Indymedia Grenoble

[CPE] Le rôle des médias dans la guerre sociale

écrit le 30/03/2007

doc45.jpgAvec leur prétentieuse "objectivité", les médias dominants se font passer pour neutres, simples observateurs, simples miroirs des faits. Mais pour beaucoup de personnes mobilisées contre le CPE et son monde, l’expérience directe d’un conflit social et de son traitement médiatique (1 | 2) a suffi à ébrécher ce mythe. Pas étonnant, dès lors, que les actions du mouvement aient petit à petit ciblé directement des organes de presse, comme l’AFP, France 3 Aquitaine, Télé Toulouse, La Tribune...

A Grenoble, mardi 11 avril, près de 200 manifestant-e-s ont occupé les locaux de France Bleu Isère pendant plus de deux heures, obtenant la diffusion d’un communiqué au journal de 17h, et interviewant au passage une journaliste au sujet du rôle des médias dans la couverture du mouvement. Le mardi 18 avril, des journalistes étaient chassés de l’AG des étudiant-e-s mobilisé-e-s.

Parallèlement, les réflexions sur les médias font leur chemin dans le mouvement. Comment communiquer sur nos luttes ? Quels sont les dangers et les limites de leur médiatisation ? Faut-il se préoccuper d’être crédibles ? Sur Grenoble, une école de la critique des médias propose tout au long de ce printemps une série de rencontres publiques pour alimenter les analyses et les pratiques autour de ces thèmes.

Avortement : la loi Veil a 30 ans

écrit le 16/10/2005

doc8.jpg1975-2005 : le combat pour le droit à l’avortement n’est pas terminé La loi Veil a trente ans ! L’avortement nous concerne toutes et tous : une femme sur deux fera ce choix personnel. Pourtant cet acte reste tabou et culpabilisé. Les réticences à reconnaître aux femmes le droit à disposer de leur corps sont encore très fortes. Demain, ici et ailleurs, nous ferons de l’avortement une vraie liberté. Restons vigilant-e-s, le droit à l’avortement est toujours menacé ! Lire la suite du tract unitaire de la manif commémorative du 15 janvier à Paris. Le 15 janvier 2005 à Grenoble comme dans d’autres villes de province un rassemblement pro-vie était organisé. En protestation, une contre manifestation pour le droit à l’avortement a regroupé près de 200 personnes. Des violences policières ont eu lieu la BAC matraquant des manifestant-e-s alors que tout semblait fini. Une personne a également été arretée puis relachée 2h et demie plus tard après avoir été interrogée à l’hotel de police. Il ne semblait pas y avoir de chef d’inculpation. Compte rendu de la manif.

Turin2006 : les Jeux Olympiques du fric et des flics

écrit le 25/05/2006

doc33.jpgLes Jeux Olympiques d’hiver ont commencé à Turin dans un sentiment mitigé puisque d’un côté on nous assomme avec la "sécurité" et les mesures "anti-terroristes" et de l’autre on nous parle de "grande fête" et de "communion entre les nations"...

"Pourquoi", malgré tout, "il faut aimer les JO" : c’est ce qu’explique un tract diffusé le 6 février, lors de la parade policière et publicitaire que fut le passage de la flamme olympique à Grenoble.

Depuis son départ en décembre 2005 après bénédiction du Pape Benoît XVI, la flamme olympique n’a cessé d’être chahutée à travers l’Italie. Le 5 février 2006, elle rebroussait chemin en Val de Suse face aux opposant-e-s au projet de TGV Lyon-Turin. A Turin, les mobilisations contre les J.O. continuent. Vendredi 10, une flamme olympique anarchiste a parcouru la ville...

Pour creuser la question :
- la brochure "Les arrière-pensées réactionnaires du sport"
- les sites du CAJO (Comité Anti-Jeux Olympiques, contre Paris 2012) ou des GROUCHOS (Groupe contre l’Horreur Olympique et Sportive)
- et pour les italophones, les sites Nolimpiadi2006 et Indymedia-Piémont (voir le dossier "Nettoyage olympique" sur la répression pré-olympique à Turin).

Opération Pili-Pili

écrit le 13/10/2007

Vous l’avez sans doute déjà eu dans les mains ou sous les yeux : "Pili-Pili", un magazine gratuit, diffusé intensément dans les rues de Grenoble ces derniers jours. Quelques éléments sur ce nouveau mensuel en phase de test à Rennes et Grenoble.

Solidarité active face aux difficultés de logements à Grenoble.

écrit le 13/10/2007

doc64.jpgDébut août 2005, les squats de la traverse des 400 couverts et de la rue des bergers (la Kanaille) étaient expulsés en toute hâte, projets urgents obligent, des dizaines et des dizaines de flics armés aidant. Plus d’un an après, la traverse des 400 couverts est en friche, cernée de palissades déglinguées, les travaux commencent à peine... Une urgence bien lente, en somme. L’ex-hôtel Lakanal, squatté pendant trois mois en 2005 (la Kanaille), est toujours muré et vide de vie. (Pour lire la suite cliquez ici) Le premier novembre quelques personnes se sont réunies place Verdun pour fêter le début de la trêve d’hiver et dénoncer la politique de la ville en matière de logements. Lire le récit. Dès le lendemain, la preuve en a été faite avec l’expulsion de la Mèche le deuxième jour de la trêve d’hiver, alors que des négociations avec Actis (bailleur social grenoblois) avaient été entamées. En réaction, une trentaine de personnes ont occupé, mardi 14 novembre, les locaux de cet ACteur de l’Immobilisme Social pendant plusieurs heures. Un recit de l’occupation ici A la fin de la trève d’hiver, les juges s’activent et passent maintenant la main aux forces de l’ordres pour l’expulsion 3 maisons de Grenoble (la masse et le pandemonium) et Fontaine (la mazure ka). Partout en France aussi des squats menacés et les expulsions se multiplient comme à Dijon,Montpellier ou Lyon.

Tous les premiers mardis de chaque mois a lieu un rassemblement pour le droit au logement pour tous place Felix Poulat.

[Pour en savoir plus sur la mouvance squat grenobloise, faites un tour sur grenoble.squat.net. Quelques vidéos sont en ligne sur video.squat.net.]


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