Indymedia Grenoble

Contre les frontières, bientôt un nouveau camp No Border

écrit le 15/09/2010, actualisé le 04/10/2010

Ces dernières années, de nombreuses luttes autour de la question des migrants et des frontières se sont déroulées en Belgique. Dans les camps de détention, les révoltes et les tentatives d’évasion se succèdent, avec plus ou moins de réussite. A l’extérieur des camps, des collectifs de sans-papiers ont organisé et organisent encore des grèves de la faim, des manifestations ou des occupations d’églises et de bâtiments vides, dans le but d’obtenir la régularisation et de dénoncer les politiques anti-migratoires de l’Etat belge.

Enfin, le mouvement pour la liberté de mouvement prend d’autres formes allant du soutien logistique et juridique aux sans-papiers à des actions de sabotage (notamment contre les entreprises impliquées dans la construction du nouveau camp de détention près de Bruxelles), en passant par des actions de blocage des centres de détention (ici et ).

Dans ce contexte de luttes, un camp No Border est organisé à Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre.

L’emplacement du camp et le programme viennent d’être publiés, ainsi que les principes à partir desquels s’organise le camp (voir aussi la page de covoiturage).

De nombreuses actions organisées par différents groupes sont planifiées, pour la liberté de mouvement mais aussi autour de l’actuelle présidence belge de l’Union Européenne.

Plusieurs textes ont été publiés par rapport à ce camp No Border :
- Dans la revue "Nomade" [http://www.noborderbxl.eu.org/spip....]
- "Sur la solidarité face à la répression" [http://www.noborderbxl.eu.org/spip....]
- "Quand l’injustice se fait droit, la résistance est un devoir" [http://www.noborderbxl.eu.org/spip....]
- "Ni frontières ni papiers"[http://www.noborderbxl.eu.org/spip....]
- "Une opportunité magnifique" [http://enjoybrussels.noblogs.org/fr...]

Liens : No Border Bxl Precarious United Enjoy Brussels Indymedia Bruxelles

A Grenoble, une soirée No Border est organisée vendredi 17 septembre au Lokal autogéré.

L’OPAC répond à Défends-toit par un procès

écrit le 30/06/2010, actualisé le 04/10/2010

Le mal-logement concerne actuellement 3,5 millions de personnes en France. A Saint-Martin-d’Hères, un groupe de femmes - la plupart en logement social - s’auto-organise et lutte depuis 2 ans pour obtenir des conditions de logement dignes pour tous et toutes.

En octobre 2009, le directeur de l’OPAC 38 leur promettait de débloquer leur situation et d’organiser une réunion des bailleurs sociaux pour faire avancer les choses pour toute l’agglomération grenobloise.

En mars 2010, les femmes ont réquisitionné un T2 que l’OPAC 38 laisse pourrir dans la cité HLM où plusieurs d’entre elles vivent, dans le quartier Renaudie. Dans la foulée, elles s’engagent à le quitter dès que l’OPAC 38 mettra enfin sa promesse à exécution.

Mais la seule réponse du bailleur social jusqu’à maintenant a été : un procès. L’OPAC 38 demande l’expulsion et une « indemnité » de 525€ par mois d’occupation. Le procès intitialement prévu le 6 juillet a été reporté au 20 juillet.

Le collectif Défends-toit appelle à s’organiser pour faire de ce procès une tribune du droit au logement. Pour préparer le procès, un appel à témoignage a été lancé, ainsi qu’un appel à actions téléphoniques et postales.

Vidéosurveillance : les projets de la mairie dévoilés !

écrit le 13/05/2010, actualisé le 08/07/2010

Dernières nouvelles :

Le 30 mai, Pièces et Main d’Œuvre rend public le Schéma Directeur de la vidéosurveillance à Grenoble. Ce document, tenu secret jusqu’alors, révèle les projets de la mairie en terme de vidéoflicage, et fait apparaitre clairement les récents mensonges des élus à propos des caméras. Le tract "démontons les caméras #4" analyse ce document.

