Indymedia Grenoble

Des textes de revendication et de leurs réponses, épisode 1

écrit le 16/12/2017, actualisé le 17/12/2017

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Rappel : depuis l’incendie de la Gendarmerie de Grenoble et la censure du communiqué de revendication par l’OCLCTIC, fin septembre, deux mois et deux incendies supplémentaires ont eut lieu dans l’agglomération grenobloise. Tous ont été revendiqué sur Indymedia Grenoble (celui de l’incendie de la gendarmerie de Meylan et celui de la Casemate).

On a commencé par encaisser, on s’est laissé le temps de se regrouper, de voir ce qui se passait, de réfléchir, de voir ou revoir nos bases et ce qui nous réunissait, de s’informer, de mieux se former, de voir comment chacun réagissait, de communiquer, de former ou reformer des réseaux et des solidarités.

Voici venu le temps de faire quelques rappels et précisions.

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La ZAD de Roybon fête ses trois ans

écrit le 12/12/2017, actualisé le 12/12/2017

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Nous sommes heureuses-x de vous annoncer… que l’occupation de la forêt roybonnaise fête ses trois ans bientôt ! Venez fêter ça le 16 décembre, toute la journée !

Journée co-organisée par plusieurs composantes de la lutte contre le Center Parcs de Roybon, et aussi dans le cadre du « mois d’urgence des luttes » déclaré en commun avec plusieurs lieux et personnes en luttes (parmi lesquelles l’Ambassade en Aveyron, Bure, Notre-Dame-des-Landes, etc.).

[…]

Quelques détails pratiques :
- Possibilité de se garer sur place à la barricade Sud (impasse de l’Aigue Noire du haut) et à la Marquise (4681 route de la Verne).
- Possibilité également de dormir sur place dans des sleepings (plus ou moins chauffés !). Si besoin de couchages avec plus de confort, n’hésitez pas à nous contacter :

Lire le programme complet…


Articles voisins :
- « Préparons-leur un hiver ardent ! », le 2 décembre 2017.
- « De tout bois #7, revue de lutte contre le Center Parcs de Roybon », le 2 novembre 2017.
- « Ça en est où, à Roybon, au juste ? », le 22 octobre 2017.


Ailleurs : Chronologie de la lutte contre le Center Parc de Roybon.

Maintenance technique et risque de perturbations du 10 au 12 décembre

écrit le 10/12/2017, actualisé le 13/12/2017

Mise à jour du 11 novembre 2017 à 21H15 : L’opération de maintenance principale est finie. N’hésitez pas à nous faire savoir le moindre problème de fonctionnement du site à l’adresse courriel habituelle : indymediagrenoble riseup.net.

Le service caché Tor fonctionne aussi de nouveau, toujours à la même adresse que précédemment :

http://grenwtbfmktcindy.onion/

Ces services cachés peuvent par exemple permettre de mettre en place un site web sur lequel des auteurs publieraient sans craindre la censure. L’identification de l’emplacement physique du serveur qui fournit le site web, comme celle de ses contributeurs et de ses visiteurs, est en effet rendue beaucoup plus difficile que dans le cadre d’un site web conventionnel.

Source : « Le guide d’autodéfense numérique ».


Une grosse opération de maintenance technique est prévue sur Indymedia Grenoble dans les prochaines quarante-huit heures.

Pendant quelques heures, le site risque de renvoyer des messages d’erreur divers, d’être difficilement accessible, et si du contenu est envoyé dans ce laps de temps, il est susceptible d’être perdu.

Pas d’inquiétude, ne criez pas à la censure ou à l’intervention policière : on bosse dessus !

Solidairement,
L’équipe d’Indymedia Grenoble.

Marche Funèbre contre l’enterrement des bibliothèques, contre l’austérité !

écrit le 08/12/2017, actualisé le 08/12/2017

Aujourd’hui, c’est bien connu, la « mode » est au morbide, la « tendance » aux enterrements de budgets, aux calamités de l’austérité...

L’Université de Grenoble n’y échappe pas ! Ce sont pas moins de 16 bibliothèques qui sont menacées d’être transformées en cimetières de livres, avec les conséquences qu’on imagine : de 50 000 à 100 000 documents livrés aux enfers, plusieurs postes de bibliothécaires et d’étudiant-es risquant de se volatiliser - tout cela pour plaire à des investisseurs cadavériques qui veulent faire de nos lieux de vie et de travail un « tout-numérique », un champ désolé, déserté des étudiant-es, des personnels, de la bonne ambiance et de la chaleur humaine.

