Indymedia Grenoble

Les vallées qui résistent

écrit le 23/06/2013, actualisé le 23/06/2013

Depuis 1991, les lobbies de l’industrie tentent d’obtenir la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) entre Lyon et Turin. Alors que le chômage et la précarité enflent, il faudrait dépenser 30 milliards d’argent public pour gagner quelques minutes entre les grandes villes ? Et percer un tunnel de 57 km sous le Mont Cenis, au risque d’assécher les sources et d’exposer la population à l’amiante ? L’avenir des vallées n’est pas dans la multiplication des infrastructures, mais dans le maintien des activités les plus utiles, notamment l’agriculture et l’élevage. Si l’on veut diminuer encore le nombre de camions, et vivre d’une économie locale, il faut préserver la terre !

Marche contre le Lyon Turin, le 29 juin à Modane

Les promoteurs du Lyon-Turin sont prêts à tout. Pour faire accepter la LGV, ils font du chantage à l’emploi, et promettent des contrats aux entreprises locales, mais ce genre de chantiers n’a besoin que de peu de main-d’oeuvre (au mieux quelques centaines à la fois, bien loin des 30 000 annoncés), et favorisent les géants du BTP. Maintenant, ils promettent aussi de mettre les camions sur les trains, mais pourquoi ne l’ont-ils pas déjà fait sur la ligne actuelle ? Parce que leur but est de faire circuler toujours plus de marchandises, que ce soit sur des camions ou des trains. Ce projet n’est ni social, ni écologique, il est destiné à gonfler les profits des géants du béton, de l’acier, et des transports. Pour eux c’est une aubaine, pour nous c’est un désastre.

En Val Susa, devant les risques de pollution et de destruction, les habitants s’opposent à la même LGV (en italien TAV, pour treno alta velocità) par de grandes manifestations populaires et en occupant les terres, et ce malgré une violente répression. Grâce à leur mouvement, les « NO TAV » ont empêché le début des travaux, et révélé la corruption de cadres de Lyon-Turin Ferroviaire (le maître d’oeuvre franco-italien), dont certains ont été mis en examen. En France, trois descenderies ont été creusées et déjà, des habitants ont subi les premiers dommages (sources asséchées, maisons fissurées, bruits, déblais), et LTF projete de commencer les travaux du tunnel en 2014. Face à la propagande des promoteurs, il est temps que tout le monde sache, il est temps de s’informer et de se réunir pour montrer notre opposition, faire pression sur les élus, soutenir les habitants les plus menacés, en Maurienne comme en Val Susa.

En plein combat contre l’A51 de Vallini, la cuvette grenobloise se battra encore contre le forage des montagnes, projet cette fois-ci soutenu par tous les élus du coin (sauf Vallini !).

Contact : www.notav-savoie.org / Informations sur l’opposition en Italie : www.notav.info

Contre la relance de l’autoroute A51, encore un projet inutile et néfaste

écrit le 13/05/2013, actualisé le 07/06/2013


Des autos et toujours plus de pollution !

Les habitants de Grenoble connaissent plus de 120 jours par an de qualité de l’air dégradée du fait d’une surabondance de véhicules motorisés. Les automobilistes perdent chaque année 154 heures dans les embouteillages. Dans ces conditions, vouloir rajouter des milliers de voitures dans la cuvette grenobloise est tout simplement meurtrier.

Des terres, des montagnes et des forêts menacées !

Cette autoroute a pour but de relier Grenoble à Sisteron. Elle traversera donc les campagnes et montagnes du Trièves, du Buëch, du Beaumont, du Champsaur, du Dévoluy et du Valgaudemar. Elle portera atteinte de façon irrémédiable aux terres agricoles et aux espaces naturels. 1 km d’autoroute = 10 ha de terres agricoles ou de forêts rayées de la carte.

A peine plus vite, beaucoup plus cher !

En raison du relief et de l’instabilité des terrains, la réalisation de cette autoroute nécessiterait des ouvrages pharaoniques et les travaux sont estimés aujourd’hui à 2,5 milliards d’euros, soit 27 millions d’euros le km ! Tout cela pour un gain de temps entre Grenoble et Sisteron de 11 mn.

Alors, contre ce projet démesuré et dévastateur, c’est à vélo que nous ferons la route ensemble jusqu’à Grenoble sans nuire, sans gaspiller, sans vitesse ni moteur !!

Pour une Masse Critique !

Oui, il faut une « masse critique », un nombre suffisant de cyclistes pour occuper en toute sécurité une route, excluant les usagers motorisés. C’est donc ensemble et par le nombre que nous pourrons nous faire entendre ! Nous ne bloquerons pas la circulation mais nous serons la circulation. Contre l’autoroute, c’est en vélorution que nous manifesterons !


