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Citoyenneté globale : l’ultime fourberie du capitalisme - I

samedi 18 juin 2005 par Christian Pose

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Critique des contradictions fondamentales du capitalisme américain (petit patronat et grand capital), de la scission de la société civile, des mouvements évangélistes et du putschisme pour le contrôle des libertés civiles et politiques.

par Christian Pose

............................................. Remarque introductive

Nous avons emprunté notre titre à un séminaire du programme de recherche du Wolfsberg Group of Banks, un pool de banques privées associé aux programmes de luttes antiterroristes de l’US Department of Homeland Security et présenté comme un modèle d’organisation pour le combat contre le cyberterrorisme et le businessterrorisme (sociétés écrans et blanchiment) par le Financial Action Task Force on Money Laundering (TAFT/GAFI) et le Council on Foreign Affairs (2). Il sera animé par un professeur de l’université de Yale, l’historien Jay M. Winter -spécialiste de la 1ère guerre mondiale et de l’histoire européenne- et intitulé : "Global Citizenship : Toward a New World Order". Ce séminaire qui se déroulera le 18 mai 2005 au château Wolfsberg d’Ermatingen (Suisse) traitera des conséquences de la globalisation de l’économie sur la citoyenneté au 21ème siècle. Jay M. Winter paraîtra, durant cet exposé, le type même de l’historien happé autant par l’expansion des guerres qu’il étudie et qu’il condamne que par le capitalisme qu’il sert. Un capitalisme dont il sait pertinemment, pourtant, qu’il réduit les individus à la guerre et les nations au rang de marchés manipulables, comme entrant dans les frais d’entreprises géantes -UBS AG, J.P. Morgan Chase, Citigroup, HSBC- les cultures et les conflits culturels, "clash des cultures" oblige, étant désormais négligeables.

Cela dit, la question de la citoyenneté globale rouvre les dossiers de l’individu politique et de l’ordre dominés par un déficit majeur de légitimité sociale de l’économie. Un déficit historique qui se traduira en 1941 par la reconfiguration des rapports de pouvoir entre secteurs publics, militaires et civils. Les programmes spéciaux de l’ US Office of Scientific Research and Development dirigé par Vannevar Bush (OSRD), peu avant Bretton Woods et les créations de la Banque Mondiale et du FMI, traiteront déjà de façon hégémonique la recherche scientifique civile et militaire, la bio-compétitivité industrielle et militaire, l’archivage électronique et la mémoire universelle (Memex), le génie génétique et l’hérédité :
- "l’homme politique" sera, tour à tour, une entité biologique, un amas d’énergie ou encore, un paramètre d’équation génétique intégré à une politique biodémographique globale jumelée aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.
- "l’individu politique-entité" issu du déficit de légitimité du politique devra répondre aux critères pseudo scientifiques du néo-eugénisme, intégrés aujourd’hui aux modélisations de la recherche en biologie sociale (Duke University, Florida University, etc,...), afin que soient réglées les questions de la suprématie commerciale et militaire, de la surpopulation et de la faim, des races et des cultures imparfaites.

Le devenir de l’humanité sera donc traité à huis-clos par les spécialistes de l’hérédité et de la génétique, de la biologie sociale, de la psycho-sociologie militaire, de la biotechnologie et de la biodémographie. De nombreux programmes scientifiques et groupes d’étude en résulteront : l’Human Genome Project (2), le Planned Parenthood de Margaret Sanger (2), l’Association of Reproductive Health Professionnals du Dr. Alan Guttmacher ou, encore, le Population Council de John D. Rockefeller III et de Fréderick Osborn. Chaque planificateur rejettera la consultation populaire et influencera, et influence toujours, la politique démographique des Etats, le commerce international, la recherche fondamentale en biocompétitivité aux Etats-Unis, au Japon et en Europe.

Les propos de Jay M. Winter sur la transnationalisation de la citoyenneté, pour le compte du plus puissant pool de banques privées au monde : ABN AMRO Bank NV, Santander Central Hispano SA, Bank of Tokyo-Mitsubishi, Ltd., Barclays, Citigroup, Crédit Suisse Group, Deutsche Bank AG, HSBC, J.P. Morgan Chase, Société Générale et UBS AG, résulteront bien d’un long processus historique de domination capitaliste et scientifique... d’un projet mondial concerté de domination commerciale : "business to business, business to consumers", en quête d’une véritable théorie politique de la citoyenneté globale et du comportement individuel.

