Indymedia Grenoble

[Urgent] Appel à soutenir Ibrahima Coulibaly

jeudi 8 février 2018 par anonyme

[Infos locales] [Migrations / Sans-paps]

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VENDREDI 9 FÉVRIER,
TOUS AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF À 11 H, 2 PL. DE VERDUN
CITOYENNES, CITOYENS, MOBILISEZ-VOUS
BOUQUIS SANS FRONTIÈRES

Si nul n’est censé ignorer la loi, son application doit être fidèle à l’esprit plutôt qu’à la forme. Une personne qui a montré qu’elle avait le sens de l’intérêt général en s’investissant dans une action associative visant à fournir des livres à ceux qui n’en ont pas, a œuvré pour le bien commun et cela doit être porté à son crédit en compensation d’une situation de séjour irrégulière qui résulte plus des effets de la complexité administrative que d’une intention avérée de vivre dans l’illégalité.

Jacques Barou, directeur de recherche émérite au C.N.R.S., signataire Citoyennes, citoyens, une machinerie de destruction est en train de se mettre en place. Que la préfecture s’en prenne à un aussi emblématique exemple d’intégration citoyenne, culturelle, sociale, que celui de Ibrahima Coulibaly président de Bouquins sans frontières, montre un jusqu’au-boutisme dans l’absurdité la plus bornée.

Malgré les innombrables témoignages de personnalités, malgré la liste de plus de cent cinquante signataires, indignés, révoltés, scandalisés, malgré le soutien des élus de la République, au premier rang desquels le maire de Grenoble, mardi 6 février 2018, Ibrahima Coulibaly, président de B.S.F., s’est rendu à la convocation de la préfecture pour se voir notifier la décision prise à son endroit.

Il était accompagné d’élus, membres de l’Apardap, membres du bureau de B.S.F. La préfecture avait fixé le rendez-vous par à 10 h ; ce n’est qu’après presque deux heures d’attente, peu avant midi, et malgré les protestations indignées des élus, qu’Ibrahima fut appelé.

Il lui fut signifié une obligation de quitter le territoire français (O.Q.T.F.) sous 48 heures, assortie d’une assignation à résidence.

Il fallait parer au plus pressé. Nous disposions d’un délai de 48 h pour déposer un recours devant le tribunal administratif. Bernard Macret suggéra à Ibrahima Coulibaly de s’adresser à Maître Coutaz, particulièrement versé dans les questions liées à ces situations.

Ibrahima a déposé son dossier le soir même au cabinet de Maître Coutaz afin que ce dernier pût en prendre connaissance avant le premier rendez-vous, fixé le lendemain matin, mercredi 7 février. Maître Coutaz déposera le recours aujourd’hui, jeudi 8 février et demandera la convocation du tribunal sous 72 heures ; il plaidera l’annulation de la décision préfectorale.

Maître Coutaz a insisté sur le caractère absolument déterminant de la manifestation de soutien le jour de l’audience au tribunal. Plus vous serez nombreux et mieux sera démontré qu’Ibrahima est un exemple d’intégration citoyenne dans ce tissu, ou ce texte, du lien social qu’il a si longtemps contribué à tisser.

Nous comptons sur votre soutien, c’est notre plus grand espoir de faire pencher la balance, venez, venez nombreux, prévenez autour de vous tous ceux qui sont susceptibles de participer à cette protestation citoyenne comme une mesure absurde, diffusez ce document,

Citoyennes, citoyens, nous comptons sur votre présence. Montrez que vous refusez ce système aveugle !



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