Indymedia Grenoble

Le collectif "Parti Pris" ne baisse pas les bras

écrit le 01/12/2009, actualisé le 24/05/2010

Le collectif Parti Pris regroupe des professionnel-les du social issu-e-s de champs différents.

« Ils souhaitent se mobiliser collectivement et unitairement afin de remettre du sens dans leurs pratiques et leurs interventions sociales qui tendent à laisser les personnes de coté au profit d’une logique de gestion.

Ils ne supportent plus de cautionner ce système qui, de dispositifs en dispositifs, de solutions de raccrocs en mesures palliatives, délite complètement le lien social et ne cesse de mettre en marge de plus en plus de personnes. Pour eux, l’essentiel est oublié : reconnaitre l’autre et l’aider à trouver sa place dans la société. »

Voir leur premier communiqué : Vivement le premier mort !

Face à la demande de la DDASS Isère soutenue par la Préfecture de ne plus accueillir de Roms dans les centres d’accueil d’urgence, les travailleurs/ses du social résistent et répliquent

A la veille de la fin de la trêve hivernale la Bande à Pépé (de PP pour Parti Pris) dénonçait les agissements du CAM .

Récemment ce collectif nous parlait de l’accueil et de l’hébergement des demandeurs d’asiles dans l’agglomération Grenobloise. Tout un programme à lire ici.

A suivre...

Indymedia Paris et Toulouse de nouveau en ligne

écrit le 29/03/2010, actualisé le 29/03/2010

Indymedia est un réseau de sites alternatifs d’informations créé il y a dix ans à l’issue du contre sommet de l’OMC de Seattle. Aujourd’hui, Indymedia est installé sur tous les continents : environ 200 collectifs autonomes unis autour de principes unitaires s’activent pour donner un écho aux luttes locales ou globales. Lire plus ici.

Certains sites francophones du réseau sont revenus sur la toile après avoir connu quelques difficultés.

Après 2 mois d’absence, Indymedia Toulouse est de nouveau opérationnel.

Indymedia Paris est enfin réouvert, et a fêté son renouveau les 13 et 14 mars lors d’un weekend festif organisé en soutien aux piquets de grève des sans-papiers de la région parisienne.

D’autres sites en cours d’intégration au réseau Indymedia fonctionnent déjà, comme à Poitiers, Bruxelles ou en Auvergne.

Pour une liste plus complète des sites du réseau, c’est ici, et pour plus d’infos sur le projet du réseau c’est .

Bonne navigation ! Bonne publication !

Festival intersquat "Attaque frontale", du 20 au 28 mars

écrit le 20/03/2010, actualisé le 21/03/2010

La fin de l’hiver signifie souvent le retour des expulsions, le texte de présentation du festival "Attaque frontale" le rappelle, et la mairie de (Saint-)Martin-d’Hères est passée à la pratique il y a quelques jours, à l’instar de tous les propriétaires, "privés" ou "publics", de droite comme de gauche.

Plusieurs squats de l’agglomération organisent en ce début de printemps un festival proposant différentes activités ouvertes à toutes et tous, de manière à mettre en avant des formes de solidarité collective pour lutter contre les expulsions et la propriété privée, pour se réapproprier la ville.
- Le site du festival : http://grenoble.squat.net/
- Le programme de la semaine, sur squat.net et en PDF à télécharger.

Du 20 au 28 mars, il y aura au moins un événement par jour, notamment :
- Le mercredi 24 au Kremlin’s, à 18h, une soirée "historique" sur les squats grenoblois des années 2000, avec l’idée d’enrichir le mouvement squat des expériences passées, récentes et actuelles, de faire découvrir environ une cinquantaine de squats à celles et ceux qui voudraient en savoir plus...
- Le lendemain, jeudi 25, à la Pelletueuse, projection-débat sur le mouvement "No TAV" en Italie, contre la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin.
- Samedi 27, petite balade-manif pour se réapproprier la ville, rendez-vous à 16h place (Saint-)Bruno.
- Et le soir-même, détente à la Pelletueuse ou Chez Paulette.

Par ailleurs, la lutte continue. A (Saint-)Martin-d’Hères (encore), un squat a été ouvert par le "groupe femmes" de Défends-toit, un appartement dont l’OPAC38 est propriétaire.

Pour se tenir au courant des infos concernant les squats en France et ailleurs, il y a la page d’actualités de squat.net et la liste de diffusion liée au même site, à laquelle il est possible de s’inscrire en envoyant un mail à cette adresse : squats-fr-diffusion[AT]squat.net.

Féministes, tant qu’il le faudra...

écrit le 11/03/2010, actualisé le 13/03/2010

Malgré les luttes féministes des 40 dernières années et les améliorations de leur condition que les femmes ont obtenues, la domination des hommes sur les femmes reste une réalité aujourd’hui. Cette domination s’inscrit dans un système social, le patriarcat, qu’il s’agit de détruire, comme toute injustice sociale.

De concerts en manifs non mixtes, des frasc à Dégenrée*, à Grenoble et alentour, des femmes (et parfois aussi des hommes) luttent toute l’année de différentes manières contre le patriarcat. Elles n’attendent pas les journées de défense des droits des femmes pour se rassembler et combattre au quotidien.

