Indymedia Grenoble

Graffiti et politique

écrit le 13/04/2007

doc16.jpgPartie intégrante de la culture Hip-hop, le graffiti moderne est né dans les quartiers populaires de New York dans les années 1970. Expression infra-artistique d’un sous-prolétariat urbain révolté et incontrôlable, le graffiti a été progressivement récupéré par le marché, le monde de l’art et les milieux politiques de "gauche". Pour valoriser leur image "proche des jeunes", les institutions promeuvent les "Cultures urbaines". Depuis des années, la mairie de Grenoble commande des "oeuvres" aux graffiti-artistes institutionnels locaux. Sa trouvaille, pendant l’été 2004, faire décorer par des "artistes" les palissades du chantier du stade d’agglomération qui défigure le Parc Paul Mistral. Une belle palissade stylisée, voilà le moyen que Destot a trouvé pour calmer la colère des opposants au stade qui ont occupé pendant 3 mois les arbres du Parc. La mairie achète avec un gros chèque les graffeurs pour faire passer la pilule amère d’un projet controversé. Des graffeurs bien "polis" bossent pour la mairie et la mairie fait leur promo. Elle aime "le tag autorisé", les "grafs réalisés par les vrais graffeurs, comme CH2 par exemple" ; mais la mairie n’aime pas les "actes punis par la loi" qui coûtent 300000 Euros par an (dixit Les nouvelles de Grenoble, mai 2004). D’un coté elle domestique les "graffeurs de commande". D’un autre côté elle traque les "vandales" et elle rase les friches, comme celle de Bouchayer Viallet, que s’approprient librement, depuis plus de 10 ans, les "graffeurs de terrain vague". Et les bulldozers ne vont pas s’arrêter aux halles de la friche, patrimoine industriel, ils écrabouilleront dans le même temps la halle du Mandrak (occupé par le collectif Utopia). Contester cette décision, ce serait faire de la politique. Quand la politique consiste à s’opposer au pouvoir, ça n’intéresse plus les "vrais graffeurs", les artistes pas les rebelles.

[CPE] Le rôle des médias dans la guerre sociale

écrit le 30/03/2007

doc45.jpgAvec leur prétentieuse "objectivité", les médias dominants se font passer pour neutres, simples observateurs, simples miroirs des faits. Mais pour beaucoup de personnes mobilisées contre le CPE et son monde, l’expérience directe d’un conflit social et de son traitement médiatique (1 | 2) a suffi à ébrécher ce mythe. Pas étonnant, dès lors, que les actions du mouvement aient petit à petit ciblé directement des organes de presse, comme l’AFP, France 3 Aquitaine, Télé Toulouse, La Tribune...

A Grenoble, mardi 11 avril, près de 200 manifestant-e-s ont occupé les locaux de France Bleu Isère pendant plus de deux heures, obtenant la diffusion d’un communiqué au journal de 17h, et interviewant au passage une journaliste au sujet du rôle des médias dans la couverture du mouvement. Le mardi 18 avril, des journalistes étaient chassés de l’AG des étudiant-e-s mobilisé-e-s.

Parallèlement, les réflexions sur les médias font leur chemin dans le mouvement. Comment communiquer sur nos luttes ? Quels sont les dangers et les limites de leur médiatisation ? Faut-il se préoccuper d’être crédibles ? Sur Grenoble, une école de la critique des médias propose tout au long de ce printemps une série de rencontres publiques pour alimenter les analyses et les pratiques autour de ces thèmes.

Avortement : la loi Veil a 30 ans

écrit le 16/10/2005

doc8.jpg1975-2005 : le combat pour le droit à l’avortement n’est pas terminé La loi Veil a trente ans ! L’avortement nous concerne toutes et tous : une femme sur deux fera ce choix personnel. Pourtant cet acte reste tabou et culpabilisé. Les réticences à reconnaître aux femmes le droit à disposer de leur corps sont encore très fortes. Demain, ici et ailleurs, nous ferons de l’avortement une vraie liberté. Restons vigilant-e-s, le droit à l’avortement est toujours menacé ! Lire la suite du tract unitaire de la manif commémorative du 15 janvier à Paris. Le 15 janvier 2005 à Grenoble comme dans d’autres villes de province un rassemblement pro-vie était organisé. En protestation, une contre manifestation pour le droit à l’avortement a regroupé près de 200 personnes. Des violences policières ont eu lieu la BAC matraquant des manifestant-e-s alors que tout semblait fini. Une personne a également été arretée puis relachée 2h et demie plus tard après avoir été interrogée à l’hotel de police. Il ne semblait pas y avoir de chef d’inculpation. Compte rendu de la manif.

Turin2006 : les Jeux Olympiques du fric et des flics

écrit le 25/05/2006

doc33.jpgLes Jeux Olympiques d’hiver ont commencé à Turin dans un sentiment mitigé puisque d’un côté on nous assomme avec la "sécurité" et les mesures "anti-terroristes" et de l’autre on nous parle de "grande fête" et de "communion entre les nations"...

"Pourquoi", malgré tout, "il faut aimer les JO" : c’est ce qu’explique un tract diffusé le 6 février, lors de la parade policière et publicitaire que fut le passage de la flamme olympique à Grenoble.

Depuis son départ en décembre 2005 après bénédiction du Pape Benoît XVI, la flamme olympique n’a cessé d’être chahutée à travers l’Italie. Le 5 février 2006, elle rebroussait chemin en Val de Suse face aux opposant-e-s au projet de TGV Lyon-Turin. A Turin, les mobilisations contre les J.O. continuent. Vendredi 10, une flamme olympique anarchiste a parcouru la ville...

Pour creuser la question :
- la brochure "Les arrière-pensées réactionnaires du sport"
- les sites du CAJO (Comité Anti-Jeux Olympiques, contre Paris 2012) ou des GROUCHOS (Groupe contre l’Horreur Olympique et Sportive)
- et pour les italophones, les sites Nolimpiadi2006 et Indymedia-Piémont (voir le dossier "Nettoyage olympique" sur la répression pré-olympique à Turin).

Opération Pili-Pili

écrit le 13/10/2007

Vous l’avez sans doute déjà eu dans les mains ou sous les yeux : "Pili-Pili", un magazine gratuit, diffusé intensément dans les rues de Grenoble ces derniers jours. Quelques éléments sur ce nouveau mensuel en phase de test à Rennes et Grenoble.


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