Indymedia Grenoble

Un mouvement qui dure

écrit le 09/01/2019, actualisé le 11/01/2019

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes le 17 Novembre, 5600 personnes ont été placées en garde à vue. Elles ont débouché sur 1000 condamnations dont 153 assorties d’un mandat de dépôt (en taule illico). Ce sont les chiffres du pouvoir, on peut, sans se risquer, dire qu’ils sont minorés.(Voir l’article de Mathieu Rigouste)

Et le premier Ministre Édouard Philippe va durcir encore plus la répression et criminaliser les manifestant.e.s. Un texte de loi sera déposé à l’Assemblé début février.

Il prévoit entre autre la création d’un fichier de « manifestant radicaux » pour les interdire de manifester de manière préventive ; l’interdiction de la cagoule (mais c’était pas déjà interdit ?) ; et le principe de casseur-payeur ou comment mettre sur un même plan le patron de Total (principe du pollueur-payeur) et le manifestant. _

Le gouvernement nous donne une leçon de vocabulaire

Et toujours dans les mots du pouvoir, journalistes et politiciens mélangés, ce terme de « casseurs » qui revient sans cesse comme une stigmatisation de la colère.

Celle-ci doit être rendu illégitime, ce qui n’est pas facile avec 70 % des français.e.s qui soutiennent le mouvement. On entend souvent dans les manifs et les rassemblements « qu’il faut faire attention aux casseurs » , ou « que l’on ne veut pas de casseur  » . Ces phrases de principes servent a montrer patte blanche, à se rassurer en recrachant la bouillie médiatique. Mais dans le feu de l’action, quand un camarade se fait gazer ou taper et que les flics insultent et ricanent, il n’y a plus de bon ou mauvais Gilets Jaunes, la solidarité (souvent de classe mais pas que) est de mise. La transformation du sentiments d’impuissance en actes collectifs de remises en causes des pouvoirs brisent tous les faux-semblants.

Le spectacle s’efface devant la menace.

Macron a parlé de « foule haineuse » dans son discours du jour de l’An et les journalistes disent « frange radicale » ou « radicalisée ». C’est que contrairement au prophétisme journalistique, le mouvement ne s’essouffle pas, il dure et s’endurcit. Passé les fêtes, le retour sur les rond-points et les péages est massif (le péage de Voreppe a été reprit Dimanche 6 janvier mais on en sait pas plus). Le mouvement n’est pas plus « radical » ou « violent » qu’au début, la colère des laissées pour compte ne date pas d’hier, centralisme étatique, dés-autonomisation des vies, chômage structurel, casse des services publics et règne de la bagnole font que les campagnes françaises n’en peuvent plus. Alors, le discours politique nous raconte une belle histoire avec des « gentils » flics qui se font boxer par des « méchants » Gilets Jaunes, bavant leur haine. La « liberté de manifester » seraient même encouragée par l’exécutif (dixit Édouard) mais on apprend dans le Figaro quelles devraient se passer dans « la joie » et de « manière bon enfant » comme dans une pub de la MAÏF. De qui le pouvoir se moque-t-il ?

Ce qu’il est bon de savoir c’est que samedi 12 janvier, pour l’Acte IX, la République et sa matraque (80 000 agents) seront présent dans toutes la France pour écraser le mouvement et faire des exemples carcéraux. Mais cela ne suffit pas

Le troisième pilier de la répression : La récupération.

À la domination policière et la propagande du pouvoir s’ajoute toutes les formes bâtardes de récupération spectaculaire et/ou politicienne.

Le bal des charognards est maintenant ouvert, avant même que le mouvement soit mort (peut-être ne mourrira-t-il pas ?), ils pillent allègrement le « capital de combativité » des Gilets Jaunes pour monter des parties, des organisations et des mouvements politiciens. Prenez l’exemple des Émergents créé par Jacline Mouraud. Ce parti sera « horizontal » et bien sûr ne ressemblera à « aucun autre parti politique ou syndicat ». Ça ne vous rappel pas Podemos ?. Ou encore Francis Lalanne (le chanteur !) est sont « Rassemblement Gilets Jaunes Citoyen » pour les élections européennes.

Mais la cerise sur le gâteau revient à la fameuse Commission National du Débat Public (CNDP) présidée Chantal Jouanno (qui gagne avec cette fonction plus de 11 000 euros brut par mois !). Avec le Macron, ils nous mitonnent une bonne petite acceptation socdem à base « de lettre présidentielle envoyées sur les réseaux sociaux », une plateforme numérique du débat et des débats locaux organisés par des volontaires ayant reçu une « formation ».

