Indymedia Grenoble

Chroniques de l’apaisement selon Patrick Lévy (du 22 au 27 avril)

dimanche 6 mai 2018 par anonyme

[Infos locales] [Mouvements lycéens / Etudiants] [Soupe politicienne]

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[ Voici la chronique de la semaine de lutte du 22 au 27 avril sur la fac. une partie des récits du dimanche 22 et du lundi 23 avait été publiés ici le lundi-même. Ils sont, dans ce texte, enrichis et complétés du reste de la semaine.]

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Après la belle manifestation du 19 et son cortège de tête cheminots-étudiants endiablé, voici le récit d’une nouvelle semaine de lutte sur le campus, placée sous le signe de la pugnacité.

DIMANCHE 22 AVRIL

La semaine d’interruption universitaire va bientôt prendre fin, et au CLV occupé on a le cœur plein d’une semaine de rencontres, de discussions, de tournoi de foot et de parties d’échecs, d’élaboration d’une vie collective, de ses contradictions et de ses petites fatigues.

Vers 15h, les jardins d’Utopie sont victimes d’une quatrième attaque (une destruction de mobilier, une tentative d’incendie, et deux incendies) en 3 semaines. La provenance ne fait aucun doute, la geste fasciste est évidente. Ces jardins sont un symbole fort d’une lutte étudiante et populaire victorieuse, celle contre le CPE, il y a 12 ans. Ils sont un espace poétique de résistance dans une fac soumise aux injonctions libérales et sécuritaires. Ils sont aussi le lieu d’habitation de deux personnes. Habitation qui a donc été brûlée.

Jusque là, la présidence n’avait dit mot sur ces destructions criminelles, préférant concentrer ses attaques contre ceux qui luttent pour une Université libre et ouverte à tout·e·s. Attaques verbales de Patrick Lévy (président de l’Université Grenoble Alpes)par l’envoi compulsif de mails calomnieux à toute la fac, ainsi que par l’usage de toute la presse servile grenobloise. Attaques également physiques en envoyant par deux fois la police sur le campus le 22 mars, où plusieurs personnes ont fini à l’hôpital, et le 9 avril.

Seulement ce jour-là, avec des flammes de 4 mètres de haut, il se dit que ça ne va sûrement pas passer s’il ne l’ouvre pas. Du coup, ses amis du Daubé lui ont offert une nouvelle tribune où ce monsieur condamne cet incendie, tout en s’empressant de l’associer aux « autres interventions violentes » (sous-entendu les blocages et les 3 tags après les tabassages de Frontex). Bah oui, des fafs qui brûle une habitation ou des étudiants qui luttent contre une loi néolibérale c’est kifkif, la violence des extrêmes quoi. Il nous fait également part de ses meilleurs sentiments, Patrick Lévy : « Ce qu’on essaye de faire c’est vraiment de calmer le jeu, c’est ça l’idée ». Ou encore : « Nous on a vraiment une volonté d’apaisement ». Répétons tous ensemble : A.p.a.i.s.e.m.e.n.t. C’est un joli mot. Comme nous allons le voir Patrick Lévy en a une conception toute particulière.

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17H Nous sommes 200. Et on est chaud. Pas mal de soutiens sont venus et c’est une bonne chose, la lutte contre cette loi concerne bien plus que les étudiants. Elle est l’un des rares fronts qui a été ouvert contre le feu nourri de la politique macronienne, et que tous ceux qui refusent de se résigner devraient venir renforcer. L’occupation de la fac pourrait devenir un lieu de mise en commun et une caisse de résonance des colères et des luttes. Après une discussion sur les différentes options tactiques, nous choisissons de profiter de notre nombre pour faire face aux vigiles et bloquer les bâtiments de l’Arsh et de Stendhal dès ce soir, et nous garder le reste pour le lendemain. Nous partons donc ensemble pour remettre en place ces blocages. À Stendhal, nous tombons sur 6 agents de sécurité parmi les dizaines que la présidence a embauché pour débloquer et garder les bâtiments pendant toutes les vacances, nuit et jour, alors même que nous avions décidé de ne pas maintenir les blocages pendant cette période. Ceux-ci nous assurent qu’ils n’useront pas de violence mais qu’ils nous empêcheront de passer. Soudés et déterminés, nous montons ensemble bras levés sur les rampes et les escaliers qu’ils gardent. S’en suit une bousculade pendant laquelle les vigiles poussent, agrippent des personnes, tordent des bras. Jusqu’à se figer dans une situation assez cocasse où nous les prenons en sandwich entre nos poubelles et la porte de Stendhal. Nous nassons donc une vingtaine de vigiles pendant deux heures, ayant pour nous toute l’esplanade pour jouer et danser.

