Indymedia Grenoble

Indymedia c’est reparti !

écrit le 02/12/2018, actualisé le 07/12/2018

Tout le monde pensait qu’indymedia grenoble était mort, il n’en est rien.

L’équipe se doit de faire la lumière sur ce qui s’est passé pour Indymedia durant ces derniers mois : un bug technique et l’indisponibilité de certaines personnes pendant plusieurs mois ont révélés que l’équipe n’avait vraiment pas assez mis du sien pour acquérir les compétences techniques nécessaires, nous empêchant de remettre le site en route rapidement.

Les péripéties de cette été nous rappellent que l’outil informatique n’est pas un outil anodin ; que se soit pour sa mise en œuvre ou son usage. Pour des raisons de confidentialité nous n’en dirons pas d’avantage sur les souçis techniques que nous avons rencontré. Rassurez vous, ce n’est ni une attaque de la police,ni la volonté de notre part d’en finir avec Indy Gre.

Mais nous sommes toujours défenseur-e-s de la publication ouverte. Indymedia Grenoble n’est pas un site en plus ; nous pensons qu’il a sa place aux côtés d’Ici-grenoble et du CRIC, comme les nombreuses visites du sites avant la coupure le laissent penser.

La publication ouverte que pratique Indymedia grenoble, c’est permettre à tout un chacun de publier en toute facilité sans être soumis-e au filtre d’exigences rédactionnelles précises. Nous n’imposons ni restrictions de sujet ni attentes stylistiques particulière (au delà d’une lisibilité minimale). Au delà d’assurer la maintenance technique du site et de mettre à jour les éditos, le rôle du collectif d’Indymedia Grenoble n’est que de modérer en fonction des principes de la charte (ici), en toute transparence puisque même les articles refusés restent consultables. Indymedia Grenoble, c’est donc avant tout ce que vous en faites, et c’est ce qui nous semblait important de préserver.

Concernant les perspectives d’avenir d’Indymedia Grenoble, avec les aléas de notre équipe, nous serons peut être contraint-e-s de revoir à la baisse notre ambition pour pouvoir assurer une stabilité de la maintenance, mais nous gardons en tête l’objectif de renforcer notre collectif et d’ouvrir la voie à de futurs développements de notre activité. Dans l’immédiat, notre volonté est déjà de voir le retour d’un agenda des luttes et des initiatives critiques, outil primordial pour la vie du milieu anti-autoritaire local. Nous comptons sur vous à ce sujet ! Nous désirons aussi tenter de mettre à jour des éditos, permettant ainsi une meilleure visibilisation d’informations importantes, méconnues ou urgentes. Là aussi, encore une fois, n’hésitez pas à vous approprier cet outil en demandant la mise en édito d’un article que vous avez écrit. Vous pouvez pour cela nous contacter ici.

Nous ferons de notre mieux pour continuer à offrir cette plateforme indépendante et anti-autoritaire de la région grenobloise. Nous espérons que vous aussi !


Et pour rappel à nos aimables contributeur-trice-s, concernant l’usage d’indymedia (et d’internet en général), nous vous conseillons de rester le plus possible anonyme. Dans cette optique nous vous recommandons l’utilisation de TOR (lien du service caché : https://grenwtbfmktcindy.onion/) lors de vos navigations. Et afin d’aller plus loin dans votre sécurité sur le net nous vous recommandons les ouvrages disponibles sur le site guide.boum.org

Après l’affaire indymedia Linksunten (voir ici ), et les revendications d’actions directes à Grenoble et ailleurs, nous pensons qu’il existe une réelle surveillance de la police sur les médias libres. Se connecter sans Tor c’est offrir des informations personnelles facilement trouvables par les Renseignements. N’hésitez pas à utiliser des clés usb Tails (ici), qui peuvent être une autre outils utile.

Et bien entendu l’anonymat sur internet ne doit pas faire négliger l’anonymat dans la vie réelle.

Défendons les logements sociaux

écrit le 08/07/2018, actualisé le 06/07/2018

Après une tentative plutôt vaine de débat que le collectif contre les démolitions imposées à Villeneuve a faite au conseil municipal du 18 juin, la mobilisation contre les destructions de logements sociaux imposées par l’ANRU ne s’arrêtera pas.

Nous avons, entre autres, entrepris trois recours en justice pour :
- Obtenir que ce bailleur la SCIC honore son engagement ’rétribué’ de 2013, auprès de la ville, de réhabiliter cet immeuble qu’elle venait alors d’acheter
- Dénoncer l’absence de contrôle sur la concertation réglementaire (registre officiel non disponible au Patio..) et le mépris des préconisations de la Loi Lamy..
- Obtenir la négociation d’une authentique charte de relogement avec l’association des résidents du 10/20 au lieu de ce protocole imposé laissant les locataires démunis face à un responsable administratif.

