Indymedia Grenoble

Alerta Antifascista ! Déraçinons l’extrême-droite à Grenoble !!!

Wednesday 23 May 2012 par Les Komanches <komanche (a) riseup.net>

[Infos locales] [Antifascisme]

Une conférence ouvertement fasciste à Grenoble

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Le 14 juin à Grenoble. La boutique Terres-Celtiques tristement célèbre comme étant le repère des fascistes locaux et pour appartenir à l’un d’eux, accueille à partir de 17h30 l’auteur, Piero San Giorgio, pour une conférence (sur réservation) qui sera suivie d’une séance de dédicaces de son livre, "SURVIVRE à l’effondrement économique". La conférence est largement annonçé, notamment dans les colonnes de Rivarol, par Egalité et Réconciliation, Geneve-Non-Conforme...

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Ce dernier était il y a un mois de cela l’invité du "Local" à Paris, bar-associatif du tristement célèbre Serge Ayoub alias Batskin actuel leader du mouvement solidariste, de l’organisation Troisième-Voie et des Jeunesse-Nationalistes-Revolutionnaires et organisateur du C9M (défilé d’extrême-droite se déroulant tout les ans à Paris en Mai, sur celui de cette année lire: "13 mai 2012 : 3ème édition de la Facho Pride de Batskin" de la revue REFLEXes) le local est l’un des trois lieux ouvert par les néo-nazis de la branche à Batskin avec la Vlaam-Huis à Lille, le défunt (mais encore bien présent dans les mémoire locale) Bunker-Korps à Lyon. Ayoub qui est aussi connu pour son passé sulfureux de bonehead (skinhead néo-nazi) dans la région parisienne alors qu’il était chef du Nazi-Klan avant de féderer les plus durs des bones parisiens pour former les JNR, mouvemment de jeunesse de Troisième-Voie (1ère version) sous l’aile de son chef de l’époque Jean-Gilles Maliarakis.

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Cet auteur conspirationniste, survivaliste et fasciste est un prôche d’Alain Soral (Rouge-Brun antisémite et fasciste chef du groupe Egalité & Réconciliation) en compagnie duquel il avait déjà donné des conférences, intitulées "Comprendre l’Empire et y survivre".

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Le fait que Terres-Celtiques, ceux qui gèrent la boutique étant d’habitude si discrets à Grenoble, organise ouvertemment un évenement culturel à caractère fasciste ne doit pas passer inaperçu et encore moins rester sans réponse !!!

L’extrême-droite à Grenoble, son implantation...

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Si l’on sait que l’extrême-droite en France est particulièrement implantée et développée dans le Nord et l’Est, où du moins plus que dans le reste du pays, on a tendance à oublier que sur ce point Grenoble n’est pas en reste. L’implantation des fascistes dans la cuvette et leurs activités ne doivent pas être sous-estimées.

Fascistes et intégristes-catholiques disposent en effet à Grenoble:

- de trois lieux de cultes (le prieuré Saint-Pierre-Julien-Eymard situé 22, chemin du Bachais à Meylan, la Chapelle Sainte-Marie-Saint-Michel située 4, rue Charles Gounod à Grenoble et la Collégiale Saint-André de Grenoble située place Saint-André),

- d’une école privée (l’école Saint-Pierre-Julien Eymard située 22, chemin du Bachais à Meylan)

- de trois locaux (la Cure de Saint André au 6 rue Hector Berlioz, siège du "Groupe d’étude sur les Origines & Bulletin apologétique sur la controverse Création / Evolution – Evolutionisme" au 12, rue Charrel à Grenoble et le Centre Lesdiguières au 10 Place de Lavalette à Grenoble)

- et de trois commerces (la quincaillerie « Au deux cours » située 42 cours Berriat à Grenoble, Terre Celtique située 40, cours Berriat à Grenoble et a Pharmacie Chovelon située 13 Avenue Jean Jaures à Eybens)

Pas moins de neuf courants y son représenté:

- le FN évidemment

- les royalistes de l’Action-Française et de l’AFEtudiante

- les néo-nazis et les pétainistes de l’Oeuvre-Française et des Jeunesses-Nationalistes

- les identitaires du Bloc-Identitaire et de la section "Maquisards" (sic) de "Une autre Jeunesse"

- les néo-fascistes et paiens disciple de Pierre Vial, de la revue Terre & Peuple et d’Europe-Identité

- les intégristes catholiques lefebvristes de la Fraternité-Sacerdotale-Saint-Pie-X, du MJCF et de France-Jeunesse-Civitas

- les intégristes catholiques non schismatiques de l’Institut-du-Christ-Roi-Souverains-Prêtre

- les anti-avortements de SOS-Tout-Petit, d’une famille de pharmaciens d’Eybens, de l’association Mère-de-Miséricorde, SOS-Bébé, SOS-la-Vie, Choisir-la-vie et des professeurs de droit à l’Université Pierre Mendes France

- pour finir on peut ajouter à cela une droite-dure (en théorie) universitaire, l’UNI-MET, qui avec le retours des sociaux-démocrates au pouvoir pourrait bien se réactivée

Si, pour le moment en tout cas, à la difference d’autre régions où villes, l’extrême-droite grenobloise fait peu parler d’elle, se rend peu visible et utilise rarement la violence, çela ne signifie pas qu’il en a toujours été ainsi et encore moins qu’elle est est inactive où innofensive.

