Indymedia Grenoble
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Pourquoi critiquons-nous les médias ?

écrit le 28/05/2009, actualisé le 08/06/2009

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Il n’échappe à personne que médias et journalistes sont régulièrement la cible de critiques sur Indymedia. À chaque grève, révolte, manifestation ou occupation… des personnes font part de leur amertume ou de leur colère à l’égard des journalistes à qui elles ont eu affaire. Qui n’a jamais eu de mauvaise expérience avec la presse ? Qui n’a jamais enragé contre le traitement médiatique d’un événement, d’une lutte (lire la réaction à un article sur Caterpillar) ? La méfiance vis-à-vis des médias dominants s’installe dans la population et la conscience que ces médias sont des ennemis progresse dans les rangs des contestaires (lire le texte "Médias, casse-toi !"). De plus en plus, résonnent des mots d’ordre tels que : « Ne cherchons pas à plaire aux médias ni à être crédibles à leurs yeux ! », « chassons-les de nos AG, de nos manifs ! ». « Soyons nos propres médias ! »

Mais de quoi accuse-t-on au juste les médias commerciaux et les médias « aux ordres » ? De pas grand-chose sauf peut-être : D’être connivent et complaisant avec tous les pouvoirs. De servir le discours des dominants. De défendre l’ordre établi et ses institutions. De parler à nos émotions plutôt qu’à notre raison. De nous divertir plutôt que de nous informer. De faire de l’information un produit d’appel pour publicitaires. D’anesthésier notre esprit critique et notre capacité d’indignation. De nuire aux luttes sociales. De véhiculer des clichés. De stigmatiser des individus et des groupes. De déformer la parole des gens. De mentir par omission. De mépriser leur public…

Les médias locaux qui sont dans le collimateur : le Dauphiné Libéré et son rejeton « branché » Grenews, France Bleu Isère et, moins fréquemment, France 3 ... S’il est souvent peu pertinent de personnaliser les critiques (s’en prendre à tel ou telle journaliste) et de taper sur un média plus que sur tous les autres, nous avons toutes et tous nos « bêtes noires ». A Grenoble, et bien au-delà, nous subissons un journal quotidien d’information qui bénéficie d’une situation de monopole. Ce média local, certainement le plus servile d’entre tous et le plus grand adversaire des luttes sociales, c’est le Dauphiné Libéré qui porte le doux nom de "Daubé". Mais, pour commencer, pourquoi le Daubé est-il daubé ? Peut-être parce qu’il sert le discours sécuritaire ? Peut-être encore parce qu’il travaille main dans la main avec la police pour mater les contestataires un peu trop turbulent.e.s qu’il qualifie sans vergogne de « casseurs » ou « d’anarcho-libertaires » ? Et certainement pour plein d’autres raisons encore.

Pour lutter contre les nuisances médiatiques :
- il y en a qui occupent les médias, comme pendant le CPE à Grenoble (voir la vidéo).
- il y en a d’autres qui préfèrent s’inviter sur les plateaux télé, comme à Athènes, (voir la vidéo)
- il y en a d’autres encore qui choisissent de saboter les relais de transmission, comme à Millau  !
- et partout, il y en a qui créent leurs propres médias (à Grenoble, un nouveau canard a vu le jour ).

Anti-terrorisme à Chambéry : 1er libération

écrit le 07/05/2009, actualisé le 02/06/2009

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Vendredi 29 mai, Lucas est sorti de la prison où il était enfermé depuis le 15 mai. Il est placé sous contrôle judiciaire strict. Quant à Rafou, il est toujours la Santé et sa demande de remise en liberté lui a été refusée. Pour contacter ou rejoindre le collectif de soutien : http://lesinculpes.over-blog.com/ La prochaine réunion a lieu le vendredi 5 juin à l’infokiosque des Pilos à Chambéry.


