Indymedia Grenoble

Grenoble, Fontaine : bienvenue dans le laboratoire sécuritaire

écrit le 25/03/2011, actualisé le 13/04/2011

Grenoble

Début 2010, la mairie commence l’installation en douce de 24 caméras, notamment sur le parcours des manifestations. Peu de temps après, les habitant-e-s découvrent que la mairie prévoit d’en implanter de nouvelles au Jardin de Ville, à la Capuche, et au Village Olympique (19 supplémentaires). Ce sont au total plus de quarante caméras qui auront été installées !

En Novembre 2010, suite aux évènements de la Villeneuve, Hortefeux vient inaugurer le laboratoire sécuritaire grenoblois. et une nouvelle unité de police : l’UMIR, dédiée aux émeutes urbaines. Dans le même temps, la mairie annonce sa volonté d’installer des caméras sur tous les bâtiments municipaux : écoles, MJC, bibliothèques...

Le 15 janvier 2011 au Palais des Sports, Michel Destot, présentait ses voeux à la population. Une équipe de promotion de la Ville distribuait le texte fauthentique des voeux du maire., souhaitant aux grenoblois-e-s la bienvenue dans le laboratoire sécuritaire. Des affiches avaient été collées dans la journée lors d’une manifestation contre la LOPPSI 2.

Les 28, 29, et 30 janvier 2010 tenait la deuxième édition des "Etats Généraux du Renouveau", organisée par Libération, Marianne, et la Ville de Grenoble. Un pastiche de Libération démontant le discours sécuritaire des sociaux-technocrates locaux et nationaux,

Ces derniers temps, la mairie continue d’installer des caméras en douce ! Place Saint Bruno, l’installation d’une nouvelle caméra a eu lieu discrètement le 14 février. (voir le tract) L’excuse officielle cette fois-ci : surveiller une petite borne électronique régulant l’accès des camions à la place du marché. Une excuse démentie par cet article, dans lequel on apprend notamment que la caméra a déjà été sabotée.

Fontaine

Les élu-e-s de Fontaine, banlieue communiste de Grenoble, tiennent eux-aussi à apporter leur contribution au laboratoire sécuritaire. Dans le dernier numéro de février 2011 de Fontaine Rive Gauche, journal de com’ de la municipalité, on apprend que cinq caméras de vidéo-surveillance vont être installées sur la ville. Des habitant-e-s s’étaient donné rendez-vous au carnaval de Fontaine afin d’informer la population et de signifier leur refus d’être surveillé-e-s en permanence. (Voir ici un tract édité par le collectif "stopcaméras 38", ainsi que deux affiches)

Afin de protester contre cette décision, le collectif "stop caméras 38", soutenu par diverses associations et de nombreux habitant-e-s de Fontaine lance un appel à se rassembler devant le conseil municipal de Fontaine le lundi 28 mars de 18 à 20 heures.

La Charte d’Indymédia Grenoble fait peau neuve

écrit le 01/03/2011, actualisé le 06/03/2011

"Ça fait trois fois que mon article est refusé, j’aimerais que vous m’expliquiez pourquoi",

"Ah bon ?! Il y a des articles non locaux sur Indymédia Grenoble ?",

"Ils sont pas pressé-e-s les modérateurs-trices d’Indymédia Grenoble",

"Je ne comprends pas pourquoi l’événement annonçant la manifestation à Roquefort-la-Bédoule a été refusé",

etc.

Le collectif Indymédia Grenoble a tout récemment modifié sa charte. On en profite pour vous inviter à la consulter.

Pourquoi... ?

Parce qu’elle explique comment publier un article, un événement, ou un complément d’information et ce qui différencie ces différentes contributions.

Parce qu’elle présente les principes de modération sur lesquels se basent les modérateurs-trices pour accepter ou pas vos contributions.

Parce qu’elle détaille le fonctionnement de l’interface graphique du site : l’existence d’un onglet permettant d’accéder aux articles non locaux, la possibilité de consulter les articles refusés et/ou débattus et les motifs de refus.

Et enfin, parce qu’elle rappelle comment contacter le collectif.

Bonne lecture !

