Indymedia Grenoble

Nouvelle incarcération de Christine et procès le 19 décembre à Lyon

Monday 17 December 2012 par anonyme

[Répression / Contrôle social] [Autres infos]

Suite à une altercation avec les matons en se rendant à un parloir à la taule de Corbas, Christine passe devant le tribunal correctionnel de Lyon (TGI) le mercredi 19 décembre à 14h.

Elle y comparaît notamment pour refus de prélèvement ADN, outrage, rébellion et évasion de garde à vue.

Le 8 novem­bre, elle se ren­dait à la Maison d’arrêt de Corbas pour rendre visite à un proche incar­céré. A l’entrée, elle passe sous le por­ti­que détec­teur de métaux qui ne détecte rien, mais les matons lui deman­dent pour­tant d’enle­ver sa veste. Elle refuse, consi­dé­rant que « les famil­les n’ont pas à se désha­biller sur ordre, il suffit qu’on ne fasse pas sonner le por­ti­que ! ».

La direc­tion arrive et approuve la démar­che de ses matons. Christine conti­nue de contes­ter cette mesure. Trois gen­dar­mes sont alors appe­lés à la res­cousse et l’embar­quent pour outrage.

Elle ne les suit pas volon­tiers : rébel­lion. Elle est alors placée en garde à vue.

Là, la porte de sa cel­lule ferme mal. Elle en sort. Quand les flics revien­nent quel­ques heures après, elle n’est pas partie bien loin, elle fume une ciga­rette sur le parvis : évasion. Le len­de­main elle est escor­tée par le GIGN en taule pour y purger une vielle peine et y atten­dre aussi le procès du 19 décem­bre.

Ce n’est pas la pre­mière fois que Christine est pour­sui­vie pour avoir dénoncé les condi­tions dans les­quel­les se dérou­lent l’accès aux par­loirs pour les famil­les : fouilles arbi­trai­res, délais d’attente avant et après les par­loirs, salles d’attente exi­guës pour de nom­breu­ses famil­les, par­loirs repor­tés voire annu­lés après sou­vent des heures de route pour s’y rendre...

Pour les pro­ches de déte­nus aussi la prison est syno­nyme d’humi­lia­tions et d’arbi­traire.

Autant de rai­sons d’ouvrir sa gueule, et autant de rai­sons pour l’Administration Pénitentiaire de jouer la carte du chan­tage en fai­sant sauter les permis de visite ou en envoyant les flics lors­que ce chan­tage ne fonc­tionne plus.

Christine est donc aujourd’hui incar­cé­rée à la Maison d’Arrêt de la Talaudière à St Étienne.

Elle y purge plu­sieurs peines de prison ferme accu­mu­lées ces der­niè­res années suite à de mul­ti­ples insou­mis­sions à l’auto­rité de dif­fé­ren­tes ins­ti­tu­tions (flics, admi­nis­tra­tion péni­ten­tiaire, ins­ti­tu­tion psy­chia­tri­que,...).

Institutions qui, jour après jour, s’attel­lent à défen­dre les fron­tiè­res de la paix sociale en broyant ceux qui s’aven­tu­re­raient hors de celles-ci.

Parce que le rap­port dans le lequel Christine se débat n’est pas un rap­port indi­vi­duel entre elle et les ins­ti­tu­tions mais bien un rap­port social fait d’exploi­ta­tion et de domi­na­tion que nous subis­sons tous quo­ti­dien­ne­ment.

Parce que ces même ins­ti­tu­tions met­tent tout en place pour nous main­te­nir divi­sés et isolés .

Parce que, dans un tri­bu­nal ou dans une taule, un peu de soli­da­rité peut redon­ner du cou­rage ou appuyer un rap­port de force trop sou­vent en notre défa­veur.

Soyons nom­breux à sou­te­nir Christine face à la jus­tice et l’iso­le­ment car­cé­ral.

Pour lui écrire : Christine RIBAILLY, écrou N°35561, MA de St Étienne, rue de la sau­va­gère, BP 540, 42350 La Talaudière cedex



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