Ca chauffe à Berlin envoyé le 27/03/19 - Non locaux
EELV, réveille-toi pour les élections européennes ! envoyé le 26/03/19 - Non locaux - 3 compléments
Avis de tempêtes #15 envoyé le 20/03/19 - Non locaux

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 20

Réunion festival féministe Bad Astéroïdes envoyé le 27/03/19 - Ailleurs sur le web
Trois manifestations séparées à Grenoble ? envoyé le 24/03/19 - Ailleurs sur le web - 1 complément
Vérité et justice pour Adam et Fatih envoyé le 19/03/19 - Ailleurs sur le web
Journée de grève générale, de manifestation et d’actions envoyé le 19/03/19 - Ailleurs sur le web
Emission Radio Dégenré-e sur la Oi ! Féministe envoyé le 18/03/19 - Ailleurs sur le web

1 | 2 | 3 | 4 | 5

[Retraites] Blocages, manifs sauvages et assemblées les 20 et 21 octobre

Les actions continuent, contre la réforme des retraites, et plus largement contre le gouvernement Sarkozy, et plus largement contre l’Etat et le capitalisme, pour vivre autrement, dans une autre société. On n’est pas tous là tout à fait pour les mêmes raisons, mais la colère qui nous réunit est puissante et le fait que le gouvernement l’ignore montre bien, s’il était besoin de le rappeler, ce que les politiciens entendent par « démocratie » : votez quand on vous le demande, et après, laissez-nous faire, ne vous occupez de rien !

Ce matin du 21 octobre, de 7h à 9h, une petite centaine de personnes ont bloqué le rond-point de la place de la Résistance, menant notamment à l’A48 et à Minatec (ainsi qu’à d’autres lieux de travail et de recherche scientifique pour améliorer notre sécurité...).
A l’initiative de syndicalistes (CGT, SUD/Solidaires et FO) travaillant au polygone scientifique (CEA, CNRS, ST-Micro, Compass, INPG, etc.) et avec l’aide de plusieurs personnes non syndiquées ainsi que de membres de la CNT, des embouteillages importants ont duré pendant un peu plus de deux heures, et cela aurait pu être bien pire vu qu’il s’agissait de barrages filtrants et non de blocage total. L’ambiance était plutôt détendue, de nombreux automobilistes faisant part de leur soutien aux « bloqueurs », qui distribuaient des tracts au contenu minimaliste (« pour une réforme des retraites juste ») tout en faisant passer l’idée de bloquer l’économie (« En plus de la pression de la rue sur le pouvoir politique, il faut maintenant faire pression sur le pouvoir économique), certains déambulant dans des combinaisons blanches avec pour unique message »La retraite à 60 ans". Mouais... Au milieu de tout ça, quelques fumigènes et un camion sono de la CGT avec de la musique tout aussi chiante que celle qu’ils passent en manif.

Dans le même temps, de nombreux lycées étaient bloqués, ou agités, en tout cas des centaines de lycéens sont allés dans la rue pour manifester. Deux manifs ont eu lieu simultanément... Si vous avez plus d’infos, postez des commentaires, ou d’autres récits car je réunis ici diverses infos glanées ici et là.

Une des manifs sauvages et spontanées des lycéens s’est trimballée au moins du cours Jean Jaurès jusqu’au quartier de Teisseire, en passant par l’avenue Alsace-Lorraine, la place Verdun et l’avenue Marcelin Berthelot jusqu’à Malherbe... Des kilomètres de marche avec une énergie indéniable mais qui au final auront peut-être manqué d’objectifs, même si celui d’exprimer sa colère dans les rues de la ville peut largement se suffire à soi-même.
En plus du très classique « Aux armes ! Nous sommes les lycéens, en guerre contre Sarko ! », un autre slogan était repris encore plus fort : « Sarko, Sarko, on t’encule ! ». Hé oui, ce n’est pas toujours la subtilité qui l’emporte. En tout cas, de très nombreux lycéens ont la rage contre un bonhomme très médiatique, plein de pouvoir et qui représente parfaitement un quotidien de merde qui est assez massivement rejeté...
A signaler, à partir de Chavant, jusqu’à la débandade dans le quartier de Teisseire, de nombreuses poubelles renversées sur les lignes de tramway ou sur la rue (remises plus tard sur le bas-côté par des flics qui devaient se sentir un peu humiliés d’en arriver à devoir faire ça, même si en tant que « bons citoyens » ils devraient le faire avec le sourire), quelques fenêtres de voiture brisées, plusieurs abribus et arrêts de tram cassés (JC-Decaux a du pain sur la planche...) et plusieurs brefs caillassages contre la police.
Mais grosso modo, les lycéens, même en nombre (plusieurs centaines) restaient très impressionnables : dès que les flics bougeaient (bacqueux ou anti-émeutes), tout le monde cavalait 200 mètres plus loin, souvent en prenant peu soin les uns des autres. Il y a d’ailleurs eu plusieurs arrestations, sans trop de difficultés pour la police.
Finalement, vers 11h et quelques, il aura fallu que les flics cernent plus ou moins tout le quartier de Teisseire pour calmer les ardeurs des lycéens. Ont-ils continué plus tard ?