Mairie de Grenoble
lundi 9 juillet 2018 à 17:00

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Appel à rassemblement autour au squat Chez Jésus, à Clavières (Italie)

écrit le 06/07/2018, actualisé le 06/07/2018

Agression raciste et sexiste chez Jésus

Appel à rassemblement autour d’un apéro-dinatoire dimanche 8 juillet chez Jésus.

Hier, Chez Jésus, nous avons issé un drapeau. Voire même deux. Deux beaux drapeaux, à plus ou moins cinq mètres de hauteur. Un drapeau NO TAV et un drapeau NO BORDERS.

Quelques heures après, six à sept personnes résidant à Clavière se sont présentées au refuge, de façon évidemment organisée et concertée. D’un ton menaçant et violent, d’abord en insultant, ils ont exigé que les drapeaux soient enlevés. Peu de temps après ils ont été rejoints par d’autres résidents de Clavière, très probablement attirés par le bruit, ou bien appelés par les agresseurs. Les occupant·e·s se sont mobilisé·e·s pour défendre le lieu, en cherchant l’établissement d’un dialogue.

En face, l’intention n’était cependant pas de trouver une solution collective. En effet, nos visiteurs se sont immédiatement imposés par la violence verbale envers celleux qui étaient présent·e·s, en les insultant de façon raciste et sexiste, en lançant, par exemple, des « négresse de merde », « à toi j’te donnerais même pas vingt balles si je te croisais dans la rue [à faire le tapin] », « tout ce qu’il vous faut c’est juste un peu de bite », « suceuse et branleurs de merde ». Ce sont les mêmes qui en sont arrivés à donner des coups de pieds à une personne, à en faire voler une autre par dessus un muret pour ensuite continuer à la frapper. Ils ont finalement réussi à arracher le mât auquel étaient accrochés les drapeaux, brisant au passage la barrière en bois et le ciment du sol. Certains de ces agresseurs ont revendiqué avec fierté le fait d’être fasciste, en proclamant qu’ils étaient chez eux et qu’ils pouvaient agir avec tous les moyens nécessaires.

Chez Jésus à Claviere (Italie)
dimanche 8 juillet 2018 à 17:00

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Appel à rassemblement en soutien aux militants de Bure victimes de la répression

écrit le 28/06/2018, actualisé le 06/07/2018

Communiqué commun - Réseau « Sortir du nucléaire », Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA, ACDN- 22 juin 2018

Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarnac !

Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure a été frappé par la vague de répression la plus massive que nous ayons jamais connue en plus de vingt ans de lutte. Onze lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation, des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées, du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués. Dix personnes de notre mouvement ont été arrêtées. À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention.

Militant·e·s membres des associations ou sans-étiquette, investi·e·s de longue date ou ayant récemment fait le choix de s’installer sur le territoire pour y vivre : dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun un fort engagement contre le projet Cigéo. Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte, qui assistait nombre de militant·e·s. Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté : or comme l’ont rappelé cinquante de ses confrères, cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu. Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami·e·s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteurs, violence en réunion, accusation d’avoir « dirigé le black block » au G20 de Hambourg. […]

Place de Verdun à Grenoble
le 27 juin 2018 à 18:00

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Critique du tourisme à la Zad de Roybon

écrit le 24/06/2018, actualisé le 24/06/2018

Un emploi sur dix dans le monde, la première source de recettes pour près de cinquante pays, le tourisme reste avant tout une affaire de gros sous. Pour cela on recompose la géographie autour de lieux emblématiques, on aménage le bord de mer, la montagne, le centre-ville, l’arrière-pays, la campagne et la forêt pour attirer le client et lui faciliter l’accès. On remodèle les paysages, le climat et l’histoire pour que le produit soit le plus attrayant. On crée les évènements qui séduiront les foules ; les festivals d’été sont légion. L’industrie touristique s’étend à tous les territoires et intéresse tous les secteurs de l’économie. Depuis quelques années, ce tourisme globalisant de masse inquiète. À Venise, Barcelone ou encore Marseille, une fronde s’organise. Face à la multiplication des navires de croisière géants et à l’augmentation du prix des loyers à cause des plateformes de locations de logements de tourisme, des manifestations s’en prennent aux excès du tourisme de masse.

Opposants à un projet touristique, le Center Parcs de Roybon, nous souhaitons questionner non pas seulement les excès du tourisme de masse mais aussi leurs alternatives. Nous souhaitons également nous intéresser à l’origine et à l’essence même du tourisme ; à ce tourisme qui ouvre les frontières là où elles sont étanches à celles et ceux qui ont quitté leur terre inhospitalière. […]

La Marquise à Roybon
du 29 juin au premier juillet

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