Indymedia Grenoble

Procès pour violation de domicile et rassemblement au tribunal contre la repression des squats !

écrit le 27/05/2018, actualisé le 27/05/2018

Rappel des faits

Mi-janvier, après plusieurs jours d’occupation d’un appartement vide à la Villeneuve, la police est venue nous en expulser. Et ce malgré, le soutien important du voisinage et les preuves que c’était bel et bien notre domicile. Encore une fois, les flics ont prétexté la dégradation pour procéder à une expulsion « illégale ».

Être emmené·e·s au poste pour enquête pour dégradations n’étant pas légalement une expulsion, nous sommes revenu·e·s dans notre domicile à la fin de chaque garde à vue car cette nuit-là, on a vécu quatre expulsions pour le même appartement ! Si ils sont sans-pitié, nous sommes acharné·e·s !

C’est dans ce contexte que deux personnes se retrouvent convoquées à un procès pour : « s’être maintenues dans un appartement appartenant à la société SCIC Habitat à l’aide de manœuvres en l’espèce en pénétrant dans les lieux par le balcon. » On sait pas vous, mais ça, nous, on connaît pas ! D’ailleurs cette convocation à ce procès (30/05/18) nous semble tellement être une vaste blague qu’on ne s’y attarde pas plus que ça !

Cependant on voudrait rappeler que nous vivons dans le 10 galerie de l’Arlequin, immeuble qui fait partie de l’ensemble 10/20 Arlequin voué à la démolition. Projet contre lequel s’organise un collectif d’habitant·e·s locataires. Ils et elles luttent pour faire entendre leurs voix contre les démolitions imposées, les expulsions, les relogements forcés, pour la mise à disposition de la centaine d’appartements vides et plus largement contre le mépris des classes populaires dont on décide le sort en haut lieu sans jamais prendre la peine de leur demander leur avis. Comme d’hab !

Au tribunal administratif de Grenoble
le 30 mai 2018 à 13 heures 30

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Appel à la marée populaire du 26 mai

écrit le 25/05/2018, actualisé le 25/05/2018

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française :
- politique d’austérité, destruction des droits des salarié·e·s,
- introduction de la sélection à l’entrée de l’université,
- casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois,
- réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice,
- réforme fiscale favorable aux plus riches,
- loi répressive contre les migrant.es,
- priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information,
- introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires,
- utilisation de l’égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales…

Sans oublier une politique militariste au niveau international.

La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail.

En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations…

Place de la Gare à Grenoble
le 26 mai 2018 à 10 heures

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Non, nos étudiants ne font pas « n’importe quoi » ! Lettre au président de l’UGA sur deux conceptions de l’université

écrit le 23/05/2018, actualisé le 23/05/2018

Monsieur le Président,

Le mépris que vous déversez depuis des semaines sur les étudiants et sur les personnels, tant par vos courriers internes que dans la presse, est insupportable.

Non seulement vous ne vous êtes pas une fois préoccupé de l’état de santé des étudiants et des personnels blessés, physiquement et psychiquement, par les interventions policières et les vigiles que vous commanditez ;

Non seulement vous noircissez et criminalisez à plaisir, mais heureusement jusqu’au ridicule (du « saccage » aux « excréments »), une mobilisation légitime et nécessaire ;

Non seulement votre plébiscite nous a doublement pris pour des imbéciles, par sa formulation, puis par sa publication biaisée des résultats ;

Mais voici que vous nous salissez publiquement dans la presse (Dauphiné libéré, 16 mai 2018). Car, oui, c’est nous insulter, nos étudiants et nous mêmes, leurs enseignants, que de prétendre qu’ils font « n’importe quoi » et cherchent à « torpiller l’université ».

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Concert en soutien aux inculpé·e·s de Briançon à la BAF

écrit le 21/05/2018, actualisé le 20/05/2018

Le 22 avril 2018, un cortège spontané est parti de Clavière (Italie) vers Briançon (France) pour affirmer une solidarité en acte avec les exilés qui traversent quotidiennement cette frontière et rappeler que les Alpes ne sont pas et ne seront jamais le terrain de jeu des fascistes.

Bastien, Théo et Éléonora, interpellés au terme de cette marche, sont poursuivis pour aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national en bande organisée. Leur procès aura lieu le 31 mai.

Concert avec :
- Maudit Dragon (one woman band / Grenoble)
- Gouache (indie / Lyon)
- Monplaisir (noise àla Sonic youth / Lyon)

Entrée et repas prix libre.

Les bénéfices de la soirée seront renversés en soutien aux trois inculpé.es de Briançon.

La Baf, 2 chemin des Alpins à Grenoble
Le 25 mai 2018 à 18 heures 30

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Un harcèlement sexiste classe (au sujet des campagnes d’affichage sexistes et sécuritaires de la TAG)

écrit le 19/05/2018, actualisé le 19/05/2018

Depuis le 26 avril, la TAG (Transports de l’Agglomération Grenobloise) fait campagne contre le harcèlement sexiste. Une campagne de communication avec forces affiches, messages de prévention, et marquages au sol dans le tram.

L’idée est louable, certes ! Mais c’est marrant… juste à côté de l’affiche de la campagne, on trouvait, il y a encore quelques jours, une autre affiche. Cette fois, pour un événement culturel que soutient la TAG. Une exposition intitulée « Venise sur les pas de Casanova » (vous savez, cet auteur du 18e siècle dont le nom est devenu synonyme de séduction). Et qu’est-ce qu’on voit sur cette affiche ? Une scène explicite de… harcèlement sexiste/sexuel.

Communiquer, ça ne veut pas dire être cohérent. Mais quand même, c’est peut-être pas mal de vérifier ce qu’il y a sur nos affiches quand on ne veut pas donner l’impression de se foutre des valeurs qu’on affiche. Parce qu’en terme de messages contradictoires, la TAG fait fort. Combattre le harcèlement sexiste d’un côté et le valoriser de l’autre, sous la figure esthétisée d’un prédateur sexuel, sensé incarner ce mâle séducteur que l’art et la littérature n’ont cessé de consacrer.

Et puis, comme on aime bien chipoter…

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