Indymedia Grenoble

Festival C’est l’anarchie ! à Grenoble

écrit le 04/06/2013, actualisé le 14/06/2013

Le festival «  C’est l’Anarchie ! » aura lieu du 8 au 16 juin,. Des échanges et des discussions ouverts à tou.te.s autour des pratiques et réflexions anarchistes (dans un sens assez large) se dérouleront dans différents lieux de Grenoble (la BAF, Antigone, MJC Nelson Mandela , Maison des Habitants de Chorrier-Berriat, le local autogéré…). Voir le programme !

Dans ce cadre une soirée intitulée L’info en lutte(s) : créer et faire vivre des médias autonomes... aura lieu le JEUDI 13 juin à la BAF ( 2 chemins des Alpins). Pendant cette soirée, seront discutées les question suivantes : «  Parce que l’information est un enjeu de lutte en soi mais aussi un enjeu au sein des luttes. Comment faire vivre des médias autonomes ? Qu’attend-on de ceux-ci ? Comment rester au contact des luttes mais aussi diffuser au delà des ghettos militants ? ».

Indymédia viendra, mais pas les modérateur.ices.

En gros, aucun-e membre du collectif ne souhaite apparaître publiquement en tant que tel. Les raisons de cette politique de confidentialité sont rappelées dans l’édito du 22 octobre 2012, que nous vous conseillons vivement de relire.

Petite présentation du site pour donner du grain à moudre.

Depuis la création du collectif il y à 10 ans à l’occasion du contre sommet Anemasse/Evian, bien des choses ont changé. Cependant nous partageons la volonté initiale d’Indymédia : qu’il existe, dans la cuvette, un média libre et ré-appropriable le plus possible par les militant-es et activistes qui se battent contre toutes formes d’oppressions. Indymédia Grenoble se veut un moyen de communication à destination des milieux militants mais et surtout de toute personne qui se pose des questions sur ce monde ou qui voudrait lutter. Nous (les membres du collectif) ne croyons pas en une "révolution par internet", mais on considére que c’est un outil qui peut être développé et qui peut s’avérer utile pour les luttes (agenda militant, rapidité de l’info, visibilité des luttes contre la récupération par les médias dominants…). IG ne défend pas non plus la « liberté de la presse », ou la « transparence », nous ne sommes pas des journalistes ! Par contre on défend l’autonomie et l’indépendance du site par rapport aux pouvoirs économiques/politiques/médiatiques, ce qui n’est pas le cas des médias dominants. Indymédia n’a même pas à proprement parler de ligne éditoriale, étant donné que les membres du collectifs sont des modérateurs.trices et non des rédacteurs.trices. C’est la charte (même si elle peut avoir ses limites) qui concentre les bases politiques communes que le collectif défend ( relais des luttes sociales, indépendance des pouvoirs économiques et politiques…).Nous essayons dans nos modes de fonctionnement, de ne pas reproduire de relations de dominations, même entre nouvelle-aux et ancien-nes du collectif (partage de savoir au niveau technique et informatique notamment, même si c’est jamais totalement abouti). Attention, avoir des bases politiques communes, ça veut pas dire qu’on est d’accord sur tout, loin de là…

À vos plus belles plumes camarades !

Pour préparer ce rendez-vous, on nous a demandé de répondre à un super questionnaire (sur lequel s’appuyera l’animation du débat). Et dans ce questionnaire, on nous a demandé : "quel retours avez-vous sur le site par les utilisateur-ices ?" Ce à quoi nous répondons : "bonne question !" C’est pourquoi nous vous demandons, à toi, à elles, à vous, à eux : Que penses-tu du site ? (nous, c’est notre préféré !) Pourquoi tu l’utilises ? Quelles infos vient-tu chercher / publier ? Que penses-tu du collectif, de la charte, de la modération ?

Répondez comme vous le souhaitez à contact@grenoble.indymedia.org !

Sème ta ZAD à Grenoble !

écrit le 11/04/2013, actualisé le 12/04/2013

Samedi passé, un rassemblement a eu lieu à la Caserne de Bonne à l’appel du collectif grenoblois de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et son monde pour protester contre "les projets d’élus peu scrupuleux qui dilapident les espaces et services publics". En effet, la mairie de Grenoble a bradé à Vinci, maître d’œuvre de l’aéroport Grand-Ouest, un terrain de la caserne de Bonne où celui-ci est en train de construire un hôtel 4 étoiles dont on voit mal l’intérêt pour la population, mais bien l’intérêt pour le constructeur (lire le compte-rendu de ce rassemblement).