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21H Le double de vigiles arrive. N’ayant pas envie de nous épuiser à maintenir cette garderie, nous récupérons notre matériel et retournons au CLV pour nous reposer en vue du blocage du lendemain matin. Toute la nuit, des vigiles tiennent à vue le bâtiment occupé, circulent en voiture au milieu de nous et font des rondes pour garder les bâtiments vides.

LUNDI 23 AVRIL

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6H Les vigiles sont encore plus nombreux. Nous en comptons 45, ils nous affirment être 80 à être employés sur cette « opération ». En tout cas, nous pouvons constater que l’UGA ne manque pas de moyens quand il s’agit de promouvoir l’apaisement. Le point de tension va à nouveau se cristalliser sur la porte principale de Stendhal. Cette fois nous décidons de ne pas monter et de barricader les 3 accès de la plateforme. Pour faire régulièrement rentrer le personnel, les vigiles nous poussent, nous font tomber, font chuter le matériel de blocage sur des camarades, jusqu’à ce qu’un vigile attrape un camarade qui s’avançait sur la plateforme et le jette en dehors la tête la première sur le béton.

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9H Nous sommes une trentaine à être venus en renfort au blocage du DLST (bâtiment de science et technologie). Yves Markowicz, son président, a promis à ses élèves l’intervention prochaine de la police. Ceux-ci attendent sagement, et en nombre, cette intervention sur le trottoir d’en face, comme au spectacle, sadiquement. Les flics arrivent en effet. Trois fourgons. Ils viennent nous délivrer les vœux d’apaisement de Patrick Lévy en nous dégageant, non sans quelques difficultés car nous restons une fois de plus très soudés, à coup de matraques et de gaz lacrymo. Et procèdent au passage à l’arrestation d’un camarade. Merci Patrick Lévy. Nous partons en cortège au cris de « Lévy démission ! », et rejoignons le blocage à Stendhal où les robocops ne tardent pas à débouler mais se tiennent à distance. Puis repartent, pour le moment.

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13H La CGT du campus nous avait confirmé l’information selon laquelle les flics allaient revenir en début d’aprem pour débloquer Stendhal. Ils ont donc appelé à un rassemblement à 13h devant le piquet de blocage, sur lequel on était facilement entre 150 et 200, avec des enseignants mais aussi des cheminots. Les flics arrivent à 13h30 : trois camionnettes et trois voitures de nationaux, ainsi qu’une dizaine de bacqueux. Ils prennent rapidement possession de la montée et du haut des escaliers avant de redescendre les marches pour se mettre face à nous. Ils font ensuite rentrer une trentaine de personnels administratifs avant de débloquer les entrées, en coopération avec les vigiles. Des prises de parole sont faites au mégaphone par quelques camarades pour appeler à l’Assemblée Générale de la semaine, à la manif lycéen·e·s-étudiant·e·s du mercredi, et pour dire qu’on rebloquerait Stendhal dès le lendemain. Un cheminot de Sud nous manifeste également leur soutien.