Certains lieux (commerces, églises et école) sont d’une part des lieux d’endoctrinement qui fidélisent un certain nombre d’individus sympathisant réels où potentiels que l’on peut chiffrer en centaines et qui sont lucratifs pour les fascistes. L’argent ayant toujours été, bien malgrès nous, le nerf de la guerre, le conflit qui nous oppose et nous opposera à ces gens n’y échappe malheureusement pas. Le climat à Grenoble étant plus où moins pacifié, les fascistes ont tout interêt à y rester aussi discret que possible s’il veulent en profiter un maximum.

...son histoire.

Une telle implantation de l’extrême-droite ne s’est pas faite en un jour. La plupart des personne de la vieille garde fasciste grenobloise commencent leur carrière à la fin des années 70. C’est donc par là que nous allons commencer.

C’est en 1977 que s’installe à Grenoble la Fraternité-Sacerdotale-Saint-Pie-X. Pour rappel il s’agit des fièles de Mgr Lefebvre, évèque traditionnaliste et fasciste excommunié pour son refus catégorique du concile Vatican II et le fait d’avoir ordonné lui même des évèques traditionnalistes. En 1977 donc la FSSPX ouvre son premier lieux de culte et de catéchisme la "chapelle Saint-Michel et Notre-Dame", dans un ancien garage de l’agglomeration.

Au millieu des années 80, en 1986 les jeunes militants les plus radicaux du FN grenoblois quittent ce dernier pour rejoindre le mouvement nationaliste-révolutionnaire de Jean-Gille Maliarakis, Troisième-Voie avec des individus comme André-Yves Beck où Jean-Marc Vivenza. La section grenobloise va devenir parmis les plus dynamique et les plus importante de TV.

Lors de la scission de 1990 qui mène à la fin de Troisième-Voie, les militants de Grenoble qui appartiennent à la branche des "terceristes radicaux" (opposé à un rapprochement avec le FN), participent à la fondation de Nouvelle-Résistance (à mi-chemin entre nationalisme révolutionnaire et national-bolchevisme), qui éditera un autocolant « A Grenoble comme à Rostock ! l’Europe aux Européens ! » et dont l’un d’entre eux (Beck) fera parti du bureau directeur.

En 1991 une dixaine de militant grenoblois de Nouvelle-Résistance dont André-Yves Beck se sont rendu en Croatie et se sont engagé comme mercenaires dans les Brigade spéciale anti-terroriste où "Légion-Noire Croate". Beck est d’ailleurs arrété à son retours.

En 1994 à l’Hopital de La Tronche se produit un évenement assez spectaculaire. Un commando anti-IVG mené par le moine intégriste Dom Gérard Calvet s’enchainait devant le bloc operatoire.

En 1996 un militant nationaliste-révolutionnaire grenoblois, Christian Mollier, propriétaire d’une quincaillerie ouvre une seconde boutique à Grenoble, Terre Celtique. La même année André-Yves Beck est exclut de Nouvelle-Résistance.

Le dimanche 27 juillet 1997 Louis Millet (professeur de la faculté de Grenoble, agrégé de Philosophie, qui a publié de nombreux ouvrages sur la philosophie et la psychologie) est invité sur Radio-Courtoisie et fait la rencontre de Maurice Caillet (médecin, chirurgien, ancien franc-maçon, devenu intégriste catholique, membre sociétaire de l’Association des Écrivains Catholiques de langue française, membre du comité d’honneur de l’Alliance pour les Droits de la Vie et de l’association anti-IVG "Mère de Miséricorde").

André-Yves Beck participe en Juin 1998 avec l’Union des Cercles Résistance, Jeunes Résistance et le GUD à la création d’Unité Radicale dont il fait parti du comité central sous le pseudonyme de « Fréderic Larsen » presque jusqu’à sa dissolution en 2002. Parallelement il rentre au FN et s’y fait pistonner par un cadre local, l’intégriste catholique Hugues Petit, professeur de droit et membre du comité central.

Hugues Petit (ancien de l’action française, actuellement professeur d’histoire du droit à la faculté de droit de l’Université Pierre Mendes France, membre du bureau politique du Front National et du conseil scientifique de ce dernier.) président de la « Ligue pour la vie », association rattaché au FN qui avait pour ambition de fédérer autours d’elle les autres associations anti-IVG, la quitte, cette même année 2008 suite à la scission qui y intervient.

En 1999 suite à la scission qui intervient l’année précedente dans le FN (et le départ de Bruno Megret ainsi que d’une bonne partie de la branche dure du parti et de près de la moitié de son service d’ordre) se crée le MNR dont Christian Mollier devient le représentant en Isère. On y trouve aussi Jean-Marc Vivenza et les époux Gouillons (parents d’Arnaud Gouillon). La même année 1999, Christian Mollier et d’autres membre du MNR attaquent une conférence de l’association ALI (amitiés et liens France-Maghreb) sur l’immigration qui lui vaudras son exclusion du MNR et une peine de 10 mois de prison avec sursis et 5 ans de privation de droit civique. Le président d’ALIF avait suite à cela reçu des menaces, puis sa femme a été agressée et torturée, il parait évident que Mollier n’est pas étranger à cette agression.

