Indymedia Grenoble

Vive le bétonnage vert et l’affichage sauvage pro-mairie !

dimanche 2 avril 2017 par Des promeneurs du parc Flaubert

[Infos locales] [Ville / Environnement]

Vendredi, on se baladait parc Flaubert quand nos yeux ont été attirées par de nouvelles affiches rouge, scotchées sur les poteaux des lampadaires, le long du chemin bétonné. Comme on est curieux et qu’on aime en général bien ce qui est proposé sur ces affiches, on est allé y jeter un coup d’œil.

« Aménagement du quartier Flaubert - Lancement de la démarche », peut-on y lire.

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Et, plus bas : « en présence du Maire, des élus et de l’équipe du projet », suivi tout en bas d’une série de logos : celui de la mairie de Grenoble, de SAGES (qui semble changer son nom pour Innovia, qui sonne plus branché), du cabinet d’architecte SATHY [1], du verdisseur de béton TN+, ainsi qu’un logo qu’on n’a pas encore eu la chance d’identifier : un « eu » cerclé.

Rien à voir avec des camarades dont on peut lire les affiches, donc.

On pourrait gloser sur les projets vachement verts et « en concertation avec les citoyens » qu’a pu soutenir la SAGES (la caserne de Bonne), ou son directeur Pierre Kermen à l’époque où il était encore second adjoint au maire, préposé à l’urbanisme et à l’environnement), et quand il défendait les projets de Minatec et de GIANT et la gentrification de Saint Bruno.

On pourrait, mais on sait tous bien qu’on n’a rien à attendre de ces gens.

En revanche, on s’est aussi amusé de voir que ces ces affiches sauvage pro-mairie, pro-gentrification et pro-béton-vert, étaient soigneusement appliquées… au dessus d’affiches pour la BAF, pour l’émission « Parloirs Libres », et pour Indymedia Grenoble…

Indymedia Grenoble où quelqu’un nous informait d’ailleurs il y a un mois que Lucille Lheureux − conseillère municipale qui a hérité d’une partie du portefeuille d’adjoint de Pierre Kermen − faisait passer un arrêté punissant les bénéficiaires de l’affichage sur le matériel urbain.

Du coup on s’est demandé : la mairie va-t-elle oser se verbaliser elle-même (en même temps que la SAGES et les cabinets d’urbanistes) pour cet affichage sauvage, en tant que co-organisatrice de cet événement ?

Si c’est le cas, comme on a nous-même arraché leurs vingt-trois affiches, on est prêts à leur fournir une facture de 460€ (ce qui correspond au tarif fixé par la mairie).

À moins que cette dernière n’admette qu’il ne s’agit que de virer l’affichage qui ne rentre pas dans leur grille du socialement acceptable ? On peut rêver.


Ajout d’Indymedia Grenoble : Sur Twitter, on a trouvé ça :

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[1] À ce sujet, on vous conseille une brochure récemment parue sur Infokiosques.net : « Le collectif d’architectes : Les fées clochettes de la gentrification et du néocolonialisme.



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