Indymedia Grenoble

Mobilisation antifasciste les 23 et 24 octobre

écrit le 19/10/2017, actualisé le 19/10/2017

Afin de réclamer la démission de Franck Sinisi et exprimer notre solidarité avec toutes et tous les exilé·e·s. :
- RDV lundi 23 octobre 2017 devant la mairie de Fontaine à partir de 18h00 pour le conseil municipal.
- RDV mardi 24 octobre à partir de 13h devant le tribunal de grande instance de Grenoble pour protester contre les agissements de Franck Sinisi à l’occasion de son procès.

Le Collectif de Lutte Antifasciste Grenoble Isère appelle à un nouveau rassemblement à la mairie de Fontaine ce lundi 23 octobre 2017. Ce rassemblement se place dans la continuité de la mobilisation contre l’élu d’opposition Franck Sinisi suite à ses propos et agissements lors des conseils et en dehors.

Le 27 février 2017, il avait proposé en plein conseil de récupérer « les dents en or des Roms pour financer leur logement. ». Ces propos inacceptables avaient conduit à une mobilisation lors des conseils municipaux suivants. Il refuse de présenter ses excuses et nie le caractère raciste des propos tenus. Malgré tout, M. Sinisi refuse de démissionner de son poste d’élu. La mairie ainsi que des associations et collectifs ont déposé des plaintes à l’encontre de M. Sinisi. En réponse à ces plaintes, Franck Sinisi fait l’objet d’une convocation au tribunal de grande instance de Grenoble mardi 24 octobre.

Il s’est rapproché des fascistes ultra-catholiques de Civitas en participant à leur action homophobe et transphobe durant la Marche des Fiertés le 3 juin dernier, derrière une banderole dénonçant « l’homofolie » en compagnie d’Alexandre Gabriac, militant fasciste notoire et candidat Civitas sur la deuxième circonscription de l’Isère lors des dernières élections législatives, et de Thibaud Barge, candidat Civitas pour la 9ème circonscription de l’Isère. Lors du conseil municipal du 25 juin, il a été accompagné par quelques nazillons dont le même Alexandre Gabriac, jusqu’à ce que ses soutiens et lui soient forcés de quitter la salle du conseil.

Franck Sinisi a depuis perdu le soutien du Front National, et malgré la plainte déposée contre lui, il juge acceptable de continuer son mandat d’élu à la mairie de Fontaine.

Nous tenons également à rappeler que c’est suite à un meeting de Civitas à Saint Martin d’Hères le 20 mai dernier qu’ont eu lieu les deux attaques successives sur le bidonville Valmy, dont une au cocktail molotov a quelques mètres d’une tente que nous désignons comme une tentative d’assassinat, qui ont permis à la préfecture d’en expulser les résident·e·s

Il est pour nous évident que la banalisation et la libération de la parole fasciste a pour conséquence directe la légitimation et la multiplication de ce genre d’actes. Ne laissons pas les groupes de pression haineux procéder a une déshumanisation des personnes Roms, migrant·e·s, réfugié·e·s. Ces personnes ont leur place dans nos villes, ont le droit au respect et a des conditions de vie décentes, le droit d’exprimer des revendications, que celles ci soient entendues et prises en compte, en tout cas bien plus que les nostalgiques de Vichy, qui semblent en regretter le temps où leurs amis et eux faisaient la « loi » eux-mêmes envers les personnes tziganes et Roms, Juifs-juives, homosexuelles et transgenres.

Dans le contexte actuel où les provocations et les actes de violence fascistes se multiplient partout en région Rhône-Alpes et ailleurs, nous appelons tou·te·s les militant.e.s progressistes, antiracistes et antifascistes à se mobiliser pour ne pas laisser la moindre place aux discours racistes, sexistes et homophobes. Dès à présent réaffirmons que la haine n’a pas sa place à Fontaine ou ailleurs et que les migrant·e·s sont les bienvenu·e·s.

