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La Grevue de presse de septembre

mardi 5 septembre 2017 par Ici Grenoble <contact ici-grenoble.org>

[Infos locales] [Média]

Que s’est-il passé à Grenoble et dans ses environs cet été ?

Ici Grenoble vous propose la Grevue de presse de septembre, une sélection d’événements marquants glanés dans la presse locale.

Bonne lecture !

L’équipe d’Ici Grenoble http://ici-grenoble.org

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LES INFOS LOCALES DE SEPTEMBRE

(Les sources sont entre parenthèses)

[Les commentaires sont encadrés]

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A480 : Le passage en force ?

[Attention, ce premier article est assez long, car le sujet est complexe. Les articles suivants sont beaucoup plus concis.]

C’est sans doute le sujet qui a le plus enflammé les médias locaux cet été : le coup de théâtre autour de l’A480. Petit rappel des faits. En novembre dernier, l’État, la Métropole, le Conseil départemental, la mairie de Grenoble et la société AREA tombaient d’accord sur un protocole d’intention concernant l’aménagement de l’A480 et du Rondeau. La quasi-totalité des élu-e-s se félicitait alors de ce chantier colossal de 380 millions d’euros pour améliorer l’échangeur du Rondeau, passer l’A480 à deux fois trois voies sans élargissement de la chaussée, maintenir les entrées nord et sud en deux fois deux voies, limiter la vitesse à 70 km/h sous certaines conditions.

Le financement ? AREA paye les travaux à hauteur de 300 millions d’euros. En contrepartie, l’État l’autorise à augmenter le tarif des péages pour les 100 000 à 150 000 véhicules circulant chaque jour sur l’A480. Il prolonge également la durée de concession de l’autoroute à AREA jusqu’en... 2036.

Les contrats entre l’État et AREA semblent cependant contenir des clauses secrètes liées à des accords nationaux signés en 2015. Suite à une plainte de Raymond Avrillier (maire-adjoint honoraire de Grenoble), le tribunal administratif de Paris a sommé le Ministère de l’économie de rendre publics l’ensemble des documents liés à AREA. Contestant cette décision, le Ministère s’est pourvu en cassation. Le 5 juillet dernier, le Canard Enchaîné a cependant révélé le contenu d’une partie des accords de 2015. Ils mettent à jour des avantages impressionnants voire illégaux accordés aux sociétés autoroutières, dont AREA.

Ces avantages impressionnants expliquent-ils la nouvelle tentative de ’’passage en force" autour de l’A480 ? L’État et AREA ont dévoilé cet été un projet d’enquête publique dont le contenu ne respecte pas le protocole d’intention de novembre 2016. Le chantier de l’A480 prévoit désormais un important élargissement du domaine autoroutier, des expropriations de terrains, une forte augmentation du trafic, l’absence de garanties sur le maintien des entrées nord et sud en deux fois deux voies. Loin d’un "boulevard urbain" à 70 km/h, il s’agit désormais d’un vrai projet d’autoroute en plein centre de l’agglomération.

Depuis plusieurs semaines, les arguments se multiplient contre ce nouveau projet. Ils peuvent se résumer ainsi :

1. L’élargissement de l’A480 va encourager l’utilisation de la voiture et l’urbanisation qui va avec. La fluidité du trafic ne sera que temporaire. À terme, la pollution et les bouchons augmenteront.

2. Pour le même budget, il serait possible de construire une nouvelle ligne de tram de 10 à 15 km. En terme de déplacements, les enjeux sont proches. Sur l’A480 circulent environ 100 000 véhicules par jour. Ce n’est pas loin du nombre de voyageurs prenant quotidiennement la seule ligne A du tramway.

3. AREA va financer le chantier de l’A480 parce que ses profits seront ensuite colossaux. Probablement des dizaines de millions d’euros. Autant d’argent public en moins pour financer des transports en commun et des services publics.

4. La pérennité de ’’portes’’ à 2x2 voies aux entrées de l’A480 n’étant plus assurée, le passage total à 2x3 voies est à craindre d’ici quelques années. À plus long terme, cet élargissement est une étape supplémentaire vers la relance de l’A51.

5. L’empressement de nombreux élus à démarrer ce chantier, l’un des plus grands de France, peut paraître suspect. Étant données les sommes exceptionnelles en jeu, certaines personnes redoutent d’éventuelles commissions occultes.

