Indymedia Grenoble

Patrick Lévy, Apaisement et Lacrymo - Besoin de monde sur la fac !

lundi 23 avril 2018 par anonyme

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Dimanche 22 avril

La semaine d’interruption universitaire va bientôt prendre fin, au CLV Occupé on a le cœur plein d’une semaine de rencontres, de discussions, de tournoi de foot et de partie d’échecs, d’élaboration d’une vie collective, de ses contradictions et de ses petites fatigues. Vers 15h les jardins d’utopie sont victimes d’un quatrième attaque (1 destruction de mobilier, 1 tentative d’incendie, et 2 incendies) en 3 semaines. La provenance ne fait aucun doute, la geste fasciste est évidente. Ces jardins sont un symbole fort d’une lutte étudiante et populaire victorieuse, celle contre le CPE il y a 12 ans. Il sont un espace poétique de résistance dans une fac soumise aux injonctions libérales et sécuritaires. Ils sont aussi le lieu d’habitation de deux personne. Habitation qui a donc été brûlée. Jusque là, la présidence n’avait dis mot sur ces destructions criminelles, préférant concentrer ses attaques contre ceux qui luttent pour une Université Libre et Ouverte à Tout·e·s. Attaques verbales de Patrick Levy par l’envoi compulsif de mails calomnieux à toute la fac, ainsi que par l’usage de toute la presse servile grenobloise. Attaques également physiques en envoyant par deux fois la police sur le campus les 22 mars où plusieurs personnes ont finis à l’hôpital et le 9 avril. Seulement ce jour-là avec des flammes de 4 mètres de haut, il se dit sûrement que ça ne va pas passer s’il ne l’ouvre pas. Du coup ses amis du Daubé lui ont offert une nouvelle tribune où ce monsieur condamne cet incendie , tout en s’empressant de l’associer aux « autres interventions violentes » (sous entendu les blocages et les 3 tags après les tabassages de Frontex). Bah oui des fafs qui brûle une habitation ou des étudiants qui luttent contre une loi néolibérale c’est kifkif, la violence des extrêmes quoi. Il nous fait également part de ses meilleurs sentiments Patrick Lévy, écoutez-le, il nous dit : « Ce qu’on essaye de faire c’est vraiment de calmer le jeux, c’est ça l’idée ». Mais encore : « Nous on a vraiment une volonté d’apaisement ». Répétons tous ensemble : A.p.a.i.s.e.m.e.n.t. C’est un joli mot. Comme nous allons le voir Patrick Levy en a une conception toute particulière.

18h Suite à un comité de mobilisation nous partons ensemble pour remettre en place les blocages sur les bâtiment l’Arsh et de Stendhal. A Stendhal nous tombons sur 6 agents de sécurités parmis les dizaines que la présidence à embauchés pour débloquer et garder les bâtiment pendant toute les vacances, nuit et jour, alors même que nous avions décidé de ne pas maintenir les blocage pendant cette période. Ceux-ci nous assurent qu’ils n’useront pas de violence mais qu’ils nous empêcheront de passes. Soudés et déterminés nous montons ensemble bras levés sur les rampes et les escaliers qu’ils gardent. S’en suivrat une bousculade pendant laquelle les vigiles poussent, aggrippent des personnes, tordent des bras jusqu’à se figer dans une situation cocasse où tout les vigiles sont pris en sandwichs entre nos poubelles et la porte de Stendhal. Nous nasserons donc une vingtaine de vigiles pendant deux heures, ayant quant à nous toute l’esplanade pour jouer et danser.

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21h Le double de vigiles arrive. N’ayant pas envie de nous épuiser à maintenir cette garderie nous récupérons notre matériel et retournons au CLV pour nous reposer en vue du blocage du lendemain matin. Toute la nuit des vigiles tiendront à vue le bâtiment occupé, circuleront en voiture au milieu de nous et feront des rondes pour garder les bâtiments vides.

Lundi 23 avril

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6h Les vigiles sont encore plus nombreux. Nous en comptons 45, ils nous affirment être 80 a être employés sur cette "opération". En tout cas, nous pouvons constater que l’UGA ne manque pas de pognon pour promouvoir l’apaisement. Le point de tension va à nouveau se cristaliser sur la porte principal de Stendhal. Cette fois nous décidons de ne pas monter et de barricader les 3 accés de la plateforme. Pour faire régulièrement rentrer le personnel les vigiles nous pousseront, nous feront tomber, feront chuter le matériel de blocage sur des camarades, jusqu’à ce qu’un vigile attrape un camarade qui s’avançait sur la plateforme et le jette en dehors la tête la première sur le béton.

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9h Nous sommes une trentaine a être venu en renfort au blocage du DLST (bâtiment de science et technologie). Yves Markovitch, son président, a promis a ses élèves l’intervention prochaine de la police. Ceux-ci attendent sagement, et en nombre, cette intervention sur le trottoir d’en face, comme au spectacle, sadiquement. Les flics arrivent en effet. Trois fourgons. Ils viendrons nous délivrer les voeux d’apaisements de Patrick Lévy en nous dégageant, non sans quelques difficultés car nous restons une fois de plus trés soudés, à coup de matraques et de gaz lacrymo. Et ont au passage procédé à une arrestation. Merci Patrick Lévy.

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Nous partons en cortège au cris de "Lévy démission !", et rejoignons le blocage à Stendhal où les robocops ne tardent pas à débouler mais se tiennent à distance. Puis repartent, pour le moment.

13h30 La CGT du campus avait eu l’info (ou plutôt la confirmation vu que ça tournait déjà avant) que les flics allaient revenir en début d’aprem pour débloquer stendhal. Ils ont donc appelé à un rassemblement à 13h devant le piquet de blocage, sur lequel on était facilement entre 150 et 200, avec présence ’enseignants mais aussi de cheminots. Les flics sont arrivés à 13h30, 3 camionnettes de nationaux, trois voitures de nationaux et une dizaine de bacqueux. Ils ont rapidement pris possession de la montée et du haut des escaliers avant de redescendre les marches pour se mettre face à nous. Ils ont ensuite fait rentrer un cortège d’administratifs (une quarantaine de personnes peut être) avant de débloquer avec les vigiles les entrées. Des prises de parole sont faites au mégaphone par quelques camarades pour appeler à l’AG de demain, la manif de mercredi et pour dire qu’on rebloquerait stendhal demain. Mais aussi par un cheminot de sud en soutien à la lutte des étudiants.

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A.p.a.i.s.e.m.e.n.t

Venez nombr.eu.se.s à renforcer la lutte dès ce soir et demain ! Un front s’est ouvert contre les politiques de Macrons. Ne le laissons pas se refermer.

Venez !

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