Pour célébrer l’échec fracassant de la campagne gouvernementale de promotion des nanotechnologies, les opposant.e.s au nanomonde et à la tyrannie technologique organisaient une réunion publique, le mardi 23 février à Paris. Ce débat, qui avait lieu le soir du dernier faux-débat de la CNDP, a été un succès et a réuni plus de 200 personnes. En guise de compte rendu, et pour se moquer encore une fois des promoteurs du nanomonde, les opposant-e-s ont publié le communiqué (presque authentique), dans lequel la CNDP explique pourquoi elle n’a pas participé au débat des opposant-e-s.
Le lendemain, les opposant-e-s à la tyrannie technologique ont occupé
Thalès, une entreprise spécialisée dans les technologies sécuritaires et
militaires.
Le message est clair : la lutte continue, même une fois achevé le sabotage de la campagne de la CNDP nanos.
Petit rappel :
Le gouvernement, via la CNDP (la Commission Nationale du Débat Public), a lancé en octobre dernier sa caravane publicitaire des nanos : une série de 17 « consultations publiques » sur les nanotechnologies dans toute la France. Le but ? Blablater pour apporter une caution démocratique à l’imposition des nanos, et laisser les réfractaires se défouler pour les épuiser. Il n’échappera à personne que les dés sont pipés. Sinon comment expliquer que les centres de recherches sur les nano et biotechnologies prolifèrent déjà ? Les autorités ne s’en cachent d’ailleurs pas, comme la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui a demandé au CEA « de faire des nanotechnologies une priorité » ou encore Sarkozy tapant du poing :« la France va mettre en place une stratégie d’innovation dans les nanotechnologies » .
L’appareil de propagande est en marche pour nous faire gober leurs couleuvres et accepter les conséquences mortifères de leurs recherches, tout comme ils l’ont fait pour l’amiante et les OGM. Mais, partout en France, des opposant-e-s se mobilisent et refusent de participer à cette mascarade. Voir le site nanomonde plein de ressources et d’informations critiques.
La plupart des débats ont été bordélisés ou tout bonnement annulés. En réponse aux opposant.e.s aux nanotechnologies qui ont joyeusement perturbés, depuis le début, la bonne marche de la campagne pro-nanos, la CNDP se victimise (petite histoire de Tom et Jerry) et sombre lamentablement dans la mauvaise foi et le complotisme.
Face à celles et ceux qui contestent la légitimité de tels "consultations publiques", la CNDP invente le débat sans public, et organise des "débats" où les "experts" sont tenus à distance du public : une salle pour la plèbe et une autre pour les "experts" dans leur bunker.
Pour une petite réflexion sur l’éthique et les nanos, c’est ici.
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Petite chronologie des événements :
Les mois de janvier et de février ont été chargés en débats publics annulés :
devant avoir lieu à Montpellier, Nantes et Paris courant du mois de février, les 3 derniers débats progammés ont été annulés dès début février.
à Paris (Orsay) : lire les explications de l’annulation du débat.
à Marseille, lire ici et là.
à Rennes, récit ici et là.
à Lyon, récit ici et vidéo là.
Le 13 janvier, contrairement à France Nature Environnement et la Frapna-Isère, l’association Les Amis de la Terre décide enfin de boycotter le faux débat sur les nanos, alors qu’elle en a été la garante "certifiée écolo" jusqu’alors. Plus d’infos ici.
Le 10 décembre, une quarantaine de personnes sont interdites de "débat" à Caen.
Le 1er décembre à Grenoble des opposants aux nanotechnologies ont annulé la mascarade participative de la CNPD et du gouvernement. Jean Bergougnoux, le président de ladite commission n’a pas eu le temps de prononcer plus de cinq mots que la moitié de la salle s’est mise à applaudir et chanter sous les yeux des flics et vigiles venus en masse épauler les chercheurs pour défendre les nanos.
Lire des comptes rendus : ici, là et là. Voir des photos.
Lire la suite de la chronologie ici.