
Grenoble
Début 2010, la mairie commence l’installation en douce de 24 caméras, notamment sur le parcours des manifestations. Peu de temps après, les habitant-e-s découvrent que la mairie prévoit d’en implanter de nouvelles au Jardin de Ville, à la Capuche, et au Village Olympique (19 supplémentaires). Ce sont au total plus de quarante caméras qui auront été installées !
En Novembre 2010, suite aux évènements de la Villeneuve, Hortefeux vient inaugurer le laboratoire sécuritaire grenoblois. et une nouvelle unité de police : l’UMIR, dédiée aux émeutes urbaines. Dans le même temps, la mairie annonce sa volonté d’installer des caméras sur tous les bâtiments municipaux : écoles, MJC, bibliothèques...
Le 15 janvier 2011 au Palais des Sports, Michel Destot, présentait ses voeux à la population. Une équipe de promotion de la Ville distribuait le texte fauthentique des voeux du maire., souhaitant aux grenoblois-e-s la bienvenue dans le laboratoire sécuritaire. Des affiches avaient été collées dans la journée lors d’une manifestation contre la LOPPSI 2.
Les 28, 29, et 30 janvier 2010 tenait la deuxième édition des "Etats Généraux du Renouveau", organisée par Libération, Marianne, et la Ville de Grenoble. Un pastiche de Libération démontant le discours sécuritaire des sociaux-technocrates locaux et nationaux,
Ces derniers temps, la mairie continue d’installer des caméras en douce ! Place Saint Bruno, l’installation d’une nouvelle caméra a eu lieu discrètement le 14 février. (voir le tract) L’excuse officielle cette fois-ci : surveiller une petite borne électronique régulant l’accès des camions à la place du marché. Une excuse démentie par cet article, dans lequel on apprend notamment que la caméra a déjà été sabotée.

Fontaine
Les élu-e-s de Fontaine, banlieue communiste de Grenoble, tiennent eux-aussi à apporter leur contribution au laboratoire sécuritaire. Dans le dernier numéro de février 2011 de Fontaine Rive Gauche, journal de com’ de la municipalité, on apprend que cinq caméras de vidéo-surveillance vont être installées sur la ville. Des habitant-e-s s’étaient donné rendez-vous au carnaval de Fontaine afin d’informer la population et de signifier leur refus d’être surveillé-e-s en permanence. (Voir ici un tract édité par le collectif "stopcaméras 38", ainsi que deux affiches)