Collectif de Lutte Antifasciste Grenoble - Isère

Asemblée Générale inter-lutte Le 25 Octobre 2017

écrit le 15/10/2017, actualisé le 15/10/2017

Loi travail, baisse des APL, hausse de la CSG, diminution drastique du nombre de contrats aidés, diminution de l’ISF, réformes à venir de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de la retraite. C’est une véritable déferlante de mesures néo-libérales depuis la rentrée. Celles-ci toucheront en priorité les classes déjà bien malmenées par les Loi Macron, El Khomri et consorts. Sans oublier, l’état d’urgence prolongé jusqu’au 1er novembre 2017, le temps d’être transposé dans le droit ordinaire. C’est ainsi une manière de donner carte blanche à la police, pour réprimer toute contestation.

MANIFESTATIONS

Les manifestations du 10 octobre 2017 auront réuni 400 000 manifestant.e.s dans toute la France. Les fonctionnaires et les salarié·e·s précaires des services publics étaient des dizaines de milliers en grève (30 à 50 % du personnel). Les étudiant·e·s, chômeu·r·se·s, retraité·e·s étaient aussi mobilisé.·e·s. L’objectif fixé par Macron durant son quinquennat est une suppression de 120 000 postes dans la fonction publique et le gel du point d’indice (gel des salaires).

Faire grève c’est bloquer l’économie pour faire plier l’alliance du patronat et du gouvernement.

Faire grève c’est affirmer que se sont les travailleuses et les travailleurs qui produisent les richesses du pays et en tant que tel.le.s décident de leur sort et enfin,

Faire grève c’est sortir du temps contraignant imposé d’en haut pour profiter, échanger, discuter, nouer des liens avec d’autres précarisé·e·s, d’autre secteur en lutte et ainsi sortir de la division partout à l’œuvre tant dans le monde du travail que dans la vie quotidienne. Ne restons plus isolé·e·s

OCCUPATIONS

Suite à la manifestation du 10 Octobre, 300 personnes ont envahi l’institut de géographie à Paris et l’occupent actuellement pour en faire un lieu de lutte contre les politiques néo-libérales et sécuritaires de Macron et de ses prédécesseurs.

À Grenoble les employé.e.s de General Electric Hydro/Alstom ont occupé leur usine avenue Léon Blum et ont bloqué son activité en intégralité. Ils font face à un plan de licenciement massif (345 salarié.e.s sur 800) et réclament son abandon pur et simple. Ils résistent vaillamment, soutenez-les en parlant de leur combat et grâce à leur caisse de solidarité (https://www.cotizup.com/hydrogrenoble) ! Rappelez-vous à l’époque Macron était ministre de l’économie et avait facilité la fusion d’Alstom avec le géant Américain General Electric

Occuper c’est bloquer les flux.

Occuper c’est se réapproprier les lieux de la production et du pouvoir.

Occuper c’est se donner un espace-temps libre pour construire la lutte.

Occuper c’est inventer d’autres formes d’organisation.

Venez témoigner de l’impact de ces politiques dans votre travail et votre quotidien. ASSEMBLÉE À 18H DEVANT LA BOURSE DU TRAVAIL (Tram A arrêt Grand Place).

S’informer :
- http://ugict.cgt.fr/ordonnances/ (pour les ordonnances)
- https://grenoble.indymedia.org

Nous contacter :
- front-social-grenoble riseup.net / FaceBook : frontsocialgrenoble

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[DégenréE] Quinze ans de DégenréE, et hop ! Un Cabaret Radiophonique !

écrit le 11/10/2017, actualisé le 11/10/2017

Salut à tou·te·s !!!

Comme c’est peut-être arrivé jusqu’à vos esgourdes par le bruit d’une rumeur automnale... l’émission de radio feministe Dégenrée a cette année quinze ans (déjà !) et... tadadam, oui, on s’invite et vous invite à festoyer ça en mixités choisies meufs, gouines, trans !

