Indymedia Grenoble

La BAF, centre social autogéré de Grenoble

écrit le 18/01/2013, actualisé le 05/09/2013

Il y a environ 5 ans, quelques énergumènes de notre folklorique agglomération se sont lancé-e-s dans l’étrange aventure de créer un lieu pérenne autogéré à Grenoble. Ils envoyèrent un mail à leurs ami-e-s pour voir si la masse grenobloise suivait ce pari un peu fou, ou pas. Devant l’affluence énorme de réponses positives, le voyage pouvait commencer. La gestation fut très très longue. Entre le choix du mode de fonctionnement, la recherche de lieu, les différences d’envies sur ce qui pourrait être fait dans le lieu, le choix de financement... les réunions passèrent d’une soixantaine de personnes (dans le salon d’un appartement, c’était la première...) à deux... pendant trois ans. Il n’était vraiment pas évident de trouver un local et le découragement gagnait. Personne n’était habitué à un projet sur un aussi long terme et les défections se multipliaient. Au pied du mur, un lieu piège fut trouvé, le projet remodelé à ce qui nous a alors semblé être les réalités fonctionnelles et un deuxième lieu fut loué.

Nous abandonnâmes bien vite quelques plumes et le premier lieu qui se trouvait être une arnaque et nous sommes aujourd’hui depuis deux ans dans le deuxième qui s’appelle la BAF.

Oui, la BAF a un peu plus de deux ans, mais le projet, pour certaines et certains, en a cinq.

Beaucoup de camarades nous ont quitté, le projet est devenu réalité et il ne serait pas facile aujourd’hui de faire le bilan d’un lieu qui vit, mute continuellement et tente de courir dans toutes les directions possibles en même temps.

La volonté d’être un centre social autogéré semble atteinte sur plusieurs niveaux... Il suffit de regarder le programme actuel et l’ensemble de tout ce qui s’est fait cette année.... Entre la bibliothèque féministe, l’atelier de sérigraphie, l’infokiosque, les cours hebdomadaires (autodéfense, yoga, aïkido), les groupes non mixtes, les ciné clubs, les événements ponctuels comme les concerts, les soirées théâtre, marionnettes, piano bar, discussions, projections et bien plus encore, la BAF fourmille toujours de nouveaux projets et a été fréquentée cette année par moultes personnes, pour beaucoup que nous connaissions, mais aussi plein que nous ne connaissions pas. Le rapport avec le voisinage est bon. L’ambiance du lieu nous convient, beaucoup s’y sentent bien et à chaque soirée, bon nombre de nouvelles personnes arrivent et reviennent, apparemment en confiance et à l’aise. Nous avons l’impression d’avoir réussi à créer un point de convergence entre des camarades, des voisin-e-s et des nouvelles personnes. Cet équilibre doit se maintenir, et il est forcément fragile.

Mais aussi, nous déplorons quelques lacunes qui remettent en cause l’aspect "Centre Social Autogéré" :
- nous espérions avoir plus de projets "extérieurs", le lieu n’est pas énorme et ne permet pas tout, mais plus que ce que nous faisons aujourd’hui.
- Nous avons encore à œuvrer à la rencontre de notre voisinage proche.
- Nous ne sommes qu’une poignée à porter le fonctionnement du lieu, nous souhaiterions être plus. Le projet est lourd, exigeant, nous avons besoin de mains, de cerveaux, de pieds et de rires.
- Nous n’avons jamais, depuis le début, re-sollicité le peuple afin de financer ce lieu. Nous cotisons à prix libre, pour certaines et certains depuis 5 ans, par virement permanent mensuel afin de payer le loyer, qui est de 600 euros. Beaucoup de mouvements ont eu lieu, certain-e-s ont choisi de quitter le projet, d’autres ont déménagé, certain-e-s ne peuvent plus payer, d’autres payent encore. Enfin, bon, nous arrivons tout juste à financer le loyer et avons besoin d’aide à long terme.