Suite à son exclusion Christian Mollier rejoint le FN local, dont le responsable local George Theil sera comdamné en 2001 par la Cour d’appel de Grenoble pour contestation de crimes contre l’Humanité.

Alors que Vivenza se rapproche de Synergie Européenne, après la dissolution d’Unité radicale en 2002, André-Yves Beck participe à la crétion du Bloc-Identitaire dont il fera parti jusqu’à aujourd’hui du bureau-directeur.

En 2004 Arnaud Gouillon alias Borella ( fils de militants MNR) rejoint le Bloc Identitaire à l’age de 17 ans et fonde l’association humanitaire hyper-active et pro-serbe "Solidarité-Kosovo" qu’il dirige depuis. La même année Alexandre Gabriac prend sa carte au FN alors qu’il n’a que 13 ans. L’année suivante. Le 14 octobre de la même année George Theil nie publiquement l’existence des chambres à gaz sur TV8-Mont-Blanc et est condamné à six mois de prisons ferme.

En 2004 toujours Louis Millet fait quand à lui la préface du livre de Maurice Caillet "La franc-maçonnerie : un péché contre l’Esprit ? ". Pierre Murat professeur de droit notarialà Grenoble, même s’il défend par exemple l’accouchement sous X à plusieurs reprise dans les colonnes de l’ « Express », fait parti des signataires d’une pétition contre l’IVG au coté de 49 éminents professeurs de droit.

En 2005, le frère d’Arnaud Gouillon, Bertrand lui aussi membre des Jeunesse Identitaire se livre à une ratonnade à Nice pour laquelle il est comdamné.

Un an plus tard, en 2006 George Theil écrit un livre sous le pseudonyme de Gilbert Dubreuil, intitulé "Un cas d’insoumission, comment on devient révisionniste" qui lui vaut de nouvelles comdamnations. Il se rend ma même année en Iran pour une conférence négationniste. Toujours en 2006 Mgr de Kerimel membre depuis 1978 de la « Communauté de l’Emmanuel » (association catholique fondée en 1976 et menant notamment des réflexions et des formations de « bio-éthique » opposée à l’avortement) et anti-IVG notoire est nommé évèque de Grenoble.

L’année suivante, en 2007, à 16 ans Alexandre Gabriac devient secrétaire départemental du FNJ en Isère et fait pour la première foi parler de lui lors de l’affaire de Saint-Andéol où un gendarme trouvera la mort. En 2008 l’évèque Mgr de Kerimel donne l’église Saint-André à l’Institut-Christ-Roi-Souverains-Prêtre celle-ci prend le nom de Collégiale Saint-André.

L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble: Terre Celtique

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Le propriétaire de Terre Celtique (située 40, cours Berriat à Grenoble) est un dénommé Christian Mollier ancien du MNR qui s’est illustré publiquement à deux reprise. La première est l’attaque d’une conférence de l’association ALI (amitiés et liens France-Maghreb) sur l’immigration qui lui vaudras son exclusion du MNR et une peine de 10 mois de prison avec sursis et 5 ans de privation de droit civique. Le président d’ALIF avait suite à cela reçu des menaces, puis sa femme a été agressée et torturée (il parait évident que Mollier n’est pas étranger à cette agression).

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Terres-Celtiques est le second établissement de l’entreprise principale de Mollier la quincaillerie « Au deux cours » (située 42 cours Berriat à Grenoble). L’entreprise « Quincaillerie des deux Cours », dirigée par Mollier, a été créée en 01 janvier 1981. L’entreprise est une Autre société à responsabilité limitée au capital de 7 622 EURO , son siège est immatriculé auprès des greffes et tribunaux de la ville de Grenoble. Elle est enregistrée avec le code APE 4752A qui correspond au secteur Commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en petites surfaces (moins de 400 m²).

(SIRET :320 839 012 00012, RCS :320 839 012, Tél. :04 76 46 05 25, Fax :04 76 46 69 75, Code NAF :4752A, Date de début d’activité : 02/02/1981, Statut : Siège et principal, Forme juridique : SARL, Dirigeant : Christian MOLLIER, Code APE 4752A)

Rien d’étonnant au fait que les fascistes locaux et toute la sphère qui les entoure trainent à terre celtique étant donné les liens de celle-ci avec la revue « Terre & Peuple » et le GRECE. De plus à une certaine époques les anciens d’Unité Radicale qui fondèrent ensuite les identitaires ont soutenus le MNR que représentait Mollier à Grenoble. Terre celtique vend ses produits sur le catalogue fasciste « durandal » de DEFI (Diffusion des Éditeurs Français Indépendants). En plus des drapeau à croix celtiques, t-shirt ornés de totenkopf, revues d’extrême-droite et autres saloperies vendue en magasins, « Terre Celtique » dispose d’une arrière salle ou sont vendu tout un tas de choses un peu moins légale (propagande et matériel néo-fasciste/nazi, armes etc…).