Ce week-end, une manifestation de mise en culture contre l’aéroport et pour les terres a lieu à Notre-Dame des Landes, relayée partout en France sous le nom de "sème ta ZAD !" A Grenoble aussi, un appel est lancé à "(ré)investir, cultiver, aménager" et à partir "à la reconquête du béton, du goudron et des dits "espaces verts". Une "VélOffensive Potagère et Autogestionnaire" aura lieu samedi à partir de 15h, en lien avec une Véloparade qu’elle accompagnera et prolongera jusqu’aux Jardins d’Utopie, sur le campus. Voir également le programme de la journée de dimanche.


Rappel du contexte :

Le projet d’aéroport Grand-Ouest, à Notre-Dame des Landes, a été lancé en 2001 par le tandem Jospin-Ayrault, à l’époque respectivement 1er ministre et maire de Nantes. Depuis, Jean-Marc Ayrault, devenu Calife à la place du Calife, ne veut plus lâcher ce projet qui, pourtant, présente indéniablement tous les symptômes des Grands Projets Inutiles Imposés : espaces naturels et agricoles dévastés, argent public gaspillé au profit d’entreprises privées (Vinci en l’occurence), décideurs autoritaires et mégalos - alors même que les prévisions économiques sont désastreuses et que le pic pétrolier pointe son nez à l’horizon...

En 2007, une première maison était squattée par des opposant-e-s. Les occupations de ce type se sont ensuite multipliées pour créer un vaste territoire rural nommé avec aplomb la ZAD, Zone A Défendre. Un esprit de solidarité est né entre les nouveaux-elles habitant-es et la population paysanne locale. De cette rencontre ont émergé des expérimentations étonnantes : autoconstructions, récup’ partagées, agriculture "biologique", modes d’organisation collective, médias alternatifs, etc. Le territoire est aussi devenu un important lieu d’accueil de mouvements de lutte : un Camp Action Climat y a été organisé en 2009, suivi par le second Forum Européen contre les Grands Projets Inutiles Imposés en juillet 2012 (après celui du Val de Susa en 2011).

La ZAD est toujours occupée et fourmille d’activité (consulter ce site pour plus d’infos). La lutte continue !

Rassemblement contre les grands projets inutiles imposés, Vinci et leur monde

écrit le 04/04/2013, actualisé le 05/04/2013

Tandis qu’à Notre-Dame-des-Landes, la résistance au projet d’aéroport Grand-Ouest continue, et que le Forum social mondial a déclaré son soutien aux luttes contre les grands projets inutiles imposés, de son côté, le comité de soutien à la lutte contre l’Ayrault-port de l’agglomération grenobloise maintient la pression : des permanences ou des assemblées générales ont lieu tous les mardis à Antigone (voir l’agenda), un tract est diffusé, une pièce de théâtre de rue est jouée en divers lieux, des rassemblements et autres actions sont organisés. Des liens ont également été tissés avec des luttes locales, telles que l’opposition au projet de Center Parcs dans les Chambarans ou à la LGV Lyon-Turin.

Mais pendant ce temps, les élus grenoblois continuent de travailler la main dans la main avec Vinci, maître d’œuvre de l’aéroport de Notre-Dame des Landes et grand bétonneur devant l’éternel. Ainsi, la mairie a bradé à l’omni-entreprise un terrain de la caserne de Bonne où celle-ci va s’empresser de construire un hôtel 4 étoiles pas inutile pour tout le monde...

Le collectif grenoblois de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et son monde appelle donc à un rassemblement festif et convivial "contre les projets d’élus peu scrupuleux qui dilapident les espaces et services publics".

Il aura lieu ce samedi 6 avril, à 14h, dans le jardin de la caserne de Bonne

Pour plus d’informations sur la lutte à Notre-Dame des Landes : le site de la ZAD

Pour contacter le collectif d’ici : nddl38(arobase)riseup.net

De l’agitation politique sur le campus

écrit le 31/03/2013, actualisé le 31/03/2013

Le campus des universités de l’agglomération grenobloise a connu des heures plus palpitantes. Du mouvement d’opposition au CPE en 2006 (voir les récits grenoblois sur infokiosques.net) au "Printemps des Chaises" du mouvement contre la LRU en 2009, la résistance à la privatisation de l’enseignement supérieur et au système capitaliste s’est exprimée au cours des années 2000. Las ! Depuis, c’est le calme plat.

