Indymedia Grenoble

Tract antirepression

lundi 10 décembre 2018 par anonyme

[Infos locales] [Répression / Contrôle social]

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Un tract de conseils contre la répression, basé sur un document du Groupe légal de la Coordination contre la répression et les violences policières Paris IDF disponible sur paris-luttes.info et adapté pour Grenoble.

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CONSEILS CONTRE LA RÉPRESSION

Fiche condensée – déc. 2018

Si tu es témoin d’une interpellation ou de violences policières, tu cherches des nouvelles de proches qui ont été interpellés ou dont tu es sans nouvelles, ou pour d’autres urgences, appelle le : 07 73 11 60 73

Attention, au tél : ne pas donner de noms ou de détails qui pourraient être dangereux pour les personnes interpellées.

Pour les autres cas, envoie un mail à : miaou38 riseup.net

En manif/action

● Ne reste pas isolé. Autant que possible essaie de rester auprès d’un groupe de personnes que tu connais et au mieux forme un duo de confiance.

● Penses à avoir sur toi médicaments et ordonnance si tu suis un traitement.

● Attention aux conséquences si tu as sur toi : drogues illégales, armes (couteau, cutter, etc.), armes par destination (bouteilles en verre, cailloux, etc.).

● Contre les gaz, prends : un foulard pour mieux respirer (tu peux l’imbiber de citron/ vinaigre/coca), du sérum physiologique, des lunettes de plongée pour te protéger les yeux (peuvent être confisquées).

● En cas de charge : pas de panique rester en groupe, faire bloc donne de la force (extraire une personne d’un groupe soudé est plus difficile pour la police). Ne laisse aucune personne isolée afin d’éviter les arrestations.

● Dispersion : jeter banderoles, masques, objets compromettants avant la dispersion. Ne pars jamais seul.e et pas dans la direction des flics.

En cas de contrôle d’identité

● On peut être retenu.e par des flics lors d’un barrage, en nasse, ou au poste pour une « vérification d’identité ». Au delà de 4 h, les flics doivent te libérer ou te placer en garde à vue.

● Avoir ses papiers sur soi n’est pas une obligation ; le refus collectif de montrer ses papiers, ou le choix de ne donner que son nom, peut être une stratégie ; ne rien déclarer sans la présence d’un avocat.e est le plus prudent.

● Pense à éteindre ton portable. Tu peux refuser de leur donner accès au contenu (photos, vidéos, textos) ou tout élément sur tes identités numériques.

En Garde à vue

● En garde à vue (GAV), la police doit te proposer l’aide d’un.e avocat.e, de voir un médecin et d’appeler des proches (numéro composé par les flics).

● Des noms d’avocats circulent, il faut n’en retenir qu’un seul. Les flics savent comment joindre l’avocat.e, tu n’as pas à donner son numéro.

● Contrairement à ce que les flics peuvent dire, un seul avocat peut représenter plusieurs personnes interpellées en même temps ; si refus, insister !

● Tu as le droit de voir ton avocat.e seul.e pendant 30 mn avant d’être auditionné.e.

● Parler en GAV, c’est mettre soi-même ou les autres en danger. C’est un droit de garder le silence face aux flics (« je n’ai rien à déclarer »). Stratégie à affiner pendant l’entretien privé avec l’avocat.e, notamment sur ce qu’il conviendra de dire à la justice en cas de procès.

● Les flics chercheront à fouiller dans ton téléphone, en menaçant de te le confisquer si tu refuses. Dans certains cas, ne pas donner son code PIN est un délit. Mais en GAV, les flics doivent avoir un papier précis du procureur ou d’un juge pour pouvoir l’exiger. Comme tu ne pourras jamais voir ces documents en GAV, garde le silence et ne leur donne pas ton code.

● Accepter le prélèvement ADN et la « signalétique » (photos, empreintes digitales) ne te fera jamais sortir plus vite ! C’est un délit de refuser. Mais s’opposer au fichage généralisé est un acte politique qui peut établir un rapport de force au service d’une défense collective.

● Signer les PV peut t’empêcher de revenir sur ce que tu as subi. Tu as le droit de ne pas signer : cela n’aura pas de conséquences malgré ce que diront les flics.

Attention à la comparution immédiate

● À l’issue de la GAV, si tu es « déferré.e » devant la justice (procureur), il vaut mieux refuser d’être jugé en « comparution immédiate » (voir avec l’avocat.e pendant l’entretien en GAV), procédure express qui ne permet jamais de préparer sa défense.

● Devant les juges, ton avocat.e demandera un « renvoi » pour un procès ultérieur.

● L’enjeu est alors d’éviter la « détention provisoire » (en prison) avant ce procès.

● Pour cela, l’avocat.e devra fournir des « garanties de représentation » (papiers attestant d’un logement, travail, formation ou études) afin de s’assurer de ta présence le jour de l’audience.

● Pense à préparer ces « garanties » à l’avance : confie-les à des proches qui pourront les communiquer au plus vite à l’avocat.e ou au groupe de soutien (via nos mail et n° de tel).

● Juger selon la situation sociale des personnes est la marque d’une justice de classe. Refuser ce jeu des garanties, ou des « questions de personnalité » lors du procès, relève de l’acte politique.

Si tu es mineur.e

● On est mineur.e jusqu’au jour de ses 18 ans mais la procédure peut varier selon l’âge.

● En cas de GAV, les flics doivent contacter tes parents et leur rappeler leurs droits.

● Une GAV dure en général 24h (13-18 ans) ; pour les 10-13 ans, c’est une « retenue » de 12h.

● Sont obligatoires la présence d’un.e avocat.e, la visite d’un médecin et l’enregistrement vidéo de tes auditions.

● L’avocat.e peut être désigné.e par toi, tes parents, ou sera commis d’office. Le groupe de soutien peut en fournir un.e si les proches le contactent au plus vite.

● Un.e mineur.e ne peut pas être jugé en « comparution immédiate », mais dans certains cas une procédure similaire est possible, laissant peu de temps pour organiser sa défense.

Basé sur un document du Groupe légal de la Coordination contre la répression et les violences policières Paris IDF disponible sur paris-luttes.info

Et sur actujuridique.com : accès complet avec mises à jour du guide d’autodéfense « Face à la police, face à la justice » (Cadecol, Syllepse, 2016)



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