Pour l’instant, la Mairie de Grenoble et l’ADTC font partie des rares instances à émettre publiquement des réserves sur l’A480. En attendant des mobilisations de la population cet automne ?

[Pour plus de détails, nous vous recommandons les dossiers spéciaux A480 de l’ADES et de l’ADTC.]

(Dauphiné Libéré, 29/06/17, 09/07/17, 12/07/17, 30/08/17 ; ADES, juillet 2017)

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La fonte record des glaciers de l’Isère

Les autoroutes s’élargissent, les glaciers disparaissent. Selon le Centre d’études de la neige de Météo France, 2017 s’annonce comme la pire année depuis 65 ans pour les glaciers de l’Isère. La canicule estivale et le déficit de neige hivernale ont fortement diminué l’épaisseur des glaces. Même aux plus hautes altitudes, certains glaciers ont perdu plus d’un mètre.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il semble s’accélérer. 30 des 160 glaciers du massif des Écrins ont déjà disparu en 20 ans. À ce rythme, tous les glaciers à moins de 3500 mètres d’altitude auront fondu d’ici 2100.

Pour ralentir les effets inexorables du réchauffement climatique, certaines stations de ski se lancent dans une fuite en avant technologique. Aux Deux Alpes, six enneigeurs vont bientôt être installés sur le glacier. Ils pomperont l’eau de fonte pour la transformer en neige.

[La contribution des enneigeurs au réchauffement climatique n’est pas encore évaluée...]

(Dauphiné Libéré, 15 /08/17)

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Les CRS de Grenoble ne sont pas contents

Alors que de grandes manifestations se préparent contre la loi Travail 2, la Compagnie Républicaine de Sécurité 47, basée à Grenoble, lançait un mouvement social fin août. Motif ? Comme plusieurs autres unités en France ces derniers mois, la CRS 47 proteste contre la diminution de leurs indemnités de missions extérieures. Augmentées en 2014, ces indemnités seront bientôt soumises à la Contribution Sociale Généralisée (CSG), la cotisation qui finance la Sécurité Sociale.

Les CRS dénoncent également un suremploi permanent depuis les attentats de 2015, une dégradation de leurs conditions de travail et d’hébergement, un épuisement généralisé.

(Dauphiné Libéré, 26/08/17)

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Un Front Social à Grenoble

Les CRS en grève vont-ils rejoindre les cortèges contre la loi Travail 2 ? Comme dans plusieurs autres villes de France, un Front Social s’organise à Grenoble pour encourager un grand mouvement de luttes contre les reculs du Code du travail. Une première manifestation de rue est prévue le 12 septembre.

Si vous souhaitez rejoindre le Front Social, une Assemblée Générale s’organise mardi 5 septembre à 18h à la Bourse du Travail de Grenoble.

Pour s’inscrire à la liste de diffusion du Front Social de Grenoble : Il suffit d’envoyer un message à l’adresse infos-front-social-grenoble-subscribe (at) lists.riseup.net.

[Pour un récapitulatif des reculs sociaux de la loi Travail 2, nous vous recommandons le Dossier spécial de Médiapart&xtloc=&url=].]

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Les bibliothécaires reprennent la lutte

Et puisque l’on parle de mobilisations... Cet été, les luttes contre la fermeture des bibliothèques Hauquelin, Prémol et Alliance ont connu un nouveau rebondissement. Rappel de l’épisode précédent : En mai dernier, le Conseil municipal de Grenoble examinait la pétition de 4 100 signatures pour le maintien tel quel des trois bibliothèques. Après de longs débats, la majorité municipale promettait une réouverture partielle de chacune des bibliothèques. Quand et comment ? Un cycle de négociations devait s’ouvrir avec les habitant-e-s et bibliothécaires en lutte depuis des mois.

Début juillet, faute de consensus, les négociations se sont stoppées net. Les débats sont en particulier vifs autour du projet de la mairie de transformer la bibliothèque Alliance en Tiers-Lieu. Pour débloquer la situation, le collectif Touchez pas à nos bibliothèques a demandé le déclenchement de la Votation citoyenne pour le maintien des trois bibliothèques. Théoriquement, la mairie est censée accepter ce dispositif d’interpellation citoyenne qu’elle a elle-même mis en place. Mais au Conseil municipal de juillet, coup de théâtre : Éric Piolle a autoritairement refusé cette Votation. À la place, il promet une consultation en automne.