Dans la nuit de jeudi à vendredi 1er mai, une explosion survient dans une usine désaffectée à Cognin, près de Chambéry, coûtant la vie à une personne et en blessant une autre grièvement.

La presse locale parle de jeunes proches des « milieux libertaires » et l’enquête est rapidement confiée à la SDAT (Sous-direction de l’antiterrorisme). Tout porte alors à croire que cette « affaire » va servir la croisade antiterroriste contre « l’ennemi intérieur », la mouvance anarcho-autonome », et accroître la pression sur les milieux militants de la région.

En effet, lundi 4 mai, aux environs de 16h, un impressionnant dispositif policier est déployé autour du squat « les Pilots » à Chambéry. 130 flics bouclent le quartier (une courte vidéo ici). Le squat est perquisitionné et méticuleusement fouillé et les 11 personnes qui se trouvaient dans les lieux sont conduites au Commissariat pour être interrogées.

Tout le monde est relâché sauf une personne qui reste en garde à vue pour 96h, dans un premier temps, dans le cadre des nouvelles dispositions anti-terroristes. Dans la foulée, d’autres squats chambériens sont perquisitionnés et d’autres personnes interrogées. Lire le communiqué des habitant.e.s des Pilots.

Vendredi 8 mai, une manifestation sauvage a réuni plus de 200 personnes à Chambéry en soutien au squat des Pilots qui est expulsable ainsi qu’à Rafou, la personne qui était encore en garde-à-vue vendredi. Lire un compte-rendu de la manif.

Au terme de sa garde-à-vue de 96 heures, Rafou a été déféré devant le juge antiterroriste qui a décidé de le placer en détention provisoire. Il a été transféré à la prison de la Santé dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 mai où il aura droit au traitement de « faveur » réservé aux personnes incarcérées dans le cadre de procédures antiterroristes . Plus d’infos ici.

Le 12 mai, c’est au tour de Lucas (pseudonyme), victime collatérale de la paranoïa antiterroriste, d’être convoqué par la SDAT, puis placé en garde-à-vue de 96 heures. Et le 15 mai, il est placé lui aussi en détention provisoire.

Quant à Mike, la personne blessée dans l’explosion, il a également été entendu par les enquêteurs. Il est toujours à Lyon, dans un établissement médico-pénitentiaire.

Pour un décorticage critique du traitement journalistique de "l’affaire", lire "l’explosion de Cognin, feuilleton policier dans le Dauphiné Libéré".

Pour plus d’informations, voir le site du comité de soutien des inculpés de Chambéry : http://lesinculpes.over-blog.com/

Des nouvelles de la zone de gratuité

écrit le 22/05/2009, actualisé le 22/05/2009

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Le dimanche 29 mars a vu naître sur Grenoble une zone de gratuité entre le chemin de fer et la piste cyclable sous le pont du croisement de l’avenue Maréchal Foch et colonel Layonerie (ou rue Léo Lagrange).

Des nouvelles de la zone de gratuité.

Des infos sur ce blog.

Vous pouvez signer la pétition pour le maintien de cette zone de gratuité.

Un 1er mai fliqué

écrit le 29/04/2009, actualisé le 06/05/2009

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Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues grenobloises ce premier mai 2009. Voir des vidéos et des photos 1 2 3 . Lire le compte-rendu du bal masqué.

En fin de manif 4 personnes sont arrêtées par les flics, certaines rouées de coups. Les cars de Gardes Mobiles et de CRS déboulent en trombe. Les chiens de garde bloquent pendant près d’une heure un millier de manifestants entre la mairie et le Stade des Alpes.

Plus tard, un rassemblement se crée en soutien aux personnes interpellés devant l’Hôtel de police.. Elles sont toutes libérées dans la soirée.

Une des personnes arrêtées appelle à témoigner des violences policières qu’elle a subies.

Les courriers pleuvent :

Lire la lettre adressée au sieur Destot suite aux provocations policières.