Revue de presse

Extrait de l’article « Un mégrétiste mis en examen. » de Liberation le 22 novembre 1999 :

Christian Mollier, représentant du MNR (Mouvement national républicain) en Isère, a été mis en examen samedi pour «injures raciales et port d’armes». Jeudi soir, un commando d’une vingtaine d’individus, dont certains munis de manches de pioche et de battes de base-ball, avaient perturbé une conférence sur l’immigration algérienne organisée à Grenoble. Ils avaient chanté la Marseillaise, renversé la table de conférence et harangué la salle avec des propos racistes. Deux d’entre eux ont été mis en examen, trois autres placés en garde à vue. L’un d’eux a expliqué qu’ils voulaient simplement fêter le beaujolais nouveau. C’est le MNR, dans un communiqué, qui a pris l’initiative de révéler l’identité de l’un des mis en examen, pour annoncer sa radiation immédiate.

Extrait de l’article « Harcelé dans sa chair par le racisme. A Grenoble l’épouse d’un militant de l’intégration torturée » du quotidien Libération le 16 fevrier 2000

Derrière le drap tendu sur le mur, il y a écrit en rouge: «melon, bicot, raton». Dans le salon, une femme menue, la cinquantaine, fume cigarette sur cigarette. Elle a des bleus sur le corps et elle boite. Shafia Daoud tient le coup comme elle peut. Elle dit crânement: «J’ai du courage, je ne me laisserai pas faire.» Mais ça lui fait encore trop mal de raconter ce qui lui est arrivé.

Mercredi dernier, dans l’après-midi, deux hommes qui se faisaient passer pour des policiers sont entrés dans son appartement grenoblois. Ils l’ont bâillonnée. Lui ont brûlé la plante des pieds, les ont tailladés avec un cutter. Puis l’un d’eux a lâché: «C’est comme ça que faisaient les paras en Algérie. Comme ça, vous n’irez plus porter plainte.» Leur coup était bien préparé. Ils portaient des lentilles de couleur pour qu’on ne les reconnaisse pas. Avant de partir, ils ont laissé une enveloppe couverte d’un film pour masquer leurs empreintes. Il y était écrit: «Nous mettons notre projet à exécution.»

Première agression. Le projet est vague. Mais il est raciste et odieux. Et les Daoud font remonter son origine au 18 novembre. Ce jour-là, l’Alif, Amitié et lien France-Maghreb, que dirige Chadli Daoud, le mari de Shafia, organise au musée dauphinois une conférence avec Mohamed Harbi, historien de l’immigration algérienne en France, pour illustrer l’exposition «D’Isère et du Maghreb, pour que la vie continue». Une vingtaine de personnes, dont certaines étaient armées de battes de base-ball et portaient la croix celtique, entrent dans la salle de conférences, renversent la tribune, chantent la Marseillaise et jettent des boules puantes. Ils évoquent la profanation d’un lieu saint - la salle se trouve dans une ancienne église - et crient: «La France aux Français!» La police interpelle cinq personnes, dont Christian Moullier, membre (radié depuis) du Mouvement national républicain de Bruno Mégret. Avec Alain Paquier, un sympathisant du MNR, ils sont mis en examen. Christian Moullier confie aujourd’hui qu’on a voulu faire de cette intrusion quelque chose d’exceptionnel, alors même que les slogans prononcés ce jour-là faisaient partie «des choses habituelles». Habituelles comme: «Les fellaghas à la casbah!»

Depuis cette journée, les Daoud reçoivent une lettre anonyme par semaine. Faites de petits mots découpés et collés, elles donnent de l’Hexagone une image singulière. Dans l’une, on parle de «France propre» où «les microbes (les Arabes, ndlr) ont vraiment disparu». Dans l’autre, il est question de «nettoyer». Une troisième prône le «retour des immigrés dans leur pays d’origine» ou d’«inventer quelques techniques de disparition». Si l’on écrit aux Daoud, on leur téléphone aussi. Le 25 novembre, Shafia décroche et prend en note: «Eh, la moukère! Les juifs nous ont baisés, les Arabes ne nous enculeront pas.»

Extrait de l’article « Scènes de racisme dans nos Alpes » de la revue Le Passant Ordinaire mars/avril 2000:

Le 18 novembre dernier, Mohammed Harbi, historien et ancien membre du FLN, était invité par l’association ALIF (amitiés et liens France-Maghreb), au Musée dauphinois de Grenoble pour une conférence sur l’immigration en France. Des individus cagoulés avaient fait irruption dans la salle en proférant des injures racistes, brisé du mobilier et lancé des tracts signés du Comité nationaliste autonome. Parmi eux, fut mis en examen pour « dégradations en réunion, injures raciales et incitation à la haine raciale » Christian Mollier, militant du MNR (radié depuis). Suite à cette agression, le directeur et le président d’ALIF reçurent des menaces et des injures d’un autre âge : « Raton, creuse ta tombe », et diverses insanités du genre, le tout en lettres de presse découpées et recollées.

A la veille d’une autre conférence, avec Benjamin Stora (historien spécialiste du Maghreb), les menaces sont passées à exécution. La femme du directeur d’ALIF, Chadli Daoud, a été agressée chez elle, le mercredi 9 février, par deux individus à visage découvert se faisant passer pour des policiers. Tortures avec brûlures et coups de cutter, du travail de nazillons dans la plus grande tradition de lâcheté qui caractérise ces gens-là. Là aussi, des slogans racistes : « raton », « bicot », et « melon », et d’autres menaces proférées à l’encontre de la famille.

