Indymedia Grenoble

Le jour des élections, tous dans la rue !

écrit le 17/04/2017, actualisé le 19/04/2017

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Appel à rassemblement et plus.

Le 23 avril à partir de vingt heures au centre-ville de Grenoble (pas de lieu précis, on se retrouvera de toute façon). Pendant que le cirque présidentiel fait son show à la télé, retrouvons-nous dans la rue pour faire quelque chose de concret, se parler, échanger, manifester, et peut-être construire des liens, imaginer des pratiques qui ont plus à voir avec le fait politique que cette mascarade des pantins président·e·s.

Pour toutes celles et ceux qui ont la rage face à l’inéductabilité proclamée des élections et des institutions qu’elle légitimisent, il est temps de (re)tourner dans la rue.

D’ailleurs à Nantes, Rennes, Marseille, Paris, des personnes s’organisent de même.

Et le premier mai, pendant la manif’ des travailleureuses, appel à faire un cortège autonome.


Les articles anti-éléctoralistes du moment sur Indymedia Grenoble :

- Voter c’est comme chier dans la semoule
- Les votant·e·s ou les suicidé·e·s de la société
- Nos vie ne rentre plus dans leurs urnes
- Élections, piège à… anti-électoralistes ‽ Adresse aux révolutionnaires... et aux « autres » !

« Banquet de la banqueroute présidentielle » à Grenoble (et « Ça m’casse les urnes » à Die)

écrit le 29/03/2017, actualisé le 30/03/2017

Deux évènements similaires proposés cette semaine, sur le thème des prochaines élections présidentielles, appellent notre attention. L’un à Grenoble (le 8 avril), la semaine prochaine, et l’autre à Die (le 6 mai). Les voici :


Banquet de la banqueroute présidentielle (Grenoble, le 8 avril)

Comme tous les cinq ans, c’est le retour de la grande farce électorale. Le début d’une période où on ne parle jamais autant de politique et où, paradoxalement, on n’en fait jamais aussi peu. Candidat·e·s, partis, médias, instituts de sondage… Et un seul mot d’ordre : mobilisez-vous pour aller voter. Pourtant, nous sommes réduit·e·s à être les spectateurs et spectatrices de la course au pouvoir, condamné·e·s à choisir notre tiercé gagnant. Cette impuissance, on nous la présente comme la forme immuable de l’action politique : en dehors du bulletin et de l’isoloir, le vide.

- Qui croit encore qu’un-e seul-e de ces candidat-e-s va transformer nos vies ?
- Qui rêve sincèrement de confier son destin à des politicien-ne-s professionnel-le-s qui nous font la morale et dont la majorité est corrompue ?
- Qu’y a-t-il de commun entre nos existences et les palais dorés du pouvoir ?
- Qui accepte encore de se faire berner sans même pouvoir critiquer cette mascarade ?

Il est temps de se redonner les moyens d’agir.

À celles et ceux dont les désirs ne rentrent pas dans une enveloppe, qui imaginent d’autres possibles, pour qui ce monde est invivable, ou qui ne s’y reconnaissent pas.

À celles et ceux dont l’appétit se creuse en ces temps de vache maigre.

Dégustons les. Et cassons la croûte au banquet de la banqueroute présidentielle, le samedi 8 avril à partir de midi et toute la journée, au Parc Paul Mistral : jeux, échanges, infokiosque, spectacles, sérigraphie, repas, bibliothèque, solidarités, zones de gratuité, ateliers, criées publiques…


Ça m’casse les urnes (Die, le 6 mai)

Bonjour,

Voici en pièce jointe (dans l’article en lien ci-dessus) l’annonce et une pré-programmation d’une journée que nous organisons le 06 mai (la veille du second tour des présidentielles) à Die (Drôme 26).

Cette journée s’appelle Ça m’casse les urnes ! et a pour but de faire entendre la voix de celles et ceux qui pensent que ce système de représentativité est devenue une telle mascarade qu’il faut se rassembler afin de le dire haut et fort dans l’espace public. Ce système tiens par la rouille et nous valons mieux que nos sois disant représentants...

Lancement du Cric, un nouveau site d’information à Grenoble

écrit le 27/03/2017, actualisé le 28/03/2017

Certain·e·s des lecteurs ou lectrices les plus attentifs d’Indymedia Grenoble l’auront déjà remarqué : depuis une semaine, un nouveau site est apparu dans la liste des sites amis d’Indymedia Grenoble : il s’agit de celui du Cric.