Nous ne souhaitions pas être une utopie, juste mettre en pratique quelques us et coutumes qui nous paraissent sensés, avec nos maigres moyens et notre bonne volonté. Pour cela, nous ne voulons pas devenir une institution, juste être un lieu vivant, multiple, imprévisible et peut-être magique. Nous avons besoin de celles et ceux qui se reconnaissent dans notre démarche et ont envie de donner du temps, de l’énergie, des neurones, leur équilibre nerveux et de l’argent afin de perpétuer cet édifice, sans aucune autre compensation que quelques bons moments. Nous vous demandons beaucoup mais vous offrons du rêve...

La BAF 2 chemin des Alpins, Grenoble / labaf.org / labaf at gresille.org

Manifestation de migrants et de leurs soutiens contre les expulsions vendredi 5 juillet

écrit le 02/07/2013, actualisé le 02/07/2013

Il y a deux semaines, le préfet de l’Isère annonçait la fermeture soudaine des centres d’hébergement d’urgence restés ouverts à la fin du dispositif hivernal. 600 personnes, pour l’essentiel des migrant-e-s, demandeurs-euses d’asile ou de titres de séjour, sont concerné-e-s par cette fermeture et pourraient se retrouver à la rue dans les jours qui viennent. Lire cet article à ce sujet.

Depuis, diverses organisations se mobilisent. La CISEM, coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, a envoyé un courrier à la ministre du logement et au préfet pour leur rappeler qu’expulser des hébergé-e-s des centres d’accueil est illégal et que "régler le problème de la saturation des hébergements d’urgence par des expulsions qui détruisent la vie de personnes déjà en difficulté est une fausse solution totalement inhumaine", et que la seule issue est la régularisation des sans papiers. Voir la lettre de la CISEM.

De leur côté, les premier-e-s concerné-e-s ont décidé de s’organiser et de faire une marche de protestation le vendredi 28 juin, que le préfet n’a pas autorisée sous prétexte d’autres gros événements ayant lieu le même jour.

Mais la mobilisation des manifestant-e-s n’est pas retombée, et cette marche aura finalement bien lieu

Vendredi 5 juillet à 14h

de Félix Poulat à la préfecture

Soyons nombreux et nombreuses à venir les soutenir !

Les vallées qui résistent

écrit le 23/06/2013, actualisé le 23/06/2013

Depuis 1991, les lobbies de l’industrie tentent d’obtenir la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) entre Lyon et Turin. Alors que le chômage et la précarité enflent, il faudrait dépenser 30 milliards d’argent public pour gagner quelques minutes entre les grandes villes ? Et percer un tunnel de 57 km sous le Mont Cenis, au risque d’assécher les sources et d’exposer la population à l’amiante ? L’avenir des vallées n’est pas dans la multiplication des infrastructures, mais dans le maintien des activités les plus utiles, notamment l’agriculture et l’élevage. Si l’on veut diminuer encore le nombre de camions, et vivre d’une économie locale, il faut préserver la terre !

Marche contre le Lyon Turin, le 29 juin à Modane

Les promoteurs du Lyon-Turin sont prêts à tout. Pour faire accepter la LGV, ils font du chantage à l’emploi, et promettent des contrats aux entreprises locales, mais ce genre de chantiers n’a besoin que de peu de main-d’oeuvre (au mieux quelques centaines à la fois, bien loin des 30 000 annoncés), et favorisent les géants du BTP. Maintenant, ils promettent aussi de mettre les camions sur les trains, mais pourquoi ne l’ont-ils pas déjà fait sur la ligne actuelle ? Parce que leur but est de faire circuler toujours plus de marchandises, que ce soit sur des camions ou des trains. Ce projet n’est ni social, ni écologique, il est destiné à gonfler les profits des géants du béton, de l’acier, et des transports. Pour eux c’est une aubaine, pour nous c’est un désastre.

