?

- Elle existe déjà mais avec une très faible intensité, de telle sorte qu’elle n’apparaît pas comme telle à la plupart de nos compatriotes. J’espère qu’elle ne s’étendra pas. Non par humanitarisme, mais tout simplement parce que je suis convaincu que nous ne serions à l’heure actuelle pas du tout certains de l’emporter. Cela étant dit, cette question n’est pas de notre ressort. Si une telle guerre doit survenir, nous n’en serons pas les initiateurs.

L’attente de la “ guerre ethnique ” ne doit pas dispenser du travail politique. Guerre ethnique, survivalisme, il faut refuser tous les mythes incapacitants.

Et enfin vins le carrierisme. Le FN, Unité-Radicale et enfin le Bloc identitaire

André-Yves Beck est exclut de Nouvelle-Résistance en 1996. Il participe en Juin 1998 avec l’Union des Cercles Résistance, Jeunes Résistance et le GUD à la création d’Unité Radicale qui sera dissoute en 2002 suite à la tentative d’attentat sur le président Jacques Chirac par un de ses membre. Il fait parti du comité central d’Unité radicale sous le pseudonyme de « Fréderic Larsen » presque jusqu’à sa dissolution.

A coté de cela il rentre par carriérisme au FN, à la mairie d’Orange grace au pistons d’un responsable grenoblois. Il s’agit d’un intégriste catholique déjà évoqué dans un article: Hugues Petit.

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Tout cela pour finir au Bloc-Identitaire...

Extrait de l’article « Dernière minute » de la revue REFLEXes oct. /nov. 1995:

« Début août, André-Yves Beck a été nommé responsable de la communication au sein du cabinet du maire d’Orange. André-Yves Beck n’est pas un inconnu pour nous : en 1986, il adhère à Troisième Voie et devient rapidement le responsable pour la ville, puis pour la région Rhône-Alpes. Il grimpe encore pour devenir en 1990 membre du bureau politique de Troisième Voie. Au moment de la scission entre la tendance Malliarakis et Bouchet, il choisit de suivre Christian Bouchet à Nouvelle Résistance où il devient membre du comité exécutif. À l’automne 1991, Beck conduit un groupe de militants de NR en Croatie. Il s’occupe ensuite du suivi des militants qui partent régulièrement combattre en Croatie dans diverses unités. Si l’arrivée de ce cadre à la mairie FN d’Orange est une surprise, le fait qu’il travaille avec Jacques Bompard l’est déjà moins. Bompard a une longue carrière à l’extrême droite. Il a été dirigeant d’Occident en 1966 (où il a croisé Malliarakis, futur leader tercériste), puis il participe à Ordre nouveau avant de créer le Front national. Ami personnel de Jean-Marie Le Pen, il est également proche des milieux catholiques intégristes. Le païen Beck devra-t-il accompagner Bompard le dimanche à la messe ?

Plus sérieusement, il reste à savoir si Beck a rejoint Bompard de sa seule initiative où s’il s’agit d’une nouvelle tentative d’infiltration de Nouvelle Résistance : après Socialisme international à Grenoble (fief d’André-Yves Beck) et Écolo J, le FN ? Cette stratégie constituerait en fait un abandon du front anti-système, mais dans ce cas, cet abandon serait assez récent, puisqu’au début de l’année 1995, Christian Bouchet vouait Le Pen aux gémonies comme « une composante du système comme le sont Pasqua, Jospin ou Voynet », et disait des NR dans le Front national que « ce que l’on appelle les NR au sein du Front national ne le sont pas réellement à mes yeux » et d’ajouter : « J’ai beaucoup de mal à imaginer comment on pourrait s’affirmer NR au sein du Front national d’une manière cohérente et suivre la ligne de celui-ci : réclamer la suppression de l’impôt sur le revenu, manifester pour le rétablissement de la peine de mort, cohabiter avec un sioniste comme Hemmerdinger ou un zouave pontifical comme Romain Marie ».

Visiblement, son lieutenant (ou son ex-lieutenant) Beck a plus d’imagination. »

Extrait de l’article « Les réseaux européens du Front national » du Monde Diplomatique de décembre 1998

« UNE course à l’Est entre frontistes catholiques et païens s’exprime également en Roumanie et en République tchèque, où la presse fait état de contacts entre le FN et le Front patriotique (VF) (7). Ce dernier figure parmi les correspondants de l’International Third Position, un mouvement basé à Londres qui rassemble skins, païens et néonazis, ainsi que le groupuscule français dissous Nouvelle Résistance, qui a fourni des militants au FN - dont André-Yves Beck, directeur de la communication du maire d’Orange, et païen. »

Extrait de « La Subversion de l’extrême droite radicale face à l’Etat durant la Ve République » de Nicolas Lebourg : 