SAMEDI 15 JUIN 2013
VELORUTION en ROUTE POUR GRENOBLE !

Programme :

10h30 - RDV Col du Fau - Monestier de Clermont : accueil, informations, consignes de sécurité révision de dernière minute du vélo avant la descente et...un pique-nique géant en fanfare !! apporter de quoi manger, partager, jouer...

14h – Départ du Col du Fau : vélorution sur l’autoroute puis traversée de Grenoble… une descente comme vous n’en avez jamais vue, munis de vos plus beaux vélos, vos plus chouettes décos !

entre 18h et 19h – Campus universitaire de Grenoble : Arrivée festive sur Grenoble !! Avec, pour se remettre de nos émotions, une bonne tambouille comme on sait bien les faire, de quoi se désaltérer, de la musique et d’autres surprises !

Contact : stopa51 (at) laposte.net
Plus d’info : www.stopa51.org

Festival C’est l’anarchie ! à Grenoble

écrit le 04/06/2013, actualisé le 14/06/2013

Le festival «  C’est l’Anarchie ! » aura lieu du 8 au 16 juin,. Des échanges et des discussions ouverts à tou.te.s autour des pratiques et réflexions anarchistes (dans un sens assez large) se dérouleront dans différents lieux de Grenoble (la BAF, Antigone, MJC Nelson Mandela , Maison des Habitants de Chorrier-Berriat, le local autogéré…). Voir le programme !

Dans ce cadre une soirée intitulée L’info en lutte(s) : créer et faire vivre des médias autonomes... aura lieu le JEUDI 13 juin à la BAF ( 2 chemins des Alpins). Pendant cette soirée, seront discutées les question suivantes : «  Parce que l’information est un enjeu de lutte en soi mais aussi un enjeu au sein des luttes. Comment faire vivre des médias autonomes ? Qu’attend-on de ceux-ci ? Comment rester au contact des luttes mais aussi diffuser au delà des ghettos militants ? ».

Indymédia viendra, mais pas les modérateur.ices.

En gros, aucun-e membre du collectif ne souhaite apparaître publiquement en tant que tel. Les raisons de cette politique de confidentialité sont rappelées dans l’édito du 22 octobre 2012, que nous vous conseillons vivement de relire.

Petite présentation du site pour donner du grain à moudre.

Depuis la création du collectif il y à 10 ans à l’occasion du contre sommet Anemasse/Evian, bien des choses ont changé. Cependant nous partageons la volonté initiale d’Indymédia : qu’il existe, dans la cuvette, un média libre et ré-appropriable le plus possible par les militant-es et activistes qui se battent contre toutes formes d’oppressions. Indymédia Grenoble se veut un moyen de communication à destination des milieux militants mais et surtout de toute personne qui se pose des questions sur ce monde ou qui voudrait lutter. Nous (les membres du collectif) ne croyons pas en une "révolution par internet", mais on considére que c’est un outil qui peut être développé et qui peut s’avérer utile pour les luttes (agenda militant, rapidité de l’info, visibilité des luttes contre la récupération par les médias dominants…). IG ne défend pas non plus la « liberté de la presse », ou la « transparence », nous ne sommes pas des journalistes ! Par contre on défend l’autonomie et l’indépendance du site par rapport aux pouvoirs économiques/politiques/médiatiques, ce qui n’est pas le cas des médias dominants. Indymédia n’a même pas à proprement parler de ligne éditoriale, étant donné que les membres du collectifs sont des modérateurs.trices et non des rédacteurs.trices. C’est la charte (même si elle peut avoir ses limites) qui concentre les bases politiques communes que le collectif défend ( relais des luttes sociales, indépendance des pouvoirs économiques et politiques…).Nous essayons dans nos modes de fonctionnement, de ne pas reproduire de relations de dominations, même entre nouvelle-aux et ancien-nes du collectif (partage de savoir au niveau technique et informatique notamment, même si c’est jamais totalement abouti). Attention, avoir des bases politiques communes, ça veut pas dire qu’on est d’accord sur tout, loin de là…

À vos plus belles plumes camarades !

Pour préparer ce rendez-vous, on nous a demandé de répondre à un super questionnaire (sur lequel s’appuyera l’animation du débat). Et dans ce questionnaire, on nous a demandé : "quel retours avez-vous sur le site par les utilisateur-ices ?" Ce à quoi nous répondons : "bonne question !" C’est pourquoi nous vous demandons, à toi, à elles, à vous, à eux : Que penses-tu du site ? (nous, c’est notre préféré !) Pourquoi tu l’utilises ? Quelles infos vient-tu chercher / publier ? Que penses-tu du collectif, de la charte, de la modération ?

