Indymedia Grenoble

Les fanatiques anti-avortement à Grenoble.

dimanche 1er avril 2012 par Section Iroquois vengeurs du RASH-Lyon/Grenoble & Zorro <komanche riseup.net>

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Allez on pouvait quand même pas s’arreter là ! Ca aurait voulu dire ne pas parler d’une branche importante de la famille intégristes les anti-IVG.

Sommaire :

- Grenoble et ses intégristes, une vieille histoire

- Combattre l’avortement, une obsession chez les traditionnalistes

- Une église catholique qui n’est pas en reste.

- Mais aussi des professeurs de l’Université Pierre Mendes France

Grenoble et ses intégristes, une vieille histoire

L’implantation des catholiques intégristes disciples de Lefebvre n’est pas nouvelle à Grenoble en témoigne cet extrait du texte « A propos de l’ouverture d’un lieu de culte traditionaliste à Grenoble » signé Gabriel Matagrin (évêque de Grenoble) et Michel Mondesert (évêque auxiliaire de Grenoble) le 15 octobre 1977 :

« Un lieu de culte vient d’être ouvert à Grenoble dans un ancien garage sous le titre « chapelle Saint-Michel et Notre-Dame ». Des messes y ont été célébrées. Des initiatives sont prise spécialement en ce qui concerne le catéchisme.

Nous avons le regret de dire avec fermeté que cette chapelle n’appartient pas à l’Eglise catholique. Il lui manque le lien nécessaire avec l’évêque de Grenoble, gardien de l’authenticité catholique de l’Eglise locale, en communion avec le Pape Paul VI qui lui a confié cette charge. C’est la tradition constante de l’Eglise attestée dès le début du IIe siècle par saint lgnace d’Antioche : « Que personne ne fasse rien de ce qui concerne l’Eglise en dehors de l’évêque. Que cette Eucharistie seule soit regardée comme légitime qui est célébrée sous la présidence de l’évêque ou de celui qu’il en a chargé. » Les prêtres qui ont célébré dans cette chapelle n’ont reçu aucune charge de l’évêque du diocèse. Parmi eux, certains ont été ordonnés par Mgr Lefebvre dans des conditions illégitimes, en opposition avec la Tradition constante de l’Eglise et en désobéissance formelle avec le Pape. D’autres n’ont reçu aucune mission, ni aucun pouvoir de l’évêque de Grenoble. »

L’implantation des intégristes catholiques à Grenoble et leurs connivenses avec le néo-fascisme a déjà été developpée içi et içi.

Combattre l’avortement, une obsession chez les traditionnalistes

L’article "Les avortons de l’anti-IVG" de la revue REFLEXes de Juin 1995 (mis à jour en Janvier 2007) donne un bon aperçu du mouvement anti-IVG. En voici un petit extrait :

Le combat pour l’ordre moral passe par une opposition systématique à la pornographie, à l’homosexualité et à la contraception. Afin de défendre les valeurs traditionnelles, la famille apparaît comme le premier pilier de cet ordre moral. Face à la chute de la natalité, à la baisse des mariages religieux, l’intégrisme a trouvé son principal cheval de bataille : la lutte contre le droit à l’avortement instauré partiellement par la loi Veil du 17 janvier 1975. Dans la lignée de leurs grands frères américains, les traditionalistes français vont se lancer dans cette nouvelle croisade visant à rétablir l’ordre moral chrétien.

La famille comme modèle social

Encouragées par Jean-Paul II dans sa Lettre aux familles, des associations familiales catholiques (AFC) ne cessent de se créer. Elles sont au nombre de 480 et comptent dans leurs rangs 45 000 adhérents. Ayant une politique nataliste semblable (salaire maternel, croisade anti-IVG) et, suivant la tradition pétainiste, un désir commun du retour de la femme au foyer « soumise et procréatrice », AFC et partis d’extrême droite sont, le plus souvent, liés. Parallèlement à la création de ces AFC, des associations anti-avortement se constituent pour lutter contre ce qu’ils qualifient de « crime contre l’humanité ». Depuis la fin des années 1980, plus d’une centaine d’actions commandos ont été commises à l’encontre des centres IVG. Provie, l’AOCPA, l’ACPER-vie, SOS Tout-Petits et Trêve de Dieu sont, parmi la cinquantaine d’associations anti-IVG existantes actuellement, les plus actives .