On est en droit de se demander comment une telle agression a pu avoir lieu, alors que les services de police étaient prévenus depuis le début de cette affaire. Déjà, une agression contre des militants de Ras l’front s’était soldée par un jugement sur des dégâts matériels : pas de sanction. Par de tels actes, les agresseurs touchent une communauté entière, mais aussi une personne salariée d’une association dans son travail et dans sa vie privée. Il semblerait qu’une certaine passivité de la police et de la justice laisse libre court à des agissements auxquels on peut légitimement soupçonner qu’ils acquiescent, et qu’ils s’en rendent complices. Selon les services de police et le Parquet, « aucun élément pour l’instant ne permet de rapprocher les deux affaires et d’affirmer que l’agression de Mme Daoud est le fait de membres issus de l’extrême droite ». Non, rien en effet, juste des menaces, des insultes, suivis peu après de sévices corporels... Un passage à l’acte explicite pourtant.

Extrait de l’article : « Extrême droite. Un mois et demi après l’agression de Shafia Daoud à Grenoble, ses auteurs courent toujours. » du quotidien l’Humanité le 31 Mars 2000

Le 9 février 2000, en début d’après-midi, on frappe au domicile de Shafia Daoud à Grenoble. Deux hommes se présentent comme policiers, carte bleu-blanc-rouge à la main. Ils viennent, disent-ils, dans le cadre de l’enquête sur les lettres anonymes qu’a reçues son mari, Chadli Daoud, directeur de l’association grenobloise Amitiés et liens France-Maghreb. Aussitôt entrés, ils referment la porte. L’un saisit Shafia Daoud par-derrière, la force à s’allonger. L’insupportable commence. Shafia ferme les yeux. Ne bouge plus. L’histoire de son peuple lui a appris que se débattre pousse les agresseurs à aller toujours plus loin. Entailles au cutter sous les pieds, brûlures avec un briquet électronique, menaces et injures : " Si tu gueules, on te crève ", " c’est ça que faisaient les paras, vous n’irez plus porter plainte..." Ils la laisseront évanouie. Avant de claquer la porte, ils bombent les murs et jettent une lettre, toujours anonyme : " On a mis nos menaces à exécution." Shafia mettra plusieurs jours avant de pouvoir surmonter l’horreur d’avouer au médecin et à son avocat que ses agresseurs sont allés beaucoup plus loin : viol avec un bâton, fellation " avec une capote, parce qu’avec une Arabe, on va prendre le sida ".

Le réquisitoire du parquet, qui attend jusqu’au 16 février pour porter l’affaire devant un juge d’instruction, parle de " violences et voies de fait avec arme, tentative de viol et injures raciales. " L’instruction sera finalement confiée au juge Vaucheret qui aurait la possibilité, en cas de mise en examen, d’ouvrir le dossier pour " actes de torture et de barbarie, tentative de viol et injures raciales commis par plusieurs personnes ". Une requalification attendue par les avocats mais qui dépend de la présentation de suspects.

Les prémisses d’un crime

L’agression de Shafia Daoud a eu lieu dans un contexte précis, déterminant. Trois mois auparavant, le 17 novembre 1999, le Musée dauphinois, à Grenoble, recevait en effet un appel téléphonique l’avertissant que, le lendemain, la conférence avec Mohammed Harbi, enseignant à Paris-VIII, historien de l’immigration algérienne en France, ancien membre influent du FLN, expulsé d’Algérie en 1973, sera l’objet d’une attaque de l’extrême droite. Et le 18, un commando d’une vingtaine de personnes envahit le musée. Agressions verbales et menaces fusent, avec battes de base-ball, matraques, bombes lacrymogènes, revolvers à la ceinture, armes de poing. On chante la Marseillaise et on crie " FLN assassin ". La police, pourtant prévenue des menaces de la veille, est absente, elle met une demi-heure à intervenir, en se contentant de bloquer, sur le quai, la route et l’escalier qui dévalent du musée, mais laissant libres l’accès au sommet de La Bastille (1) et les chemins de traverse. Elle interpellera finalement cinq personnes, parmi lesquelles un Toulonnais, venu fêter le beaujolais nouveau avec un couteau à cran d’arrêt et un faux numéro de téléphone. Il ne sera pas inquiété. Alain Paquier, sympathisant du Mouvement national républicain de Bruno Mégret et Christian Mollier seront mis en examen.

Christian Mollier n’est pas n’importe qui. Tenancier, entre autre, d’une petite boutique intitulée " Terre celtique ", un modèle du genre, il a été candidat du mouvement de Mégret aux élections régionales de juin 1999. Il est connu des services de police pour avoir participé, avec une rare violence, à un commando contre des militants de Ras l’Front à Voiron. Il a seulement été condamné à une amende pour réparer le rétroviseur de la voiture qu’il a poursuivie et à une suspension de permis de conduire. Il est radié du MNR au lendemain de l’attaque du musée. Pour s’être fait prendre, sans doute.