Révoltés par ces décisions, les collectifs Touchez pas à nos bibliothèques et les Bibliothécaires de Grenoble en lutte ont prévu de relancer leurs combats en septembre, en particulier lors du prochain Conseil municipal.

[Petit rayon de soleil : La médiathèque Kateb Yacine vient d’ouvrir un nouveau secteur jeunesse, avec près de 8 000 documents sur 200 mètres carrés. Une bonne nouvelle pour les enfants !]

(Dauphiné Libéré, 11/07/17, 13/07/17, 17/07/17 et 18/08/17)

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Un nouveau Refuge à Grenoble

Le Refuge est une association nationale de soutien des jeunes de 18 à 25 ans rejeté-e-s par leur famille du fait de leur orientation sexuelle (homophobie, lesbophobie ou transphobie). Elle propose 70 places d’hébergement d’urgence en France, avec un accompagnement social, médical, psychologique et juridique.

Face aux demandes de plus en plus nombreuses (plus de 500 par an), l’association a ouvert une nouvelle antenne à Grenoble cet été. Deux à trois jeunes pourront être accueilli-e-s dans un appartement tenu secret, avec le soutien d’une vingtaine de bénévoles.

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Haro sur le RSA

La pression augmente vis-à-vis des allocataires du RSA. Le Conseil départemental expérimente depuis plusieurs mois un dispositif de ’’réciprocité’’ à Bourgoin-Jallieu, à Pont-de-Claix et dans le Trièves. Le principe ? Chaque allocataire est incité-e à signer un Contrat d’Engagement Réciproque. En contrepartie du RSA, l’allocataire doit désormais travailler bénévolement plusieurs heures par semaine au sein d’une association, d’un chantier d’insertion ou d’une collectivité locale. Ce dispositif sera généralisé début 2018 dans tout le département.

Certain-e-s voient dans cette ’’réciprocité’’ une occasion de rencontres et d’insertion professionnelle. À l’inverse, beaucoup la considèrent comme une étape vers les ’’jobs à 1€ de l’heure’’, comme en Allemagne, mais aussi comme une offensive idéologique pour associer une fois de plus les bénéficiaires d’aides sociales à des fainéant-e-s désoeuvré-e-s.

Rappelons qu’en 2016, pour la première fois depuis sa création, la somme consacrée au RSA par le Conseil départemental de l’Isère avait reculé de 4,2 millions d’euros, sur un budget total de 140 millions d’euros environ. Combien d’allocataires en moins ? L’équivalent de 800, sur un total de 24 000. Pour le Conseil départemental, cette diminution était le résultat de sa nouvelle cellule de ’’chasse aux fraudeurs’’. Pour de nombreuses associations, c’est la conséquence de la dégradation du service public d’aide sociale et l’augmentation du ’’non-recours’’.

En effet, selon une enquête d’ATD Quart Monde, plus de 30% des personnes qui ont droit au RSA ne le demandent pas. Pourquoi ? À cause de la difficulté d’entreprendre ces démarches et du manque d’informations sur la manière d’obtenir ces aides. Ce phénomène de ’’non-recours’’ fait ’’économiser’’ aux collectivités locales plus de 5 milliards d’euros par an.

Le non-recours ne concerne pas que le RSA. Il est estimé à près de 30 % pour la CMU complémentaire, 70 % pour le tarif première nécessité EDF, ou encore 50 à 70 % pour les tarifs sociaux dans les transports urbains.

(Place Gre’net, 21/08/17 ; Dauphiné Libéré, 03/07/17)

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Laurent Wauquiez contre la bio, épisode 2

Les offensives du Conseil régional contre l’agriculture biologique se poursuivent. En 2016, Laurent Wauquiez avait décidé de fortes baisses de subventions aux associations historiques de soutien de la bio : le réseau des AMAP, l’Atelier paysan, les ADDEAR, Terre de liens, Corabio, la Fédération régionale d’agriculture biologique, le Res’OGM Info, etc. En 2017, la Région Auvergne-Rhône-Alpes décide de réviser à la baisse ses aides en direction des producteurs bio, qu’ils soient “en conversion” ou en phase dite ’’de maintien’’.

