Indymedia Grenoble

[Indymedia Grenoble] Des textes de revendication et de leurs réponses, épisode 1

samedi 16 décembre 2017 par anonyme

[Infos locales] [Média]

Indymedia Grenoble fonctionne selon le principe de la publication ouverte, c’est à dire que chacun·e peut y publier une contribution (textes photos, liens). Le collectif de modération n’est pas l’auteur des contributions. Celles-ci n’engagent que leurs auteur·e·s. L'équipe d'administration − comme indiqué dans la charte − n’a pas à porter de jugement collectif sur les contenus publiés.

Rappel : depuis l’incendie de la Gendarmerie de Grenoble et la censure du communiqué de revendication par l’OCLCTIC, fin septembre, deux mois et deux incendies supplémentaires ont eut lieu dans l’agglomération grenobloise. Tous ont été revendiqué sur Indymedia Grenoble (celui de l’incendie de la gendarmerie de Meylan et celui de la Casemate).

On a commencé par encaisser, on s’est laissé le temps de se regrouper, de voir ce qui se passait, de réfléchir, de voir ou revoir nos bases et ce qui nous réunissait, de s’informer, de mieux se former, de voir comment chacun réagissait, de communiquer, de former ou reformer des réseaux et des solidarités.

Voici venu le temps de faire quelques rappels et précisions.

De la prudence dans la communication pour les temps à venir

Cette censure que nous avons subit n’est qu’une petite partie visible de la répression et de la diabolisation médiatique qui est faite sur les milieux anti-autoritaires. Elle doit rappeler que la propagande par le fait n’est pas un sujet qu’on aborde à la légère, surtout sur une plateforme de publication libre comme Indymedia Grenoble, c’est à dire au vu et au su de tou·te·s. Et donc de la police.

Le dernier communiqué de revendication a amorcé un vif débat ici, que ce soit par articles ou en commentaire. Cette volonté de débat, si elle est parfaitement compréhensible, peut être dangereuse par les informations qu’elle peut fournir, directement ou indirectement, volontairement ou non. Les articles et commentaires alimentant le débat au sujet des incendies peuvent exposer des militants pas forcément concernés (même si ces informations peuvent être données « en creux »).

Hors, l’un des principes de publication sur Indymedia Grenoble est de « ne pas mettre en danger les individus par l’information » et « [de refuser] de diffuser des informations pouvant compromettre des militant·e·s et de collaborer avec les autorités ».

Certains sujets doivent être traités et discutés mais il nous semble, en particulier dans le moment historique que nous vivons, qu’un espace public comme l’est le site internet d’Indymedia Grenoble n’est hélas pas toujours l’endroit le plus approprié pour cela.

De plus, Indymedia Grenoble est un site relais d’information et de diffusion d’outils théoriques ou stratégiques, qui a vocation à donner à tou·te·s des outils critiques de lutte et d’émancipation. En revanche, il n’est pas un blog personnel d’opinion, et encore moins une page Facebook ou un fil Twitter, quel que puisse être l’intérêt réel ou supposé de ces plateformes [1].

En conséquence, ces messages auront de fortes chances d’être refusés.

Il ne s’agit pas d’interdire la critique de certaines actions, mais plutôt de laisser aussi la place à d’autres informations [2], à Grenoble et ses alentours.

Parce-que les luttes politiques à Grenoble ne se limitent ni aux incendies ni à se positionner pour ou contre celui-ci ou celui-là. Et de loin s’en faut.

Solidairement,
L’équipe d’Indymedia Grenoble,
plus que jamais déterminée à développer des moyens d’information autonomes sur les luttes et actions politiques, ainsi qu’à la construction d’une pensée critique.


Compléments d’information sur le même sujet :
- « Mieux vaut prévenir (à propos de prévention des infiltrations policières) », sur Indymedia Grenoble, le 14 novembre 2017.
- « Ce qui nous attaque. Ce que nous défendons » (via le service caché Tor), sur Indymedia Nantes, le 25 novembre 2017.
- « « Menace d’ultra-gauche » : histoire d’une intoxication médiatique et politique, (via le service caché Tor), sur Indymedia Nantes le 4 novembre 2017.

JPEG - 25.2 ko

[1] Ce sont les raisons pour lesquelles les articles intitulés « La stupidité de l’incendie de la Casemate », « Honte sur vous les technophobes en mousses !!! » et « Misère technophobe » sont maintenant dans la catégorie des articles refusés.

[2] Et les raisons politiques d’actions directes sont des informations.



Ajouter un complément d'information


copyLeft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.