Lire une autre lettre adressée à Vanessa Laime, journaliste au Dauphiné Libéré.

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1884 : les travailleurs américains (Fédération américaine du travail) font du 1er mai une journée de revendications, notamment pour la journée de travail de 8h.

1947 : le 1er mai est décrété "jour chômé et payé" pour tous les travailleurs et sans conditions.

Pour en savoir plus sur l’origine du 1 mai lire Les Martyrs de Chicago

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Le 1er mai devient alors la fête des travailleurs (et non la fête du travail) et fait son bout de chemin à travers le temps. Cette année, la traditionnelle manifestation du 1er mai intervient dans un contexte de colère sociale que la frilosité et les tergiversations des grandes centrales syndicales ne calment pas. En 2009, Grenoble bouillonne de luttes :

- Grève à Caterpillar
- Mouvement dans l’enseignement supérieur
- Luttes pour les sans-papiers et la liberté de circulation
- Luttes sur le logement
- Luttes contre la répression et le délire anti-terroriste
- Lutte contre la Technopolis et ses grands chantiers – Giant, Rocade Nord, Jeux Olympiques...

A Caterpillar, la pression monte d’un cran

écrit le 19/03/2009, actualisé le 30/04/2009

Les quelques miettes accordées par la direction ne suffisent pas à calmer la colère des ouvrier.e.s. Mardi 31 mars 5 cadres de Caterpillar, dont Nicolas Polutnik le directeur général de Caterpillar France, sont retenus dans leurs bureaux pour qu’ils acceptent d’entamer des négociations et pour que le préfet nomme un nouveau médiateur. Malgré la forte présence policière toute la journée, les flics ne sont pas intervenus. Mercredi 1er avril, les costard-cravate sont libérés. Les « négociations » devraient reprendre.


Premier constructeur mondial de bulldozers, Caterpillar profite de la crise pour « dégraisser » dans sa principale implantation française. Parmi les 22 000 licenciements prévus par l’entreprise, la direction Caterpillar des sites de Grenoble et d’Échirolles a en effet annoncé, en début d’année, la suppression de 733 postes (sur les 2 700 salarié-e-s).

La colère ayant déjà été aiguisée par 3 mois de chômage partiel (avec perte de 30% de revenu), la réaction ne s’est pas faite attendre et les salarié-e-s enchaînent, depuis, des rassemblements devant les deux sites de l’usine. Le 26 février près de 500 salarié-e-s se rassemblent autour de pneus enflammés, bientôt rejoints par une centaine d’étudiant-e-s et précaires. Le 27 février, l’usine est bloquée, les piquets de grèves tiennent toute la journée qui se termine par la venue des flics... Le 2 mars, rebelote avec cantine improvisée par des étudiant-e-s et précaires venu-e-s en soutien.

Les négociations stagnent. La direction ose même faire du chantage aux futurs licenciés (on oublie vos "débordements" si vous acceptez gentiment les primes misérables de licenciement qu’on vous propose). Le 18 mars, les salarié-e-s décident d’envahir le bâtiment. Suite à cette première occupation, et à la venue des flics, la préfecture nomme un médiateur afin d’avancer sur les négociations.

Suite à la manifestation du 19 mars et à l’AG sur la "convergence des luttes" qui s’est tenue à la Bourse du travail, une réquisition de denrées,est organisée en soutien aux ouvrier-e-s en lutte.

N’oublions pas que Caterpillar est un exemple, parmi tant d’autres, d’entreprises qui connaissent des plans de licenciement. En Isère, le 5 mars dernier, l’usine de Fédéral Mogul (Veurey, à côté de Voreppe) se mettait elle aussi en grève pour dénoncer les licenciements.

Et ici, un rappel de ce qu’est l’entreprise Caterpillar et du paradoxe de lutter contre des licenciements dans ces entreprises capitalistes.

Et , un texte écrit par des "anarchistes" expliquant leur soutien aux grévistes.


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