MARDI 24 AVRIL

6H Comme chaque matin nous repartons à l’assaut des bâtiments qui ont été débloqués pendant la nuit. Manquant d’un peu de matériel pour étoffer nos barricades, une poignée d’entre nous décide d’aller en emprunter dans une salle de Stendhal, ils s’en font déloger violemment par des vigiles qui réussissent aussi à se gazer eux-mêmes. Vers 9 heure une dizaine de policiers arrivent avec casques et boucliers. Ils sont là pour faire rentrer le personnel administratif. Les photos de leur interventions de la veille pour débloquer la porte principale de Stendhal ayant sûrement fait mauvais effet dans les médias, ils entendent aujourd’hui ouvrir une porte moins visible du reste du campus. Nous sommes donc une trentaine de camarades à assister à ce déblocage. Trop isolés, nous n’opposons pas de résistance, ce qui n’empêche pas les flics de nous nasser alors que prenions le chemin du départ. Contre un mur, pendant 20 minutes. Puis de nous relâcher. Les autres blocages tiennent bon.

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12H Assemblée Générale – Malgré le soleil de plomb, les gens prennent place dans la pelouse, sous l’œil incrédule des vigiles qui font le planton devant Stendhal. Il semblerait que ce soit leur première AG.

Pour notre part nous sommes plus de 800, et alors que la routine des blocages/répression qui s’installe nous laisse dubitatifs, cette assemblée nous remonte à bloc. Alors que les propositions émises en comité de mobilisation de passer d’une Assemblée Générale (ouverte à l’ensemble de la fictive « communauté universitaire ») à une Assemblée de Lutte (ouverte seulement à ceux et celles qui veulent penser la lutte), ne passent pas, cette assemblée en constituera une, de fait. Les briseurs de grève étant absent, nous pouvons aborder autre chose que l’éternel débat « pour ou contre le blocage ». Et ça fait du bien, de se concentrer sur la lutte, d’élargir notre champ d’attention. De nombreuses voix s’élèvent contre la présence de la sécurité privée et des interventions policières sur le campus, pour dénoncer les attaques fascistes répétées contre les jardins d’utopie, ainsi que l’escroquerie que constitue la « consultation électronique ». Des cheminots de différents syndicats, venus plus nombreux que d’habitude, nous font part de leur soutien et de leur détermination. Nous parlons enfin de la lutte des exilé.e.s, de la situation du Patio (bâtiment occupé sur le campus depuis décembre), des événements qui se sont déroulés dans les Hautes-Alpes le week-end passé (voir à la fin). La première résolution, salutaire, adoptée par l’assemblée est de laisser le choix des futurs blocages au Comité de Mobilisation, pour qu’il puisse aviser en fonction des forces en présence, mais également pour nous permettre de ménager des effets de surprise. Est également voté, au vu des mensonges, des violences policières et des agressions personnelles la demande de démission de la part de Patrick Lévy et d’Yves Markowicz ! Appel est passé à se mobiliser les 1, 2, 3 et 5 mai.

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MERCREDI 25 AVRIL

10H Manifestation Lycéens-Étudiants – La place de la gare se remplit peu à peu, essentiellement par des étudiant.e.s. Au loin, nous voyons un cortège de lycéenne.s remonter Alsace-Lorraine, ils sont une centaine et leurs cris se rapprochent doucement. « Jeunes ! Déter ! Et Révolutionnaires ! ». Ils viennent des lycées Stendhal et Louise Michel, et ont tenté de bloquer leurs lycées ce matin pour emmener leurs camarades dans la rue. À Stendhal avec succès, et à Louise Michel le blocage a été contourné par la direction qui a ouvert une autre porte. Après les retrouvailles, nous formons un cortège et partons vers le centre-ville. Nous passons devant le lycée Champollion, puis les Beaux-Arts, où nous invitons leurs occupants à se joindre à nous. Les chants sont divers et ininterrompus. On crie contre la sélection bien sûr, mais aussi contre l’état d’urgence et les crimes policiers. Ce qui en ressort, c’est une belle énergie, qui a envie de s’attaquer à l’état du monde plutôt que de se limiter à dénoncer une loi. Nous arrivons place Verdun où nous rejoignons le syndicat CGT des travailleurs sans-papiers qui manifeste contre le refus de la préfecture de régulariser des travailleurs sans-papiers depuis plus d’un an.