Concrètement, pour chaque ferme, les aides de ’’conversion bio’’ seront plafonnées à 12 000 € et les aides de ’’maintien bio’’ à 8 000 €. Ces dernières pourraient même être supprimées en 2018. Selon la Fédération de l’agriculture biologique d’Auvergne-Rhône-Alpes, ce nouveau barème est le plus sévère de toute la France. Il aura des impacts très négatifs sur les filières bio-locales.

La politique régionale de Laurent Wauquiez rejoint celle du nouveau ministère de l’agriculture. L’État vient en effet d’annoncer un plafonnement des aides à la bio pour les années à venir.

(Place Gre’net, 07/07/2017)

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L’Éléfàn ouvre une épicerie-laboratoire

Les productions bio-locales sont menacées, mais la demande augmente. Depuis le 1er septembre, le projet de supermarché autogéré grenoblois, l’Éléfàn, a ouvert une ’’épicerie-laboratoire’’ au 13 chemin de la Capuche. Réservée aux 750 adhérent-e-s de l’association, l’épicerie propose des produits en majorité locaux et/ou bio, à des prix 10 à 40 % moins chers.

Moins chers, mais comment ? Chaque adhérent-e doit donner trois heures de son temps pour assurer les tâches nécessaires au bon fonctionnement du magasin : mise en rayon, caisse, administration, logistique, etc. L’épicerie du quartier Capuche est un laboratoire pour expérimenter ces principes. L’Élèfàn s’inspire du Park Slope Food Coop, fondé en 1973 dans le quartier de Brooklyn à New-York. Quarante ans plus tard, ce supermarché associatif compte 17 000 membres et tourne à plein régime, sept jours sur sept. À Grenoble, 1 300 à 1 500 adhérent-e-s seront nécessaires pour atteindre cet objectif.

(Place Gre’net, 24/08/17)

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Les premiers panneaux de ’’Solaire d’ici’’

Imaginé il y a un an, le projet d’électricité locale Solaire d’ici se concrétise. Deux écoles de Saint-Égrève accueillent désormais 30 panneaux solaires chacune. Dix autres installations sont prévues à La Tronche, Grenoble, Échirolles et Eybens. Le but est d’atteindre 100 installations dans l’agglomération grenobloise.

Ces panneaux solaires sont financés par la Société Énerg’y citoyennes, qui rassemble près de 80 sociétaires selon le principe une personne = une voix. L’énergie produite sera pour l’instant revendue à GEG, à EDF, et un jour peut-être à Enercoop, l’une des coopératives à l’origine de Solaire d’ici.

(Dauphiné Libéré, 04/08/17)

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Menaces sur le Fournil

L’État et la Métropole ont décidé de baisser leurs subventions au Fournil. Depuis 1995, cette cantine associative propose des repas à prix modique (à partir de 1€) cinq midis par semaine, mais aussi de l’aide pour les démarches administratives et un espace pour se laver. En 2016, 25 000 repas ont été servis. Les convives ? Des personnes âgées avec peu de ressources, des femmes isolées, des personnes sans domicile, des réfugié-e-s, des migrant-e-s, des étudiant-e-s précaires...

Alors que la demande de repas n’a jamais été aussi forte, le Fournil est désormais contraint de n’ouvrir que 4 jours par semaine, contre 5 auparavant. La cantine limitera également ses repas à 90 couverts.

Parallèlement, le Fournil est en pleine incertitude sur son relogement. D’ici fin 2017, l’association devra quitter ses locaux près de la Bifurk. La ville de Grenoble souhaite y construire une école et une Ehpad. Pour l’instant, aucune solution de relogement n’est en vue. Toute aide est la bienvenue !

(Dauphiné Libéré, 27/07/17)

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Des réfugié-e-s en Formule 1

Ces derniers mois, l’État a racheté 62 Hôtels Formule 1 en France pour y créer un nouveau Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile (Pradha). Au Fontanil-Cornillon, l’ancien Formule 1 accueille désormais 50 réfugié-e-s isolé-e-s et 40 réfugié-e-s en couple ou (en) famille monoparentale. Ils sont accueillis après leur passage en Préfecture, le temps d’examiner leur demande d’asile.