En Val Susa, devant les risques de pollution et de destruction, les habitants s’opposent à la même LGV (en italien TAV, pour treno alta velocità) par de grandes manifestations populaires et en occupant les terres, et ce malgré une violente répression. Grâce à leur mouvement, les « NO TAV » ont empêché le début des travaux, et révélé la corruption de cadres de Lyon-Turin Ferroviaire (le maître d’oeuvre franco-italien), dont certains ont été mis en examen. En France, trois descenderies ont été creusées et déjà, des habitants ont subi les premiers dommages (sources asséchées, maisons fissurées, bruits, déblais), et LTF projete de commencer les travaux du tunnel en 2014. Face à la propagande des promoteurs, il est temps que tout le monde sache, il est temps de s’informer et de se réunir pour montrer notre opposition, faire pression sur les élus, soutenir les habitants les plus menacés, en Maurienne comme en Val Susa.

En plein combat contre l’A51 de Vallini, la cuvette grenobloise se battra encore contre le forage des montagnes, projet cette fois-ci soutenu par tous les élus du coin (sauf Vallini !).

Contact : www.notav-savoie.org / Informations sur l’opposition en Italie : www.notav.info

Contre la relance de l’autoroute A51, encore un projet inutile et néfaste

écrit le 13/05/2013, actualisé le 07/06/2013


Des autos et toujours plus de pollution !

Les habitants de Grenoble connaissent plus de 120 jours par an de qualité de l’air dégradée du fait d’une surabondance de véhicules motorisés. Les automobilistes perdent chaque année 154 heures dans les embouteillages. Dans ces conditions, vouloir rajouter des milliers de voitures dans la cuvette grenobloise est tout simplement meurtrier.

Des terres, des montagnes et des forêts menacées !

Cette autoroute a pour but de relier Grenoble à Sisteron. Elle traversera donc les campagnes et montagnes du Trièves, du Buëch, du Beaumont, du Champsaur, du Dévoluy et du Valgaudemar. Elle portera atteinte de façon irrémédiable aux terres agricoles et aux espaces naturels. 1 km d’autoroute = 10 ha de terres agricoles ou de forêts rayées de la carte.

A peine plus vite, beaucoup plus cher !

En raison du relief et de l’instabilité des terrains, la réalisation de cette autoroute nécessiterait des ouvrages pharaoniques et les travaux sont estimés aujourd’hui à 2,5 milliards d’euros, soit 27 millions d’euros le km ! Tout cela pour un gain de temps entre Grenoble et Sisteron de 11 mn.

Alors, contre ce projet démesuré et dévastateur, c’est à vélo que nous ferons la route ensemble jusqu’à Grenoble sans nuire, sans gaspiller, sans vitesse ni moteur !!

Pour une Masse Critique !

Oui, il faut une « masse critique », un nombre suffisant de cyclistes pour occuper en toute sécurité une route, excluant les usagers motorisés. C’est donc ensemble et par le nombre que nous pourrons nous faire entendre ! Nous ne bloquerons pas la circulation mais nous serons la circulation. Contre l’autoroute, c’est en vélorution que nous manifesterons !


SAMEDI 15 JUIN 2013
VELORUTION en ROUTE POUR GRENOBLE !

Programme :

10h30 - RDV Col du Fau - Monestier de Clermont : accueil, informations, consignes de sécurité révision de dernière minute du vélo avant la descente et...un pique-nique géant en fanfare !! apporter de quoi manger, partager, jouer...

14h – Départ du Col du Fau : vélorution sur l’autoroute puis traversée de Grenoble… une descente comme vous n’en avez jamais vue, munis de vos plus beaux vélos, vos plus chouettes décos !

entre 18h et 19h – Campus universitaire de Grenoble : Arrivée festive sur Grenoble !! Avec, pour se remettre de nos émotions, une bonne tambouille comme on sait bien les faire, de quoi se désaltérer, de la musique et d’autres surprises !

