Indymedia Grenoble

"Le Postillon", un nouveau canard local

samedi 23 mai 2009 par anonyme

[Infos locales] [Média]
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PostillonN°0

" Le Postillon", un nouveau canard local. Parution à l’improviste _ _

Edito

Déjà en 1753, Mandrin, le plus célèbre des contrebandiers dauphinois, disait : " A Grenoble, il manque deux choses : la mer et un bon journal". Presque 3 siècles plus tard, si nous ne nous plaignons pas que le réchauffement climatique n’ait toujours pas fait venir la mer à Grenoble , nous pestons par contre sans cesse contre la pauvreté de l’information locale. Quelle injure au café de devoir l’accompagner chaque matin de la lecture du Dauphiné Libéré ! Et pourtant nous sommes bien obligés de nous y coller afin de saisir un tant soit peu ce qui se déroule autour de chez nous. Nous nous résignons même jusqu’à feuilleter tout ce qui est produit localement, du plus mauvais (les Affiches de Grenoble et du Dauphiné) au moins pire (Grenews) en passant par l’insignifiant (Grenoble&moi). Quel dépit d’en être réduit à lire ces articles insipides, reprenant pour l’essentiel les communiqués des autorités et n’ébréchant jamais l’ordre établi.

Ainsi, comme beaucoup avant nous, nous en sommes donc venus à affirmer la nécessité de faire exister un vrai journal papier à Grenoble. Un journal centré sur la cuvette, compilant enquêtes fouillées, infos dénichées, et témoignages décalés. Un journal régulier, à fréquence élevée, distribué largement. Un journal fâché avec presque tout le monde, dur mais juste, n’ayant de compte à rendre ni aux annonceurs ni aux décideurs.

Nous aurions aimé tenter de réaliser ce journal « idéal », - hélas ! - nous souffrons de multiples vices. En bons enfants de notre époque, nous sommes atteints d’au moins trois maux : la "culture du zapping", la "tentation du loisir" et la "fainéantise". La "culture du zapping" risque de nous inciter à aller faire des reportages sur la consommation de vodka à Odessa plutôt que de rester dans la capitale des Alpes. La "tentation du loisir" risque de nous pousser à préférer des cueillettes de morilles ou des concerts de zouk plutôt que des dizaines d’heures passées devant des articles, des bouquins et des ordinateurs. Quand à la "fainéantise", elle risque de nous jeter dans les bras de siestes ensoleillées à la Bastille et de canapés molletonneux plutôt que dans ceux de la rigueur et de l’effort intellectuel. Enfin l’état peu flamboyant de nos porte-monnaies risque de nous inciter à dépenser plus d’énergie pour la recherche d’oboles que pour du travail bénévole.

Qu’importe ! Si nous sommes imparfaits, nous réaliserons donc un journal imparfait, sûrement incomplet, sans doute trop irrégulier, et à l’humour assurément douteux. Nous n’aurons pas d’autres prétentions que de traiter de sujets locaux avec esprit critique et de lancer des postillons dans la cuvette.

Frémissant d’une impatience malsaine propre à la jeunesse, nous nous sommes lancés dans la conception du numéro zéro sans avoir résolu quelques questions hautement métaphysiques, comme celle de la distribution (faut-il passer par les grands distributeurs ou plutôt construire un réseau alternatif ?) et celle du financement (dans un monde de requins, quelle est la solution la moins marteau : un prix élevé ? détourner des subventions ? Organiser des concerts de soutiens ?). Parviendrons-nous à les résoudre ? Suspens...

Au sommaire du numéro Zéro :

Allô Saint-Bruno, bobos. Comment le passé ouvrier du quartier Saint Bruno n’est plus qu’un lointain souvenir

Pourquoi le Daubé est-il daubé ? Épisode 1

Sébastian Roché critiqué au lance-pierres

Fatal flatterie : Philippe De Longevialle fatal flatté

Grenoble, ville de foot ?

Les J.O. perdus, les projets de prestige restent

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Un euro pour rembourser les frais d’impression

Où le trouver ?

A Grenoble :

Tabac-presse "Le Cigarillo" 54, avenue Félix Viallet

Tabac-presse "Le Reinitas" 27,bd Clemenceau

Tabac-presse "Les eaux Claires" 22, rue des eaux Claires

Tabac-presse "Le Berriat" 97 cours Berriat

Tabac-presse "Sandraz" 50 cours Jean Jaurès

Presse "Le point Virgule" 25, rue Nicolas Chorier

Tabac-presse "Le Barillec et Cie" 5, rue Thiers

Librairie-cantine "Les Bas Côtés" 59, rue Nicolas Chorier

Café-librairie "Antigone" 22, rue des Violettes

A Saint-Martin d’Hères :

Tabac-presse "Croix Rouge" 47, av Ambroise Croizat



Compléments d'informations :
"Le Postillon", un nouveau canard local
par BLANCHE OIE L’ANCHOIS,
le 2 juin 2009

bonne initiative, pas trop mal écrit, pas du tout le m^me bordel que les approximations vindicatives lues sur ce site.. effectivement, ça manque de canards dans ce genre à GREULOT, ça manque de tout d’ailleurs.. multiplions les organes de presse et continuons de saturer les murs, les murs, surtout les murs, toujours les murs.. jusqu’à leur démolition, à double tranchant. Squattons les espaces publics, il n’y a pas que l’installation ENTRE les murs, mais aussi à califourchon, à plat ventre, adosséEs, SUR les murs.. C’est peut-être plus le moment de chevaucher que de camper : un canard ça vole, ça migre, pour éviter de stagner.. sinon ça devient un canard dressé, le canard public des jardins jolis, attendant le pain rassis des bourgeois, restes de repas dominicaux dans la prière et la norme : le Daubé en premier lieu, et son Angelica ayant rejoint l’équipe municipale (les pauvres !)---Question pour finir : quelle est la raison du choix du Postillon par rapport au Crachat ? au Vômi ? au Jet de Morve ? Non, je m’en fous en fait. Par contre ce serait assez intéressant de communiquer sur ce qu’est une publication, et que risque t on à la distribuer sans s’inscrire en préfecture, etc. L’attribution d’un issn ou isbn, ce genre de choses, sont d’excellents exemples de ce qu’il faut montrer de soumission dès que l’on compte faire paraître, s’exprimer, et faire s’exprimer.

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