Le design du site sera peut-être familier à certaines personnes, qui l’identifieront, entre autres, à Rebellyon ou Paris-luttes.info (pour reprendre les plus connus).

C’est normal : l’infrastructure et le méta-collectif derrière sont les mêmes : ce nouveau site fait partie du réseau Mutu, dont voici la présentation et une liste d’autres sites.

Extrait :

Ces sites partagent néanmoins un certain nombre de caractéristiques :
- 1. La publication participative : toute personne ou collectif local concerné par les objectifs du site est invité à proposer ses articles ; la rédaction d’articles n’est pas réservée aux personnes du collectif.
- 2. l’aide à la publication : le collectif peut aider à la mise en forme des articles, à la rédaction, à travers une interface de modération qui permet les échanges avec les différents contributeurs du site.
- 3. l’ouverture : le site n’est pas la propriété d’un groupe ou collectif, il reflète la diversité des idées et des pratiques qui traversent localement les luttes ;
- 4. les idées politiques anti-autoritaires : dans une perspective émancipatrice, anticapitaliste et de lutte contre toutes les dominations ;
- 5. la volonté de diffuser le plus massivement possible les articles publiés ;
- 6. l’ancrage dans le contexte local, dans la mise en forme comme dans son fonctionnement ;
- 7. l’entraide entre les sites similaires.

Des ressemblances avec Indymedia Grenoble de la grande époque (passée et future) ? C’est normal aussi : le réseau Mutu a partiellemement été créé avec les expériences diverses des Indymedia, avec leurs bons côtés et leurs échecs.

Il y aurait beaucoup à dire sur les médias classés « alternatifs » grenoblois et leurs histoires (et probablement le ferons nous de manière subjective un de ces jours), mais nous, aujourd’hui on veut juste souhaiter un bon départ à l’équipe du site du Cric (dont certain·e·s sont de bons ami·e·s à nous par ailleurs), que vous retrouvez à l’adresse ci-dessous, suivie de leur texte d’intention pour leur site.

https://cric-grenoble.info/


Texte d’intention

Le discours médiatique dominant est écrasant, présent partout. Il nous assaille de ses analyses qui entretiennent entre autre le sexisme, le nationalisme, le racisme et notamment l’islamophobie, et cherche à dresser les dominé·e·s et les exploité·e·s les un·e·s contre les autres (sans emplois et employé·e·s, allocataires et travailleurs précaires, mal logé.e.s et sans abris, descendant·e·s d’immigré.e.s et nouveaux arrivants...). Ce discours dominant, souvent basé sur des mensonges, occulte les problèmes sociaux majeurs, ne parle jamais de leurs causes, n’autorise jamais des analyses réellement critiques, et ne relaie jamais les luttes sans les manipuler, les marginaliser ou les criminaliser.

Nous sommes nombreuses et nombreux à ne pas reconnaître notre réalité dans cette marée médiatique et à penser qu’il est urgent de multiplier les sources de contre-information et de relayer des analyses critiques, des témoignages de réalités vécues, des outils et des informations sur les luttes existantes.

Lire la suite sur le site du Cric…

En attendant les élections (Lettre aux républicains sur le saccage de leur local)

écrit le 21/03/2017, actualisé le 17/04/2017

Nous avons reçu sur Indymedia Grenoble, ce mardi 21 mars 2017 en milieu d’après-midi, un communiqué sur le « saccage » du local des Républicains de Grenoble, et nous souhaitons le mettre ici en valeur.


Chers Républicains,

En découvrant votre local redécoré, vous aurez sûrement l’audace, ou l’indécence, de vous demander ce qui a bien pu motiver cet acte. Si cela ne semble pas assez clair que des gens puissent éprouver du dégoût à l’égard de votre politique et de vos discours, espérons que ces quelques lignes éclaircirons quelque peu la question.

Effectivement, il s’agit en premier lieu de dégoût. Nous n’oublions pas que vous êtes l’un des tenants de la politique de l’austérité, celle qui met les gens sur la paille, qui pousse au suicide ou à la dépression. Que vous étiez dans la rue, dans les « Manif pour tous », afin de défendre un ordre moral et catholique profondément réactionnaire.

