Indymedia Grenoble

Pas de flics dans les manifs, de l’anti-rep pour tout-e-s !

jeudi 12 octobre 2017 par anonyme

[Infos locales] [Répression / Contrôle social] [Révoltes / Luttes sociales] [Mouvements lycéens / Etudiants]

Lors de la manif du 10 octobre (environ 3500 pers.) plutôt tranquille à la base, des syndicats de flics (Alliance, Unité SGP-FO) étaient présent en tant que fonctionnaire.

Lorsque le cortège étudiant et autre personnes non syndiqué-es en remontant la masse de syndicalistes, s’est retrouvé à hauteur du cortège de keuf, quelques slogans bien connus de ces derniers ont étaient scandés (« tout le monde déteste la police », « flic, violeur, assassin ») Puis les PLP [1] ont tenté de faire quitter la manifestations à ceux qui d’ordinaire manient matraques gazeuses et autre engins de mort.
Vers la fin de la manifestations, nous avons pu constater que les syndiqués de la police nationale étaient avant tout des flics et n’ont pas hésiter à allé dénoncer auprès de leur camarades non grévistes les manifestant-e-s qui les prenaient à partie.

Puis plus tard nous avons appris qu’une personne s’est fait arrêté. Nous n’en savons pas plus.

Un cortège est allé devant le commico central pour demander sa libération mais est reparti bredouille.

Le manifestant fut libéré le lendemain après avoir passé 24h en GAV.

Deux questions se posent alors :

- Doit-on, sous couvert d’unité, accepter que ceux-celles qui part leur fonction non de cesse d’être le bras armé de l’État pour réprimer, puissent gentiment parader au sein des manifs ?
- Comment reconnaître un flic gréviste d’un baceux bastonneur quand ils marchent main dans la main ?

Nous pensons qu’un flic reste un flic et nous ne pouvons pas nous permettre - à l’heure du tout sécuritaire et de l’avancement d’un État policier - de faire de l’humanisme en parlant de « personne grêviste ».

La tenacité de l’emprise de la domination policière tient au fait qu’elle agit autant sur les corps que sur les coeurs et qu’il n’y a plus rien a garder d’un flics qui a accepté et qui accepte jour après jour de continué de réprimer, assassiner, humilier, truander, violer, molester, enfermer, bastonner, oppresser...et à la fin du mois touche sa paie si durement méritée. Cette emprise n’atteint pas seulement le/la salariée qui est payé mais l’entièreté des individus où cette domination se répand. Les collabos, les vigilants, les S.O. les Yeux derrières les caméras... sont d’autre formes visibles de cette dominance mais l’imprégnation globale et persistante, elle reste bien invisible cachée au fond de nos coeurs à tout-e-s. S’en apercevoir pour commencé à s’en débarrasser, à tuer nos « uniformes intérieurs » est une piste à envisager.

On ne le dira jamais assez, le système policier fait de lois, de personnes, de matériel, de dispositif et d’un imaginaire sera toujours l’ennemi de celles et de ceux qui veulent renverser l’ordre établit. Et on l’a encore vu lors de cette manif, ne pas aller jusqu’au bout de la conclusion qui s’impose fait que petit à petit nous devenons, tout-e-s à notre échelle, des complices de ses exactions.

Pour finir, il est grand tant de se ré-organiser avant, pendant et après les manif. On ne peut plus se dire en solo, « je vais à la manif pour voir et de toute façon je n’ai rien à me reprocher », les mains dans les poches comme si il s’agissait de la promenade du Dimanche. Une manif de grêviste [2] sera toujours un espace de confrontation avec l’État et donc avec son corps armé (les flics) son corps administratif (la pref) et son corps judiciaire (le proc). Ils ne feront pas de cadeau. Notre souhait c’est qu’il y ai un peu plus de cohésion et de solidarité dans les cortèges. On vous met en attaché deux tracts sur vos droits en GAV et quelques conseils utiles en manif. On vous conseille également de lire le guide CADECOL

PDF - 41.1 ko

[1] « Puent la Pisse », terme élogieux utilisé par les flics pour désigner la jeunesse révoltée

[2] Ici on ne parle pas des pseudo-manif réactionnaires de type Charlie ou Gaulistes qui sont des commandes étatiques de récupération



Compléments d'informations :

Ajouter un complément d'information


copyLeft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.