L’autre manif lycéenne regroupait 300 personnes d’après Grenews. Passés devant le Rectorat puis devant le siège du Medef, les lycéens ont ensuite rejoint les quelques travailleurs pour la plupart syndiqués à la CGT qui bloquaient le dépôt d’essence de la Ville.

Toujours dans la matinée, les lycéens de Mounier, lycée menacé de fermeture sont allés perturber les conseillers régionaux qui croyaient se réunir tranquillement du côté de Charbonnières. D’après un lycéen cité par Grenews, « entre les élèves, les profs, les personnels, administratif ou entretien, sans oublier les parents, on devait être 200. On a fait un peu de bruit là-bas, puis une haie d’honneur pour accueillir les élus à qui on a proposé les autocollants We love Mounier mais aussi de rejoindre le comité de soutien. Certains ont accepté, d’autres non. Ensuite, il y a eu une réunion technique... mais les discussions prenant un tournant politique, les représentants et experts de notre côté ont quitté la table avant l’heure ». Demain, ils devraient manifester à nouveau devant l’antenne grenobloise du Conseil régional.

Concernant les lycéens, déjà la veille, mercredi 20 octobre, plusieurs groupes ont agi en ville : D’après Le Dauphiné libéré, une centaine de personnes se sont rassemblées au niveau du pont de la Porte de France pour bloquer la circulation entre la ville et l’A48. « Un bouchon de plusieurs kilomètres s’est ainsi formé jusqu’à ce qu’une déviation soit mise en place par la sortie Grenoble Gares-Europole ». Une heure plus trad, les flics ont fait cesser le blocage.
Par ailleurs, plusieurs dizaines de lycéens, toujours selon le Daubé, ont manifesté dans le centre-ville, via le cours Jean-Jaurès, "où une jeune fille a brisé une vitre de l’abribus situé à l’angle du cours Berriat en y jetant un pavé. Elle a aussitôt été arrêtée par des policiers qui ont alors essuyé des jets de pierres. Deux fonctionnaires ont été touchés aux jambes et un homme, vu en train de lancer un projectile dans leur direction, a été interpellé.
Forces de l’ordre et trublions ont continué à jouer au chat et à la souris dans les rues du centre-ville sans incident notable jusqu’à midi, heure à laquelle le calme est revenu."

Pour revenir à ce jeudi 21 octobre, une AG rassemblant personnel de la fac, profs et étudiants s’est tenue dans le grand amphi Weil, mais celui-ci était seulement à moitié plein... Pas de blocage à l’ordre du jour, pour le moment c’est assez mou (beaucoup de blabla mais pas grand chose de concret). Affaire à suivre, cependant, peut-être début novembre ?

Enfin, comme je le disais un peu avant, rue Honoré de Balzac, le poste d’alimentation de carburant des véhicules de la Ville est bloqué depuis la matinée, par des employés en grève de la ville de Grenoble (agents territoriaux, employés à la Propreté urbaine). « Cela permet le blocage de tous les véhicules de nettoyage de la ville ».

Les tramways ont été perturbés toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi.
D’autres luttes / grèves étaient sûrement en cours dans la journée, envoyez vos infos.

Demain, vendredi 22 octobre, à partir de 6h30, blocage de l’accès des camions à la plateforme chimique de Pont-de-Claix, entrée Nord. A suivre !


envoyé le 21 octobre 2010 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Compléments
  • Une brève dans le Daubé parle « Quelques incidents à Grenoble dans le quartier Teisseire ».

    Selon le Daubé, "quelques pierres ont volé en direction des policiers (et un adolescent de 16 ans a été interpellé pour ces faits) mais un tir de grenade lacrymogène a suffi à disperser le cortège. De petits groupes se sont reformés de façon anarchique qui ont joué au jeu du chat et de la souris dans les rues du quartier pendant près d’une demi-heure mais personne n’a été blessé et aucun dégât n’a semble-t-il été à déplorer.
    Une rumeur aurait ensuite couru selon laquelle des “casseurs” étaient déterminés à se rendre au centre commercial de Grand’Place pour y piller les magasins mais les forces de police, positionnées au terminus du tramway de Grand’Place, ont pu constater que le secteur était calme".

    Le seul quotidien local du département nous donne de l’info à base de rumeur, et surtout, avec comme unique source la police... Intéressant.

  • 22 octobre 2010 14:03

    D’après Grenews, le lycée des Eaux-Claires a été bloqué tôt ce matin. Le lycée Jean-Jaurès aussi.

