Le mouvement contre la casse des retraites dure et s’amplifie dans toute la France. (voir un état des lieux de la mobilisation le 12 octobre, et un relevé des actions menées lors de la première semaine de grève reconductible dans toute la France (du 12 au 16 octobre)
A Grenoble, de nombreux appels à la grève générale et au blocage de l’économie sont lancés. Voir les tracts de la CNT ici et là. Voir aussi l’appel des assemblées générales interprofessionnelles
Un tract "pour en finir avec la société industrielle et les illusions de la gauche" a été distribué lors de manifestations. Il fait le lien entre les retraites et la robotisation de nos vies, et critique les perspectives de croissance et de plein emploi qui sous tendent le discours de la gauche sur les retraites.
Dans la cuvette, manifestations et actions s’enchainent :
Le 30 septembre, opération péage gratuit à Crolles.
Le 2 octobre, Affichage
sauvage lors de la manifestation nationale.
La 12 octobre : Tag et
affichage lors de la manifestation nationale
Le 14 octobre, à l’appel des syndicats, un rassemblement a lieu devant le siège du medef. De nombreux fumigènes sont allumés, et le siège du MEDEF est entièrement redécoré. (Voir les photos)
Le 15 octobre, en solidarité avec les cheminots grévistes, le TGV Grenoble Paris est bloqué par des manifestants. Voir des récits et analyse de cette action ici, et là
Le ton se durci lors des manifestations suivantes. Le 16 octobre la manif officielle est suivie d’une manif sauvage.
Le 18 octobre, un barrage filtrant a lieu à l’appel des syndicats au rond point de Champagnier - Pont de Claix
Le 19 octobre, ce sont toujours des dizaines de milliers de personnes qui sont dans la rue. A la fin, une grosse manif sauvage donne lieu à des affrontements avec les policiers, qui tabassent des manifestants, et envoient un militant de Solidaire à l’hopital. Lire des compte rendus ici et là. Lire aussi le communiqué de la CNT
Le 20 octobre, le centre de tri postal de Sassenage est bloqué par une centaine de personnes.
A plusieurs reprises, des cortèges de solidarité avec les Roms étaient présents dans les manifestations. Le 23 septembre, Destot se fait piéger sous la banderolle "un toit pour les roms".Le 2 octobre les roms sont présents à la manif, ainsi que le 12 et le 16 octobre
A Chambéry, les manifestations lycéennes ont donné lieu à de nombreux affrontements avec la police, et à de nombreuses arrestations. Voir les épisodes de la guerre sociale à Chambéry qui relatent ces évènements dans l’ordre chronologique : acte 1, acte 2, (et les photos) et acte 3.
La lutte s’organise sur plusieurs fronts :
A la fac, déja quatre assemblées générales ont eu lieu. Voir un compte rendu de la première, de la deuxième, et de la troisième.
Dans les lycées, de nombreux blocages et mouvements de grève ont lieu un peu partout autour de Grenoble. Voir ici, et ici, à Vizille... Les lycéens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les manifestations.