Répondez comme vous le souhaitez à contact@grenoble.indymedia.org !

Sème ta ZAD à Grenoble !

écrit le 11/04/2013, actualisé le 12/04/2013

Samedi passé, un rassemblement a eu lieu à la Caserne de Bonne à l’appel du collectif grenoblois de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et son monde pour protester contre "les projets d’élus peu scrupuleux qui dilapident les espaces et services publics". En effet, la mairie de Grenoble a bradé à Vinci, maître d’œuvre de l’aéroport Grand-Ouest, un terrain de la caserne de Bonne où celui-ci est en train de construire un hôtel 4 étoiles dont on voit mal l’intérêt pour la population, mais bien l’intérêt pour le constructeur (lire le compte-rendu de ce rassemblement).

Ce week-end, une manifestation de mise en culture contre l’aéroport et pour les terres a lieu à Notre-Dame des Landes, relayée partout en France sous le nom de "sème ta ZAD !" A Grenoble aussi, un appel est lancé à "(ré)investir, cultiver, aménager" et à partir "à la reconquête du béton, du goudron et des dits "espaces verts". Une "VélOffensive Potagère et Autogestionnaire" aura lieu samedi à partir de 15h, en lien avec une Véloparade qu’elle accompagnera et prolongera jusqu’aux Jardins d’Utopie, sur le campus. Voir également le programme de la journée de dimanche.


Rappel du contexte :

Le projet d’aéroport Grand-Ouest, à Notre-Dame des Landes, a été lancé en 2001 par le tandem Jospin-Ayrault, à l’époque respectivement 1er ministre et maire de Nantes. Depuis, Jean-Marc Ayrault, devenu Calife à la place du Calife, ne veut plus lâcher ce projet qui, pourtant, présente indéniablement tous les symptômes des Grands Projets Inutiles Imposés : espaces naturels et agricoles dévastés, argent public gaspillé au profit d’entreprises privées (Vinci en l’occurence), décideurs autoritaires et mégalos - alors même que les prévisions économiques sont désastreuses et que le pic pétrolier pointe son nez à l’horizon...

En 2007, une première maison était squattée par des opposant-e-s. Les occupations de ce type se sont ensuite multipliées pour créer un vaste territoire rural nommé avec aplomb la ZAD, Zone A Défendre. Un esprit de solidarité est né entre les nouveaux-elles habitant-es et la population paysanne locale. De cette rencontre ont émergé des expérimentations étonnantes : autoconstructions, récup’ partagées, agriculture "biologique", modes d’organisation collective, médias alternatifs, etc. Le territoire est aussi devenu un important lieu d’accueil de mouvements de lutte : un Camp Action Climat y a été organisé en 2009, suivi par le second Forum Européen contre les Grands Projets Inutiles Imposés en juillet 2012 (après celui du Val de Susa en 2011).

La ZAD est toujours occupée et fourmille d’activité (consulter ce site pour plus d’infos). La lutte continue !

Rassemblement contre les grands projets inutiles imposés, Vinci et leur monde

écrit le 04/04/2013, actualisé le 05/04/2013

Tandis qu’à Notre-Dame-des-Landes, la résistance au projet d’aéroport Grand-Ouest continue, et que le Forum social mondial a déclaré son soutien aux luttes contre les grands projets inutiles imposés, de son côté, le comité de soutien à la lutte contre l’Ayrault-port de l’agglomération grenobloise maintient la pression : des permanences ou des assemblées générales ont lieu tous les mardis à Antigone (voir l’agenda), un tract est diffusé, une pièce de théâtre de rue est jouée en divers lieux, des rassemblements et autres actions sont organisés. Des liens ont également été tissés avec des luttes locales, telles que l’opposition au projet de Center Parcs dans les Chambarans ou à la LGV Lyon-Turin.

Mais pendant ce temps, les élus grenoblois continuent de travailler la main dans la main avec Vinci, maître d’œuvre de l’aéroport de Notre-Dame des Landes et grand bétonneur devant l’éternel. Ainsi, la mairie a bradé à l’omni-entreprise un terrain de la caserne de Bonne où celle-ci va s’empresser de construire un hôtel 4 étoiles pas inutile pour tout le monde...

Le collectif grenoblois de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et son monde appelle donc à un rassemblement festif et convivial "contre les projets d’élus peu scrupuleux qui dilapident les espaces et services publics".

Il aura lieu ce samedi 6 avril, à 14h, dans le jardin de la caserne de Bonne

Pour plus d’informations sur la lutte à Notre-Dame des Landes : le site de la ZAD

Pour contacter le collectif d’ici : nddl38(arobase)riseup.net


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