Indymedia Grenoble

Ceuta et Melilla, herses de l’Europe

écrit le 25/05/2006

doc17.jpg"En quelques jours, plus de dix personnes ont été tuées par balle en tentant de franchir la frontière entre le Maroc et les territoires espagnols de Ceuta et de Melilla. Des dizaines d’autres sont très grièvement blessées, et plusieurs centaines ont été déportées et abandonnées, sans eau ni vivres, dans le désert du Sahara. Pour tenter d’endiguer "l’invasion" de ceux qui ne sont désignés que comme des "clandestins", des murs de plus en plus haut sont érigés, des dispositifs de plus en plus sophistiqués sont mis en place pour protéger de l’ennemi subsaharien ces îlots d’Europe en terre africaine." (Lire la suite) On trouvera d’autres informations en français ici et en castillan sur Indymedia-Estrecho (Détroit de Gibraltar), ainsi que quelques photos ici. Le réseau Migreurop a également compilé une revue de presse critique sur la question. Des rassemblements en soutien aux migrant-e-s subsaharien-ne-s sont organisés dans toute l’Europe. A Grenoble, le rassemblement a eu lieu sous la pluie, mercredi 19 octobre, place Grenette. Une caravane européenne contre la "clôture de la mort" s’est rendue jusqu’à Ceuta les 4, 5 et 6 novembre.

Luttes locales des années 70

écrit le 13/10/2007

doc2.jpgTrois textes, récemment publiés sur le site Pièces et Main d’Oeuvre, permettent d’en savoir plus sur l’histoire des luttes locales, notamment sur l’écologisme grenoblois, ses leaders et leurs reniements. Le premier texte raconte les actions, en 1971, contre les nuisances du site chimique de Pont-de-Claix. Le second décrit le mouvement de défense de la Colline Verte, en 1975, en plusieurs points semblable à la bataille du parc Paul-Mistral. Le troisième est un récit détaillé de l’intense et longue lutte anti-nucléaire qui, culminant en 1977, secouera Grenoble et s’opposera à Superphénix, le surrégénérateur alors en projet à Creys-Malville (Nord-Isère).

Contre le nucléaire et son monde

écrit le 24/10/2008

doc209.jpgAprés le feuilleton nucléaire de cet été, des associations et des riverains organisent une "marche pour la vie" contre le nucléaire.

Le rdv est fixé le samedi 25 octobre, à 14h devant la centrale.

L’été 2008 est placé sous le signe du nucléaire. Les « incidents » s’enchaînent en effet à un rythme élevé. Au Tricastin tout d’abord, le 7 juillet (ici et ), puis à l’usine de fabrication de combustibles (FBFC) de Romans-sur-Isère et à la centrale de Saint Alban, en Isère, le 18 juillet. C’est à la suite de la fuite d’une cuve à l’usine Socatri du Tricastin que l’on a reparlé des risques du nucléaire : l’énergie dont la France s’est rendue dépendante (80% de l’électricité produite) et dont on tente de nous faire croire depuis 30 ans qu’elle est « la plus propre ». Les travailleurs du nucléaire (dont les plus précaires s’exposent en permanence à la radiation) tout comme les riverains des centrales en savent quelque chose. Comme le rappelle la CRIIRAD, les rejets d’effluents tout comme les irradiations sont permanents.

Et quand survient la crise, les autorités s’empressent de « communiquer » et de se gargariser de « transparence » : réunion extraordinaire à la Préfecture de la Drôme, déplacement sur les lieux de la patronne d’Areva qui se fait copieusement siffler, déclaration du ministre qui souhaite « tout remettre à plat », etc. Mais l’ambiance générale est à la minimisation (« ne surdimensionnons pas le problème », dixit Borloo). Pour contenir les inquiétudes, on dépêche des experts de la Sûreté nucléaire qui classent l’incident sur le « niveau 1 » de l’échelle de gravité c’est-à-dire « sans impact sur l’environnement ».

