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NON à l’élargissement de l’A 480 ! OUI à l’extension des transports en commun !

par anonyme

mercredi 7 mars 2018 à 19:00

Maison des Associations (6, rue Berthe-de-Boissieux) - Un

NON à l’élargissement de l’A 480 !

OUI à l’extension des transports en commun !

OUI à la gratuité des transports publics ! Réunion publique

Mercredi 7 mars 2018 à 19 heures

Grenoble

Maison des Associations (6, rue Berthe-de-Boissieux)

- Un élargissement… pour polluer un peu plus ?

Les pouvoirs publics, en collaboration avec la société autoroutière AREA, veulent élargir (sur 7 km) en 2 x 3 voies, l’autoroute A 480 qui contourne Grenoble par l’Ouest et aménager l’échangeur du Rondeau afin, selon eux, de remédier aux embouteillages. Certes, l’agglomération en connaît. Mais tous les exemples d’élargissement de contournements urbains aboutissent rapidement à de nouvelles saturations.

Réalisé, cet élargissement accroîtrait la pollution atmosphérique en raison d’une nouvelle augmentation du trafic. L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a exprimé son opposition à ce projet.

Rappelons que dans l’agglomération, une centaine de personnes meurent prématurément chaque année du fait de la pollution atmosphérique. L’État a d’ailleurs été condamné pour ne pas avoir suivi une directive européenne visant à limiter les émissions de particules fines et de dioxyde d’azote dans 16 zones urbaines, dont Grenoble.

- D’autres solutions existent

La fin de ces embouteillages quotidiens est donc à trouver ailleurs notamment dans le développement des transports en commun et leur accessibilité à travers une incitation financière ! Incitation financière pouvant conduire, à terme, à la gratuité.

Les véhicules empruntant l’A 480 proviennent, pour partie, de l’extérieur de l’agglomération : la coordination des transports publics de la Métropole, du Grésivaudan et du Voironnais et l’intermodalité avec le réseau SNCF s’imposent donc.

Faut-il le répéter ? Tous les passages à la gratuité des transports publics mis en œuvre jusqu’alors, mènent à une fréquentation accrue de leur usage. Une trentaine de villes ou d’agglomérations en France l

- Les transports en commun de plus en plus chers

À part les tarifs « solidaires » et depuis les baisses drastiques des subventions du Conseil départemental et de la Métropole, les usagers sont soumis à des hausses de tarifs supérieures à l’inflation voire très importantes pour les plus de 75 ans (+261 % en septembre 2017). Cette politique tarifaire va à l’encontre de la nécessaire accessibilité du plus grand nombre mais aussi de l’incitation à prendre les transports en commun. Parallèlement, le SMTC va investir près de 20 M€ dans un nouveau système de billettique, dépense qui pourrait être consacrée à un premier pas vers la gratuité.

- Quel financement ?

Parvenir au financement de la gratuité des transports publics impose d’augmenter le « Versement transport » (VT) - actuellement, 60 % des recettes - contribution à laquelle sont assujetties les entreprises privées et publiques de plus de 10 salariés à hauteur de 2 % de la masse salariale sur le périmètre de la MÉTRO : ce taux peut être augmenté, simple question de volonté politique ! Il vient ainsi de passer à 2,95 % en Île-de-France. La part réelle à charge de ces entreprises serait d’ailleurs moindre car en plus des 2 % du VT, elles remboursent actuellement à leurs salariés entre 50 et 100 % du montant de leur carte d’abonnement

Remarquons que le projet d’aménagement autoroutier représente la bagatelle de 300 M€, soit 488 € par foyer de la Métropole, somme suffisante pour régler la gratuité du réseau TAG pendant 8 ans.

- Des transports en commun apaisés et la fin à la criminalisation des fraudeurs

Les fraudes contre lesquelles lutte le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) entraînent beaucoup d’énergie et de frais. De plus, ces derniers mois, des contrôles « musclés » se sont généralisés : une équipe de contrôleurs accompagnée de plusieurs policiers peut ratisser toute une rame de tram conduisant à des contrôles d’identité et l’arrestation éventuelle de personnes sans papiers.

Le droit à la mobilité doit être soutenu et ne pas être prétexte à une chasse collatérale aux étrangers et autres personnes vulnérables. Notons qu’une loi adoptée en 2016 prévoit 6 mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende en cas de 5 infractions en 12 mois !

Oui, la gratuité conduit à une fréquentation apaisée des transports publics : tous les exemples l’attestent.

La gratuité, une utopie ? Non, une avancée écologique et sociale !

Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise

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