Plat ? Pas tout à fait ! D’une part, les Jardins d’Utopie, morceaux de terre occupés et cultivés depuis 2006 dans le but de se réapproprier le campus, existent toujours. Mais ils sont menacés de disparaître sous les coups de pelleteuses mortifères commandités par l’administration universitaire, et le collectif qui les anime appelle à se mobiliser. Le Collectif de Solidarité Etudiante, qui dispose d’un local associatif avec diverses activitées de type zone de gratuité, bibliothèque libre, distribution de colis alimentaires...etc, se voit également ménacé par la direction de l’UFR de sociologie, pour refus de cohabiter avec une association à tendance corporatiste.

D’autre part, un autre collectif, la Poudrière, ne désarme pas. Depuis le 8 mars dernier, il occupe un ancien restaurant, le Moulissimo, situé dans l’enceinte du campus. Des AG ont lieu régulièrement (voir l’agenda), et les projets fleurissent dans le nouveau lieu : cuisine autogérée, zone de gratuité, salle de boxe, projections, concerts, salle de répétition, lavomatique... l’endroit reste ouvert aux idées diverses et variées qui pourraient le faire vivre, et faire revivre cette fac "depuis trop longtemps laissée à la merci des costumes gris".

Rats des villes et rats des champs contre le puçage électronique des animaux et des humains

écrit le 23/01/2013, actualisé le 26/01/2013

Depuis le début des années 2000, les puces RFID, smartgrid ou « étiquettes intelligentes » envahissent à notre insu tous les objets du quotidien : papiers d’identité, cartes de transport, vêtements, livres des bibliothèques, produits de consommation... De plus en plus, elles s’immiscent sous la peau des animaux domestiques et d’élevage, et de milliers d’humains pucés, volontairement ou par obligation. Ces puces électroniques minuscules, capables de stocker de grandes quantités de données, émettent par radio-fréquence et sont repérables et traçables à distance par des détecteurs. A terme, la dissémination de ces puces partout dans notre environnement offre au technocapitalisme la possibilité d’une gestion optimisée des flux et des stocks de marchandises, d’animaux et d’humains. C’est ce qu’IBM vend aux puissants de ce monde sous le doux nom de « planète intelligente ».

Rats des villes et rats des champs

Les RFID sont partout et sur ce point là, les rats des champs n’ont désormais plus rien à envier aux rats du laboratoire grenoblois. Cela fait 10 ans que ces derniers luttent contre les RFID. S’opposant entre autres à la construction de Minatec (2006), ou sabotant le faux débat public sur les nanotechnologies (2008), ils dénoncent les possibilités qu’ouvrent les nanos dans la miniaturisation et la généralisation des puces RFID. Plus récemment, on a vu fleurir sur le campus de Grenoble des tracts et affiches contre l’obligation de s’équiper d’une carte Monéo pour manger dans les restaurants universitaires.

C’est un peu plus tard que les rats des champs découvrent les RFID. En 2007, une brochure intitulée "des moutons et des hommes" met en garde les éleveurs contre la prochaine obligation de pucer leur troupeaux. Celle-ci devient effective peu de temps après. Depuis 2010, les éleveurs de brebis et de chèvres sont désormais contraints de mettre une puce RFID à leurs animaux. (Voir un texte diffusé dans la Drôme à ce sujet) Les éleveurs qui ne posent pas cette boucle électronique sont passibles de sanctions financières très lourdes.

Pour s’opposer à cette situation, rats des villes et rats des champs s’allient en 2009, à l’appel de Pièces et Main d’Oeuvre (PMO) et de la Confédération paysanne de la Drôme pour occuper le pôle national de la traçabilité de Valence (voir le communiqué et les photos)

Aujourd’hui, les premières sanctions pour refus de pucer commencent à tomber. Un couple d’éleveurs de la Drôme s’est ainsi vu supprimer l’équivalant de 8000€ d’aides. (Voir une interview de l’un d’eux). Bien décidés à ne pas laisser passer ça, et afin de s’opposer à l’industrialisation de leur troupeau et de leur travail, un collectif d’éleveurs de la Drôme organise une transhumance hivernale contre le puçage électronique, du 28 janvier au 1er février. (Voir le programme et l’appel des paysans ici). PMO appelle à marcher avec les éleveurs et leur troupeau. Le film Mouton 2.0, la puce à l’oreille sera diffusé chaque soir dans les villages où le troupeau fera halte.

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Le vendredi 1er février, la transhumance se conclue par une grande manifestation jusqu’à la préfecture.

Manifestation contre le puçage des animaux et des hommes : Vendredi 9h. Départ sortie 33 de l’autoroute ("Beaumont les Valences")

Les rats des champs comptent sur le soutien des rats des villes, que ce soit pour une journée, une soirée ou pour toute la semaine !

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Pour en savoir plus :
- Le site des éleveurs de la drôme
- PMO, RFID la police totale, le livre et le film (avec Subterfuge)


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