Les croisés contre l’avortement

Ces « croisés » justifient leur opposition à l’avortement à l’aide de trois critères : laïque, religieux et raciste. • À la base, leur position est religieuse : la vie commence dès la conception. L’homosexualité et l’hétérosexualité, si il y a plaisir, sont condamnées par les chrétiens traditionalistes car le rapport sexuel est alors détourné de son unique but : la procréation. • L’UFRAM [1], elle, adopte une position laïque combattant activement le « féminisme moderne des années 1970 », jugé destructeur des valeurs familiales et responsable de la légalisation de l’avortement (la loi Veil). • Enfin, cette loi est qualifiée de loi « raciste anti-française » ou de loi « génocide » par la plupart des associations anti-IVG fréquemment affiliées aux mouvements d’extrême droite : « la loi Veil est une loi raciste anti-française [...] seules les Françaises sont victimes de cette loi génocide alors que la grossesse des femmes immigrées est au contraire protégée ». Ils s’appuient sur le fait que les femmes étrangères ne peuvent en effet avorter que si elles séjournent depuis plus de trois mois sur le territoire français

. « Le plus grand génocide de tous les temps »

Leur champ lexical fait essentiellement référence au génocide commis par les nazis. En comparant les victimes de l’Holocauste à celles prétendues de l’avortement, ils ne se veulent pas négationnistes. L’aspect on ne peut plus violent de leur comparaison leur permet de donner une dimension plus agressive à leur combat : ils sont les réels pionniers d’une croisade visant à stopper ce qu’ils considèrent comme le « nouveau génocide ». Il en découle le vocabulaire suivant : au cours « d’opérations sauvetages » (actions commandos), « ces esprits du bien luttant contre le mal » tentent de sauver « des enfants à naître » (fœtus). Ils sont en guerre contre le « zyklon B moderne » (la pilule abortive RU 486) et le « pesticide anti-humains » (pilule). Le « gazage » (l’avortement) est pratiqué dans des « avortoirs » (centres IVG) par des « bouchers » ou des « avorteurs » (médecins). Ces macabres comparaisons ont donné le genre d’actions suivantes : lors d’une manifestation devant le siège des laboratoires Roussel-Uclaf (qui commercialisent la pilule abortive mise au point par le professeur Beaulieu), c’est habillés en déportés que les militants de l’AOCPA scandent : « vous transformez l’utérus en four crématoire ». L’UNEC est une association qui a organisé, depuis sa fondation en 1989, trois pèlerinages à Auschwitz contre l’avortement, continuant ainsi le parallèle entre la Shoah et cet « infanticide prénatal » qu’ils jugent par ailleurs plus important numériquement. Lorsque Jean-Paul II, lors d’un voyage en Pologne en juin 1991, compare « les cimetières des avortements » à celui des camps d’extermination, il ne fait que renforcer la détermination des groupes anti-IVG, voire justifier la création de nouvelles associations ; Trêve de Dieu est l’une d’entre elles.

« De quoi je suis coupable pour qu’on me mette à mort » [2]

Trêve de Dieu est une association créée à l’occasion de la venue du Pape en Alsace-Lorraine en octobre 1988, pour empêcher tout avortement lors de sa « sainte » visite. Elle fut officiellement fondée le 26 octobre 1988 par Claire Fontana (ex-présidente), dont la mère (madame Gobry) fut militante dans la plus vieille association française contre le droit à l’avortement : Laissez-les vivre (créée en 1971). Au cours d’opérations dites « opérations sauvetages », leur devoir est avant tout un « devoir de conscience ». En effet, les commandos de Trêve de Dieu répondent à trois règles : 1) Discipline et silence. Les militants sont tenus de garder le silence lorsque les porte-parole s’adressent à la police, à la presse, aux femmes enceintes ou au personnel hospitalier (médecins, infirmières, directeurs...). 2) Leur but est de rester le plus longtemps dans le centre IVG : « ne nous laisser expulser par la police que pour donner tout le retentissement à notre action face au silence complice de notre société et nous amener aux conséquences ultimes de notre sacrifice ». Lorsque Trêve de Dieu attaque un centre IVG, ses membres s’enchaînent aux tables d’opération, déstérilisant ainsi le bloc opératoire et tout le matériel ; ils détruisent les stocks de RU 486, rentrent dans les chambres des malades, consultent les dossiers... 3) Culpabiliser les femmes et les médecins. Pour cela, lors des actions commandos, slogans et banderoles en appellent à la conscience des femmes et des médecins pratiquant l’avortement (autres moyens de pressions, les mini-cercueils ornés de photos de fœtus). La sœur aînée de Trêve de Dieu, SOS Tout-Petits, fondée en 1986, prêche pour un activisme moins violent. Son action reste dans un certain cadre légal : la pression morale sur les médecins et les femmes enceintes. L’organisation de Xavier Dor est connue pour ses multiples interventions contre des cliniques (Ordener, Colombes... [3] où les militants prient allongés à même le sol, distribuent des tracts annonçant « qu’ici on tue des bébés », chantent des cantiques religieux et, tout comme Trêve de Dieu, attendent l’arrivée de la police.