Jay M. Winter, spécialiste des lieux de mémoire, tout en défendant les intérêts des multinationales Nestlé et Merck, et l’on comprendra pourquoi, évoquera les "erreurs" de Karl Marx, l’effondrement de l’Union Soviétique, la fin de la guerre froide en 1991, l’explosion de l’Europe, avec les accords de Maastricht en 1992, en "un bloc confédéral de 500 millions de personnes", l’effondrement de l’apartheid et la libération de Mandéla en 1991 et répondra, visiblement, à l’historien marxiste Eric Hobsbawm -membre du groupe des historiens du PC de Grande Bretagne jusqu’à sa dissolution en 1991- tout en évitant soigneusement ses plus récents propos sur le rôle essentiel du marxisme dans la reconstruction du front de la raison pour échapper aux dérives (anti-universalistes de l’historiographie) du 21ème siècle *et ses mises en garde répétées contre les manipulateurs du passé. ** Ce faisant, Jay M. Winter jouera le rôle que le capitalisme attend, rendre acceptable ce qui ne peut l’être. Un capitalisme mythologique qui imposera aux "sociétés politiques-entités", un jour, sans doute, déterritorialisées et standardisées si le "NON à la mondialisation" échoue, de vivre conformément aux préoccupations globales du grand capital, conformément aux préoccupations de la biologie sociale d’un Michael S. Teitelbaum (2) avec qui il écrira en 1985 "The Fear of Population Decline".

Michael S. Teitelbaum sera le directeur et le président de La Société (américaine) d’Etude en Biologie Sociale de 1972 à 1993 (The Society for the Study of Social Biology, 2). La SSSB -dont les travaux et les intervenants, psychiatres, généticiens, sociologues, démographes, historiens, médecins, psychologues, biologistes, inspireront et inspirent toujours l’ultra-droite républicaine au Congrès et le Department of Homeland Security- s’appelait en 1925 "American Eugenics Society" (AES) et en 1922 "Eugenics Society of the United States of America". Une société scientifique chargée de rendre publics les travaux (américains, allemands, anglais) de maîtrise de l’hérédité. L’AES travaillera depuis sa création en 1922/1925 et après 1973 (nouvellement SSSB) dans une optique de sécurité nationale et de domination capitaliste et raciale blanche clairement avouée. Les travaux de l’AES traiteront selon un même esprit de selection naturelle : les malades mentaux, les infirmes, les improductifs, les pauvres et les chômeurs, les populations âgées, les populations immigrées, l’intelligence, l’homosexualité, le communisme et le marxisme, la criminalité. Ces programmes d’étude sur les causes, désormais génétiques, des inégalités sociales et raciales seront et sont toujours financés par les philanthropes Rockefeller, Carnegie, Harriman, Rostchild, Dillon, Ford, relayés par une multitude de multinationales et une nuée de groupes de pression eugénistes et néo-eugénistes à travers les Etats-Unis, l’Europe, l’Asie et l’Amérique Latine. Il apparaîtra par ailleurs que l’AES comptera parmi ses membres Otmar Freiherr von Verschuer (mentor de Mengele), Leo Alexander, Hans Nachtsheim, Fritz Lenz, Hans Gunther, groupe d’amis du psychiatre et généticien pro-nazi Franz J. Kallmann (Kaiser Willhelm Institute de Berlin), pionnier de la médecine génétique aux Etats-Unis et fondateur de l’American Society of Human Genetics (ASHG). Il sera intéressant de préciser que de nombreux membres de l’American Eugenics Society seront également des membres influents de l’American Society of Human Genetics.

Nous dédions cet article aux enfants, aux femmes et aux hommes, emportés et suppliciés par les bombes à uranium appauvri, par l’injustice sociale et la discrimination, l’élitisme scientifique et religieux, la barbarie du capitalisme.