Chadli Daoud reçoit, lui, des lettres anonymes, comme le président de l’ALIF, Nadir Boumaza : " Nous n’acceptons pas qu’un étranger pourchasse les citoyens français... le recours à la violence... la mort à l’encontre du président, du directeur... pour l’an 2000 partez chez vous on vous souhaite de bonnes fêtes... ". Shafia Daoud prend en note les coups de téléphone : " Eh, la moukère ! les juifs nous ont baisés, les Arabes ne nous enculeront pas. " Les lettres sont confiées au juge qui instruit la plainte du musée, mais il ne les transmet pas immédiatement au procureur, entraînant des défauts de procédure. Il n’y aura pas de protection autour des dirigeants de l’ALIF. Et, le 9 février, veille d’une autre conférence au Musée dauphinois et du passage en appel de la recevabilité de la plainte, Shafia Daoud, âgée d’une cinquantaine d’années, est agressée

Extrait de l’article « Les deux agressions sont signée » du quotidien l’Humanité le 31 Mars 2000

Jean-Claude Duclos est conservateur du Musée dauphinois et du Musée de la Résistance à Grenoble organisateurs d’une exposition violemment critiquée par des organisations de rapatriés et l’extrême droite. Comment avez-vous ressenti l’agression de Mme Daoud ?

Jean-Claude Duclos. Cela a été insupportable. Le groupe voulait empêcher que la conférence ait lieu, mais il n’y a pas réussi. Nous avons réuni le public et le conférencier qui a courageusement accepté de parler dans un autre lieu. Mais ce n’est pas grand-chose à côté de ce qu’a subi Shafia Daoud, la veille d’une autre conférence sur l’immigration. Et, pour moi les deux éléments sont complètement liés. Je ne vois pas comment on pourrait les dissocier. M. Daoud a reçu des lettres de menaces graves quelques jours après cette conférence de Mohammed Harbi. On ne peut pas s’empêcher de faire un lien. En outre, je ne peux pas imaginer non plus que l’agression de Mme Daoud puisse venir d’associations de la communauté maghrébine, surtout après l’expérience des rapports que nous avons entretenus pendant un an avec elles. Il n’y a pas de haine, jamais. De la souffrance oui. Mais qui n’incrimine personne. Qu’on puisse échafauder ce type de soupçon, cela me dépasse complètement. Les mouvements extrémistes à Grenoble sont toujours des manifestations de l’extrême droite. Elle est là, bien présente. On est un peu aveuglé par l’image d’une ville orientée à gauche, ouverte, généreuse. Mais on oublie que la réalité est différente.

Extrait de l’article « Gilles Soulas ou le faf de petite vertu » de la revue REFLEXes automne 1998 :

L’extrême droite a de l’argent, beaucoup d’argent... Financé très largement par les fonds publics, en l’occurence 41 millions de francs par an, et par quelques généreux donateurs, le FN est devenu une véritable pompe à fric, avec tous les enjeux que cela comporte.

[…]

Le RIF est au coeur d’une opération de séduction menée en direction de la jeunesse, avec des résultats variables, il est vrai. La création de structures de ce type correspond également au désir de pouvoir faire profiter certains militants de l’extension du mouvement nationaliste en leur garantissant des emplois commerciaux plus ou moins stables. De fait, il faut rapprocher l’apparition de Memorial Records de celle de DEFI, Diffusion des Éditeurs Français Indépendants. Cette SARL de 50 000 francs a été officiellement créée en janvier 1997 par l’association des Éditions nationales, présidée par Bruno Mégret, dont la principale activité est l’édition des ouvrages écrits par des cadres frontistes, dont Mégret au premier chef. DEFI s’est lancée dans la vente par correspondance et son catalogue, Durandal, est un bon recueil de tout ce qui se fait à l’extrême droite, des livres d’Emmanuel Ratier aux disques de RIF en passant par les bijoux celtiques de Terres celtiques, boutique « enracinée » de Grenoble. Or les personnes qui font vivre DEFI sont bien représentatives de cette génération de militants qui contrairement à la précédente n’est pas obligée d’investir la droite parlementaire pour se reconvertir : le gérant est Damien Bariller, né en 1967, lieutenant de longue date de B. Mégret, et le responsable des ventes est Philippe Schleiter (dit Philippe Sevran), coordinateur national du Renouveau Étudiant. Par ailleurs, le catalogue Durandal est élaboré par Riwal Communication, que les fidèles lecteurs de REFLEXes connaissent bien [14], véritable pépinière d’anciens militants du GUD [15]. Cette offensive en direction de la jeunesse s’est également traduite par la quasi mise sous tutelle deRéfléchir & Agir [16] par G. Soulas.

[…]

Au delà de cette offensive en direction de la jeunesse, tous ces éléments montrent la montée en puissance autour de B. Mégret de militants qui passaient jusqu’alors pour des seconds couteaux du nationalisme et dont G. Soulas est un bon représentant.

Notes :

[14] Cf. REFLEXes n°51, « L’oeil de Damas ».

[15] Le FN canal lepéniste n’est pas demeuré en reste avec la création l’année dernière de la SARL DLP (Diffusion Livres & Presse), dont les actionnaires et gérant ne sont pas, il est vrai, nés de la dernière pluie !

[16] Cf. REFLEXes n°51, « Réfléchir ou Agir, il faut choisir ».

