Indymedia Grenoble

Catholiques intégristes et extrême-droite main dans la main : le cas du Prieuré de Meylan

écrit le 20/02/2018, actualisé le 20/02/2018

Des habitants et élus de Meylan (38) s’inquiètent que, dans leur commune, le prieuré des intégristes catholiques de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) , serve de "camp de base de l’extrême-droite" et demandent l’annulation du permis de construire, accordé par l’actuel maire, pour la construction d’une église dépendant de ces mêmes intégristes.

Les prêtres de ce prieuré recommandent la lecture d’auteurs antisémites, condamnés plusieurs fois en justice (Hervé Ryssen, par ex). Ils organisent des cérémonies pour célébrer l’OAS et la colonisation en Algérie, cérémonies au cours desquelles on embrigade les jeunes élèves de l’école hors-contrat qu’ils dirigent. Ils accueillent des conférences d’Alain Escada, issu de l’extrême-droite belge la plus dure, président de Civitas, qui déclare par exemple « ces valeurs républicaines, je les vomis ! » et dénonce « Simone Veil, l’avorteuse ».

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Video zad NDDL : #D281 - Épisode 1 L’occupation militaire (et sans chicanes)

écrit le 18/02/2018, actualisé le 18/02/2018

La D281 est la brèche dans laquelle le gouvernement s’est engouffré en annonçant l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Elle est l’un des axes stratégiques pour son déploiement militaire en cas d’expulsions. Les forces de l’ordre n’y avaient plus mis le nez depuis fin 2012.

En donnant l’ultimatum d’une semaine pour « dégager » et « ré-ouvrir » la « route des chicanes », il savait parfaitement qu’il sèmerait la division dans le mouvement, car « l’urgence » allait couper net toute tentative d’accord en son sein. Plutôt que de faire front commun pour réclamer la gestion collective de cette portion de route (et d’autres) qui traverse la ZAD, les associations ont décidé de balayer toute contestation des personnes vivants aux bords et aux environs de celle-ci, en imposant son « nettoyage complet », sans quoi les occupant·e·s n’auraient pas leurs soutiens en cas de tentatives d’évacuations. Pendant ce temps, l’État menace d’intervenir à la fin de la trêve hivernale malgré le fait que beaucoup de lieux de vies ne seront pas expulsables légalement...

Combien même parviendrait-il à nous chasser, comment s’y prendrait-il pour nous empêcher de revenir ? …

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Rassemblement contre les coupures énergétiques : L’énergie est un droit et un bien commun, se chauffer c’est vital !

écrit le 17/02/2018, actualisé le 18/02/2018

Alors que les températures négatives sont là, que les deux tiers des français ont froid chez eux, que les trois quarts préfèrent mettre des couches de vêtements supplémentaires que d’allumer ou augmenter le chauffage (sondage IFOP novembre 2017), que de nombreuses expulsions et coupures d’énergie ont eu lieu ces dernières mois dans l’agglomération grenobloise, avec des interventions (services techniques, police) beaucoup plus coûteuses que le maintien de l’énergie sur une année…

Chez soi sans chauffage ou à la rue l’hiver est un danger.

En janvier dernier une octogénaire est morte, probablement de froid, chez elle à Toulouse. L’électricité avait été coupée en mai de l’année précédente suite a un long contentieux avec EDF.

L’an dernier au moins cinq-cent sans-abris sont morts, alors que de nombreux logements et bâtiments vides restent disponibles : sur l’agglomération il y en aurait 10.000 selon l’INSEE en 2015, et la plupart sont des passoires thermiques.

À Grenoble et aux alentours, des milliers de personnes restent sans logement et sans hébergement.

Cela concerne des femmes, des hommes, des mineurs, et des enfants en bas âge. À cela s’ajoute 31.000 ménages en précarité énergétique dans l’agglomération. Cette année 16.000 rendez-vous pour précarité énergétique ont eu lieu auprès de GEG.

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Contre la récupération, « chacun doit faire sa part » - Droit de réponse à la brève « des repas pour les migrants »

écrit le 15/02/2018, actualisé le 17/02/2018

Au nom des habitant·e·s et des militant·e·s du Patio Solidaire (bâtiment vide mis à disposition par l’université à la suite d’une occupation pour héberger les personnes sans logis du fait des carences de l’État), nous souhaitons remercier M. Piolle pour son grand geste ⸮

Malgré l’avis défavorable et motivé des militant·e·s contacté·e·s, une demi-palette de nourriture totalement inadaptée aux besoins du lieu a effectivement été livrée au Patio sur demande expresse de la mairie. Une bonne action comme celle-là vaut bien un communiqué, sans doute, à la gloire d’une mairie « allant bien au-delà de ses compétences », comme le dit son maire !

Le Patio, qui n’a pas vocation à servir de décharge d’accueil du gaspillage des cantines scolaires de la ville, rappelle qu’il s’est ouvert du fait des carences de l’État et du refus de prise en charge par la même mairie des personnes sans logis pour la plupart demandeuses d’asile. Si le Patio Solidaire est reconnaissants des efforts du CCAS pour « rectifier le tir » à l’avenir, il demande néanmoins aux institutions municipales de cesser d’utiliser le Patio, actuellement au maximum de ses capacités d’accueil, pour se délester de la responsabilité des personnes qu’elles ne peuvent prendre en charge, d’autant plus sans nous en prévenir (merci d’appeler pour demander au 0611249836).

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Depuis le Patio, rencontre pour un printemps de résistance avec les exilé·e·s

écrit le 14/02/2018, actualisé le 14/02/2018

Le Patio Solidaire est un lieu de vie collectif et autogéré depuis début décembre pour et par des demandeur.euse.s d’asile dans un batiment désaffecté du campus de l’Université Grenoble-Alpes.

Ce jeudi des camarades viennent de Lyon, Nantes, Paris, Calais, du Briançonnais, de la Roya et d’ailleurs, pour participer à une soirée d’échange autour des conditions de l’exil en France. Des collectifs, associations et universitaires de Grenoble participeront également à l’évènement.

Nous vous invitons à y participer pour :
- Se rencontrer, grignoter et trinquer ensemble (apportez de quoi garnir le banquet !), Rendre visibles les luttes de l’exil,
- Apprendre à travers le partage de récits et de savoirs,
- Discuter nos pratiques et leur rupture avec celles des acteurs institutionnels,
- Porter un discours critique vis-à-vis des logiques humanitaires et néo-coloniales,
- S’extraire de l’urgence qu’impliquent les luttes contre la précarité, la répression et la bureaucratie,
- Prendre du recul sur le mouvement d’occupation qui agite nos universités et nos territoires,
- Riposter face aux offensives législatives et policières qui ciblent les personnes exilées,
- Maintenir, renforcer et diffuser les occupations,
- Esquisser un programme d’actions pour l’accueil des personnes exilées,
- Dessiner un printemps de mobilisation contre la criminalisation des migrations.

Amphi 1 de la Galerie des amphis Pierre Mendès France à Saint-Martin-d’Hères
jeudi 15 février 2018 à 17 heures 30

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