Les Roms encore et toujours discriminés

écrit le 21/02/2011, actualisé le 13/03/2011

Depuis cet été, la situation des Roms ne s’améliore pas : non seulement ceux qui sont originaires de Roumanie et de Bulgarie n’ont quasiment aucun droit en France, mais des demandeurs d’asile macédoniens, serbes ou kosovars sont privés des droits dont ils devraient pourtant théoriquement bénéficier. Ainsi, un véritable camp de réfugiés s’est créé en février à Grenoble, d’abord à la gare, puis repoussé au square Jean Macé par la police. Voir un reportage photo et vidéo. Un nouveau collectif, dénommé "La Patate Chaude" en référence à l’attitude de désengagement des autorités, s’est créé sur l’agglomération grenobloise. Après une première action qui visait à mettre en évidence l’incurie des pouvoirs publics face au problème de logement des populations précaires, dont les Roms, le collectif a lancé un appel concernant les demandeurs d’asiles de la gare. Fin février, le Préfet, sous la pression du réseau Alerte 38 et d’élus grenoblois (qui lui renvoient la responsabilité de la situation), annonçait pour calmer le jeu la réouverture d’un hangar pour héberger en urgence les demandeurs d’asile roms à la rue. Le lieu étant inadapté et ayant une capacité d’accueil insuffisante, cette ouverture n’a eu pour effet que de créer un nouveau campement sauvage, sur un terrain vague rue de Stalingrad. Lire ici le récit de ce déplacement et un témoignage.


Historique

Face au durcissement de la répression des Roms dans l’agglomération grenobloise depuis cet été, un "Collectif Solidarité Roms" a été créé le 16 septembre dernier. Il est intervenu auprès des pouvoirs publics, comme la Métro, à laquelle il a adressé une lettre ouverte. Mais étant donné l’absence de réponse rapide et adaptée, le collectif a décidé d’occuper le 22 octobre une maison à Saint-Martin-le-Vinoux, dans laquelle il loge désormais des Roms (lire le récit de l’occupation).

Sous la pression de nombreuses associations travaillant sur la question du logement, réunies au sein du collectif Alerte 38, et du collectif Solidarité Roms, les autorités locales sont intervenues à quelques reprises. Mais les élus locaux sont souvent empêtrés dans leurs contradictions (lire ici, ici et ). Ainsi, mardi 30 novembre, le camp du Rondeau, devenu tout à fait invivable sous la neige, a été évacué par le CCAS de Grenoble, qui a "relogé" les Roms dans des conditions des plus criticables.


Rappel du contexte

Le 30 juillet dernier, suite à la mort d’un jeune braqueur tué par un flic de la BAC à la Villeneuve, Nicolas Sarkozy a prononcé à Grenoble le discours le plus chargé de racisme et de xénophobie osé par un président français depuis la fin du régime de Vichy. A peu près à la même époque, un membre de la communauté dite des "gens du voyage" avait, lui aussi, été abattu par un gendarme, ce qui a donné lieu à des émeutes dans le village de Saint-Aignan, dans le Loir-et-Cher. Ne reculant devant aucun amalgame et, là encore, devant aucune stigmatisation raciste, Sarkozy en a profité pour annoncer une réunion à l’Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Depuis, on assiste en France à une répression tous azimuts des Roms, expulsés de leurs campements de fortune ou de leurs squats, et renvoyés dans leurs pays d’origine. Au 25 août, le gouvernement se vantait d’avoir déjà expulsé, depuis début 2010, 8030 Roms. Pendant ce temps, la résistance s’organise au niveau national, avec la création à Paris d’un collectif contre la xénophobie. A lire également, un commentaire de la CNT 38 sur la xénophobie et les valeurs républicaines.

Ainsi, à Grenoble comme ailleurs en France, la police s’efforce d’expulser des Roms (voir ici, ici et ). Le 4 septembre, des manifestations contre la xénophobie d’Etat ont eu lieu un peu partout en France. Voir l’appel à manifester de la FA et le tract des antifascistes grenoblois, et ici, ici et des compte-rendus, parfois critiques, de cette journée de mobilisation à Grenoble. Pourtant, le mardi 21 septembre 2010 entre 9 et 11h, l’agglomération grenobloise a été le théâtre d’une expulsion d’environ 60 à 70 Roms qui ont été envoyé-e-s vers Satolas, puis par charter vers la Roumanie... (lire le récit de cette journée).