Pour lutter contre ces politiques macabres, nous, modeste collectif d’étudiant-es, avec le soutien de nombres de profs et de personnels des bibliothèques, souhaitons organiser les « funérailles » de ces bibliothèques avant l’heure, par une Marche Funèbre symbolique et médiatique, un événement pas forcément morbide où étudiant·e·s, profs et personnes extérieures sont invité·e·s à se retrouver pour se morfondre ensemble - enfin, pour protester, s’informer et se faire entendre !

Collectif de Lutte contre la Fermeture des Bibliothèques

On vous invite donc à venir cancaner, fêter et immortaliser les politiques délétères de l’UGA, Jeudi 14 décembre, 12h30, devant la B.U Droit-Lettres !

Venez parés de vos plus beaux habits funèbres, ambiance garantie !

Pour que nos lieux d’étude et de travail ne soient pas enterrés comme ça !

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Migrants : les guides alpins alertent sur les dangers de la traversée en montagne

écrit le 07/12/2017, actualisé le 05/12/2017

Après avoir traversé la Méditerranée, certains migrants originaires d’Afrique de l’Ouest sont de plus en plus nombreux à tenter de franchir les Alpes pour rejoindre la France. Au péril de leur vie. Sans équipement et craignant les forces de l’ordre postées en montagne, ils seront bientôt confrontés aux rigueurs de l’hiver en altitude. Plusieurs associations de montagnards appellent les autorités à sauver ces candidats à l’asile. Le point avec Yannick Vallençant, président du syndicat professionnel de la montagne et vice-président fondateur de Guides sans frontières.En août dernier, deux migrants ont fait une chute au col de l’Echelle (Hautes Alpes), en tentant d’éviter la police. Celle-ci patrouille dans la montagne, sur les routes de migration des réfugiés africains. D’autres migrants ont eu les doigts et les orteils amputés en raison des gelures. Le manque d’équipement, la persécution policière, les conditions météorologiques rudes en montagne mettent en péril la santé et la vie de ces candidats à l’asile.

À la veille de l’entrée dans l’hiver et face à cette inquiétante situation d’ordre humanitaire, un groupe de professionnels de la montagne a décidé d’écrire au Président de la République, Emmanuel Macron. Dans ce courrier, ils dénoncent « la situation dramatique qui affecte des groupes de migrants au passage des frontières alpines dans les secteurs du Mercantour, de Briançon et de Modane ». Le froid, l’altitude… « Aux difficultés et aux risques inhérents à l’évolution en terrain de montagne s’ajoutent la crainte de croiser et la volonté d’échapper par tous les moyens aux forces de police », poursuivent les signataires.

Gelures, hypothermie, accidents

La montagne est dangereuse. Toute l’année, « même lorsqu’on est équipé de 4 couches de vêtements, de chaussures techniques et qu’on est entraîné, c’est dangereux. Et en hiver tout se complique », souligne Yannick Vallençant. Outre le mal des montagnes qui peut affecter différemment les personnes, le froid augmente aussi à ces hauteurs. Le col de l’Echelle se situe à 1 700 m d’altitude. En montagne, « on perd facilement 1°C tous les 100 m », précise-t-il.

« Dernièrement nous avons eu autour de -7°C, mais cela peut facilement descendre à -15°C et parfois -20°C en hiver », soulève-t-il. Le risque de gelures, entrainant jusqu’à l’amputation, est réel. Sans parler de l’hypothermie qui peut provoquer la mort. Les migrants, absolument pas équipés (certains traversent en espadrilles) souffrent d’une fatigue supplémentaire due à un état de santé déjà détérioré au cours de leur parcours et des conditions de leur transit. En outre, la plupart viennent de pays chauds…

Enfin, la montagne en hiver expose à des risques d’avalanches et de chutes dans les ravins. « En particulier si l’on s’écarte des chemins balisés », note Yannick Vallençant. « Ce que les forces de l’ordre les obligent à faire par leur seule présence. »

L’esprit de cordée

Habités de l’esprit de cordées synonyme de missions de sécurité, de secours et de solidarité, les signataires de la lettre estiment « impensable de laisser les migrants à leur sort ». C’est « le sens même de notre métier de guide d’assurer la sécurité de tous en montagne, sans discrimination ».« Nous souhaitons que les responsables politiques prennent conscience de la réalité du terrain », poursuit-il. Pour ce faire, « nous leur proposons de venir personnellement se rendre compte sur place des risques très concrets encourus ».


Le 17 décembre prochain, une caravane de secours sera installée dans la vallée de la Clarée. Ouverte à toutes et tous, « elle permettra d’avoir une vision claire des réalités de l’un de ces parcours à hauts risques ».

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