Indymedia Grenoble

Retour sur la manifestation du 7 mai au soir à Grenoble.

lundi 8 mai 2017 par anonyme

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Dimanche sept mai, nous étions cinq-cent à répondre à l’appel au rassemblement pour un deuxième tour « social et populaire » sur la place de Verdun à Grenoble.

Voici un bref récit de cette soirée, où nombres de nos camarades ont subi des violences de la part des forces de l’ordre. Ici, nous avons souhaité retranscrire l’agression de l’un d’eux que nous appellerons M.

Après un certain temps réunis sur la place, motivés par la batucada, nous nous mettons en route en formant un cortège. En arrivant sur le boulevard Gambetta, nous faisons face à un premier barrage des CRS qui braquent leurs lampes sur nous, puis qui finissent par lancer des grenades lacrymogènes. Afin d’y échapper, nous prenons une rue adjacente. Une partie du cortège fait demi-tour. Face à la violence de la police, nous cherchons à fuir, et commençons à nous disperser vers la caserne de Bonne. Dans le but d’empêcher toute personne de s’échapper, les CRS bloquent toutes sorties. Nous nous retrouvons place Notre Dame, où un second rendez-vous a été donné. Nous partons en direction de la place Victor Hugo mais nous sommes suivis et bloqués par la police, matraques et flashballs à la main. Nous commençons à nous disperser dans le jardin de ville. C’est à ce moment-là que M se retrouve prit en chasse. Paniqué, il finit par se retrouver seul dans un coin du parc.

Entouré de policiers, il décide de se rendre, mains en l’air en se disant que la BAC le laissera partir s’il est coopératif.

Sept baqueux l’entourent et les insultes commencent à fuser « regardez, un pd ! ». Il est plaqué contre le mur. Ils sont trois sur lui, pendant que les autres font barrage et rient. L’un d’eux l’attrape par les cheveux « tu penses que ce sont des vrais cheveux ? » « attend, on va vérifier ça » et lui frappe la tête contre le mur à plusieurs reprises. En voyant qu’il tourne la tête et que les coups arrivent sur sa pommette, il le force à mettre la tête face au mur. Heureusement, il parvint à se protéger le visage avec ses mains. Pendant ce temps un des baqueux l’aveugle avec sa lampe et un autre le fouille, ne trouvant que son téléphone qu’il jette par terre, ce qui aura pour effet de casser l’écran. En jetant M à terre, il crie « j’ai envie de tuer les petites merdes comme toi ». Ses collègues, hilares, lui frappent les jambes avec leurs tonfas alors qu’il est toujours à terre. Au bout d’un moment, ils se calment, et des remarques fusent du côté des forces de police « allez dégage c’est l’heure de ta sodomie nocturne », « si on te revoit tu vas finir comme Théo » « je suis sûr qu’il aimerait ça ».

Sonné et désorienté, il est resté à terre quelques minutes avant de parvenir à rejoindre d’autre camarades.

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