    Des lycéens se sont retrouvés, une fois de plus, dans les rues du centre-ville, en mode manif sauvage, renversant quelques poubelles au passage.
    Les flics ont sorti l’attirail, flashball et compagnie, coursant les lycéens dans l’espoir de les disperser.

    A suivre.

  • Jeudi 21 octobre, de 10h à 12h, un croisement a été partiellement bloqué (barrages filtrants) par des enseignants et personnels de lycées de la banlieue sud de Grenoble (Lycées Edison, Picasso, Vilar, Moucherotte et autres d’Echirolles, Pont-de-Claix, etc.) et des employés communaux d’Echirolles.
    Il s’agissait du croisement situé près de la Rampe, sur l’avenue du 8 mai 1945, à Echirolles. De nombreux tracts y ont été distribués.
    Plus tard, des trams ont également été bloqués / retardés.
    (Pratiquement aucune hostilité venant des automobilistes ou des usagers du tram.)

    Jeudi 21 octobre toujours, dans l’après-midi, un TGV a été bloqué pendant une vingtaine de minutes, par une petite trentaine de personnes, en gare de Grenoble.
    Aucune interpellation à signaler.

  • 22 octobre 2010 21:58

    Aujourd’hui, vendredi 22 octobre, le pont de Catane a été bloqué pendant une heure et demi, entre 11h30 et 13h, par 200-300 personnes, à l’initiative des lycéens, accompagnés d’adultes de divers horizons (plein de non syndiqués, mais aussi quelques drapeaux de SUD et de la CNT).

    Une petite embrouille entre lycéens a mis en relief une séparation assez malsaine entre lycées du nord de la ville (plutôt des quartiers de classe moyenne ou bourgeoise) et lycées du sud de la ville (lycées des quartiers de classe prolétaire).

    A signaler aussi, dans l’après-midi, une présence assez massive de la police autour de la gare de Grenoble.
    De nombreux contrôles d’identité y ont été faits par la police (BAC et autres), clairement effectués au « délit de sale gueule » (visant essentiellement des jeunes au look « lascar », la plupart pas assez blancs de couleur de peau...).
    Il y aurait eu au moins deux arrestations côté gare.
    La police est en nombre, et quand elle s’ennuie elle cherche de quoi s’occuper.
    Ne les laissons pas faire.

  • 23 octobre 2010 23:42

    Selon un article de Grenews, toujours bien informé par qui l’on sait, « quatre mineurs ont été interpellés vendredi matin avant d’être relâchés à Grenoble à la suite de dégradations commises sur des véhicules dans le centre-ville lors d’une manifestation lycéenne contre la réforme des retraites, a indiqué la police ».
    Toujours d’après la police qui s’exprime via Grenews, « on a dénombré une vingtaine de casseurs parmi la centaine de lycéens », qui se seraient d’abord rassemblés devant un lycée du centre avant d’investir les rues du centre-ville, ajoute cette chère police nationale...
    Grenews nous informe que ce « sur le parcours [de la manif lycéenne], un véhicule a été incendié, un second retourné et plusieurs voitures ont été dégradées. Quatre mineurs ont été interpellés puis relâchés, faute d’éléments à charge. Aucune autre dégradation, notamment dans des commerces ou sur du mobilier urbain, n’a été constatée à Grenoble, où quotidiennement des lycéens se rassemblent spontanément dans le centre-ville pour protester contre la réforme des retraites. »

    N’empêche, c’est dommage qu’ici-même il n’y ait que très peu de retours des manifs lycéennes par les lycéens eux-mêmes, ou par des manifestants, qu’ils soient lycéens ou non.

    Utilisez Indymedia-Grenoble, postez vos infos, etc.

  • 23 octobre 2010 23:49

    Selon Grenews, il y avait, non pas 200 à 300 personnes, mais entre 300 et 500 personnes, pour bloquer le pont de Catane.
    Ce n’est pas la première fois que je remarque que nous nous voyons moins nombreux que nous ne le sommes...
    Quand même Grenews nous voit plus nombreux que nos propres yeux, il y a de quoi s’inquiéter sur le pessimisme ancré dans certains d’entre nous. Même si ce qui compte n’est pas la quantité, mais la qualité, disons que l’un ne devrait pas empêcher l’autre.

    Selon Grenews, « Les lycéens étaient toujours mobilisés ce vendredi. Une partie défilait bruyamment ce matin dans le centre-ville, avant de rejoindre le rassemblement organisé par l’Interlycées de Grenoble pour un pique-nique sur le pont de Catane. Entre 300 et 500 personnes étaient présentes quand les forces de l’ordre ont décidé d’avancer à leur hauteur, scindant le groupe en deux. Les manifestants se sont alors dispersés dans le calme, avant de se retrouver pour un nouveau sit-in devant la gare de Grenoble. »


Commentaires modérés à priori

Les compléments de cet article sont modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'aprè;s avoir été validée par un membre du collectif.

Saisissez votre compléments

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


copyleft Copyleft Indymedia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.2.3
Top