Indymedia Grenoble

Les luttes pour le logement dans la cuvette

écrit le 17/06/2011, actualisé le 20/06/2011

Dans l’agglomération grenobloise comme partout en France, les problèmes liés au logement touchent de plus en plus de personnes : habitations insalubres, charges et loyers exorbitants, inégalités d’accès au logement, insuffisance du logement social et de l’hébergement d’urgence, expulsions, etc... avec comme conséquence l’augmentation du nombre de personnes à la rue.

Face à cette situation, plusieurs collectifs s’engagent au niveau local dans les luttes pour que toutes et tous - français-e-s ou étranger-ères, hommes ou femmes, familles ou personnes isolées, jeunes ou personnes âgées - aient accès à un logement adapté à leurs besoins et à leurs choix de vie.

Pendant près d’une semaine, le groupe femmes du collectif Défends toit a campé devant la mairie de St Martin d’Hères afin d’obtenir des réponses sur les difficultés de logement que rencontrent de nombreux-ses habitant-e-s de la commune, notamment des femmes isolées et/ou ayant des (petits) enfants à charge, et de réclamer une transformation radicale de la politique de construction et d’attribution des logements de la ville.

De son côté, le collectif la Patate Chaude a occupé fin mai une nouvelle maison, après celle du Conseil général à Saint Martin le Vinoux, pour protester contre le fait que de nombreux Roms, y compris des demandeurs-euses d’asile qui devraient être hébergé-e-s par l’Etat, soient laissé-e-s à la rue dans des conditions extrêmement précaires. Depuis des mois, le collectif réclame à la préfecture la réquisition des locaux vacants (selon le dernier recensement de 2007, il y a plus de 6000 logements vides rien qu’à Grenoble).

Par ailleurs, un collectif pour un chauffage urbain juste et solidaire, qui réunit les trois principales fédérations de locataires et de nombreuses associations d’habitant-e-s, s’est engagé depuis début 2011 dans la lutte contre la Compagnie de Chauffage de l’Agglomération Grenobloise, lutte née en 2009 dans le quartier Viscose à Echirolles. Cette compagnie réalise en effet des marges indécentes reversées à ses actionnaires, alors que parallèlement, les usagers subissent des augmentations insupportables de leurs charges, ce qui participe au développement de la précarité et à la dégradation de leurs conditions de vie.

En réponse à ces mobilisations, les pouvoirs publics font le plus souvent la sourde oreille, voire répriment violemment aussi bien les actions militantes (comme lors de la Nuit Solidaire le 30 mars 2011 ou dernièrement lors de l’occupation de la mairie de St Martin d’Hères), que les personnes qui cherchent des solutions alternatives à leurs problèmes de logement (campements roms, expulsions de squats, etc).

Prochain rendez-vous : un rassemblement pour le chauffage urbain aura lieu le 28 juin à 17h devant la mairie de Grenoble.

Democracia Real Ya ! à Grenoble

écrit le 29/05/2011, actualisé le 07/06/2011

Sur le modèle du mouvement des "indignés" qui a lieu actuellement en Espagne sous le nom de Democracia Real Ya ! - une démocratie réelle maintenant ! (voir notamment les articles suivants : Les révoltes en Espagne, Propositions des manifestant-e-s de Barcelone, Propositions des manifestant-e-s de Madrid), depuis le vendredi 20 mai, des personnes se réunissent chaque soir sur la place Victor Hugo à Grenoble. Des assemblées générales sont organisées, auxquelles chacun/chacune peut participer pour apporter son point de vue ou ses idées afin de s’organiser "contre le fait qu’une poignée de personnes de la sphère politique et économique a confisqué le pouvoir des citoyens pour son propre intérêt" (voir le manifeste du mouvement grenoblois).

Mais, alors que les rassemblements quotidiens ne semblaient déranger personne, lundi 30 mai, le maire de Grenoble a décidé d’envoyer la police pour enlever les banderoles de la place. Décidément, à Grenoble, qu’on se le dise : la contestation, sous toutes ses formes, c’est non !

Voir le blog du mouvement

De Fukushima à Grenoble, sortons du nucléaire !

écrit le 18/03/2011, actualisé le 13/04/2011

La catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima a prouvé une fois de plus, s’il en était besoin, le danger permanent que représente le nucléaire.

Nous, Grenoblois et Grenobloises, devrions nous sentir particulièrement concernés, puisqu’en termes de nucléaire, nous sommes aux premières loges. La région Rhônes-Alpes est la plus nucléarisée de France, avec les sites de St-Maurice l’Exil, Romans, Cruas, Tricastin, Annecy, et Bugey, Grenoble a la particularité d’héberger en pleine agglomération un réacteur nucléaire (institut Laue-Langevin) destiné à la recherche scientifique, ainsi que le Commissariat à l’Energie Atomique.

Mais tout cela, nous le savons, et comme nous le rappelle PMO, on ne pourra pas dire que nous n’avons pas été prévenus.