La technique du durcissement d’un côté et de lestage de l’autre marchera t-elle ?

Conclusion

Face à cette « chienlit » qui s’annonce, le bloc du Pouvoir n’a pas encore dévoilé toutes ses cartes. Du côté de la répression pure, il lui reste l’État d’urgence et les réserves militaires, les voltigeurs et les canons à eau. Du coté de la répression douce, la CNDP et remettre l’ISF pour les riches risquent aussi d’affaiblir le mouvement.

Mais l’endurance et la combativité des Gilets Jaunes nous a toutes et tous surpris et il est a parier que sous une forme ou une autre cette fronde générale perdurera.

En attendant, dans l’agglo il y a déjà deux rendez-vous de prévu. L’action du Samedi et l’AG du Dimanche (et toute la semaine sur le rond point de Crolles ou le péage de Voreppe)

Indymedia c’est reparti !

écrit le 02/12/2018, actualisé le 05/01/2019

Tout le monde pensait qu’indymedia grenoble était mort, il n’en est rien.

L’équipe se doit de faire la lumière sur ce qui s’est passé pour Indymedia durant ces derniers mois : un bug technique et l’indisponibilité de certaines personnes pendant plusieurs mois ont révélé qu’au sein de l’équipe les compétences n’étaient pas assez partagées, nous empêchant de remettre le site en route rapidement.

Les péripéties de cette été nous rappellent que l’outil informatique n’est pas un outil anodin ; que se soit pour sa mise en œuvre ou son usage. Pour des raisons de confidentialité nous n’en dirons pas d’avantage sur les souçis techniques que nous avons rencontré. Rassurez vous, ce n’est ni une attaque de la police, ni une volonté de notre part d’abandonner Indy Gre.

Bien au contraire, nous sommes toujours de fervant-e-s défenseur-e-s de la publication ouverte. Indy grenoble n’est pas un site en plus ; nous pensons qu’il a sa place aux côtés d’Ici-grenoble ou encore du CRIC, comme les nombreuses visites du sites avant la coupure le laissent penser.

La publication ouverte que pratique Indymedia grenoble, c’est permettre à tout un chacun de publier en toute facilité sans être soumis-e au filtre d’exigences rédactionnelles précises. Nous n’imposons ni restrictions de sujet ni attentes stylistiques particulière (au delà d’une lisibilité minimale). Au delà d’assurer la maintenance technique du site et de mettre à jour les éditos, le rôle du collectif d’Indymedia Grenoble n’est que de modérer en fonction des principes de la charte (ici), en toute transparence puisque même les articles refusés restent consultables. Indymedia Grenoble, c’est donc avant tout ce que vous en faites, et c’est ce qui nous semblait important de préserver.

Concernant les perspectives d’avenir d’Indymedia Grenoble, avec les aléas de notre équipe, nous serons peut être contraint-e-s de revoir à la baisse notre ambition pour pouvoir assurer une stabilité de la maintenance, mais nous gardons en tête l’objectif de renforcer notre collectif et d’ouvrir la voie à de futurs développements de notre activité. Dans l’immédiat, notre volonté est déjà de voir le retour d’un agenda des luttes et des initiatives critiques, outil primordial pour la vie du milieu anti-autoritaire local. Nous comptons sur vous à ce sujet ! Nous désirons aussi garder un rythme régulier de mise à jour des éditos, permettant ainsi une meilleure visibilisation d’informations importantes, méconnues ou urgentes. Là aussi, encore une fois, n’hésitez pas à vous approprier cet outil en demandant la mise en édito d’un article que vous avez écrit. Vous pouvez pour cela nous contacter ici.

Nous ferons de notre mieux pour continuer à offrir cette plateforme indépendante et anti-autoritaire de la région grenobloise. Nous espérons que vous aussi !


Et pour rappel à nos aimables contributeur-trice-s, concernant l’usage d’indymedia (et d’internet en général), nous vous conseillons de rester le plus possible anonyme. Dans cette optique nous vous recommandons l’utilisation de TOR (lien du service caché : http://grenwtbfmktcindy.onion/) lors de vos navigations. Et afin d’aller plus loin dans votre sécurité sur le net nous vous recommandons les ouvrages disponibles sur le site guide.boum.org

Après l’affaire indymedia Linksunten (voir ici ), et les revendications d’actions directes à Grenoble et ailleurs, nous pensons qu’il existe une réelle surveillance de la police sur les médias libres. Se connecter sans Tor c’est offrir des informations personnelles facilement trouvables par les Renseignements. N’hésitez pas à utiliser des clés usb Tails (ici), qui peuvent également être un outil utile.