A l’APPEL des 200, aux collectifs, à la victoire du NON, à la première Assemblée Constituante populaire européenne

A John Maxwell Coetzee


· "Un danger qui ne porte pas de nom..." ·

Depuis longtemps les lobbyistes et les philanthropes conservateurs et libéraux américains s’acharnent à présenter comme morale la politique de terreur qu’ils imposent au monde. Depuis 2000, en appui sur quelques documents, il paraîtra évident que les offensives militaires, diplomatiques ou commerciales, menées tambour battant par les Etats-Unis en Afghanistan, en Irak, au Proche et Moyen Orient, en Russie, en Asie Centrale, en Inde, en Afrique, en Chine, au Canada, en Amérique Latine ou encore en Europe, relèvent bien d’une politique d’occupation stratégique et violente d’un ou de plusieurs pays mais également d’une étrange théorie politique selon laquelle un danger présent menacerait les Etats-Unis et le monde libre : "un danger qui ne porte pas de nom".

Robert Kagan et Irving Kristol, théoriciens et co-fondateurs néoconservateurs du Project for the New American Century (PNAC), écriront dans un manifeste politique et historique commun intitulé : "The Present Danger" (The National Interest, 2000) :

"...there is today a "present danger". It has no name. It is not to be found in any single strategic adversary. It doesnt fit neatly under the heading of "international terrorism" or "rogue states" or "ethnic hatred". In fact, the ubiquitous post-Cold War question-where is the threat ?-is misconceived. Rather the present danger is that the United States, the world’s dominant power on whom the maintenance of international peace and the support of liberal démocratic principles depend, will shrink its responsabilities and... allow the international order that it created and sustains to collapse".

Un danger qui consisterait en le déclin de la force, l’épuisement de la volonté et la manifestation de la confusion et qui affecterait le rôle de l’Empire dans le monde, jusque dans la conception même de son mode stratégique de fonctionnement : politique, juridique, commercial, militaire, moral, religieux. Ne pas tenir compte de ce danger potentiel reviendrait, selon nos deux bellicistes et très obscurs protagonistes, à livrer les intérêts vitaux du pays (assimilé au monde) à une "menace potentielle extérieure aussi lourde que la menace du communisme soviétique il y a vingt cinq ans."

· "Au delà de la seule concurrence, il n’y a plus de concurrence" ·

Un propos général qui passera sous silence les profondes scissions qui minent le capitalisme américain et la société civile américaine ; des scissions multipolaires révélant une nuée de champs de lutte, au delà de la seule concurrence, il n’y a plus de concurrence, entre petits entrepreneurs blancs, latino-hispano-américains, afro-américains (athées et croyants), défenseurs farouches du marché intérieur américain et gros capitalistes internationaux. Un capitalisme industrielle (un mode de production) et une société en opposition, deux mondes divisés civilement (santé, éducation, famille, natalité, hérédité), politiquement (citoyenneté, immigration, lois, fisc, représentation, fédéralisme constitutionnaliste contre libre-échangisme internationaliste) et bien entendu religieusement (sexualité, chasteté, union libre, mariage, avortement, homesexualité).

Les oppositions capitalistes porteront sur les "orientations charismatiques" du marché intérieur animé essentiellement par les petites entreprises représentant, selon l’US Census Bureau, 50% du PIB et 70% des nouveaux emplois créés ; des petits entrepreneurs en "guerre", selon Antony Robinson, président du MBELEDF, contre les sociétés géantes ultra-politisées dérégulant les marchés de la distribution, du service, de la technologie, de la recherche, de l’énergie et absorbant la quasi-totalité des aides publiques ou des allocations aux petites entreprises votées par le Sénat et la Chambre des représentants, tout en détournant, bien entendu, les lois fédérales et les lois constitutionnelles. Face à l’injustice et aux évidentes inégalités, l’aile croyante populiste et ultra-droite républicaine du Congrès, les télé-évangélistes fondamentalistes et les juges inspirés soutenus par leurs investisseurs politiques à Wall Street comme à la bourse de Chicago, n’hésiteront pas à appeler les masses à la désobéissance civile au nom du non respect de la constitution et des commandements de Dieu. "Le gigantisme contrôle l’intégralité de la chaîne alimentaire, dira le pasteur Jerry Falwell, (2) les crédits, les allocations, les budgets, les avantages fiscaux, les lois, les lobbys, les partis. Il détruit le sens de l’éducation, de la famille, du commerce, de l’organisation sociale, de la recherche, des nouvelles technologies... Ceci n’est pas la volonté de Dieu !".