Il est toutefois permis de douter des déclarations des autorités en la matière. On se souvient que la France est le pays qui a vu le nuage de Tchernobyl s’arrêter à ses frontières. Ne vous inquiétez pas, les autorités veillent sur vous ! Tel pourrait être en substance le message véhiculé notamment lors d’exercices de simulation grandeur nature comme Grenoble et Fontaine en ont connu le 8 avril dernier (simulation de fusion du réacteur de l’Institut Laue Langevin). Censé rassurer la populace, ce genre de spectacle grandguignolesque démontre plutôt dans toute son absurdité qu’on ne peut raisonnablement jamais maîtriser les risques majeurs ni se préparer à la catastrophe.

Si vous cherchez plus d’info sur les risques et les incidents nucléaires, allez voir les sites :
- de la Commission de Recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD)
- du Réseau « Sortir du nucléaire » qui milite pour une « décision immédiate de sortie du nucléaire »

Palestine/Liban : non à l’occupation

écrit le 13/10/2007

doc63.jpgC’est une très large protestation qui s’est élevée des quatre coins du globe face à la barbarie militaire cet été. A Grenoble, un collectif isérois contre la guerre appellait à des rassemblements tous les soirs place Félix Poulat, ainsi qu’à des manifestations chaque jeudi, tant que durerait l’offensive israélienne. Lire les récits des manifs grenobloises du 27 juillet, du 1er août et du 10 août. Pendant ce temps, en Israël... scènes de la vie quotidienne ; esquisse du contexte politique. Pour plus d’information et pour les dernières nouvelles sur place : Indymedia Israël et Indymedia Beyrouth. Alors qu’un cessez-le-feu en trompe-l’oeil (1 | 2) est déclaré au Proche-Orient, la mobilisation continue : une manifestation a eu lieu le 23 septembre (photos), et une conférence-débat pour le Liban et la Palestine était organisée le 29 septembre à la Maison des Associations (écouter deux interventions).

Séjour en Territoires occupés

écrit le 16/03/2007

doc14.jpgUn groupe de grenoblois(es) s’est récemment rendu en Cisjordanie. Après avoir organisé plusieurs soirées-rencontres à Grenoble sur le thème Israël-Palestine (voir les derniers événements à Grenoble), il a décidé d’aller en Palestine pour témoigner de la réalité de l’occupation. Un voyage très riche en rencontres tant côté palestinien qu’israélien. Alors que Sharon et Israël empochent les bénéfices de leur gigantesque opération de communication estivale, l’occupation continue en Palestine. La médiatisation du ’Plan de retrait’ des quelque 8000 colons (sur plus de 250 000) de Gaza et des 4 microscopiques colonies isolées en Cisjordanie, a failli faire oublier la réalité de l’occupation militaire. La construction du mur avance, l’annexion des terres se poursuit et les principales colonies s’étendent toujours plus loin dans les territoires occupés. Pendant que les hommes en orange, les supporters des colons ultra nationalistes religieux, paradent fièrement un peu partout en Israël en rêvant encore au ’Grand Israël’, la société palestinienne est à bout de souffle. Aujourd’hui, il est toujours aussi difficile de circuler en Cisjordanie et les colonies continuent de pousser comme des champignons. Malgré la période de cessez-le-feu ouverte en février à Charm el-cheik, la pression de l’occupant se renforce alors que la situation économique et sociale ne cesse de se dégrader pour la majorité de la population (lire le récit de la rentrée scolaire à Hebron). Côté israélien, des volontés subversives de gripper la machine de l’occupation se font jour : refus de servir dans une armée d’occupation (pour soutenir les objecteurs de conscience) ; témoignages d’anciens soldats sur la cruauté des ordres militaires ; surveillance des check points par des femmes qui dénoncent le traitement inhumain de la population palestinienne, etc... En Cisjordanie, la résistance s’organise à Bil In, un village près de Ramallah dont les terres sont annexées pour étendre une colonie, construire le mur et piller les nappes phréatiques. Malgré les réactions violentes de l’armée, Bil In est devenu le symbole de la lutte internationale et non-violente contre le mur d’annexion et l’occupation. Les manifs continuent et la répression n’arrêtera jamais la lutte.


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