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17H Comité de Mobilisation – De façon assez surprenante et agréable ce début de mouvement semble en grande partie épargné par les habituelles embrouilles entre sectes militantes qui constitue malheureusement l’ordinaire des mouvements étudiants. Mais ce soir, le comité de mobilisation est un peu plus houleux qu’à l’accoutumée, l’objet de la discussion étant de trouver une forme au comité qui lui permette d’alléger les discussions à rallonge qui semblent épuiser tout le monde. Les logiques politiques s’affrontent. Une proposition de « comité restreint représentatif » suscitera une levée de bouclier générale. La critique de la représentation semblent largement partagées parmi les camarades en lutte. Au moment de voter, il ressort que toutes les propositions nous paraissent insuffisantes. Alors on décide de se laisser le temps. Ce qui n’est pas une mauvaise chose. La recherche d’efficacité est bien souvent un piège retord. Et s’il faut nous méfier des jeux de pouvoir, notamment entre les orgas militantes, gageons que par la lutte puisse se maintenir une coopération et la construction d’un terrain commun.

Après ces discussions mouvementées, nous partons ensemble mettre en œuvre une nouvelle tactique à même de répondre aux déblocages quotidiens par la police. Celle-ci consiste à vider entièrement un bâtiment de ses tables et ses chaises ; et ainsi redoubler le blocage. Il pourront bien virer nos barricades, il faudra s’asseoir par terre.

JEUDI 26 AVRIL

6H Comme une habitude déjà solidement ancrée, le ballet des poubelles et barrières de chantier reprend de plus belle sur le campus. Aujourd’hui, le Comité de Mobilisation a décidé de s’attaquer à la faculté d’économie (Bateg) et aux Alpilles, lieux où de nombreux cours et examens sont délocalisés. Sous le regard des vigiles, nous empilons donc ce qui nous tombe sous la main devant les portes. Une véritable guerre de basse intensité se joue autour du matériel qui nous sert à bloquer : chaque jours les vigiles s’acharnent à nous soustraire les barricades déjà en place, ce qui nous oblige à arpenter l’ensemble du campus pour trouver ce dont nous avons besoin, ou à démonter chaque soir nos barricades pour les garder et les remonter le lendemain.

8H Le premier moment de tension a lieu devant une porte latérale de Stendhal, lorsqu’une personne de l’administration cherche à se frayer un chemin en déplaçant une poubelle qui obstrue une entrée. Des étudiant.e.s tentent de la calmer, des vigiles accourent sur place, ainsi que Joris Benelle, le directeur des services de l’UGA. Le mouvement commence visiblement à peser sur notre bon Jojo, qui est ce matin bien mal coiffé, le costume d’ordinaire bien repassé est un peu froissé, et surtout, il perd son calme légendaire et se met à menacer les bloqueureuses, avant de nous expliquer qu’il ne « veut que nous aider »… Montes ta barricade, Jojo, si tu veux nous aider !

9H Alors que les blocages du Bateg et des Alpilles se passent relativement bien, hormis quelques légères tensions vite calmées avec des étudiant.e.s devant ce dernier bâtiment, les flics viennent débloquer la faculté d’économie pour permettre au personnel de rentrer. Nous ne sommes pas assez à ce moment-là pour les en empêcher, mais nous comprenons rapidement qu’ils ne vont pas s’arrêter là et que leur prochaine cible est le bâtiment des Alpilles. Le mot tourne rapidement, et nous nous retrouvons bientôt à une bonne quarantaine pour défendre le blocage. Quelques personnels enseignants solidaires de la lutte sont là. Les policiers ne tardent pas à arriver et ouvrent immédiatement une première partie du lieu. Nous décidons de nous concentrer sur une autre entrée. Au bout d’une vingtaine de minutes, ils reçoivent l’ordre de nous dégager. La charge est rapide et particulièrement violente. Certains bacqueux font du zéle, visant les mains qui tiennent la banderole, les jambes et les têtes. Nous ne sommes clairement pas assez équipés pour faire front. Cette fois, pas d’arrestation comme au DLST, juste une jouissance malsaine et typiquement policière à frapper des grévistes. Les slogans fusent depuis nos rangs, tandis qu’ils font rentrer des personnels dans le bâtiment, déclenchant l’alarme sous notre œil moqueur. 6 camarades seront blessés, et l’une d’entre ell·eux sera emmenée à l’hôpital suite à un coup sur la tête qui lui provoquera nausées et vertiges. L’enjeu à venir est de penser des formes de réactions collectives à adopter après chaque intervention policière, pour que cela ne devienne pas une mauvaise habitude de voir les flics nous donner des coups et se pavaner sur le campus sans réagir.