Comme à Saint-Hilaire-du-Rosier il y a quelques mois, l’ouverture du centre du Fontanil suscite de vive tensions entre ’’pro’’ et ’’anti’’ migrant-e-s. Aux menaces, mensonges et provocations xénophobes répondent des messages de bienvenue et de solidarité.

[Pour un aperçu du niveau de xénophobie au Fontanil, nous vous recommandons cet article de synthèse du site Isère-antifacisme.]

(Dauphiné Libéré, 23/07/17 et 25/08/17)

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1 400 mineurs non accompagnés

De plus en plus de mineurs étrangers et isolés arrivent à Grenoble pour demander l’asile. Considérés juridiquement comme des ’’Mineurs Non Accompagnés’’, ils seraient près de 1 400 cette année, contre 700 en 2016 et 150 en 2015. L’accueil et l’hébergement d’urgence de ces jeunes sont théoriquement la compétence du Conseil Départemental. Mais depuis le 1er juillet, le Département a décidé de stopper l’accueil des MNA, arguant des raisons organisationnelles et budgétaires. Plusieurs millions d’euros et des centaines de nouvelles places d’hébergement seraient nécessaires.

La Cimade, Médecins du Monde et le Secours Catholique dénoncent ce scandale, contraire au Code de l’action sociale et des familles. En août, le Tribunal Administratif puis le Conseil d’État ont sommé le Conseil Général de respecter la loi. La situation est dramatique pour de nombreux jeunes mineurs isolés, qui vivent actuellement dans la rue.

(Dauphiné Libéré, 05/08/17 ; Place Gre’net, 03/09/17)

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Trains : Touristes oui, Isérois non ?

Ce n’est pourtant pas l’argent qui semble manquer au Conseil Départemental. Il vient d’allouer 15,7 millions d’euros de subventions à la société canadienne Edeis pour la remise en service du petit train de la Mure. Cette ligne était fermée depuis 2010 suite à un éboulement sur les voies. Seule la partie haute sera exploitée, sur 15 km, à partir de 2020. Le chantier de 26 millions d’euros prévoit également un musée de la mine, un belvédère et un restaurant panoramique. Objectif ? Attirer 120 000 touristes chaque année. Rappelons que le petit train de la Mure fût la première ligne électrifiée du monde.

Alors qu’il relance le train de la Mure, le Département de l’Isère appelle de ses vœux l’abandon de la ligne Grenoble-Gap, jugée trop peu fréquentée. Les élu-e-s, incapables de fournir les bons chiffres, semblent ne pas savoir qu’en réalité, la fréquentation de la ligne est en hausse massive depuis plusieurs années, comme le révèle le journal La Voie ferré des Alpes dans son enquête estivale. La fréquentation aurait augmenté de 20 % depuis 2013, avec plus de 300 000 voyageurs en 2016.

[Le Conseil départemental semble pressé de faire rouler les fameux ’’bus Macron’’ entre Grenoble et Gap, étape importante vers la relance, à terme, de l’autoroute A51. Pour empêcher la fermeture de la ligne, des manifestations sont prévues cet automne.]

(La Voie Ferré des Alpes 2, juillet 2017)

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Centres de santé : La lutte paie !

Rappelons-nous : En avril dernier, le Conseil départemental annonçait une baisse brutale de 70% des subventions publiques à destination de l’Agecsa, l’association qui porte les 5 Centres de santé de Grenoble.

Les Centres de santé font pourtant partie des rares espaces médicaux sans but lucratif, proposant des soins accessibles à toutes et à tous, proches des populations les plus pauvres. Les équipes médicales sont salariées, dégagées de tout enjeu de profit économique. Plus de 17 000 Grenoblois-es sont suivi-e-s par les Centres de santé, essentiellement dans les quartiers dits populaires.

L’annonce du Conseil Général avait soulevé de vives indignations. Après plusieurs manifestations et une pétition de 3 000 signatures, le Département est revenu sur sa décision. La baisse de subventions est désormais limitée à 13 % en 2017, soit tout de même plus de 70 000 €.

(Dauphiné Libéré, 21/07/17)

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À bientôt pour la prochaine Grevue de presse !



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