Expulsable en avril, le 56 reste actif

écrit le 13/12/2010, actualisé le 21/02/2011

Ouvert depuis le début du mois de novembre, le 56 de la rue du Docteur Hermite est habité par quelques personnes et constitue un espace d’activités gratuites pour de nombreuses personnes, avec la volonté de s’ouvrir au quartier et à toutes celles et ceux pour qui la fin du mouvement contre la réforme des retraites ne sonne pas le glas de toute lutte sociale. Y sont régulièrement organisés  : des ateliers, discussions, séances d’aïkido, vidéo-projections, jeux, infokiosque, zone de gratuité, et un lavomatic gratuit !

Mais la mairie de Grenoble, propriétaire des lieux, n’apprécie guère les initiatives politiques sortant du cadre légal et du contrôle de la municipalité... Même si le bâtiment était vide depuis de longs mois, elle s’est empressée d’assigner les squatteur-euse-s au tribunal dans l’objectif de les expulser le plus rapidement possible. Un procès devait avoir lieu le 15 décembre dernier, mais a finalement été reporté au 19 janvier, date à laquelle il a... été reporté. Le 9 février, le verdict est finalement tombé : le 56 sera expulsable fin avril... en attendant, les activités et la lutte continuent !

Ailleurs en France, d’autres squats d’activités liés aux luttes sociales en cours ont été expulsés par des mairies "socialistes", notamment la Maison de la Grève, à Rennes (ouverte fin octobre, expulsée le 2 décembre...), et la Casa Marulaz, à Besançon (ouverte en septembre, expulsée le 7 décembre).

Quoi qu’il arrive, les activités continuent quasi quotidiennement au 56. Et chaque samedi à 17h, une assemblée générale se tient dans le lieu pour y organiser la vie quotidienne et les activités. Les AG sont ouvertes à tou-te-s, alors n’hésitez pas à venir faire vivre le lieu !

Pour en savoir plus sur les squats, ici et ailleurs, consultez squat.net.

Démontage de caméras : la militante arrêtée relaxée !

écrit le 17/11/2010, actualisé le 26/11/2010

Le 1er mai 2010, au cours de la manifestation, un cortège qui brandit une banderole « la mairie se prend pour big brother : crevons lui les yeux » procède au démontage en règle de deux caméras 360°, cours Jean Jaurès et rue Lesdiguière, sous les applaudissements nourris des autres manifestants. Un beau moment de réappropriation de l’espace public, et un message clair : les habitants de Grenoble ne veulent pas vivre dans un laboratoire policier. Pour ne pas revenir bredouille, la police arrête violemment une personne au hasard dans le cortège voisin, celui des syndicalistes de la CNT (voir ici, et ).

Un premier procès a lieu le 19 mai. Un rassemblement de soutien était organisé et a rassemblé une centaine de personnes. Voir les communiqués de la CNT à propos de ce procès (numéro 1 et numéro 2). Voir aussi le tract démontons les caméras #3 distribué à cette occasion.

Mais alors qu’on attendait le délibéré le 21 juin, le juge a demandé un complément d’information. Un nouveau procès aura donc lieu le 8 septembre. (voir le communiqué de la CNT suite à cette décision).

Le 8 septembre, un rassemblement de soutien était de nouveau organisé. Voir l’appel de la CNT, et le tract "démontons les caméras #5". Voir aussi le tract que la CNT a diffusé à cette occasion.

Nouveau rebondissement : en deux mois, la police n’a pas réussi à fournir les pièces demandées par la justice. Le procès est donc reporté une fois de plus en novembre.. Voir le communiqué de la CNT

Le 16 novembre se tenait donc un nouveau procès, et un nouveau rassemblement de soutien. Voir un compte rendu. Le procureur a encore demandé un report... que le juge n’a visiblement pas accordé. Le 26 novembre, devant l’absence manifeste de preuves, le juge a prononcé la relaxe de la militante accusée !

On trouve des informations sur l’installation des caméras, et sur leur démontage, dans le tract "démontons les caméras #6, qui appelait notamment à se rendre au procès.


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