Indymedia Grenoble

Denis Masliah, bientôt sans emploi ?

jeudi 12 avril 2018 par anonyme

[Infos locales] [Répression / Contrôle social] [Média]

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À cette époque où la mode est à privatiser tout et n’importe-quoi, des barrages hydro-électriques à la SNCF, je ne bouderai pas mon plaisir de voir nationaliser même l’information. Après-tout, Gérard Collomb l’a dit lui-même : le meilleur moyen d’avoir des images objectives, c’est de les faire prendre par les gendarme eux-mêmes (sic).

« Pour qu’il puisse y avoir de la part des spectateurs un jugement qui soit un jugement objectif », « nous avons embarqué deux cents caméras de manière à diffuser un certain nombre d’images et montrer que les forces de l’ordre emploient cette force de manière mesurée ».

Source

Il procède donc à de premiers essais sur le projet pilote de l’expulsion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

Rien de tel que le journalisme de préfecture ! Surtout pour lutter contre les fake news à la manière Macron. Seulement voilà : s’il est bien connu que la privatisation crée de l’emploi (re-sic), la nationalisation risque d’en supprimer.

Et notre journaliste grenoblois préféré, Denis Masliah commence à s’en inquiéter. Lui d’habitude si copain avec les flics commence à les percevoir comme des concurrents.

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Toi, journaliste aux sources policères pour tes articles, te voilà qui t’inquiéte de policiers qui s’estampillent journalistes.

Mais ne désespère pas, Denis : postule enfin dans la police ! Tu vas peut-être ainsi enfin pouvoir devenir un vrai journaflic assermenté, et un des derniers fonctionnaires d’un État qui n’emploiera bientôt vraiment plus que des chiens de garde pour les riches et les puissants.

Après tout, tu as déjà l’habitude, l’expérience et le réseau, n’est-ce pas ? À moins qu’ils ne te refusent par peur de tes excès de zèle ?

Nous, on veut vivre (article du 19 mai 2008)

La routine, c’est le travail quotidien des Denis Masliah ou Vanessa Laime, "journalistes" au Daubé en faits divers. Être obligé de se torturer l’esprit pour trouver quelques traits d’humour afin d’agrémenter les informations brutes - jamais vérifiées - de la Police ; voilà bien un triste métier.

Pourquoi le Daubé est-il daubé ? #3 Corruption, quand tu nous tiens (article du 30 septembre 2009)

Denis Masliah, en termes d’enquêtes, se contente aujourd’hui de donner les versions policières des faits divers, de raconter ses balades en montagne et de dénigrer les mouvements contestataires.

Définitivement Daubé ? Mais qui a dit que la police et les journalistes bossaient ensemble ? (article du 22 avril 2010)

Du haut de son fauteuil de justicier de papier, Denis Masliah s’avance en effet dangereusement quand il écrit :

L’ensemble des éléments de l’enquête semblent montrer que cette affaire n’a rien de commun avec les classiques rixes de fin de soirées chargées en alcool, mais à une attaque délibérée sur un petit groupe de personnes qui avaient pourtant tenté d’éviter la confrontation. »

Malheureusement ces propos qui n’engagent que le journaliste ont été démentis par Jean-Claude Dunand, chef de la sureté départementale à Grenoble qui, dans un article du Monde, évoque « une réunion de circonstance, sur fond d’alcool, ayant débouché sur l’agression de la victime ». Oui, Denis Masliah était bel et bien ce jour là d’une humeur répressive plus violente que celles dont font preuve les enquêteurs de la police avec qui il travaille en bonne entente. A force de vouloir « défendre la société » en côtoyant de trop près les flics desquels il espère être bien vu, il finit par se comporter de manière pire qu’eux. Et ça fait froid dans le dos. Ici, la dénonciation d’un « lynchage » ouvre la porte à tous les lynchages. On s’en rend compte en lisant les propos haineux et racistes qui enflent sur Internet suite à ce fait-divers - on peut notamment en juger en parcourant les échanges du forum au titre évocateur « comment s’appellent les Mohammed qui ont lynché Martin à Grenoble ». Denis fait vibrer la coeur des racistes de tout poil qui n’en demandaient pas tant pour exprimer leur haine xénophobe et leur islamophobie. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant qu’on retrouve sur le blog du chefaillon du FNJ l’article du Daubé intégralement copié-collé, et à partir duquel, Alexandre Gabriac (Secrétaire Régional FNJ Rhône-Alpes), se lâche contre, dixit, « ces groupes de "jeunes" qui prolifèrent, sous le poids croulant d’une immigration toujours plus massive ».



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