Indymedia Grenoble

Les 48 heures de la (crypto)critique sociale

écrit le 21/01/2007

doc54.jpg Tandis que l’ensemble des luttes sociales locales se trouvent confrontées directement à la répression par les pouvoirs publics locaux, un forum intitulé "Nouvelle critique sociale" a eu lieu à la maison de la culture du 12 au 14 mai 2006. Mais qu’était-ce donc ? Une co-production spectaculaire de "La République des idées", "L’agence nouvelle des solidarités actives", la mairie de Grenoble, le conseil régional Rhône-Alpes, la MC2 et l’Institut d’études Politiques de Grenoble. Rien que ça.

Cette mascarade a été "perturbée" dès son ouverture tandis qu’un tract dénonçant cette supercherie était distribué trois jours durant.

France Culture, désormais tristement célèbre pour son traitement médiatique de la campagne du référendum de l’an passé, n’a pas manqué de se compromettre un peu plus dans cet évènement de la "gauche". Après avoir donné le micro à Destot le vendredi, la radio récidive en apportant ses moyens à la propagande pro-nanotechnologies : l’émission Science-frictions, diffusée en direct de la MC2 samedi et à laquelle n’était présent-e aucun-e opposant-e suite à la non-invitation du producteur de l’émission, a elle aussi reçu la visite de quelques personnes.

A propos du CPE

écrit le 16/03/2007

doc57.jpgAvec le CPE, le gouvernement a voulu ajouter une perle à sa politique capitaliste. Ce nouveau contrat de travail, destiné aux jeunes de moins de 26 ans, promettait des cadeaux au patronat et beaucoup de précarité pour les employé-e-s, plus facilement licenciables, et d’autant moins fort-e-s pour se défendre au sein de l’entreprise. Le tout avec l’alibi de la lutte contre le chômage et le soutien d’une certaine presse. La recette n’était pas neuve, mais elle se corsait. Abaisser le coût du travail ou garantir le pouvoir d’achat ? Le débat entre libéralisme et keynésianisme a refait surface autour du CPE. Les partisan-e-s de l’un sont au pouvoir. Les partisan-e-s du second, comme le syndicat étudiant UNEF, ont tenté d’organiser un mouvement anti-CPE avec des méthodes et des perspectives discutables. D’autres encore ont essayé de faire entendre une voix qui sort du débat établi ("ni CPE, ni CDI !"), en questionnant les principes même de la croissance ou du travail salarié, comme l’avait fait en 1998 le mouvement des chômeurs de Jussieu (Paris). En avril 2006, "Le CPE, une goutte d’eau dans un lac de rage" lance quelques remarques sur la violence, l’illégalité et l’orientation des luttes sociales. D’autres débats avaient surgi dans le mouvement, autour des liens avec les émeutier-e-s des banlieues (1 | 2 | 3), ou de la violence dans les manifestations (1 | 2 | 3).

Pour en savoir plus sur le CPE et les raisons de le refuser : les communiqués d’un groupe de lycéen-ne-s de Vizille (1 | 2), de diverses organisations de jeunesse, de Récréation permanente, de Société Autonome, de la CNT (syndicalisme révolutionnaire), de la Fédération Anarchiste, de Révolution Socialiste, le blog du collectif Première Embûche (université de Nanterre), le site des principaux syndicats lycéens et étudiants... Voir aussi les forums grenoblois des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s contre le CPE.

Rappelons que les manifestations de 1994 avaient obligé le gouvernement à retirer le CIP, un projet en plusieurs points similaire au CPE.

« Pourquoi je ne veux pas des J.O de 2018 »

écrit le 05/11/2008

Les « grands évènements », c’est comme les bons vins, ils se bonifient avec l’âge. La municipalité profite du quarantième anniversaire des JO de 1968 pour chercher à séduire ses administrés avec son projet d’une candidature de Grenoble aux J.O. de 2018. Le temps, joint à une bonne communication, permet de magnifier ce qui, à l’époque « ne fut pas vraiment une fête pour les Grenoblois », selon Pierre Frappat, conseiller municipal PS de l’époque ayant participé à l’organisation. « La plupart des Grenoblois n’assistèrent aux Jeux que devant leurs postes de télévision, la majorité d’entre eux étant écartés des stades ou des pistes par la rareté des places ou leur prix prohibitif. Les Grenoblois ne manifestèrent jamais, ni avant ni pendant, un grand enthousiasme à l’égard des J.O. » Ce qui devient quarante ans plus tard, sur le site Internet de la Mairie, « treize jours de liesse qui ont laissé des traces fortes dans les cœurs des Grenoblois ». Lire l’article 22550]> ici.

Rassemblement en soutien à Bruno et Ivan

écrit le 13/05/2008

doc184.jpg Rassemblement en soutien à Bruno et Ivan emprisonnés depuis le 19 janvier 2008 pour leur solidarité avec les sans-papiers. Rendez-vous le mardi 13 mai 2008 à 10h devant le tribunal administratif de Grenoble (rue Marcel Benoît, tram Verdun).

Dans la matinée du 13 mai, comme toutes les semaines, des personnes sans papiers comparaîtront devant le tribunal administratif. Ce rassemblement est une manière parmi d’autres de manifester notre solidarité avec toutes les personnes sans papiers.

Ces derniers mois, partout en France, les sans-papiers sont traqué-e-s, arrêté-e-s et expulsé-e-s. A Grenoble, ces dernières semaines, Régis, étudiant sans papiers, a été arrêté par la police dans sa chambre universitaire du CROUS. Puis Najib, sans papiers également, a été arrêté à son domicile, à Meylan... (lire la suite).

Nous, on veut vivre

écrit le 08/09/2008

Jeudi 15 Mai 2008, Grenoble : le centre-ville est le théâtre de plusieurs heures d’affrontements entre quelques milliers de manifestants et les forces de l’ordre. Manifestations sauvages à répétition, lancer de canettes, de pommes pourries, ou de caillasses d’un côté, contre flashballs et grenades lacrymogènes à outrance (plus de 250 tirées dans la journée) de l’autre. L’énergie, l’entêtement et l’endurance des manifestants ont marqué les esprits et notamment ceux des tenants de l’ordre établi, qu’ils soient policiers, journalistes ou syndicalistes. Et de s’indigner plus ou moins ouvertement contre "ces pratiques qui ne mènent à rien", cette "routine des affrontements", de stigmatiser des "militants anarcho-libertaires manipulateurs". Avec, au bout, toujours les même questions : "mais pourquoi vous faites ça ? " ; "qu’est-ce que vous voulez ?" Ce qu’on veut ? ...La suite, ici


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