Ce sera la belle occasion de causer des féminismes de ces quinze dernières années, d’effeuiller nos histoires, de faire nos numéros et applaudir les vôtres, de danser en chantant ou l’inverse... bref, de se donner en spectacle à la manière d’un cabaret oui oui oui - avec entracte, débit de boissons et bouffe vegan ! Le tout à prix libre en soutien à la plate-forme d’émissions Radiorageuses.net dont Dégenrée fait partie.

Le trois novembre donc, La Salle Rouge de Grenoble, 15 Rue des Arts et Métiers, ouvrira ses portes à dix-neuf heures et entre numéros et plateaux radios...

L’événement sera enregistré et retransmis en direct sur Radio Kaléidoscope (97 FM) grâce à un studio mobile - et aux compétences acquises pour la belle occasion ouhyééé !!!

Il y a encore de la place, la nuit est longue, propose tes shows en écrivant à degenree pimienta.org)

La prise d’antenne à la radio commence à 20h30, alors fermeture des portes et installation à 20h15 !

Et le lendemain après-midi on vous propose, pour celles.eux qui veulent continuer à échanger rire rêvasser... un moment de détente post-cabaret en lieu et place de la permanence du centre social autogéré de la BAF (au coin de Stalingrad et de la rue des alliés) à partir de midi pour un brunch partagé vegan !

On est ravies et on vous attend-tant-tant...

Une co-production DégenréE et Dalidark… et vous pour les numéros !

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L’État attaque Indymedia Grenoble et Indymedia Nantes… Solidarité !

écrit le 05/10/2017, actualisé le 13/10/2017

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Nous nous contentons de retransmettre ici un communiqué de soutien à Indymedia Grenoble qui a tourné sur de nombreux médias libres ces dernières semaine, et en dessous de laquelle vous trouverez une revue de presse sur la censure administrative qui nous a touché.

Plus d’informations sont à venir dans les jours et semaines qui viennent (mais un peu de patience s’il vous plaît).

Après la publication d’un communiqué revendiquant l’incendie d’un garage de la gendarmerie de Grenoble dans la nuit du 20 au 21 septembre, les sites Indymedia Grenoble et Indymedia Nantes ont été menacés par la police française. Les équipes qui administrent ces sites ont reçu des courriels de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) exigeant la dépublication sous vingt-quatre des articles concernés, sous peine de blocage et déréférencement des sites.

Les auteur·e·s du communiqué expliquaient que l’incendie du garage avait été mené « dans une vague d’attaques de solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci » dans l’affaire de la voiture de police brûlée du quai de Valmy. Dans l’incendie de ce garage à Grenoble, plusieurs dizaines de véhicules ont été brûlés. Voici le texte de ce communiqué :

Ce communiqué a également été repris en intégralité (ainsi que visible ci-dessus) par des médias comme Le Dauphiné Libéré ou BFM-TV, sans que ceux-ci soient apparemment inquiétés...

« Provocation à des actes de terrorisme »

Comme le souligne l’équipe d’Indymedia Grenoble dans un communiqué, « cette requête (...) fait directement écho à l’attaque qui a eu lieu en Allemagne le 25 août dernier contre Indymedia Linksunten, attaque qui s’est soldée par la perquisition de quatre domiciles et un centre social autogéré, et ce pour des prétextes similaires ». Dans les deux cas, c’est la notion de « terrorisme » qui est mobilisée par les gouvernements pour censurer des médias libres, puisque la police française s’appuie sur la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, et évoque une « provocation à des actes de terrorisme ou apologie de tels actes ».

Alors que les notions de terrorisme et de provocation ne sont pas définies, la loi française permet depuis février 2015 de faire disparaître des sites ou des textes sans recours au juge, sur simple requête de l’administration policière. À notre connaissance, c’est la première fois que ces dispositions sont brandies contre des médias alternatifs appartenant à la sphère anti-autoritaire. Les deux sites visés par les menaces des autorités ont décidé de retirer le communiqué de revendication incriminé. Les collectifs de modération de chacun des deux sites s’en expliquent dans deux textes distincts :

- Après Indymedia Linksunten, Indymedia Grenoble et Nantes sont victimes de l’antiterrorisme (Indymedia Grenoble)
- Entrepôt de gendarmerie en feu, que reste-t-il des libertés sur le Web ? (Indymedia Nantes)

L’usage de lois anti-terroristes pour attaquer spécifiquement des sites d’informations indépendants renvoie à la violence des peines requises contre les personnes inculpées dans l’affaire de la voiture brûlée du quai Valmy. Il s’agit tout autant de dissuader les militant·e·s que d’en dépolitiser les actes.