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12H Assemblée Générale des personnels

Environ 150 membres du personnel se retrouvent aujourd’hui pour cette assemblée. La colère est grande contre les violences policières et la présence massive d’agents de sécurité privée. Dès le début, le soutien au mouvement étudiant « quelques soient ses modalités » est voté à l’unanimité. Le refus de travailler dans des bâtiments débloqués par la police fait consensus. Une lettre ouverte qui démonte la « consultation électronique » et demande la démission de Patrick Lévy est votée à la quasi-unanimité. Quelqu’un prend la parole pour rappeler qu’au-delà des motions de soutien et des lettres ouvertes il serait bon que le personnel (composé notamment des enseignants) trouve « un petit peu de courage physique » et se mette en jeu concrètement dans la lutte. L’importante question des partiels, et des possibilités de trouver des arrangements pour soutenir les grévistes, est abordée trop tardivement et ça tergiverse autour des craintes de recours juridique. Rien ne sera tranché de ce côté là, ce qui demeure problématique. Aussi insuffisant que cela puisse paraître dans la pratique, le 20/20 politique adopté par l’assemblée des enseignants de Nanterre ne fut pas dénué d’une certaine force symbolique quant au soutien à la lutte et au blocage des partiels.

VENDREDI 27 AVRIL

9H – Intervention au CA de l’Université Grenoble Alpes

Un groupe d’étudiant.e.s en lutte s’invite au conseil d’administration de l’Université Grenoble Alpes. Lecture est donnée d’une lettre du comité de mobilisation dénonçant les violences policières et la ridicule « consultation électronique », et demandant la tenue d’un référendum posant clairement la question « pour ou contre la loi ORE ? » à l’ensemble des membres de l’université. Une autre intervention est faite pour rappeler les déclarations contradictoires de Patrick Lévy au moment du colloque Frontex. Il est demandé à celui-ci, qui ne cesse de couper la parole, de bien vouloir laisser le camarade s’exprimer. Patrick Lévy s’énerve tant qu’il quitte précipitamment la pièce, entraînant à sa suite une bonne partie du conseil d’administration.

12H – Assemblée à L’Institut de Géographie Alpine

60 personnes sont réunies en assemblée pour s’informer sur la loi, parler de la lutte en cours sur le campus, évaluer ce qu’il serait possible de mettre en œuvre là-bas. Des profs soutiennent la perspective de bloquer les partiels.

Pugnacité nous disions donc en introduction. Revenir chaque jour face aux vigiles et aux flics, se prendre des coups, tenir. Rassembler du matériel, se le faire prendre, recommencer. Mais nous aurions aussi pu parler des cours alternatifs, des concerts, des matchs de foots, des repas partagés. De cette vie collective et des amitiés qui se nouent. Du temps qui est suspendu. Chargé de sens. Du bonheur de vivre et de lutter ensemble. À tel point que parfois l’on ressent que ce qui nous importe est de continuer, voir ce qu’il y a, plus loin.

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Compléments d'informations :
Vous l’avez aimé à l’UJF vos l’adorerez à la mairie
par anonyme,
le 17 mai

Eh Oui, Patrick a décidé de devenir socialiste (avant de se mettre "en marche") pour briguer la mairie !

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