· Le petit patronat, la propagande, les grandes illusions de la lutte antiterroriste, la grande guerre... ·

L’Association of Small Business in Technology (ASBT), par exemple, et l’ensemble des associations du petit patronat, bien que grands perdants dans le jeu capitaliste, nous le verrons plus loin, seront à court terme les jockers gagnants des candidats (croyants ou non) au Congrès, aux élections présidentielles, aux éléctions gouvernementales fédérales ou locales. Le sort de la petite entreprise sera bien au coeur de la dialectique des sénateurs George Allen ( Rep., spécialiste de nanotechnologie -marché et enjeu social transnational colossal pour le 21ème siècle- et à ce titre président du High Tech Task Force du Sénat et membre de la commission des Relations Etrangères chargée de l’examen des Traités et des Déclarations de Guerre), John Kerry, Olympia Snowe (Rep., gréco-américaine, spécialiste de sécurité nationale, des pêches et de la santé, épouse de l’ex-gouverneur du Maine John R. McKernan Jr., CEO d’Education Management Corporation, 66 000 étudiants dans 27 Etats) membre de la commission sénatoriale pour les Petites Entreprises et la Vie Managériale aux côtés de George Allen, de John Kerry, de Joe Lieberman (ex-candidat democrate vice-présidentiel en 2000, co-auteur du projet de loi pour la création du Department of Homeland Security et ex-président du Homeland Security and Government Affairs Committee). Il sera intéressant de rappeler qu’Olympia Snowe sera un temps, avec John Kerry, membre du Senate Finance Committee et du Senate Select Committee on Intelligence.

Très conservateur et impliqué, malgré lui, par les barons nationaux du régime de G.W.Bush et les agents du libéralisme dans le prétendu challenge du libre-échange intérieur, le petit business, n’hésitera pas, toutefois, à brocarder les liens de dépendance du système de production au service essentiellement des classes dominantes et du marché capitaliste international et du système fiscal archaïque à l’endettement intérieur. Il sera, également, l’un des principaux acteurs du refus de la grande guerre en Irak et l’un des pivots des discours sur les délocalisations, les accords de libre-échange, le déficit budgétaire de la nation, les effets néfastes des exportations sur le marché intérieur, la cessation des "importations" de main d’oeuvre mexicaine, chinoise ou philippine, la lutte civile anti-terroriste.

Le député Donald Manzullo nommé en 2001 "Legislator of the Year" par le National Vietnam and Gulf War Veterans après que G.W. Bush ait accepté son projet de loi d’aide aux soldats victimes du syndrome de la guerre du Golf, en fera son crédo. Il sera, par ailleurs, le défenseur acharné, au nom de l’emploi local, des programmes de guerre de G.W. Bush I&II, des liens socio-économiques tissés depuis la Guerre Froide entre le Pentagone (DoD), le Département du Commerce, la petite et grande industrie du micro-outillage de haute technologie pour la construction des futurs systèmes de combat américains. "David le petit entrepreneur (marginalisé à souhait par le marché et l’administration politique) contre Goliath le géant transnational" sera également très habilement manoeuvré depuis Washington par la députée démocrate Dona M. Christensen dont le lobbying consacrera dès 911 le renforcement des liens patriotiques et économiques entre petits patrons, DHS, FBI, NSA, Département de la Justice (DoJ), du Trésor (DoT), du Commerce (DoT) et exercices de défense contre les attaques terroristes nucléaires, biologiques, chimiques (voir dans notre troisième partie TOPOFF 3). Don Manzullo et Dona Christensen, ultramédiatisés par une lutte quotidienne contre la concurrence déloyale et les surcharges fiscales, seront également célébrés pour leurs actions éducatives et patriotiques en faveur des jeunes des Etats pauvres et pour leurs discours sur le rôle stratégique de la haute technologie (essentiellement produite par les petites entreprises) dans la lutte contre l’exo-terrorisme et, par voie de conséquence, contre l’islam politique. Don Manzullo et Dona Christensen seront, à ce titre, deux membres essentiels de la commission pour les Petites Entreprises de la Chambre des députés (US House) et finalement, en tant que porte-paroles du petit patronat, les forces d’appoint, politiques, civiles et civiques (soutenues par Fox, CNN, CBS, ABC...), indispensables aux groupes de pression bipartisans civils et militaires de la Maison Blanche.