Note :

[1] Union Féminine pour le Respect de l’Aide à la Maternité

[2]Claire Fontana dans son livre Lettre aux sauveteurs

[3]Sos Tout-Petits est une association sans statuts, ce qui la met à l’abris des poursuites.

La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X cela va de soi est fermement opposé à l’avortement :

Editorial de « Pour qu’Il Règne », bimestriel de la FSSPX-Belgique, n°74, mai-juin 2006, p. 2. :

« Au sujet de l’avortement, il n’est certainement pas trop fort de parler de massacre et de massacre des Innocents (...). La banalisation de l’avortement et sa généralisation sont le signe évident de la déchristianisation de nos pays de vieille chrétienté (...). Plus que jamais, les catholiques doivent s’unir pour réagir et faire front au risque de disparaître peu à peu mais sûrement. »

Comme tout le monde le sait à Grenoble la principale et la plus active des organisation anti-IVG se trouve être "SOS-Tout-Petit", dont ilest inutile d’évoquer les liens avec les intégriste de Meylan. SOS-Tout-Petit brille parmis les autres organisation fasciste par sa discretion, on peut malgrès tout préciser que :

- leur siège social se situe : 11, rue Tronchet 75008 Paris FRANCE 01 47 83 97 42

- le directeur de la publication de leur site national est le Dr Luc Perrel domicilié à La Promenade - 53230 - Cossé-le-Vivien

- le site en question est héhergé par FREE ON LINE - Groupe ILIAD – 8 rue de la Ville l’Evêque - 75008 - Paris - Tel : 01 73 50 24 18

Parmi les prôche de SOS-Tout-Petit-Isère on trouve outre le jeune Alexandre une certaine Anne-Laure (dont nous tairons POUR LE MOMENT le nom de famille et l’adresse) militante elle aussi de l’UNI-MET-Grenoble parti à Lyon cette année, Matthieu Clique parti quand à lui à Toulouse ainsi qu’une famille de pharmaciens d’Eybens, les Chovelon dont le fils Benoit à déjà participé à des prières pour la vie.

La « Pharmacie Chovelon se touve, 13 Avenue Jean Jaures 38320 Eybens.

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Meylan semble bel et bien être la base arrière des militants anti-IVG, outre la FSSPX et plusieurs familles d’extrême-droite (notamment les Gabriac), on y trouve une autre association anti-IVG, « Mère de Miséricorde » soutenue notamment par l’archevêque anti-avortement de Montpellier Pierre-Marie Carré (ancien archevêque d’Albi).

L’association Mère de Miséricorde à son siège à Grenoble au 534, route de Meylan 38330 BIVIERS (Tel : 06 10 73 29 94 Email : mmcgrenoble yahoo.fr)

Des mini-stickers « SOS-Bébé » ont aussi été trouvés à Grenoble il s’agit d’une association-écran de l’ « Alliance pour les droit de la vie ». « SOS Bébé » est également rattachée au « réseau Hippocrate » qui réunit des professionnels de la santé : médecins, infirmières, sage-femmes, pharmaciens, etc. « , conscients de la nécessité de se former, de s’informer et de se concerter afin de défendre la vie et la dignité de l’homme. ». Le « réseau Hippocrate » est lui même proche de l’ « Institut Civitas ».