Contact : stopa51 (at) laposte.net
Plus d’info : www.stopa51.org

Festival C’est l’anarchie ! à Grenoble

écrit le 04/06/2013, actualisé le 14/06/2013

Le festival «  C’est l’Anarchie ! » aura lieu du 8 au 16 juin,. Des échanges et des discussions ouverts à tou.te.s autour des pratiques et réflexions anarchistes (dans un sens assez large) se dérouleront dans différents lieux de Grenoble (la BAF, Antigone, MJC Nelson Mandela , Maison des Habitants de Chorrier-Berriat, le local autogéré…). Voir le programme !

Dans ce cadre une soirée intitulée L’info en lutte(s) : créer et faire vivre des médias autonomes... aura lieu le JEUDI 13 juin à la BAF ( 2 chemins des Alpins). Pendant cette soirée, seront discutées les question suivantes : «  Parce que l’information est un enjeu de lutte en soi mais aussi un enjeu au sein des luttes. Comment faire vivre des médias autonomes ? Qu’attend-on de ceux-ci ? Comment rester au contact des luttes mais aussi diffuser au delà des ghettos militants ? ».

Indymédia viendra, mais pas les modérateur.ices.

En gros, aucun-e membre du collectif ne souhaite apparaître publiquement en tant que tel. Les raisons de cette politique de confidentialité sont rappelées dans l’édito du 22 octobre 2012, que nous vous conseillons vivement de relire.

Petite présentation du site pour donner du grain à moudre.

Depuis la création du collectif il y à 10 ans à l’occasion du contre sommet Anemasse/Evian, bien des choses ont changé. Cependant nous partageons la volonté initiale d’Indymédia : qu’il existe, dans la cuvette, un média libre et ré-appropriable le plus possible par les militant-es et activistes qui se battent contre toutes formes d’oppressions. Indymédia Grenoble se veut un moyen de communication à destination des milieux militants mais et surtout de toute personne qui se pose des questions sur ce monde ou qui voudrait lutter. Nous (les membres du collectif) ne croyons pas en une "révolution par internet", mais on considére que c’est un outil qui peut être développé et qui peut s’avérer utile pour les luttes (agenda militant, rapidité de l’info, visibilité des luttes contre la récupération par les médias dominants…). IG ne défend pas non plus la « liberté de la presse », ou la « transparence », nous ne sommes pas des journalistes ! Par contre on défend l’autonomie et l’indépendance du site par rapport aux pouvoirs économiques/politiques/médiatiques, ce qui n’est pas le cas des médias dominants. Indymédia n’a même pas à proprement parler de ligne éditoriale, étant donné que les membres du collectifs sont des modérateurs.trices et non des rédacteurs.trices. C’est la charte (même si elle peut avoir ses limites) qui concentre les bases politiques communes que le collectif défend ( relais des luttes sociales, indépendance des pouvoirs économiques et politiques…).Nous essayons dans nos modes de fonctionnement, de ne pas reproduire de relations de dominations, même entre nouvelle-aux et ancien-nes du collectif (partage de savoir au niveau technique et informatique notamment, même si c’est jamais totalement abouti). Attention, avoir des bases politiques communes, ça veut pas dire qu’on est d’accord sur tout, loin de là…

À vos plus belles plumes camarades !

Pour préparer ce rendez-vous, on nous a demandé de répondre à un super questionnaire (sur lequel s’appuyera l’animation du débat). Et dans ce questionnaire, on nous a demandé : "quel retours avez-vous sur le site par les utilisateur-ices ?" Ce à quoi nous répondons : "bonne question !" C’est pourquoi nous vous demandons, à toi, à elles, à vous, à eux : Que penses-tu du site ? (nous, c’est notre préféré !) Pourquoi tu l’utilises ? Quelles infos vient-tu chercher / publier ? Que penses-tu du collectif, de la charte, de la modération ?

Répondez comme vous le souhaitez à contact@grenoble.indymedia.org !


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