« Mais qu’en est-il dans les faits ? La composition du Bureau Politique secret d’Ordre Nouveau est certes fluctuante mais chacun de ses changements a fait l’objet d’une note de la Direction Centrale des Renseignements Généraux. Il est vrai que François Duprat, numéro deux du mouvement et en charge de la sous-section numéro une « Lutte contre l’Etat et le marxisme », en est une source appointée. S’y trouve des personnes ayant censément rompus avec l’extrême droite et en plein processus d’ascension sociale (Claude Coasguen, enseignant à Paris XIII, et Gérard Longuet, énarque stagiaire) : est ainsi usée en pure perte la possibilité de les utiliser hors-cadres en tant que soutiens extérieurs. Lorsque le mouvement est dissous par l’Etat (1973) les groupes locaux ne reçoivent aucune directive et sont laissés un temps en aveugle. L’ex-O.N. n’use pas de ces créations mais produit le Parti des Forces Nouvelles, bientôt en lutte fratricide avec le Front National. Cette fois encore, les nationalistes ne retiennent pas la leçon de cet échec. En effet, quand trente ans plus tard Unité Radicale (fondée en 1998) décide à son tour de maintenir secrète une part de sa direction c’est sur le seul exemple du lambertisme. André-Yves Beck, membre du Comité Central du Front National et directeur de la communication de la mairie d’Orange devient ainsi « Frédéric Larsen ». Après la dissolution d’Unité Radicale est annoncé que Frédéric Larsen s’est tué dans un accident de voiture ; André-Yves Beck va bien, lui, heureusement. Relativement à l’action directe c’est le même cas d’absence d’intériorisation des leçons de l’histoire. » 

Extrait de l’article « Identitaires, Bloc Identitaire, Jeunesses Identitaires : La soupe aux Vardon » de la revue REFLEXes Novembre 2007:

« Comme nous l’avions fait le mois dernier pour Terre & Peuple, l’article qui suit tentera un coup de projecteur sur les Identitaires à quelques jours d’une Convention annoncée avec moult tapage sur Internet. Cependant, difficile d’être exhaustif sans être très long et donc très vite pénible en ce qui concerne cette mouvance qui a beaucoup changé en quatre ans, d’autant que la trinité Jeunesses Identitaires - Bloc Identitaire - Les Identitaires complique un exposé clair des choses. Nous ne prétendons donc que donner un aperçu si possible synthétique, réservant un approfondissement de certains aspects dans d’autres articles à venir.

Pour essayer de faire simple…

Les Identitaires sont nés lors de la réunion à Salon-de-Provence les 29 et 30 août 2002 d’une quinzaine de militants ex-Unité Radicale (UR), ex-MNR et FN. Parmi ces 15 figurent Fabrice Robert, Philippe Vardon, Guillaume Luyt mais aussi André-Yves Beck [1], les Roudier père et fils [2] ainsi que des militants extérieurs de passage comme d’anciens gudards. Sort de cette réunion le projet des Jeunesses Identitaires (JI) confiées à Philippe Vardon et officiellement lancée le 19 septembre 2002 ainsi qu’une association n’ayant pas vocation organisationnelle, les Identitaires. L’accent est alors mis sur l’absence de participation de Robert et Luyt aux JI pour éviter une procédure pour reconstitution de ligue dissoute, menace latente suite à la dissolution d’Unité Radicale [3]. 

[…]

De 2002 à 2006, les Identitaires se plaçaient officiellement en complémentarité du FN. Les dirigeants avaient tiré au moins un enseignement de leur expérience malheureuse du MNR : rien ne servait d’attaquer le FN frontalement. Cela s’est particulièrement vu dans un numéro de Jeune Résistance consacré aux 30 ans du FN. Il valaitt mieux pour les Identitaires tenir un discours d’apaisement et d’unité en se renforçant pour être prêt lorsque s’ouvrirait la succession de Jean-Marie Le Pen au sein du FN. Il est évident que les Identitaires pariaient alors sur un éclatement du FN et donc sur la récupération d’une partie de l’appareil FN pour peu que le BI ne soit plus une organisation folklorique. Le temps leur était compté dans cette stratégie et les Identitaires ont tout fait pour se respectabiliser. À partir de 2003, le BI a donc multiplié les prises de contact avec les « conservateurs » du FN par le biais d’André-Yves Beck qui avait suivi le Bloc plutôt que Christian Bouchet. Cela s’était de prime abord avéré payant : simples invités des premières journées de l’Esprit Public à Orange en 2003 [6], les dirigeants du Bloc étaient officiellement invités les 21 et 22 mai 2004 puis fin août de la même année.»

Episodes précedents :

- L’implantation des intégriste catholiques fascistes à Grenoble (sur la Fraternité-Sacedotale-Saint-Pie-X, l’Eglise Catholique et l’Institut-Christ-Roi-Souverains-Prêtre)

- Catholiques-intégristes & néo-fascistes hors de nos vies. (sur le MJCF en campagne)

- Les fanatiques anti-avortement à Grenoble. (sur les integristes à Grenoble et leurs positions, SOS-Tout-Petit, une famille se pharmaciens d’Eybens, l’association Mère-de-Miséricorde, SOS-Bébé, SOS-la-Vie, Choisir-la-vie et des professeurs de droit à l’Université Pierre Mendes France)

- Témoins de Jéhovah, Mormons, évangliques et Cie... hors de nos vies et de nos facs. (tract contre la présence d’intégristes sectaires sur le campus grenoblois)

- L’implantation des intégriste et des fanatiques anti-avortement à Grenoble. Mouvements évangeliques et fondamentalistes. (sur les évangelistes, leurs positions politiques et leur développement)

- Les integristes en Isère. De l’action commando au lobbying politique. (sur le commando anti-IVG de 1994 et les activités actuelle du député-maire de VIenne)

- L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Les royalistes (sur les liens entre intégrsites et royalistes, l’Action-Française, les Manants-du-Roi et le Centre-Lesdiguière)

- L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Le FN, les nazi et les négationnistes (sur l’ancien conseiller régional George Theil)

- L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Le courant esoterique et musical (sur le musicien et philosophe fasciste Jean-Marc Vivenza)



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