Et pour terminer mentionnons SOS la Vie qui est implanté à Voiron

(tél.:04.76.65.73.72) et à Valence (Choisir la VIE - Femmes enceintes en difficulté B.P. 411 - (26004) VALENCE Cedex tél. : 04.75.44.71.55)

Une église catholique qui n’est pas en reste.

On avait déjà parlé des opinion de Mgr de Kerime éveque de Grenoble et membre depuis 1978 de la « Communauté de l’Emmanuel » (association catholique fondée en 1976 et menant notamment des réflexions et des formations de « bio-éthique » opposée à l’avortement), de l’article qu’il publiait dans la revue catholique « La Bonne Nouvelle » (n°59 Novembre-Décembre 2010) un article intitulé « Pour une culture de vie », de la veillée de « prières pour la vie naissante » organisé à son appel le 25 Novembre 2010 à l’église Saint-Pierre de Voiron.

On notera l’existence d’une association anti-avortement dans la chartreuse qui n’est autre que la branche Isère de l’« Association pour l’objection de conscience à toute participation à l’avortement » fondé par Michel Raoult en 1982.

Choisir la vie-Isère - Aujardière 38950 Quaix-en-Chartreuse Téléphone : 04.76.56.82.87 Courriel : choisirlavie.isere laposte.net

Voici un courrier de l’association des intègristes anti-avortements "Choisir la vie Isère" séstiné à ses adhérents et sympathisants et affiché notament dans la "Collegiale Saint André", siège à Grenoble de l’Institut-du-Christ-Roi-Souverain-Prêtre..

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L’image ici : AG_-_Choisir_la_Vie_-_Isere.jpg

Interessons nous à Mariusz Sliwa !

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Le père Mariusz Sliwa qui collabore avec cette association puisqu’il est mentionné dans ce courrier pour son topo intitulé "N’ayons pas peur d’acceuillir la vie" n’est absolument pas extérieur à l’Eglise Catholique. Voir sa fiche sur le site internet du diocèse de Grenoble.

Mais aussi des professeurs de l’Université Pierre Mendes France

Il est important de parler d’Hugues Petit, actuellement professeur d’histoire du droit à la faculté de droit de l’Université Pierre Mendes France, membre du bureau politique du Front National et du conseil scientifique de ce dernier.

Cet ancien de l’action française à également été président de la « Ligue pour la vie », association rattaché au FN qui avait pour ambition de fédérer autours d’elle les autres associations anti-IVG, il partira suite à la scission qui intervient en 1998.

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Il déclarait 10 ans plus tard au site d’extrême-droit « Nation-presse.info » :

« La Ligue pour la vie a été victime de la scission de 1998. Nombre de nos cadres sont partis. Ceux qui sont restés au Front se sont retrouvés avec des responsabilités supplémentaires, c’est mon cas. J’ai dû me désengager du combat pour la vie et le regrette vivement, car c’est un des plus importants. On ne le dira jamais assez, l’immigration est la conséquence de la dénatalité. La ligue végète ; il suffirait de quelques bonnes volontés pour qu’elle redémarre. »

Un autre professeur de droit de l’UPMF peut être mentionné. Pierre Murat professeur de droit notarial, même s’il défend par exemple l’accouchement sous X à plusieurs reprise dans les colonnes de l’ « Express », fait parti des signataires d’une pétition contre l’IVG au coté de 49 éminents professeurs de droit.

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Extrait de l’article « Ils s’accrochent au délit d’interruption volontaire de grossesse. Des profs de droit en croisés pro-vie » de Blandine Grosjean paru dans le quotidien Libération le 16 Janvier 2004 :

« Ce n’est pas la pétition la plus people de l’année. Mais sans aucun doute la plus réactionnaire. Elle est adressée au président de la République pour défendre l’esprit de l’amendement Garraud. Une cinquantaine d’éminents professeurs de droit (1) demande que le gouvernement inscrive dans la loi l’interruption involontaire de grossesse, afin de punir pénalement l’auteur d’un accident ayant provoqué la mort d’un embryon ou d’un foetus. Ces juristes veulent que l’on reconnaisse l’existence juridique de l’embryon. Leur pétition arrive à trois jours de la clôture du débat parlementaire, dans l’espoir évident d’influencer le débat politique, alors que le gouvernement ne veut plus de cet amendement Garraud (lire ci-contre).