Nous savons aussi que derrière les beaux discours, le nucléaire c’est la catastrophe permanente. De l’extraction dévastatrice dans les anciennes colonies, jusqu’à l’enfouissement hasardeux des déchets, en passant par les rejets quotidiens « légalement contrôlés » et la santé sacrifiée des sous-traitants,

Avant d’avoir nous aussi à "bondir avec toute notre famille dans notre voiture pour fuir une zone irradiée et bouclée par l’armée", manifestons notre opposition au nucléaire et à son monde :

Manifestation contre le nucléaire samedi 16 avril 2011

Pour la sortie immédiate du nucléaire, à Fukushima comme à Grenoble ! Fermons le CEA Grenoble. Débranchons-nous !


A relire impérativement ces temps-ci :

- La véritable histoire du CEA Grenoble : Pourquoi il faut fermer Minatec et le CEA Grenoble

- Une réflexion autour des "incidents" nucléaires survenus récemment dans la Drôme : Tricastin, Romans-sur-Isère : le week-end où je suis devenu presque négatif.

Et enfin :

- Memento Malville, une histoire du mouvement antinucléaire grenoblois dans les années 70.

Grenoble, Fontaine : bienvenue dans le laboratoire sécuritaire

écrit le 25/03/2011, actualisé le 13/04/2011

Grenoble

Début 2010, la mairie commence l’installation en douce de 24 caméras, notamment sur le parcours des manifestations. Peu de temps après, les habitant-e-s découvrent que la mairie prévoit d’en implanter de nouvelles au Jardin de Ville, à la Capuche, et au Village Olympique (19 supplémentaires). Ce sont au total plus de quarante caméras qui auront été installées !

En Novembre 2010, suite aux évènements de la Villeneuve, Hortefeux vient inaugurer le laboratoire sécuritaire grenoblois. et une nouvelle unité de police : l’UMIR, dédiée aux émeutes urbaines. Dans le même temps, la mairie annonce sa volonté d’installer des caméras sur tous les bâtiments municipaux : écoles, MJC, bibliothèques...

Le 15 janvier 2011 au Palais des Sports, Michel Destot, présentait ses voeux à la population. Une équipe de promotion de la Ville distribuait le texte fauthentique des voeux du maire., souhaitant aux grenoblois-e-s la bienvenue dans le laboratoire sécuritaire. Des affiches avaient été collées dans la journée lors d’une manifestation contre la LOPPSI 2.

Les 28, 29, et 30 janvier 2010 tenait la deuxième édition des "Etats Généraux du Renouveau", organisée par Libération, Marianne, et la Ville de Grenoble. Un pastiche de Libération démontant le discours sécuritaire des sociaux-technocrates locaux et nationaux,

Ces derniers temps, la mairie continue d’installer des caméras en douce ! Place Saint Bruno, l’installation d’une nouvelle caméra a eu lieu discrètement le 14 février. (voir le tract) L’excuse officielle cette fois-ci : surveiller une petite borne électronique régulant l’accès des camions à la place du marché. Une excuse démentie par cet article, dans lequel on apprend notamment que la caméra a déjà été sabotée.

Fontaine

Les élu-e-s de Fontaine, banlieue communiste de Grenoble, tiennent eux-aussi à apporter leur contribution au laboratoire sécuritaire. Dans le dernier numéro de février 2011 de Fontaine Rive Gauche, journal de com’ de la municipalité, on apprend que cinq caméras de vidéo-surveillance vont être installées sur la ville. Des habitant-e-s s’étaient donné rendez-vous au carnaval de Fontaine afin d’informer la population et de signifier leur refus d’être surveillé-e-s en permanence. (Voir ici un tract édité par le collectif "stopcaméras 38", ainsi que deux affiches)

Afin de protester contre cette décision, le collectif "stop caméras 38", soutenu par diverses associations et de nombreux habitant-e-s de Fontaine lance un appel à se rassembler devant le conseil municipal de Fontaine le lundi 28 mars de 18 à 20 heures.

La Charte d’Indymédia Grenoble fait peau neuve

écrit le 01/03/2011, actualisé le 06/03/2011

"Ça fait trois fois que mon article est refusé, j’aimerais que vous m’expliquiez pourquoi",

"Ah bon ?! Il y a des articles non locaux sur Indymédia Grenoble ?",

"Ils sont pas pressé-e-s les modérateurs-trices d’Indymédia Grenoble",

"Je ne comprends pas pourquoi l’événement annonçant la manifestation à Roquefort-la-Bédoule a été refusé",

etc.

Le collectif Indymédia Grenoble a tout récemment modifié sa charte. On en profite pour vous inviter à la consulter.

Pourquoi... ?

Parce qu’elle explique comment publier un article, un événement, ou un complément d’information et ce qui différencie ces différentes contributions.

Parce qu’elle présente les principes de modération sur lesquels se basent les modérateurs-trices pour accepter ou pas vos contributions.

Parce qu’elle détaille le fonctionnement de l’interface graphique du site : l’existence d’un onglet permettant d’accéder aux articles non locaux, la possibilité de consulter les articles refusés et/ou débattus et les motifs de refus.

Et enfin, parce qu’elle rappelle comment contacter le collectif.

Bonne lecture !


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