Indymedia Grenoble

Grève à la Poste St-Egrève/St Martin-le-Vinoux

écrit le 25/05/2006

doc10.jpgRécit d’un mouvement pour le maintien d’un service public dans ces deux communes de l’agglomération grenobloise. La grève commence le 29 mars 2005. La direction, avec une certaine aide du pouvoir local, répond en organisant un système de distribution parallèle en recourant à ses “fidèles” cadres et aux agences d’intérim. Le mouvement pourrait s’étendre à d’autres communes touchées par le même problème, y compris jusqu’en Savoie. Le mardi 12 avril, de nombreux-ses facteur-ice-s d’Isère et de Savoie occupent la direction de la Poste de Grenoble pour faire entendre leurs revendications. Vu que la mobilisation ne s’est pas assez étendue, les fac-tristes décident la reprise du travail, bien qu’en désaccord total avec la boîte. Pour elles et eux, le conflit n’est pas fini. En juin, la situation ne s’était pas vraiment améliorée... ici, l’état des condamnations (août 2005).

Sciences et démocratie : le débat est ailleurs

écrit le 25/05/2006

doc6.gifLes 16 et 17 juin 2005, à la MC2, s’est tenu un "forum de débat citoyen" sur les nanotechnologies, intitulé "Sciences et démocratie" organisé par la Métro, dans une salle de 1000 places, avec de nombreuses "personnalités". Ce pseudo-débat n’aura eu en réalité pour but que de pacifier et de récupérer les diverses oppositions à la construction de la technopole grenobloise (voir l’édito sur les "luttes contre la technopole"), particulièrement actives au cours de l’année 2004. La Métro, pour préparer ce "grand débat citoyen", avait recruté un mercenaire (ayant déjà travaillé à faire accepter les OGM), censé recenser les diverses critiques des nécrotechnologies. Et si le débat se trouvait plutôt sur infokiosques.net ?

Ceuta et Melilla, herses de l’Europe

écrit le 25/05/2006

doc17.jpg"En quelques jours, plus de dix personnes ont été tuées par balle en tentant de franchir la frontière entre le Maroc et les territoires espagnols de Ceuta et de Melilla. Des dizaines d’autres sont très grièvement blessées, et plusieurs centaines ont été déportées et abandonnées, sans eau ni vivres, dans le désert du Sahara. Pour tenter d’endiguer "l’invasion" de ceux qui ne sont désignés que comme des "clandestins", des murs de plus en plus haut sont érigés, des dispositifs de plus en plus sophistiqués sont mis en place pour protéger de l’ennemi subsaharien ces îlots d’Europe en terre africaine." (Lire la suite) On trouvera d’autres informations en français ici et en castillan sur Indymedia-Estrecho (Détroit de Gibraltar), ainsi que quelques photos ici. Le réseau Migreurop a également compilé une revue de presse critique sur la question. Des rassemblements en soutien aux migrant-e-s subsaharien-ne-s sont organisés dans toute l’Europe. A Grenoble, le rassemblement a eu lieu sous la pluie, mercredi 19 octobre, place Grenette. Une caravane européenne contre la "clôture de la mort" s’est rendue jusqu’à Ceuta les 4, 5 et 6 novembre.

Luttes locales des années 70

écrit le 13/10/2007

doc2.jpgTrois textes, récemment publiés sur le site Pièces et Main d’Oeuvre, permettent d’en savoir plus sur l’histoire des luttes locales, notamment sur l’écologisme grenoblois, ses leaders et leurs reniements. Le premier texte raconte les actions, en 1971, contre les nuisances du site chimique de Pont-de-Claix. Le second décrit le mouvement de défense de la Colline Verte, en 1975, en plusieurs points semblable à la bataille du parc Paul-Mistral. Le troisième est un récit détaillé de l’intense et longue lutte anti-nucléaire qui, culminant en 1977, secouera Grenoble et s’opposera à Superphénix, le surrégénérateur alors en projet à Creys-Malville (Nord-Isère).

Contre le nucléaire et son monde

écrit le 24/10/2008

doc209.jpgAprés le feuilleton nucléaire de cet été, des associations et des riverains organisent une "marche pour la vie" contre le nucléaire.

Le rdv est fixé le samedi 25 octobre, à 14h devant la centrale.

L’été 2008 est placé sous le signe du nucléaire. Les « incidents » s’enchaînent en effet à un rythme élevé. Au Tricastin tout d’abord, le 7 juillet (ici et ), puis à l’usine de fabrication de combustibles (FBFC) de Romans-sur-Isère et à la centrale de Saint Alban, en Isère, le 18 juillet. C’est à la suite de la fuite d’une cuve à l’usine Socatri du Tricastin que l’on a reparlé des risques du nucléaire : l’énergie dont la France s’est rendue dépendante (80% de l’électricité produite) et dont on tente de nous faire croire depuis 30 ans qu’elle est « la plus propre ». Les travailleurs du nucléaire (dont les plus précaires s’exposent en permanence à la radiation) tout comme les riverains des centrales en savent quelque chose. Comme le rappelle la CRIIRAD, les rejets d’effluents tout comme les irradiations sont permanents.

Et quand survient la crise, les autorités s’empressent de « communiquer » et de se gargariser de « transparence » : réunion extraordinaire à la Préfecture de la Drôme, déplacement sur les lieux de la patronne d’Areva qui se fait copieusement siffler, déclaration du ministre qui souhaite « tout remettre à plat », etc. Mais l’ambiance générale est à la minimisation (« ne surdimensionnons pas le problème », dixit Borloo). Pour contenir les inquiétudes, on dépêche des experts de la Sûreté nucléaire qui classent l’incident sur le « niveau 1 » de l’échelle de gravité c’est-à-dire « sans impact sur l’environnement ».

Il est toutefois permis de douter des déclarations des autorités en la matière. On se souvient que la France est le pays qui a vu le nuage de Tchernobyl s’arrêter à ses frontières. Ne vous inquiétez pas, les autorités veillent sur vous ! Tel pourrait être en substance le message véhiculé notamment lors d’exercices de simulation grandeur nature comme Grenoble et Fontaine en ont connu le 8 avril dernier (simulation de fusion du réacteur de l’Institut Laue Langevin). Censé rassurer la populace, ce genre de spectacle grandguignolesque démontre plutôt dans toute son absurdité qu’on ne peut raisonnablement jamais maîtriser les risques majeurs ni se préparer à la catastrophe.

Si vous cherchez plus d’info sur les risques et les incidents nucléaires, allez voir les sites :
- de la Commission de Recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD)
- du Réseau « Sortir du nucléaire » qui milite pour une « décision immédiate de sortie du nucléaire »


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