Indymedia Grenoble

Grenoble à Notre-dame des landes

Wednesday 21 November 2012 par Un paysan

[Infos locales] [Ville / Environnement] [Révoltes / Luttes sociales]

Deux bus affrétés par la Confédération paysanne de l’Isère sont partis de Grenoble, nuitamment, vendredi 16 novembre dernier, pour rejondre la manifestation de notre-dame des landes du samedi 17 novembre. Deux bus presque remplis d’étudiant-e-s, de paysan-ne-s, de syndicalistes, de travailleurs et travailleuses, de chômeurs et chômeuses, de tout âge.

J’y étais, et si je devais rapporter pour Grenoble sept images de cette manifestation, ce serait :

1. La marée humaine. Un cortège de plusieurs kilomètres, interminable, impressionnant. Plus de 40 000 personnes selon l’agence embauchée par le comité organisant la manif pour comptabiliser les participant-e-s. Quand des manifestations atteignent ce stade, on ressent une énergie communicative.

2. Le matos. Quand on voit des dizaines et des dizaines de tracteurs blindés de palettes, de planches, de plaques de métal, de cordages, et quand on voit des centaines de personnes (dont des Grenoblois-es) en train de clouer, de hisser des charpentes, de scier des poutres, et des cabanes se construire en quelques heures, on se dit qu’il se passe quelque chose de fort.

3. Les banderolles bien vues. Plein d’imaginations et d’idées dans les slogans. Dont une immense banderolle "Récupérateurs de toutes les couleurs, allez voir ailleurs" avec des personnes diffusant un tract contre les partis politiques, avec le long de la route des citations mensongères de ténors du PS et d’EELV, écrites en gros. Tout le monde passait sous cette banderolle, qui faisait réagir.

4. Les looks babacool. Une collection improbable et assez hilarante de personnages qu’on aurait dit tout droit sortis de films contestataires des années 70, des Jésus, des cracras, des habits psychédéliques. Et une odeur de pétards lancinante, plein de gens défoncés à la fumette ou à l’alcool, les yeux brillants, le sourire perché, la démarche pas très assurée. Un peu plus de boue, un peu plus de rock, un peu moins de froid, et c’était parti pour woodstock-des-landes. La majorité des gens présents avaient cependant le look "petit-bourgeois de gauche", et que des peaux blanches.

5. Les belles discussions. Les manifs, c’est génial pour revoir les camarades, discuter longuement, réfléchir, partager de la convivialité, comprendre précisément les dessous de cette histoire d’aéroport en partageant nos infos. Beaucoup d’échanges spontanés entre inconnu-e-s, aussi. Sortir un peu du rythme de la vie pour se retrouver ensemble, ça sert aussi à ça, les manifs.

6. Pas un flic. Manifestement les autorités avaient décidé de laisser passer. C’est évidemment pour les personnes qui ont réoccupé la Zone À Défendre que les choses sérieuses commencent...

7. Les ébauches de comité local. Des discussions, ici et là, avec des Grenoblois-e-s manifestement motivé-e-s pour créer un comité notre-dame des landes à Grenoble : relayer les infos, faire des soirées de soutien, afficher et tracter, organiser des actions locales, organiser des départs groupés pour rejoindre la Zone À Défendre. Comme le comité Larzac Grenoble en son temps. Cette idée se concrétisera-t-elle ?



Compléments d'informations :
Opération policière à la ZAD
par anonyme,
le 23 November 2012

Vendredi 23 novembre: Une grosse opération policière est en cours. Les sites visés: le Rosier et les nouvelles cabanes (lande de Rohanne et châtaigneraie). Des flics de partout. Les matériaux de reconstruction sont confisqués, des pelleteuses dégagent des accès jusqu’aux nouvelles cabanes... Un appel à rassemblements/actions partout en France est lancé.

Pas d’actions ?
par anonyme,
le 24 November 2012

Dans toute la France, des préfectures, des mairies socialistes ou leurs locaux sont visitées par des manifs d’opposants.
A Grenoble, il y a aussi une préfecture, un conseil général socialiste, une mairie socialiste dont les présidents et maires sont des bétonneurs acharnés .
Personne n’appelle à les visiter ...
C’est dommage.
Les zadistes, victimes d’une répression très dure, ne s’en sortiront pas sans soutiens massifs.
Les socialistes productivistes ont les mains libres ?

Rassemblement
par anonyme,
le 26 November 2012

Rassemblement mercredi 28 novembre 2012 à 17h devant la mairie.

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