Dans la foulée, les contrats passés par la ville de Grenoble avec Ineo (installeur de caméras) et Agetech Technoman (entreprise à qui la mairie a commandé le schéma directeur de la vidéosurveillance) sont publiés sur indymedia. Ils sont disponibles ici et


Main dans la main avec la préfecture, la Ville de Grenoble a installé du 18 janvier au 8 mars 13 caméras-dôme 360° sur le cours Berriat, le cours Jean Jaurès, le boulevard Clémenceau, la rue Lesdiguières, autour du musée et à la gare. (voir un plan des 12 premières caméras installées.) D’autres caméras sont prévues, dans le centre-ville puis dans les quartiers de la Capuche, du Jardin de ville, de Notre-Dame et du Village Olympique. Gênée aux entournures sur ce sujet sensible, la clique à Destot prend ces décisions dans la plus grande opacité et communique dessus avec parcimonie.

Un article détaillé sur l’installation de ces nouvelles caméras est paru dans le numéro 4 du Postillon. Pour lire l’intégralité de cet article, ainsi que les compléments d’information fort intéressants, c’est ici. Pour lire la suite de cet article et voir des photos c’est ici.

A partir du mois de mars, des habitant-e-s organisent une campagne contre la vidéosurveillance. De nombreuses affiches ont été collées, notamment sur le parcours de manifestations. Deux tracts "démontons les caméras" sont distribués massivement (numéro 1 numéro 2). Un plan détaillé de la vidéosurveillance à Grenoble a aussi été publié. Un article du numéro 5 du Postillon pointe le silence des médias locaux et l’incohérence des réponses données par les élus, à propos des caméras.

Les élus ont été interpellés à plusieurs reprises. Le 11 mars, à Science-Po. Le 8 avril dans le secteur 4. Le lendemain, 9 avril dans le secteur 1. Lors de cette dernière réunion, des personnes ont voulu voir si les élus qui installent des caméras dans nos rues apprécient d’être filmés à leur tour...

Le 14 avril, suite à un fait divers survenu à Grenoble, le ministre de l’Intérieur vient à Grenoble et place une demie compagnie de CRS dans les rues du centre-ville, puis Le Daubé publie une interview de Jérôme Safar à propos des caméras et de la police, décortiquée ici

Le 26 avril, le sujet est abordé au conseil municipal. La droite manie la novlangue et parle de "vidéo-protection" alors que c’est bien de surveillance dont il s’agit. Les opposant-e-s expliquent dans un texte pourquoi ils ne veulent ni des "moyens humains" ni de la "prévention de la délinquance" que nous vante la mairie pour accompagner l’installation des caméras. Car les caméras surveillent tout le monde, y compris celles et ceux qui n’ont "rien à se reprocher".

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Lors de la manif du premier mai, deux caméras (globe 360°) fraichement installées en douce par la mairie de Grenoble ont été démontées par un cortège festif et coloré. A la fin de la manifestation, une personne a été arretée arbitrairement et passera en procès le 19 mai à 14 heures au tribunal de grande instance de Grenoble. (Voir edito spécial tout en haut)

Vous pouvez lire une analyse des articles publiés à ce sujet par l’AFPolice et par le daubé, qui comme d’habitude, relait fidèlement la version des flics). Dans un communiqué la CNT 38 répond à l’AFP sur ses approximations et ses mensonges.

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Le 12 mai, Michel Destot est médaillé de bronze aux Big Brother Awards 2010 pour l’installation en douce de ces caméras. Les grenoblois-e-s qui ont participé au démontage de caméras le 1er mai sont nominé-e-s pour le prix Voltaire, un prix récompensant les personnes qui luttent contre la société de surveillance. Voir ici.

Les habitant-e-s de Grenoble sont invité-e-s à réagir à l’installation de ces caméras.

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Le 17 mai quatre mois aprés avoir installé en douce 14 nouvelles caméras dans les rues de Grenoble, nos dirigeants locaux devait parler vidéosurveillance au conseil municipal, et instituer le fameux comité d’éthique bidon. Un rendez-vous était donné pour faire entendre notre refus de vivre en liberté surveillée.

Présence massive de flics, bourrage de la salle par des sympathisants PS, vidéosurveillance abordée bien tard dans la soirée : la mairie avait pris ses dispositions pour éviter d’être confrontée aux opposant-e-s.

