Indymedia Grenoble

Citoyen-casseur

vendredi 7 décembre 2018 par Cerise et Grenade

[Infos locales] [Répression / Contrôle social] [Révoltes / Luttes sociales] [Mouvements lycéens / Etudiants] [Actions directes]

Indymedia Grenoble fonctionne selon le principe de la publication ouverte, c’est à dire que chacun·e peut y publier une contribution (textes photos, liens). Le collectif de modération n’est pas l’auteur des contributions. Celles-ci n’engagent que leurs auteur·e·s. L'équipe d'administration − comme indiqué dans la charte − n’a pas à porter de jugement collectif sur les contenus publiés.

Aujourd’hui, un collègue m’a dit que selon lui, rien ne justifiait la casse accompagnant le mouvement actuel. C’est un sentiment dicté par les médias officiels qui condamnent et stigmatisent toujours les casseurs marginaux par rapport au bon manifestant plan-plan… Quel mépris ! Depuis 1995, les manifestations pacifiques sont ignorées ; la vie citoyenne se réduit à se rendre aux urnes de temps à autre pour voter pour des politiciens qui promettent monts et merveilles aux naïfs sans la moindre intention d’appliquer leur programme électoral. On nous prend pour des cons et il faudrait encore rester bien sage ? Eh bien non ! La dignité des citoyens, dont les gouvernants se moquent éperdument, est plus importante que quelques vitrines brisées. Aurait-on eu l’idée de reprocher aux résistants de la seconde guerre mondiale d’abimer les trains ? Tous les progrès sociaux n’ont-ils pas été arrachés par des luttes violentes ? On en a assez de défiler en chantant des chansonnettes débiles. Cette fois-ci, on fait table rase !
-  On n’envoie plus de pseudo-représentants pour négocier des miettes : c’est trop tard pour les négociations pacifiques, les retraits et les reformes. Il fallait considérer notre point de vue plus tôt ! Depuis le temps qu’on se bat contre le recul de l’âge de la retraite, contre la privatisation des services publics, contre la destruction du code du travail…
-  On n’a pas de revendications ponctuelles sur tel ou tel point qu’on nous a imposé. Ce qu’on veut, c’est changer le monde, rien de moins ! Et c’est nous qui posons les termes du débat, cette fois. On ne se contentera pas d’un recul sur l’augmentation des taxes sur l’essence. On veut une société juste, équitable et ouverte. Et puisque 220 ans après la Révolution, il faut encore se battre pour les mêmes choses, on utilisera les mêmes moyens !
-  Les destructions matérielles ne sont rien face à la violence physique et à la privation de liberté et de justice (matraques et grenades lacrymogènes, garde-à-vue et comparutions immédiates). La police le sait bien. Les manifestants l’apprennent. Attention !
-  On ne se laissera plus dresser les uns contre les autres. On a tous une place dans notre société. L’instruction doit être ouverte à tous car c’est un moyen d’émancipation vis-à-vis de la peur de l’inconnu et de la religion. L’école n’est pas une fabrique de docile chaire à productivité, ni un outil d’endoctrinement. Nous ne sommes ni identiques, ni en compétition, nous sommes égaux et solidaires, car nous avons compris notre intérêt commun !

Demain tous dans la rue. Citoyen, bats-toi pour tes droits !



Ajouter un complément d'information


copyLeft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.