Depuis des années, les sites du réseau Indymedia permettent entre autres de rendre visible la nature politique d’actions directes. Cette nouvelle attaque contre des médias libres vise à faire taire les oppositions politiques radicales, et à criminaliser les collectifs et individus qui communiqueraient sur leurs objectifs politiques sans le prisme déformant des médias traditionnels. Cette attaque est aussi à rapprocher des perquistions qui ont visé cette semaine les militant·e·s anti-nucléaires de Bure. Leurs ordinateurs, ainsi que la photocopieuse qui leur servait à imprimer des tracts, ont été saisis par les gendarmes. Tous les moyens semblent être mobilisés pour réprimer l’expression autonome des mouvements de lutte.

Comme nous le disions en mai 2015, suite à des poursuites visant le site toulousain IAATA.info : « Face à la répression, l’information est une arme ». Malgré les nouvelles formes de censure qui se déploient, nous continuerons à animer et à multiplier les espaces d’expression autonome. Soutien à Indy Nantes et Indy Grenoble. Solidarité avec les inculpé·e·s du quai de Valmy, et avec celles et ceux qui mettent des bâtons dans les roues de la machine répressive.

Pour cosigner ce texte, individuellement ou en tant qu’organisation (ou tout simplement manifester votre soutien), n’hésitez pas à contacter l’adresse mail suivante : soutien-indymedia mediaslibres.org.

Liste des premiers signataires, par ordre approximatif de réception :

Rebellyon, Paris-Luttes, La Rotative, Expansive, Rennes-info, Brest Médias libres, Renversé, Marseille Infos Autonomes, Manif’Est, CQFD, Squat.net, Lundi-matin, Le Jura libertaire, Iaata, Jef Klak, Barrikade, zad.nadir.org, Espoir Chiapas, Cyberguerilla, Indymedia Bruxelles, Le Bocal des Grands Jours, Révolution permanente, Ici-Grenoble, La lettre à Lulu, Indymedia Lille, Radio Canut, Indymedia Athène, Enough is Enough, Organisation Communiste Libertaire, Rouen dans la rue, Canal Sud, Radio Zinzine, Agência de Notícias Anarquistas, À l’Ouest, Le tamis, Radio Klaxon, Compagnie MAP, Carilla (legal team Zad), Radio Cayenne, Revue Z, Actualité des luttes, Le monde à l’envers...

Ceux qui relaient ce communiqué, ou manifestent du soutien pour Indymedia Grenoble et Nantes :

- La Quadrature Du Net (LQDN) : « Ministère de l’Intérieur contre Indymedia : une censure absurde et choquante »
- Reporterre : « Au nom de la loi antiterroriste, la police a censuré deux médias libres »
- Infokiosques.net
- Alternative Libertaire : L’état de la censure : pression policière contre Indymedia
- La Horde : « Au nom de l’« anti-terrorisme », la police censure deux médias libres »
- Chroniques du Yéti : « Censure policière contre deux médias libres au nom de la loi antiterroriste »
- L’autre quotidien : « Tribune : au nom de la loi antiterroriste, la police a censuré deux médias libres »
- Libre Parcours : « Soufflons sur les braises de la censure administrative »
- benjaltf4 : « Quand l’OCLCTIC censure Indymedia Grenoble, ou la censure administrative a deux vitesses »
- Le libertaire bisontin : « De Besançon à Grenoble en passant par Nantes et jusqu’à Fribourg : Solidarité ! »
- Ricochets : « L’incendie volontaire d’un hangar technique à la gendarmerie de Grenoble revendiqué »