· Le petit patronat, un dispositif déclencheur... ·

Fernando V.Galaviz, président latino-américain de l’ASBT, exploitera lui aussi la marginalisation de la petite entreprise sur le marché intérieur en l’impliquant davantage dans le processus politique de durcissement et de radicalisation du régime Bush. Fort de son expérience au sein du gouvernement fédéral de directeur au développement industriel, au commerce et au marketing (Ministère du Commerce) et de directeur de l’assistance financière aux petites entreprises pour le Ministère du Tranport, il n’hésitera pas à utiliser un discours circonstance qui consistera à servir le monde qu’il combat, celui des privilèges fiscaux, bancaires, politiques, accordés par Washington aux géants délinquants Enron, Halliburton, Bechtel, Wal-Mart, IBM, Lockheed Martin, etc...

Il fondera en 1988 The Centech Group, une petite société spécialisée dans la haute technologie civile et dont les principaux partenaires seront AT&T, CACI, CSC, EDS, IBM, General Dynamics, Boeing, Lockheed Aircraft Service, L3, Northrop Grumman, Oracle... Des entreprises qui, comme The Centech Group, disposeront d’entrées privilégiées à la Maison Blanche, au Secrétariat d’Etat, au Pentagne, à la CIA, à la DIA, au FBI et qui collaboreront à l’effort de guerre de G.W. Bush I & II ainsi qu’à tous les programmes spéciaux du Department of Homeland Security (DHS) de lutte contre l’exo-islamoterrorisme, le cyberterrorisme, les ventes clandestines d’armes NBC, le narco-terrorisme. Chacune de ces entreprises tissera des liens privilégiés avec les agences civiles et militaires de renseignement et de contre-espionnage industriel, le marché de l’armement et, à l’instar de CSC, L3, CACI (qui fournira des "interrogateurs" à Abu Grahib et qui figurera dans le rapport d’enquête du général Taguba), Northrop Grumman, AT&T, parviendra à exercer une influence politique déterminante sur la Maison Blanche, l’administration fédérale, le Pentagone, le marché intérieur, les médias et l’opinion, en traitant très pédagogiquement le rôle de la technologie civile et militaire dans la guerre en irak et dans la guerre civile contre l’exo-terrorisme (actualité sur les techniques de stockage de l’armement et des réserves alimentaires, sur les abris anti-atomiques, sur la protection biochimique, sur la nano-biotechnologie médicale ou sur le rôle stratégique des compagnies militaires privées).

The Centech Group fournira un appareil de detection d’agents chimiques AP2C aux armées françaises, israéliennes, suédoises, américaines, aux inspecteurs-enquêteurs des Nations-Unies en Irak et participera à la conception du très important Chemical Stockpile Emergency Preparedness Program (CSEPP) . The Centech Group se vantera également d’avoir mis au point un détecteur "qui aurait pu éviter la catastrophe au gaz sarin dans le métro de Tokyo" et qui devrait équiper tous les immeubles gouvernementaux stratégiques des Etats-Unis. The Centech Group, "petite entreprise traumatisée par le terrorisme et la grande guerre" comptera parmi ses clients : l’US AirForce, l’US Navy, le corps des ingénieurs américains de l’armement, le Département d’Etat, le FBI, les Nations-Unies, le corps des Pompiers des Etats-Unis, le corps des Coast Guards, l’US Custom Service, le gouvernement canadien, la Maison Blanche, etc...(I)

Que penser également de la marginalisation économique du petit patronat afro-américain combattue par la National Black Business Trade Association (NBBTA) de Lee Green, le MBELEDF (Minority Business Enterprise Legal and Defense Fund) dirigé par le civiliste et constitutionnaliste afro-américain Antony Robinson, ex-conseiller du comité constitutionnel de l’ANC en 1992, la NBMBAA (soutenue par Carnegie Mellon), l’African American Chamber of Commerce, le National Black Business Council ou la Black Business Association (BBA), sinon qu’elle sera combattue par des groupes de pression capitalistes, dits progressistes, prêts comme la plupart des associations américaines engagées dans la protection des intérêts, la formation et le conseil du petit patronat blanc, philippin, chinois, arabe ou latino-américain, à s’engager plus encore dans le durcissement du libéralisme (baissant ainsi la garde devant les coups de boutoir de l’administration politique de G.W. Bush et du libre-échange) tout en caressant l’espoir absurde d’échapper aux injustices de la concurrence sauvage, de la discrimination administrative, fiscale, juridique ou judiciaire.