Le mélange des genres est inédit. Même le Pacs, affaire explosive, n’avait pas suscité une telle prise de position publique, collective et désespérée. L’heure serait donc très grave : C’est une question essentielle pour moi : "Quand commence la vie et quand commence-t-on à la respecter ?" Je ne suis pas d’accord que sous prétexte de justifier l’IVG, on dise que l’embryon ne fait pas partie de l’humanité, explique Bernard Beignier, doyen de la faculté de droit de Toulouse. Il reconnaît que son combat est motivé à 50 pour cent par ses convictions religieuses, et à 50 pour cent par des considérations juridiques.

Gros réacs. Dans la lettre au Président cela donne : Dès lors qu’une législation protège la liberté des femmes de ne pas avoir les enfants qu’elles ne veulent pas, cette législation devient totalement déséquilibrée si elle n’en protège pas de la même façon, le droit des femmes à avoir les enfants qu’elles souhaitent. Un signataire admet : Hormis trois ou quatre d’entre nous, ce sont tous des gros réacs. Sur les 48 pétitionnaires, 46 interdiraient à leur femme d’avorter, et 44 voteraient l’abrogation de la loi autorisant les IVG. Ça me fait rire quand ils invoquent la liberté d’avorter. Lui a signé parce qu’il trouve choquant qu’un accident conduisant à la perte d’un enfant ne donne lieu à aucune condamnation : Tant mieux si les antiavortement ont enfourché le dada, ils permettront peut-être que ce texte passe.

Ces professeurs signataires se seraient spontanément organisés pour exprimer leur indignation face aux contre-vérités juridiques énoncées lors de ce débat. En réalité, depuis 1999, année d’un arrêt de la Cour de cassation décidant que le foetus ne pouvait être victime d’un homicide, ils s’agitent éperdument. Par la voie classique des revues juridiques, de tribunes dans quelques quotidiens, avec la création d’une association de mères orphelines et d’un lobbying parlementaire ayant abouti au fameux amendement Garraud. On retrouve parmi ces activistes ceux qui se sont agités lors des débats sur le Pacs et sur l’affaire Perruche. Et à l’origine de cette action se trouverait un magistrat, un avocat général près de la Cour de cassation, Jerry Sainte Rose, catholique affiché, pourfendeur survolté de l’arrêt Perruche, qui selon lui indemnisait le préjudice, pour un handicapé, d’être né. Il y a derrière cette pétition une fronde philosophique et morale contre certains magistrats de la Cour de cassation. C’est la lutte des catholiques fervents contre les matérialistes, analyse un professeur de droit non signataire. Il s’agit d’un vrai combat politique. Ces gens se servent de leur savoir technique et de leur qualité de juriste pour faire valoir leur vision de la société. Toute la question est de savoir quelle est leur influence sur le pouvoir politique, élu démocratiquement.

Sortie du bois. Pour Jean-Marie Le Guen, député PS, qui avait conduit la première bataille contre l’amendement Garraud, cette sortie du bois est saine : L’absence de statut juridique de l’embryon suscite un sentiment d’angoisse chez ces gens. Je ne suis pas choqué que cette pensée juridico-chrétienne s’exprime, et c’est mieux que l’on sache enfin quels buts animent les défenseurs de l’amendement. Jean-Yves le Bouillonnec, (PS, Val-de-Marne), son compagnon de lutte contre l’amendement n’en démord pas : Le jour où vous reconnaissez une personnalité juridique au foetus, vous prohibez l’avortement. D’aussi éminents juristes que ces signataires le pensent. Ma responsabilité d’élu est de protèger le droit à l’IVG. L’Elysée, qui jugeait inopportun d’ouvrir une guerre de religions sur l’avortement, était intervenu pour que le gouvernement abandonne l’amendement. La supplique des facs de droit a peu de chance de bouleverser le Président.

(1) Sous la houlette d’Yves Mayaud (Paris-II) Michèle-Laure Rassat (professeure émérite, Paris-XII) et Gabriel Roujou de Boubée (Toulouse-I). »

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