Pour autant, peut-être pour rebondir sur l’hypocrisie de la bonne conscience des journées « institutionnalisées », les actions se sont multipliées début mars.
- des affiches ont été collées à Grenoble, en réaction à "la journée de LA femme" du 8 mars (ici, des photos supplémentaires)
- une maison a été occupée par un groupe de femmes de Défends-toit qui lutte depuis des mois pour accéder à des logements.

Le 12 mars, trois événements invitent à prendre à bras le corps le sexisme sous toutes ces formes. Faites votre choix.
- une projection suivi d’un concert pour promouvoir la musique et la politique queer et féministe.
- une discussion entre hommes sur les moyens qu’ont les hommes de lutter contre le sexisme
- une soirée discussion sur les femmes et le mouvement anarchiste.

Et sur infokiosques.net, y a pleins de textes sur le sexisme, sur le féminisme, sur les questions de genre mais pas que.

*DégenréE - l’émission pour déranger ! : une émission féministe : actualité, analyses, témoignages, infos, débats, points de vue, musiques etc. de femmes, de lesbiennes, de trans et de monstres ! de 18h30 à 20h les 2ème et 4ème mercredis du mois (rediffusion les lundis suivants à 19h) sur 97 fm à grenoble ou sur www.radio-kaleidoscope.net

La campagne de promotion du nanomonde enterrée jusqu’au bout

écrit le 01/11/2009, actualisé le 06/03/2010

Pour célébrer l’échec fracassant de la campagne gouvernementale de promotion des nanotechnologies, les opposant.e.s au nanomonde et à la tyrannie technologique organisaient une réunion publique, le mardi 23 février à Paris. Ce débat, qui avait lieu le soir du dernier faux-débat de la CNDP, a été un succès et a réuni plus de 200 personnes. En guise de compte rendu, et pour se moquer encore une fois des promoteurs du nanomonde, les opposant-e-s ont publié le communiqué (presque authentique), dans lequel la CNDP explique pourquoi elle n’a pas participé au débat des opposant-e-s.

Le lendemain, les opposant-e-s à la tyrannie technologique ont occupé Thalès, une entreprise spécialisée dans les technologies sécuritaires et militaires.

Le message est clair : la lutte continue, même une fois achevé le sabotage de la campagne de la CNDP nanos.

Petit rappel :

Le gouvernement, via la CNDP (la Commission Nationale du Débat Public), a lancé en octobre dernier sa caravane publicitaire des nanos : une série de 17 « consultations publiques » sur les nanotechnologies dans toute la France. Le but ? Blablater pour apporter une caution démocratique à l’imposition des nanos, et laisser les réfractaires se défouler pour les épuiser. Il n’échappera à personne que les dés sont pipés. Sinon comment expliquer que les centres de recherches sur les nano et biotechnologies prolifèrent déjà ? Les autorités ne s’en cachent d’ailleurs pas, comme la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui a demandé au CEA « de faire des nanotechnologies une priorité » ou encore Sarkozy tapant du poing :« la France va mettre en place une stratégie d’innovation dans les nanotechnologies » .

L’appareil de propagande est en marche pour nous faire gober leurs couleuvres et accepter les conséquences mortifères de leurs recherches, tout comme ils l’ont fait pour l’amiante et les OGM. Mais, partout en France, des opposant-e-s se mobilisent et refusent de participer à cette mascarade. Voir le site nanomonde plein de ressources et d’informations critiques.

La plupart des débats ont été bordélisés ou tout bonnement annulés. En réponse aux opposant.e.s aux nanotechnologies qui ont joyeusement perturbés, depuis le début, la bonne marche de la campagne pro-nanos, la CNDP se victimise (petite histoire de Tom et Jerry) et sombre lamentablement dans la mauvaise foi et le complotisme. Face à celles et ceux qui contestent la légitimité de tels "consultations publiques", la CNDP invente le débat sans public, et organise des "débats" où les "experts" sont tenus à distance du public : une salle pour la plèbe et une autre pour les "experts" dans leur bunker.

Pour une petite réflexion sur l’éthique et les nanos, c’est ici.

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Petite chronologie des événements :

Les mois de janvier et de février ont été chargés en débats publics annulés :
- devant avoir lieu à Montpellier, Nantes et Paris courant du mois de février, les 3 derniers débats progammés ont été annulés dès début février.
- à Paris (Orsay) : lire les explications de l’annulation du débat.
- à Marseille, lire ici et .
- à Rennes, récit ici et .
- à Lyon, récit ici et vidéo .

Le 13 janvier, contrairement à France Nature Environnement et la Frapna-Isère, l’association Les Amis de la Terre décide enfin de boycotter le faux débat sur les nanos, alors qu’elle en a été la garante "certifiée écolo" jusqu’alors. Plus d’infos ici.

Le 10 décembre, une quarantaine de personnes sont interdites de "débat" à Caen.

Le 1er décembre à Grenoble des opposants aux nanotechnologies ont annulé la mascarade participative de la CNPD et du gouvernement. Jean Bergougnoux, le président de ladite commission n’a pas eu le temps de prononcer plus de cinq mots que la moitié de la salle s’est mise à applaudir et chanter sous les yeux des flics et vigiles venus en masse épauler les chercheurs pour défendre les nanos.

Lire des comptes rendus : ici, et . Voir des photos.

Lire la suite de la chronologie ici.


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