Extrait de l’article REFLEXes « Le MNR de vie… à trépas ? » janvier 2003 :

Parti créé en septembre 1999, le MNR présente plusieurs visages et véhicule de multiples ambiguïtés sur lesquelles il nous faut revenir. Il est clair que ce sigle vise à satisfaire tout le monde, aussi bien l’aile modérée tentée par le souverainisme à la Pasqua (rappelons que Jean-Marie Le Pen n’a alors jamais conclu l’un de ses discours par « Vive la République ! ») que les radicaux à qui cela doit rappeler le bon temps du solidarisme. Par ailleurs, le logo choisi est celui qui était déjà utilisé par les CAR (Comités d’Action Républicaine) du temps où Mégret était encore au RPR, au début des années 1980, et qu’il essayait de ratisser à l’extrême droite. Mais dans le même temps, le mouvement monte un « Observatoire national de l’islamisation de la France », sous la direction du vieux partisan d’Israël Jean-Claude Rolinat et de Jean-Pierre Pagès-Schweitzer ou met en place, pour concurrencer l’AGRIF, un numéro de téléphone contre le racisme anti-français. Ces contradictions n’ont cessé de s’exprimer depuis sous de multiples formes. On peut citer par exemple l’hostilité exprimée par de nombreux cadres envers l’action menée en 2001 au nom des valeurs judéo-chrétiennes par le président de l’association Promouvoir, André Bonnet, responsable MNR pour le Vaucluse, contre Michel Houellebecq, alors que celui-ci était considéré comme un allié objectif pour ses diatribes anti-musulmanes. Mais ce sont surtout les départs et exclusions qui ont le mieux mis en évidence ces conflits de tactique et orientation. Cela a été le cas en Aquitaine, avec les départs de François-Régis Taveau, France Prenat et surtout Eddy Marsan, conseiller régional à l’origine de l’Alternative nationale, petit regroupement nationaliste-révolutionnaire. Mais cela explique aussi le départ du couple Marie-Caroline Le Pen-Philippe Olivier, tous deux conseillers régionaux, quittant le MNR pour protester contre les propos « racialistes » tenus par Pierre Vial dans une assemblée de Terre & Peuple. À l’inverse, d’autres militants partent en constatant que la radicalité du MNR a des limites très étroites comme par exemple l’un des responsables grenoblois, Christian Mollier, poursuivi après des actes de violence, en particulier contre des associations maghrébines, et désavoué immédiatement par les instances du MNR. D’après Eddy Marsan, ces contradictions apparentes n’en seraient pas puisqu’elles s’inscriraient au coeur de la démarche du MNR, à savoir constituer l’aile dure de la droite et ainsi affaiblir le FN. C’est dans ce cadre qu’il faudrait interpréter le soutien inconditionnel des nationalistes-révolutionnaires d’Unité radicale au MNR, malgré ses positions atlantistes et pro-israéliennes par exemple. En tout état de cause, cette confusion, voulue ou non, n’a pas contribué à faciliter la construction du MNR.

Extrait de l’article « Le fil identitaire » du site REFLEXes novembre 2004 :

C’est donc cette thématique que l’on retrouve dans Terre & Peuple - La revue qui marche de plus en plus sur les brisées du GRECE ancienne mouture. On y trouve une rubrique qui figurait autrefois dans Éléments sur les traditions populaires européennes. Il est d’ailleurs à noter que la revue multiplie les hommages et clins d’œil au GRECE, que ce soit avec un compte rendu élogieux des derniers numéros d’Éléments, en particulier celui consacré à l’Europe, ou des encarts consacrés au château de Roquefavour (Ventabren), propriété du GRECE, à partir duquel M. Rollet, « greciste » historique, anime le bulletin L’Âtre. Mais c’est aussi la thématique des premiers ouvrages publiés par la nouvelle SARL de presse lancée par Pierre Vial, les Éditions de la Forêt. Mais il existe bien d’autres structures diffusant ce type de discours du « retour aux racines » :

-  journaux « enracinés » comme le bulletin Alternative Europe(1) ou le trimestriel Utlagi(2), Montségur(3) ou Le Lansquenet(4) à Aix, Gwenn Ha Du en Bretagne ou Solaria en Alsace, trimestriel animé par Jean-Christophe Mathelin et rattaché à la Maison du Soleil(5) (centre d’études solaires) à Diedendorf ;

-  petites maisons d’édition comme le Veilleur de Proue, affiliée au Mouvement de la Jeunesse Normande (MJN, lié au Mouvement normand dont le président est Didier Patte, ancien membre de Nouvelle Résistance) et qui éditent des brochures de paganisme nordique ;

- ateliers artisanaux comme l’Atelier de l’Elfe ou l’Atelier des Léopards d’Or à Remiremont ou les « boutiques d’artisanat enraciné » comme Lou Paradou à Nice ou Terres celtiques à Grenoble. Cette boutique animée par de vieux militants NR grenoblois déjà à l’œuvre du temps de la revue Noir & Rouge se veut à la fois pôle de diffusion de vêtements (surplus, T-Shirts mytho, fringues skinheads), de bibelots pour « décorer son petit bunker » (sic) (emblèmes médiévaux, fanions nazis, etc.), de livres et de CDs, de boissons et enfin d’armes (matraques, poings américains...) et pôle de regroupement NR autour de l’association La Bagaude. D’après eux, tout cela ne vaut pas « une charge de panzers au petit matin » mais apparemment ils s’en contentent... Le gérant-propriétaire Christian Mollier ainsi que d’autres militants MNR de l’Isère ont d’ailleurs été poursuivis l’année dernière pour l’attaque d’un meeting sur l’immigration algérienne en novembre 1999. Même si le tribunal correctionnel a été obligé d’abandonner les accusations de coups et blessures, port d’armes, en raison de l’imprécision des témoignages, les inculpés ont été jugés pour « entrave concertée à la liberté de réunion » et surtout pour « incitation à la haine raciale » pour divers slogans. Ils ont été condamnés les uns et les autres à des amendes, à des peines de prison avec sursis (10 mois) et à la privation de leurs droits civiques (5 ans). Le lâchage par le MNR a aussitôt poussé Mollier dans les bras du FN, ce qui a valu de nouvelles poursuites au responsable local de ce parti, Georges Theil, pour des propos négationnistes.