Ceux qui parlent mieux de cette affaire que l’article de 20 minutes [1] :

- Arrêt Sur Image : « Incendie gendarmerie : Indymedia contraint par la police de retirer un communiqué »
- Acrimed : « Actualité des médias (n°8 - septembre 2017) »
- L’humanité : dans sa version papier du 27 septembre 2017

Les éclats de rire du mois

- « L’UNI Grenoble demande la dissolution des groupuscules d’extrême-gauche »
- « Collomb appelle la mouvance anarcho-libertaire à condamner l’attaque d’une gendarmerie à Grenoble »
- « Indymédia Grenoble et l’OCLCTIC »

Communiqué : après Indymedia Linksunten, Indymedia Grenoble et Nantes sont victimes de l’antiterrorisme

écrit le 22/09/2017, actualisé le 14/10/2017

Lors de la nuit de jeudi 21 septembre, à trois heures du matin, un incendie a ravagé un hangar de la gendarmerie de Grenoble, ainsi que la cinquantaine de véhicules qui s’y trouvaient.

À treize heures, un article de revendications est publié sur Indymedia Grenoble.

Quelques heures plus tard, l’équipe du site reçoit, par personnes interposées, un courriel de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) la sommant de retirer le contenu du-dit article pour « provocation à des actes de terrorisme ou apologie de tels actes ».

Cette requête, qu’a aussi reçu Indymedia Nantes fait directement écho à l’attaque qui a eu lieu en Allemagne le 25 août dernier contre Indymedia Linksunten, attaque qui s’est soldée par la perquisition de quatre domiciles et un centre social autogéré, et ce pour des prétextes similaires.

Le ministre de l’intérieur allemand parlait alors de publications « contraires à l’ordre constitutionnel », et considérait les membres d’Indymedia Linksunten comme « membres d’une association terroriste ».

Nous avons plié à cette demande directe des bureaux de police.

Nous souhaitons cependant que soient actés les deux points suivants :
- Il nous semblait (et nous semble toujours) important que soit visibilisée la nature politiques d’actions directes, fussent-elles pénalement répréhensibles.
- Nos états sont actuellement en train de mener une véritable guerre médiatique. Celle-ci semble viser à faire taire les oppositions politiques radicales, et à criminaliser les collectifs et individus qui communiqueraient sur leurs objectifs politiques, et ce sans le prisme déformant des médias traditionnels.

Rappelons qu’Indymedia a été créé suite aux manifestations de Seattle contre la réunion de l’OMC, alors que les gens manifestant sur place se rendaient comptent que ce qu’ils vivaient ne correspondait pas à ce qui était relayé dans les médias.

Indymedia Grenoble a ainsi permis de faire entendre la réalité des personnes sur place lors des différents mouvements sociaux qui ont eu lieu localement (lutte contre le CPE, la LRU, le mouvement des lycéens, les émeutes qui ont fait suite au meurtre de Karim Boudouda à la Villeneuve en 2010, les manifestations contre la loi travail, etc.), et pas uniquement celles de journalistes ou soi-disant spécialistes.

En l’occurrence, nous avons le sentiment d’être parvenu à cet objectif en permettant à un communiqué de revendication d’être relayé sur un très grand nombre de médias.

C’est la deuxième fois en moins de dix ans que la police tente ainsi d’intimider les équipes d’Indymedia Grenoble. Des journalistes patentés étaient d’ailleurs à l’origine de perquisitions contre les domiciles de gens et d’associations suspectées de faire partie de l’équipe du site [2].

Nous jugeons la répétition de toutes ces pressions intolérables.

C’est pourquoi, nous, collectif d’Indymedia Grenoble invitons plus que jamais tous les médias libres à affirmer leur autonomie, et à ce que soient soutenues les initiatives de communication directe et indépendante lors d’actions politiques.

Ce qui nous touche aujourd’hui, c’est ce qui peut toucher tous les autres médias dans les temps à venir.

Solidairement,
L’équipe d’Indymedia Grenoble.

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