Indymedia Grenoble

Grenoble Vandal Fest’ 2018, du 1 juin 2018 au 1 juillet 2018

par anonyme

vendredi 1er juin 2018, toute la journée

Partout dans Grenoble

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Grenoble Vandal Fest’ 2018

« Le Street Art est de nature généreuse, et cette générosité se partage et se propage car elle offre une manière de regarder la ville différente et souvent bienvenue dès que les artistes ont le temps et l’autorisation de montrer leur savoir-faire. »

Communication officielle du Grenoble Street Festival

Pour la troisième année consécutive, le Grenoble street-art Fest organisé par Spacejunk aura lieu à Grenoble du 1er juin au 1er juillet.

Pendant un mois, la galerie d’art Spacejunk va essayer de nous faire croire que le graffiti, en plus d’être « généreux », c’est leur monopole culturel et ça se fait uniquement à coup de centaine de milliers d’euros, de location de nacelles et avec des artistes mondialement connus. Leurs énormes fresques mièvres et subventionnées vont envahir les murs des quartiers proches du centre-ville pour les rendre plus désirables pour les touristes et plus rentables pour les spéculateurs immobiliers, loin, très très loin des valeurs subversives du street art.

Heureusement, cette année est né un festival Off qui nous ressemble : le Grenoble Vandal Fest’.

Dans le cadre de ce festival sauvage, nocturne et à 100 % participatif, chacun est invité à apporter sa contribution artistique et anonyme aux fresques du festival In et aux murs de la ville. Sprays, marqueurs, pochoirs, collages, toys, tous les moyens sont permis... Et grâce à vos talents artistiques et idées de génie, à nous l’article dans Télérama ! [1]

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Pour aller plus loin :

Témoignages d’habitants résidant à proximité de fresques issues du GSAF :
- V : « On est dégoûtés, sauf quand c’est re-tagué, là on est morts de rire. Dès le début on trouvait ça pas beau alors le voir tous les jours c’est pire »
- T : « Maramé ils ont pas de goût, c’est juste des street-artistes qui ont vendu leur âme »
- A : « La vérité c’est beau, moi j’aime bien ça au lieu de faire « la poignée » de merde ! »
- B : « Je trouve que c’est une très bonne initiative de la ville, lol »
- M : « ils leur donne des millions pour nous pondre ça, mais donnez moi de l’argent ! »

Une page fb qui aime le Street Art Festival et plus : Street Art Festival Grenoble par TBH https://www.facebook.com/streetartf...
« C’est important de vandaliser les graffs du festival. Moi je le fais verbalement. Je te jure que le verbe est plus indélébile encore que sa trace. »

Une analyse d’un grenoblois trouvée sur twitter : (https://twitter.com/berurier_/statu...)

Le tram C symbolise la limite entre le centre riche ou en voie de gentrification et les quartiers populaires excentrés. On voit une grosse différence dans la quantité d’œuvres qui sont réalisées. Seuls 2 quartiers vont en bénéficier : Capuche et Villeneuve. Mistral, les Eaux Claires, Teisseire, Malherbes, la Bajatière sont tout simplement absent de cette carte.. Pourtant il y a des murs aussi là bas, y’a pas de soucis là dessus ! Le quartier avec le plus d’œuvres est Championnet, c’est un quartier du centre qui est gentrifié, dit le "centre du street art" et où est placé la galerie des personnes à l’origine du Grenoble Street Art Festival..

Ensuite Berriat/Saint Bruno qui est un quartier en cours de Gentrification, ou la tradition est plus au tag politique à la bombe qu’à la fresque conventionnée..Là aussi pas mal de fresques seront disséminés à l’intérieur de ce petit quartier, pour lui donner du cachet immobilier ? A côté de ça, comme on me l’a fait remarquer, t’as des endroits comme Île Verte ou Saint Martin d’Hères, qui sont des quartiers de passage vers le campus, où les œuvres seront faites sur les grands axes de passage des voitures/bus/tram..

Et enfin le tram B est aussi une limite du Festival, il n’y a rien ou presque qui soit au dessus de lui, le street art est donc incompatible avec les nouveaux quartiers et les aménagements nouveaux du territoire.. Europole restera donc tout propre.. et tout gris. Donc, que produit ce Festival au final : -> Une opportunité de donner du cachet à des quartiers populaires pour permettre de les gentrifier. -> Une opportunité pour les banlieues cocos (Fontaine/SMH) ou certains quartiers (Île Verte) d’avoir une meilleure image de loin.

Donc une opposition entre du muralisme de loin et du muralisme de prêt : celui que tu vois en tram/voiture/bus et celui que tu vois à pied quand tu te balades dans une ville apaisée.. (Je sais pas si je produis une analyse très pertinente au final, hésitez pas à développer)

Les projets de la ville de Grenoble pour un Street art aseptisé et sous contrôle : Source : La Ville de Grenoble va lancer un dispositif de murs dédiés aux graffitis “légaux” et à des fresques éphémères | Place Gre’net

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[1] http://www.telerama.fr/sortir/viree...,-une-ville-folle-de-street-art,n5660037.php



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