Notes :

(1). Ancienne scission alsacienne de Nouvelle Résistance, dont les animateurs s’affirment « militants européens convaincus, pour qui l’Alsace ne pourra se développer pleinement uniquement dans le cadre d’une Europe fédérale des régions, où la conscience identitaire européenne sera affirmée face à l’impérialisme américain et face à l’immigration extra-européenne ».

(2). Cela signifie hors-la-loi. Ce journal est implanté en Bretagne, en Normandie et dans le Maine.

(3). Né en 2000 de la réunion des anciennes équipes de l’Avant-Garde Jeunesse (Stéphane Parédé, responsable MNJ et UR à Nîmes), Parcours d’Europe (Bruno Favrit), Auda Isarn et des militants occitans isolés

(4). Assez curieusement, sans doute parce qu’ils n’y connaissent rien, les rédacteurs encensent le CCI (Courant Communiste Internationaliste) c’est-à-dire l’ultra-gauche conseilliste, ce groupuscule étant traditionnellement hostile à l’antifascisme.

(5). Ce centre produit des bijoux, posters, calendriers, etc. Il est vivement recommandé aussi bien par Ratier que par les NR ou encore par Terre & Peuple.

Episodes précedents :

- L’implantation des intégriste catholiques fascistes à Grenoble (sur la Fraternité-Sacedotale-Saint-Pie-X, l’Eglise Catholique et l’Institut-Christ-Roi-Souverains-Prêtre)

- Catholiques-intégristes & néo-fascistes hors de nos vies. (sur le MJCF en campagne)

- Les fanatiques anti-avortement à Grenoble. (sur les integristes à Grenoble et leurs positions, SOS-Tout-Petit, une famille se pharmaciens d’Eybens, l’association Mère-de-Miséricorde, SOS-Bébé, SOS-la-Vie, Choisir-la-vie et des professeurs de droit à l’Université Pierre Mendes France)

- Témoins de Jéhovah, Mormons, évangliques et Cie... hors de nos vies et de nos facs. (tract contre la présence d’intégristes sectaires sur le campus grenoblois)

- L’implantation des intégriste et des fanatiques anti-avortement à Grenoble. Mouvements évangeliques et fondamentalistes. (sur les évangelistes, leurs positions politiques et leur développement)

- Les integristes en Isère. De l’action commando au lobbying politique. (sur le commando anti-IVG de 1994 et les activités actuelle du député-maire de VIenne)

- L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Les royalistes (sur les liens entre intégrsites et royalistes, l’Action-Française, les Manants-du-Roi et le Centre-Lesdiguière)

- L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Le FN, les nazi et les négationnistes (sur l’ancien conseiller régional George Theil)

- L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Le courant esoterique et musical (sur le musicien et philosophe fasciste Jean-Marc Vivenza)

- L’implantation de l’extrême-droite à Grenoble. Du mercenariat fasciste au Bloc Identitaire (sur André-Yves Beck, Troisième-voie, Nouvelle-Résistance, les mercenaires fascistes en Croatie, Unité Radicale et l’actuel Bloc-Identitaire)



Compléments d'informations :
le 14, d’autres fachos encore
par Laurent,
le 11 June 2012

Merci,

14 juin : agitation neofasciste à Grenoble. En plus de la conférence à Terres Celtiques , il y a ce jour-là rencontre à Grenoble avec Benedetti (Oeuvre Française) + Gabriac (qu’on ne présente plus...). Le lieu n’est pas communiqué. Voici ce que dit l’agenda de RIVAROL


+ 14 juin à Grenoble (à partir de 17h30). La boutique Terres celtiques accueille l’auteur, Piero San Giorgio, pour une conférence (sur réservation) qui sera suivie d’une séance de dédicaces de son livre, SURVIVRE à l’effondrement économique. Informations et réservations à : <terresceltiques@hotmail.fr>. Terres celtiques, 40, cours Berriat, 38000 Grenoble. Tél. : 04-76-86-19-72. Fax : 04-76-46-69-75. + 14 juin à Grenoble (19h30). Rencontre militante de l’Œuvre française avec Yvan Benedetti. Rens. au 06-48-78-51-01. + 14 juin à Grenoble (19h30) Rencontre militante des Jeunesses Nationalistes avec Alexandre Gabriac. Rens. au 06-77-20-26-05.


On est en train de réfléchir à ce qu’on peut faire.... L’idée actuelle est d’axer sur le thème : Ni Le Pen, ni ses idées, ni ses fachos ! Barrons leur la route !

Pour contacter un des 3 comités RasLFront en isère =
- RLF Grenoble : contact.rlfgre@gmail.com
- RLF Grésivaudan : rlfgresivaudan@laposte.net
- RLF du Voironnais : rlfvoiron38@no-log.org

Il y aussi le site raslfront-isere.org

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