Des informations, pour paradoxal que cela puisse être, qui gagneront les commissaires euro-atlantistes en crise, les euro-monétaristes de la Banque centrale européenne, les parlementaires européens, les couloirs de l’Unice, du Medef-international (PME-PMI), de l’ACFCI (CCI), de la Fédération bancaire française mais aussi les affaires internationales des partis néo-poujadistes comme l’UMP, l’UDF, la Démocratie libérale (y compris Les Cercles Libéraux, Institut Euro 92, ALEPS, Generation Libérale), la Droite Libérale Chrétienne ou le PS. Les banques privées européennes s’inspireront, du reste, des problèmes et des doléances du petit-patronat multi-ethnique américain pour appréhender dans une optique de développement durable l’élargissement des zones euros et la formation de leaders économiques et politiques euro-asiatiques, euro-arabes et euro-africains. Un choix déjà optimisé par le Wolfsberg Group of Banks. Il est à noter, sur un terrain proche de la petite entreprise européenne également en crise, que les (pétro) "eurozones" se développeront dans le durcissement du libéralisme et de la concurrence transnationnale dès le renversement du régime de Saddham Hussein (qui négociera un temps en euros plutôt qu’en dollars), en Chine et en Russie -l’euro envisagé comme pétro-monnaie et réserve en place du dollar dans les banques centrales- tout comme se développera l’idéologie politique d’"un euro contre-pouvoir", double jeu "sud-sud" pour les nouvelles guerres du capitalisme euro-américain, euro-israélien, euro-arabe (I) et euro-latino-américain.

Le petit-patronat américain multi-ethnique servira de dispositif déclencheur à la politique ultra-sécuritaire de la Maison Blanche par l’intermédiaire, notamment, de l’U.S. Small Business Administration (US SBA) présidée par Hector V. Barreto, nommé par G.W. Bush quelques mois avant 911. Hector V.Barreto, très peu connu du grand public, sera un haut fonctionnaire évoluant dans l’ombre des progammes nationaux de lutte contre l’exo-terrorisme du FBI, du DHS, du Département de la Justice, du Trésor, et jouera un rôle important dans le développement des programmes fédéraux de contre-espionnage industriel et bancaire, de lutte contre le petit business-terrorisme, le cyberterrorisme, le blanchiment - auquel contribuera activement le Wolfsberg Group of Banks via UBS AG et le DHS. L’US SBA jouera bien un rôle "d’agent de la sécurité nationale" en infiltrant les réseaux fédéraux et municipaux des petits entrepreneurs en crise irréductiblement opposés aux théoriciens néoconservateurs de l’économie de guerre, du libre-échange et du déficit budgétaire du gouvernement. Irving Kristol écrira à ce sujet dans The Capitalist Future (AEI,2000) : "La démocratie a un prix et ce prix est le déficit budgétaire..."

"Un prix à payer" condamné, cependant, au sein même de la réaction et de la conservation, par la ligue des intellectuels ultra-conservateurs et ultra-nationalistes des instituts Cato, Hudson, Competitive, par la Foundation for Research on Economics and The Environment (FREE), American Legislative Exchange Council, Heritage Foundation, par les empires privés et leurs fondations philanthropiques aux infinies ramifications (universités, églises patriotiques, ONGs, think tanks de l’idéologie sécuritaire, du contrôle stricte de l’immigration et des politiques démographiques spartiates, médias, recherche -médecine, bioéthique,nanobiotechnologie moléculaire, génétique, hérédité, etc...) citons : Lynde and Harry Bradley Foundation, Sarah Scaife Foundation, David Koch Foundation, Charles G. Koch Foundation,(2), Claud R. Lambe Foundation,...

Note de l’auteur :

chers camarades, compte tenu de la longueur de chaque partie de cet article en trois volets, je vous propose de poursuivre votre lecture sur le site origine : 1)http://linked222.free.fr/cp/hors_le... 2)http://linked222.free.fr/cp/hors_le... 3)http://linked222.free.fr/cp/hors_le...

très solidairement dans la lutte, merci, Christian Pose rdc http://linked222.free.fr e-mail : linked222 free.fr



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