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Paraphysique de l’histoire

Wednesday 16 January 2013 par Patrice Faubert

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patrice faubert.

Feu Molière (1622-1673) fut à feu (1606-1684) Corneille Son grand comédien Et Corneille fut à Molière Son grand écrivain Tous les deux Furent des complices A chacun sa malice Tous les deux furent frères Tous les deux se payèrent De toutes façons Si je est nous Alors nous est je Tout le monde plagiaire En toutes choses, sur la planète Terre Plagiat formel Plagiat informel Répétition formelle Répétition informelle Pourquoi nous en vouloir ? Notre biberon est au même souloir ! Jadis, quand Paris puait De ses excréments, partout affichés Où dessus, le gueux marchait La comédie était une pornographie Comme de fait, aujourd’hui Souvent, en toutes activités, la vérité déplaît Ou alors, c’est une vérité, qui fait rire Et le rire efface, pour un temps, l’ire Toute l’histoire Est une supercherie Toujours officialisée, par la dominante oligarchie Inlassablement répétée, pour la faire croire ! Et ainsi, de la sorte Chacun et chacune, voit midi à sa porte ! En tous temps, en tous lieux, toute croyance, ainsi, est sotte A une époque récente Toute l’historiographie politique Qui était ainsi démente Se trouvait aux mains du stalinien historique Mais le stalinien, maître de la falsification Fut détrôné par le bourgeois, qui en fit la duplication L’objectivité est une baliverne Mais l’histoire qui s’en réclame Est donc, à toute réalité, bien terne ! Le mot tyrannosaurus rex N’est pas lui-même, le tyrannosaurus rex Il est à peine son ombre Même très très sombre... De même, le mot histoire N’est jamais vraiment l’histoire Le mot est à la réalité Ce que la réalité est au mot Ô truisme, pratiquement rien ! Et ce n’est pas là, un effet Nitzschéen La réalité Est sans aucun dieu La réalité Est sans aucun maître Sans amour et sans haine Elle n’est que la réalité Que le cerveau humain Ne peut jamais vraiment appréhender Aussi, ne peut-il toujours, que falsifier Polope ! borné, têtu, je suis Le seul espoir de l’humanité, c’est l’anarchie Pour l’égalité, la liberté, la fraternité D’une façon l’autre Toutes les sensualités partagées D’une méthodologie l’autre Tous les biens socialisés Dans la collectivité, pas dans l’individualité Les noms et prénoms Ne seraient plus nécessaires Plus de voleurs, plus de commissaires Plus de drapeaux, plus de fanions Mais nous faisons, à notre image La réalité, ainsi, jamais sage ! Tous les papiers en poussière Car pour vivre, à quoi bon ? Tout serait en perpétuelle mutation Et en rien, aucune fixation Mais nous éprouvons le besoin Conditionné, de toutes nos classifications Qui font toutes nos hiérarchies Qui font toutes nos compétitions Tous nos ismes, la main dans la main Prennent tous le même train ! Oui, c’est une vraie marmelade Fichtre, c’est une vaste capilotade Le monde est une boule de mirages Qui dansotte sur la mauvaise foi, pas sage Seule la vérité devrait être vulnéraire Pourtant, la dire, est toujours téméraire ! Le monde n’est pas beau Dire le contraire, balpeau Il faut être béat, crier hurra Et en 1455, aux coquillards, mauvais garçons La justice coupait les oreilles, mais peu de prison Fussent-ils des larrons à feu (1431-disparu en 1463) François Villon Mais à notre temps, revenons En France, les réactionnaires vont à la manifestation Pour le mariage homme et femme, c’est la tradition En 2013, toujours fidèle au poste, la réaction Dans tous les pays, c’est le même refrain Staliniens, libéraux, religieux, tout le saint-frusquin Réactionnaires conditionnés à la gueulerie De gauche, de droite, ô abjecte chierie ! Car nous sommes Ce que nous apprenons Car nous sommes Ce que nous entendons Car nous sommes Ce que nous fabriquons Car nous sommes Ce que nous pensons Mais personne ne veut ou ne peut changer Pourtant, sur internet, on peut écouter Sur un artilect, donc, des entretiens Avec feu (1914-1995) Henri Laborit, c’est vraiment bien ! Pour comprendre un peu, le fonctionnement du cerveau humain Il suffit de taper, sur le clavier, Henri Laborit, vidéos En cherchant un peu, l’on décroche le gros lot ! Merci à Sardonik, de l’avoir fait De mettre cela dans l’ordinateur, a compris l’intérêt Ne pas confondre, avec feu Satanik (1965), une revue osée Que je lisais, adolescent, pour les petites pépées Mais écouter sans comprendre Cela n’est pas apprendre La répétition n’est rien, vomir, rendre Seule la compréhension n’est pas à vendre Car elle n’a aucun intérêt à défendre ! Nous sommes à la vie, le frimand Devenons à la vie, le vivant !

Patrice Faubert (2013) puète, peuète, pouète, paraphysicien, Pat dit l’invité sur "hiway.fr"




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