Avec banderoles et slogans, les opposant-e-s ont interpellé les élus et demandé des comptes pendant presque 3 heures, avant que Destot ne fasse évacuer la salle par les flics nationaux. Voir un récit plus précis ici

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Le 20 février à Dijon, Des habitants ont battu le pavé contre la vidéosurveillance. On peut aussi s’informer sur le site de l’association « Souriez vous êtes filmés ». A Strasbourg, à partir du 18 mai, le CREP organise les rencontres "Démontons la vidéo-surveillance"

A lire ou relire : « Schneider/Merlin-Gerin, le modèle grenoblois, leader mondial de la vidéosurveillance » sur le site Pièces et Main d’Oeuvre.

Des gendarmes, des journalistes et Indymedia

écrit le 12/04/2010, actualisé le 06/06/2010

Depuis plus d’un an, des gendarmes s’intéressent de près à Indymedia Grenoble. Pourquoi ? Parce que deux grattes-papier du torchon local (le Dauphiné Libéré ou « Daubé ») ont porté plainte pour diffamation suite à la publication de deux articles sur le site en mai 2008 (1-2). Lire le communiqué.

Ces articles soulignaient, entre autre, les liens étroits qu’entretiennent ces journalistes avec la police grenobloise, proximité structurelle dont on peut trouver ici une analyse.

A Grenoble, plusieurs lieux et plusieurs personnes ont été victimes de l’acharnement contre Indymedia. Lire le communiqué d’Antigone qui a été, en décembre dernier, le théâtre d’une opération de police aussi spectaculaire que vaine.

Tout ceci est grotesque. L’instruction de cette plainte ne visait qu’à intimider et à faire taire un média alternatif qui relaie les luttes et qui agit pour une transformation sociale. Mais les gendarmes ont fait chou blanc et depuis fin 2009, il semblerait qu’ils aient cessé de gesticuler.

Quant à l’auteur (ou les auteurs) du texte, silence radio... du moins jusqu’à aujourd’hui. Dans un communiqué vidéo signé par une mystérieuse fédération, la FUCRANOV (Fédération Unitaire de la Coalition Rassemblée Nous On veut Vivre), les auteurs ont décidé de rompre le silence. Ils ont en effet tenu à mettre les points sur les « i » au sujet de cette affaire.

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Cette affaire est l’occasion de rappeler que d’autres médias alternatifs sont menacés.
- Fin mars, en Belgique, le domicile d’une personne liée au Cemab (Indymedia Bruxelles) a été perquisitionné par la brigade antiterroriste.
- A Paris, les administrateurs techniques des sites Indymedia, Pajol, Réseau anti-pub passeront en procès, le 11 juin, suite à une plainte de Bouygues contre un texte dénonçant la participation de cette société aux chantiers des centres de rétention. Plus d’infos ici.

Une usine à loisirs dans la forêt des Chambarans ?!

écrit le 08/10/2009, actualisé le 24/05/2010

Le 6 juin 2010, venez nombreux à l’invitation de l’association "Pour les Chambarans sans Center Parcs" pour une journée forêt libre tant qu’il est encore temps.

Mars 2010, petite analyse des positions des candidat-e-s aux élections régionales ou comment les Verts se sont faits mousser en criant gare au Center-Parc pour finalement s’allier avec les partenaires du projet.

Janvier 2010, alors que le projet est quasiment enteriné, des opposants au Center Parc répondent de manière approfondie à une interview de Radio Royans. Lire les arguments.


Un conseiller technique du président du Conseil général se lâche dans un courrier : "Vous savez bien que je suis personnellement opposé à ce Center Parcs et à cette forme stupide de tourisme industriel".

Le mercredi 11 novembre quelques opposants à Center Parcs proposent une promenade dans le bois des Avenières qui sera prochainement interdit d’accès.

Lire le compte-rendu et quelques remarques sur la promenade


La société Pierre & Vacances projette depuis près de 2 ans d’implanter une usine à loisirs dans les Chambarans. Ce piège à touristes sensé dévorer un espace encore un peu sauvage, se nomme « Center-Parc ». Plus d’infos ici et .

Lire la chronologie du projet.

Des opposant.e.s au « Center-parc » se mobilisent et informent les habitant.e.s de la région. Voir leur blog. Ici le texte « Massacre aux Avenières » que les opposant.e.s ont récemment distribué.

Une pétition circule pour empêcher Pierre & Vacances de s’approprier et de marchandiser la forêt.


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