Et bien entendu l’anonymat sur internet ne doit pas faire négliger l’anonymat dans la vie réelle.

Défendons les logements sociaux

écrit le 08/07/2018, actualisé le 06/07/2018

Après une tentative plutôt vaine de débat que le collectif contre les démolitions imposées à Villeneuve a faite au conseil municipal du 18 juin, la mobilisation contre les destructions de logements sociaux imposées par l’ANRU ne s’arrêtera pas.

Nous avons, entre autres, entrepris trois recours en justice pour :
- Obtenir que ce bailleur la SCIC honore son engagement ’rétribué’ de 2013, auprès de la ville, de réhabiliter cet immeuble qu’elle venait alors d’acheter
- Dénoncer l’absence de contrôle sur la concertation réglementaire (registre officiel non disponible au Patio..) et le mépris des préconisations de la Loi Lamy..
- Obtenir la négociation d’une authentique charte de relogement avec l’association des résidents du 10/20 au lieu de ce protocole imposé laissant les locataires démunis face à un responsable administratif.

Mairie de Grenoble
lundi 9 juillet 2018 à 17:00

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Appel à rassemblement autour au squat Chez Jésus, à Clavières (Italie)

écrit le 06/07/2018, actualisé le 06/07/2018

Agression raciste et sexiste chez Jésus

Appel à rassemblement autour d’un apéro-dinatoire dimanche 8 juillet chez Jésus.

Hier, Chez Jésus, nous avons issé un drapeau. Voire même deux. Deux beaux drapeaux, à plus ou moins cinq mètres de hauteur. Un drapeau NO TAV et un drapeau NO BORDERS.

Quelques heures après, six à sept personnes résidant à Clavière se sont présentées au refuge, de façon évidemment organisée et concertée. D’un ton menaçant et violent, d’abord en insultant, ils ont exigé que les drapeaux soient enlevés. Peu de temps après ils ont été rejoints par d’autres résidents de Clavière, très probablement attirés par le bruit, ou bien appelés par les agresseurs. Les occupant·e·s se sont mobilisé·e·s pour défendre le lieu, en cherchant l’établissement d’un dialogue.

En face, l’intention n’était cependant pas de trouver une solution collective. En effet, nos visiteurs se sont immédiatement imposés par la violence verbale envers celleux qui étaient présent·e·s, en les insultant de façon raciste et sexiste, en lançant, par exemple, des « négresse de merde », « à toi j’te donnerais même pas vingt balles si je te croisais dans la rue [à faire le tapin] », « tout ce qu’il vous faut c’est juste un peu de bite », « suceuse et branleurs de merde ». Ce sont les mêmes qui en sont arrivés à donner des coups de pieds à une personne, à en faire voler une autre par dessus un muret pour ensuite continuer à la frapper. Ils ont finalement réussi à arracher le mât auquel étaient accrochés les drapeaux, brisant au passage la barrière en bois et le ciment du sol. Certains de ces agresseurs ont revendiqué avec fierté le fait d’être fasciste, en proclamant qu’ils étaient chez eux et qu’ils pouvaient agir avec tous les moyens nécessaires.

Chez Jésus à Claviere (Italie)
dimanche 8 juillet 2018 à 17:00

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Appel à rassemblement en soutien aux militants de Bure victimes de la répression

écrit le 28/06/2018, actualisé le 06/07/2018

Communiqué commun - Réseau « Sortir du nucléaire », Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA, ACDN- 22 juin 2018

Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarnac !

Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure a été frappé par la vague de répression la plus massive que nous ayons jamais connue en plus de vingt ans de lutte. Onze lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation, des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées, du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués. Dix personnes de notre mouvement ont été arrêtées. À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention.

Militant·e·s membres des associations ou sans-étiquette, investi·e·s de longue date ou ayant récemment fait le choix de s’installer sur le territoire pour y vivre : dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun un fort engagement contre le projet Cigéo. Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte, qui assistait nombre de militant·e·s. Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté : or comme l’ont rappelé cinquante de ses confrères, cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu. Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami·e·s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteurs, violence en réunion, accusation d’avoir « dirigé le black block » au G20 de Hambourg. […]

Place de Verdun à Grenoble
le 27 juin 2018 à 18:00

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