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"Il n’y aura pas de complaisance avec l’état et ses institutions "

jeudi 9 novembre 2017 par anonyme

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Cet article se veut être un pastiche de celui-ci : http://www.ledauphine.com/isere-sud...

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"Il n’y aura pas de complaisance avec l’état et ses institutions "

Comment réagissez vous face à la répression policière de tous les mouvements sociaux partout en France, ainsi qu’à l’État d’urgence permanent ?

Il faut d’abord observer la gravité des choses. On s’en prend à des symboles forts des solidarités et des moyens qui servent à protéger et autonomiser les individus. Ce qui se passe ces dernières années est extrêmement grave. Nous avons pris, collectivement et individuellement, la résolution de ne pas nous laisser faire et de rester unis. À la fois dans l’immédiat mais aussi à l’avenir à travers des collectif formels et informels. Cette confiance en nous que cela nous donne va servir. Car nous ne sommes pas que de la chair à travailler et consommer : nous sommes aussi des êtres humains qui vivent et ressentent. Et on a vu, s’agissant des manifestations contre la loi travail comme pendant toutes les autres "bavures" policières, que l’état et ses sbires casqués peuvent s’en prendre à nos corps. Je ne dirai rien du milieu anarco-libertaire, mais j’observe que celui-ci est particulièrement visé par les keufs. Il faut se méfier des idées toutes faites que propagent les médias sur cette "mouvance". Mais les idées qu’elle brasse nous montrent qu’il y a d’autres mode d’organisation possibles. D’autre part, tous les médias financés par la pub, les millionnaires marchands d’arme ou de connexion internet ne parlent pas du monde tel que nous le vivons. Mais il est vrai que nous avons à Grenoble comme partout ailleurs des flics pourris, des médias à la botte, puissants, qui ont montré leur capacité de nuisance lors des manifestations de l’année dernière, en particulier contre la loi Travail. Des institutions contre lesquels nous ne désarmons pas. Eux, ils nient les droits de l’individu et la capacité d’organisation et de résistance de ceux-ci, mais nous, individus et collectifs, nous ne sommes pas là pour accepter ce type de comportement. Il est donc clair que nous les avons en face de nous. Il n’y aura aucune complaisance avec ces milieux là. Ils ont montré leur haine de ceux qui veulent vivre et s’organiser librement, et leur haine de ce qui constitue l’essence même de nos modes de vie qui ne leurs sont pas enchaînés.

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L’article d’origine :

Il n’y aura aucune complaisance avec ces milieux anarchistes et libertaires…

Comment réagissez-vous aux incendies commis dans deux gendarmeries, à Grenoble puis à Meylan  ?

Il faut d’abord observer la gravité des choses. On s’en prend à un symbole fort de l’État et à des moyens qui servent tous les jours à protéger la population. C’est donc un acte extrêmement grave. Nous avons pris, avec la gendarmerie, toutes les dispositions pour protéger ces lieux, à la fois dans l’immédiat et aussi à l’avenir à travers des crédits qui vont être dégagés pour reconstruire et mettre en place des protections supplémentaires. Des protections car la gendarmerie, ce n’est pas qu’une institution, ce sont aussi des hommes et des femmes qui travaillent pour la sécurité des autres. Et on a vu, s’agissant de Meylan, que l’on pouvait s’en prendre à des biens personnels et que l’on était proche d’un incendie des logements. Je ne dirai rien de l’enquête mais j’observe les interpellations qui ont eu lieu aujourd’hui (lire hier). Il faut se méfier des idées toutes faites au début d’une enquête. Ces interpellations nous montrent qu’il y a d’autres pistes possibles. D’autre part, (le site qui a hébergé la revendication) n’est pas le journal officiel. Mais il est vrai que nous avons à Grenoble des milieux anarchistes, libertaires, puissants, qui ont montré leur capacité de nuisances lors des manifestations de l’année dernière, en particulier contre la loi Travail. Des milieux contre lesquels nous ne désarmons pas. Eux, ils nient l’État, les institutions, mais nous, État et institutions, nous ne sommes pas là pour accepter ce type de comportement. Il est donc clair que nous les avons en face de nous. Il n’y aura aucune complaisance avec ces milieux-là. Ils ont montré leur haine des institutions et leur haine de ce qui constitue l’essence même de notre société.



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