Que vous vous accommodez fort bien de l’état d’urgence, qui vous offre l’opportunité de laisser aller vos relents racistes en défendant des politiques toujours plus sécuritaires (légitime défense des policiers, fermeture des frontières, on en passe et des malheurs). Que votre moralisme sur la délinquance nous fait bien rire, quand on voit le nombre d’inculpés qui composent vos rangs. Que l’idéologie que vous incarnez, c’est la mort de la diversité. Nous ne nous retrouvons pas, comme tant d’autres, dans votre schéma colonisateur et capitaliste de « la vie » : une famille blanche hétéro’ et ses enfants, une existence à travailler, et surtout fermer sa gueule et accepter l’ordre établi.

Nous ne sommes pas dupes du fait que votre politique n’est pas bien différente de celle d’autres partis : comme eux, vous êtes les sentinelles d’un ordre marchand où c’est le fric qui régule les rapports humains ; comme eux, vous contrôlez le pouvoir de l’appareil d’état pour assurer vos petites magouilles sordides.

Mais alors, nous direz-vous, pourquoi ne pas exprimer ces désaccords dans le cadre réglé et traditionnel du jeu « démocratique » ? Parce que nous sommes du côté des précaires, des chômeurs, des sans-voix, des exploités, des sans-papiers, des dégenrés, et que nous avons d’autres formes d’action et d’organisation que les vôtres.

Le sabotage et la destruction matérielle ne sont que des formes parmi d’autres que nous employons chaque jour pour tenter de survivre ou de s’opposer au rapport de force que vous contribuez à imposer au quotidien à travers l’économie, le sexisme, le « racisme décomplexé », et votre monde sécuritaire et identitaire. Là où vous réduirez certainement cet acte à de la pure violence gratuite, nous y voyons un geste émancipateur, une manière d’exprimer notre colère et de soulager symboliquement une part de l’oppression vécue chaque jour. Au contraire, la violence, c’est votre ordre, votre mépris, votre indifférence.

Là où vous appelez à voter pour nous déposséder une fois de plus de notre capacité à agir, nous répondons que nous refuserons de déléguer une part de notre liberté, de nous soumettre à votre mascarade. Nous appelons plutôt à un renversement du rapport de force pour cesser de subir l’état des choses présentes. Cette nuit, nous nous en sommes pris à un parti, mais c’est tout l’appareil politique qui est visé. Nous appelons à la multiplication d’autres formes d’organisation et de ces gestes pour que la peur change de camp.

Merde à toute forme de gouvernement.

Pas d’élections sans révolte.

- Article d’origine sur Indymedia Grenoble : Lettre aux républicains sur le saccage de leur local.
- Article bonus : Fais de la politique : détruit le local d’un parti, et sabote les élections.


« Grenoble est devenu une pépinière de l’extrème gauche radicale, de l’extrême gauche révolutionnaire. »

C’est ce que nous dit Alexandre Roux, sous-chef des Républicains 38. Haaa si seulement il pouvait avoir raison !

Marche blanche pour Léa et tous les morts de la rue

écrit le 10/03/2017, actualisé le 22/03/2017

À Grenoble, ce 28 février dernier Léa, Tonk et leur chien ont été percuté par un malade du volant, en pleine ville. Tellement violemment que Léa et le chien en sont morts. Tonk est toujours dans le coma une semaine après.

Le « conducteur » aurait même fait demi-tour après l’accident, et il se serait arrêté à côté de ses victimes avant de se tirer vite fait, caractérisant devant les caméras de surveillance un beau délit de fuite.

Présenté quelques jours plus tard au parquet, la séance est tenue à huis-clos. Un policier aurait dit « parce-qu’on sait comment ça se passe avec vous les gens de la rue ». Voici ainsi les proches des victimes privés de voir la « justice » se faire sous prétexte de leur milieu social et/ou de leur d’habitation, sous-citoyens qu’ils sont.

Par ailleurs, le rapporteur officiel de la police auprès du Dauphiné Libéré, Denis Masliah, n’a pas manqué dans ses articles de rapporter plusieurs fois que les victimes étaient des marginaux et le coupable (présumé ?) un bon militaire père de famille.

Monde de merde.

Pour ne pas invisibiliser l’accident et son traitement judiciaire et médiatique, une marche blanche est organisée ce dimanche 12 mars, départ à midi (présence un peu avant pour partir à l’heure) depuis la rue Blanche Monier.

Le rassemblement aura pour destination le boulevard Foch, où se tiendra un rassemblement sur les lieux de l’accident, aux alentours de 14 heures.


Par ailleurs, c’est une bonne occasion le rappeller que ce mardi 21 mars, à dix-sept heures, se tiendra à Paris une marche en hommage aux 501 personnes de la rue morte en 2016.

https://www.mortsdelarue.org/

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